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Actiris : placement à Bruxelles

Audit réforme de l'État : 31 mars 2026


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Actiris (jusqu'en 2008 : BGDA. Brusselse Gewestelijke Dienst voor Arbeidsbemiddeling / ORBEm. Office Régional Bruxellois de l'Emploi)

Base juridique : ordonnance du 18 janvier 2001 portant organisation et fonctionnement d'Actiris. Il s'agit d'un organisme d'intérêt public (OIP) de type B, sous la compétence du ministre de l'Emploi du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Historique : créé en 1989 sous le nom de BGDA lors de la création de la Région de Bruxelles-Capitale, à la suite de la régionalisation de la politique du marché du travail. Rebaptisé « Actiris » en 2008, comme nom de marque. L'institution a progressivement reçu davantage de compétences, dont le contrôle de la disponibilité des demandeurs d'emploi (transféré de l'ONEM par la 6e réforme de l'État en 2014).

Niveau de pouvoir : Région de Bruxelles-Capitale

Gouvernance : dirigé par un Comité de gestion à représentation paritaire : un président et un vice-président, 7 représentants des organisations patronales et 7 des organisations de travailleurs, plus un commissaire du gouvernement. La direction quotidienne est assurée par le directeur général et le directeur général adjoint.

Chiffres clés (2024) :

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales :

Résultats 2023 (rapport annuel) :

Chevauchements avec d'autres institutions :

La coopération entre les quatre services régionaux de placement (VDAB, Le Forem, Actiris, ADG) passe par des accords de coopération bilatéraux et un langage de compétences commun pour le matching, mais chaque Région applique ses propres procédures, ses propres systèmes informatiques et ses propres modèles d'accompagnement. Il n'existe aucune régie fédérale globale.

Public : principalement les demandeurs d'emploi (91.628 en moyenne en 2024). Secondairement les employeurs (10.672 employeurs bruxellois = 27,7 % du total).

Indicateurs de performance : le contrat de gestion 2023-2027 contient cinq objectifs stratégiques, mais la Cour des comptes a constaté que le contrat de gestion précédent (2017-2022) ne définissait aucune valeur cible pour les indicateurs stratégiques, ce qui rendait toute évaluation impossible. Sur les 20.952 évaluations de 2023, 64 % étaient « sans conclusion ». Un pourcentage anormalement élevé.

Audit le plus récent. Cour des comptes (novembre 2023) : La Cour des comptes a publié un rapport accablant sur l'accompagnement des demandeurs d'emploi par Actiris (période 2017-2021), avec sept recommandations :

  1. Le rythme et la qualité de l'accompagnement varient fortement d'un demandeur d'emploi à l'autre et démarrent parfois tardivement
  2. Tous les demandeurs d'emploi des groupes cibles prioritaires n'ont pas pu être suivis en 2021
  3. Les évaluateurs et les conseillers-référents travaillent dans des unités administratives séparées, avec un contact minimal. Risque de perte d'information
  4. Seuls ±35 % des demandeurs d'emploi bruxellois sont contrôlés sur leur disponibilité (contre un contrôle systématique en Flandre)
  5. Aucun rapportage sur le contrat de gestion 2017-2022 au parlement
  6. Une infrastructure informatique obsolète et complexe mine la qualité des données
  7. Absence d'un cadre d'évaluation budgétaire

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. UWV WERKbedrijf :

Allemagne. Bundesagentur für Arbeit (BA) :

Danemark. 94 Jobcenters :

Suisse. Regionale Arbeitsvermittlungszentren (RAV) :

1D. Problèmes et critiques

Problèmes structurels :

  1. Chiffres du chômage dramatiques : avec 14,6 %, Bruxelles affiche un taux de chômage 3 à 4 fois plus élevé qu'en Flandre (3,8 %) et deux fois plus élevé qu'en Wallonie (7,5 %). Chez les jeunes, c'est encore pire (+7,2 % de hausse en 2024). Et ce, malgré un budget de ±719 millions d'euros.

  2. Mismatch structurel : 61 % des demandeurs d'emploi sont peu qualifiés, alors que l'économie bruxelloise (centre de services et capitale de l'UE) demande de plus en plus de profils hautement qualifiés. Un demandeur d'emploi sur six ne parle ni le français ni le néerlandais.

  3. Contrôle de la disponibilité défaillant : seuls ±35 % des demandeurs d'emploi sont effectivement contrôlés sur leur disponibilité. À peine ±40 évaluateurs pour ±91.000 demandeurs d'emploi. Parmi les évaluations qui ont bien lieu, 64 % sont « sans conclusion ».

  4. Morcellement du paysage de la formation et du placement : Actiris place, mais ne forme pas lui-même. Les formations relèvent de Bruxelles Formation (francophone) et de VDAB Brussel (néerlandophone). Cela crée des chaînes d'orientation et des pertes d'information.

  5. Retard informatique : la Cour des comptes a constaté une infrastructure informatique obsolète et complexe qui mine la qualité des données. L'outil de matching a récemment été amélioré, mais le système central n'est pas à la pointe.

  6. Mobilité interrégionale : la mobilité des demandeurs d'emploi bruxellois vers les marchés du travail flamand et wallon reste limitée, malgré une forte demande. La barrière linguistique et le seuil psychologique sont tenaces.

  7. Instabilité politique : en 2024-2025, Actiris a fonctionné sous douzièmes provisoires faute de Gouvernement bruxellois, ce qui a rendu toute réforme structurelle impossible.

Débat parlementaire et médiatique :


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Le placement est à juste titre régionalisé (proximité du marché du travail local), mais Bruxelles, Région-ville de 1,2 million d'habitants, n'a aucune composante locale. Tout est piloté centralement par Actiris. Les communes n'ont aucun rôle. Au Danemark et en Allemagne, cela s'exécute au niveau communal.
2 Transparence La Cour des comptes a constaté qu'aucun rapportage sur le contrat de gestion 2017-2022 n'avait été transmis au parlement. Pas de valeurs cibles pour les indicateurs stratégiques. Le citoyen ne peut pas voir comment 719 millions d'euros sont dépensés ni ce que cela rapporte.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Actiris est financé par la Région bruxelloise (dotation régionale), qui dépend elle-même fortement de dotations fédérales. Le fiscal gap est important : Bruxelles perçoit relativement peu d'impôts propres mais dépense beaucoup en politique d'activation. Qui décide (Bruxelles) n'est pas entièrement qui paie (transferts fédéraux).
4 Simplicité Le paysage bruxellois de l'emploi est extraordinairement complexe : Actiris (placement) + Bruxelles Formation (formation FR) + VDAB Brussel (formation NL) + ONEM (allocations) + CPAS (revenu d'intégration) + VGC + COCOF. Un seul demandeur d'emploi peut avoir affaire à 4 ou 5 institutions. Incompréhensible pour le citoyen.
5 Taille critique ⚠️ 1.518 collaborateurs pour 91.628 demandeurs d'emploi dans une Région-ville de 1,2 million d'habitants est en soi une échelle praticable. Mais la séparation de la formation (à part, chez Bruxelles Formation et VDAB) réduit l'échelle effective et crée des coûts de coordination.
6 Compétences concurrentes Aucune compétence concurrente. Actiris détient un monopole sur le placement à Bruxelles. Il n'existe aucun espace d'expérimentation pour les communes ou d'autres acteurs qui voudraient s'y prendre autrement. En Allemagne, les Optionskommunen peuvent gérer elles-mêmes leur Jobcenter. Cela n'existe pas en Belgique.
7 Orientation résultats La Cour des comptes a constaté l'absence de valeurs cibles dans le contrat de gestion 2017-2022. Sur les 20.952 évaluations de 2023, 64 % étaient « sans conclusion ». Seuls 35 % des demandeurs d'emploi sont contrôlés sur leur disponibilité. Le taux de chômage (14,6 %) est le pire de toutes les Régions. Année après année. Il n'y a pas de financement aux résultats.
8 Numérique d'abord ⚠️ La plateforme MyActiris existe et l'automatisation des certificats Activa.brussels est un pas en avant. Brulingua (plateforme linguistique) est innovante. Mais la Cour des comptes a constaté une infrastructure informatique obsolète et complexe. Il n'y a pas de principe once only : les demandeurs d'emploi doivent transmettre leurs données séparément à plusieurs institutions.
9 Éprouvé à l'étranger Le modèle bruxellois (placement et formation séparés, centralisation au niveau régional, contrôle faible, pas de financement aux résultats) s'écarte fondamentalement de ce qui fonctionne aux Pays-Bas, au Danemark, en Allemagne et en Suisse. Aucun modèle qui réussit ne combine un chômage aussi élevé avec un budget aussi élevé.

Score de synthèse : 0× ✅ | 4× ⚠️ | 5× ❌

Principaux gisements de gains :

  1. Orientation résultats instaurer des KPI contraignants, des valeurs cibles et un financement aux résultats
  2. Simplicité intégration du placement et de la formation dans une seule institution
  3. Transparence rapportage annuel obligatoire, avec benchmark face aux autres régions et pays

Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟡 Fusion Actiris + Bruxelles Formation + VDAB Brussel fusionnent en un seul Jobcenter bruxellois sur le modèle allemand. Raccordé à la plateforme nationale des offres d'emploi, système bonus-malus, Jobpoints locaux. Miroir du Jobcenter VDAB (Flandre) et du Jobcenter Forem (Wallonie).

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Jobcenter bruxellois : Actiris, Bruxelles Formation et VDAB Brussel fusionnent en un seul Jobcenter bruxellois sur le modèle allemand (voir la réforme de l'ONEM). Allocations, formation et accompagnement sous un même toit. Les fonctions de l'ONEM passent au niveau des entités fédérées. Miroir du Jobcenter VDAB (Flandre) et du Jobcenter Forem (Wallonie). Les garanties linguistiques pour le service en néerlandais sont ancrées dans la Constitution.

  2. Plateforme nationale des offres d'emploi : raccordé à une plateforme nationale unique des offres d'emploi (construite sur l'IA du VDAB, voir VDAB). Chaque demandeur d'emploi voit toutes les offres, avec traduction automatique ; chaque employeur atteint tous les candidats. Un seul profil, qui suit la personne en cas de déménagement.

  3. Système bonus-malus : le Jobcenter bruxellois paie désormais lui-même les allocations de chômage. Qui active mal voit son propre budget gonfler. Ce n'est plus la caisse fédérale. En plus : les entités fédérées qui obtiennent de meilleurs résultats en sortie vers l'emploi (dans les 6 mois) et en emploi durable (après 12 mois) reçoivent davantage du fonds fédéral d'activation. Un benchmarking annuel via un Bureau fédéral du Plan renforcé rend les performances du Jobcenter bruxellois vs. VDAB vs. Forem publiquement comparables.

  4. Jobpoints locaux : dans chaque district bruxellois (après la fusion des communes), des Jobpoints locaux sur le modèle danois. Circuits courts, proximité, sur mesure.

  5. Financement aux résultats : des KPI liés à la sortie vers l'emploi, au délai de placement, à la satisfaction des usagers. Les Jobpoints locaux qui obtiennent de meilleures performances reçoivent plus de moyens.

  6. Contrôle systématique de la disponibilité : chaque demandeur d'emploi est évalué au moins une fois par trimestre. L'évaluation est intégrée dans l'accompagnement (et non séparée). Après 6 mois de chômage, des offres d'emploi de toutes les entités fédérées apparaissent automatiquement, cours de langue compris comme élément du parcours.

  7. Parcours linguistiques obligatoires : tout demandeur d'emploi qui ne parle pas suffisamment le français et le néerlandais entame un parcours linguistique dans les 30 jours. Le bilinguisme comme levier de mobilité interrégionale.

  8. Numérique d'abord + once only : une seule plateforme numérique remplace MyActiris, le portail de Bruxelles Formation et le portail de VDAB Brussel. Matching par IA sur les compétences.

Références croisées : voir l'audit VDAB (plateforme nationale, bonus-malus), l'audit Forem (Jobcenter wallon), l'audit ONEM (transfert de fonctions vers les entités fédérées).

Vers quel niveau : reste l'entité fédérée bruxelloise, mais avec une loi-cadre fédérale pour le placement et des normes minimales nationales pour les KPI.

Modèle de référence international : modèle allemand des Jobcenter + exécution locale danoise + technologie IA du VDAB + système bonus-malus.

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Actiris. Fusion en un Jobcenter bruxellois Fusion d'Actiris + Bruxelles Formation + VDAB Brussel en un seul Jobcenter bruxellois sur le modèle allemand. Allocations, formation et accompagnement sous un même toit. Raccordé à une plateforme nationale unique des offres d'emploi (IA du VDAB). Système bonus-malus : qui active mal paie lui-même la facture. Des Jobpoints locaux par district. Miroir du Jobcenter VDAB (Flandre) et du Jobcenter Forem (Wallonie).

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Bruxelles affiche un taux de chômage de 14,6 %. Presque quatre fois plus élevé qu'en Flandre (3,8 %) et deux fois plus élevé qu'en Wallonie (7,5 %). En moyenne, 91.628 personnes sont inscrites comme demandeurs d'emploi chez Actiris, le chiffre le plus élevé en sept ans. 61 % d'entre elles sont peu qualifiées. Une sur six ne parle ni le français ni le néerlandais.

Actiris est le service de placement bruxellois : il inscrit les demandeurs d'emploi, les met en relation avec des offres d'emploi et contrôle (en théorie) s'ils cherchent activement. L'institution compte ±1.518 collaborateurs et gère un budget de ±719 millions d'euros. Mais Actiris n'organise pas de formations lui-même. Pour cela, les demandeurs d'emploi doivent s'adresser à Bruxelles Formation (francophone) ou à VDAB Brussel (néerlandophone). Les allocations, elles, sont payées par l'ONEM fédéral. Un seul demandeur d'emploi peut ainsi avoir affaire à quatre ou cinq institutions différentes.

Ce qui ne va pas

La Cour des comptes a publié en novembre 2023 un rapport accablant. Les principaux constats :

Seuls 35 % des demandeurs d'emploi sont effectivement contrôlés sur leur disponibilité. Il y a à peine 40 évaluateurs pour plus de 90.000 demandeurs d'emploi. Parmi les évaluations qui ont bien lieu, 64 % sont « sans conclusion ». Donc sans suite. L'accompagnement démarre parfois tardivement, la qualité varie fortement d'une personne à l'autre, et tous les groupes cibles prioritaires n'ont pas pu être suivis.

Le contrat de gestion précédent (2017-2022) ne contenait aucune valeur cible pour les indicateurs stratégiques. Il n'y a eu aucun rapportage au parlement. L'infrastructure informatique est obsolète et complexe. En résumé : une institution dotée d'un budget de trois quarts de milliard d'euros qui ne peut pas démontrer ce qu'elle atteint.

Entre-temps, le mismatch structurel est énorme. L'économie bruxelloise (institutions de l'UE, services, secteur financier) demande des profils hautement qualifiés et multilingues. La population des demandeurs d'emploi est majoritairement peu qualifiée et unilingue. Cet écart ne se comble pas. Il se creuse.

Comment cela fonctionne ailleurs

Au Danemark, les 94 Jobcenters sont gérés localement par les communes, avec des cadres nationaux et un monitoring par STAR (le conseil national du marché du travail). Chaque commune gère son propre Jobcenter, au plus près du citoyen. Le chômage y est de 2,9 %.

En Suisse, 127 Regionale Arbeitsvermittlungszentren (RAV) fonctionnent avec un financement aux résultats : les cantons qui remettent plus vite les demandeurs d'emploi au travail reçoivent plus de moyens. Le chômage y est de 2,3 %.

En Allemagne, 302 Jobcenters combinent des standards fédéraux et une exécution locale. Certaines communes (104 Optionskommunen) peuvent tout faire elles-mêmes. Et obtiennent souvent de meilleurs résultats. Le chômage y est de 6,1 %.

Aux Pays-Bas, l'UWV assure le placement avec 22.000 collaborateurs pour 17,8 millions d'habitants, via une seule plateforme numérique intégrée (werk.nl). Le chômage y est de 3,7 %.

Ce que tous ces modèles ont en commun : l'intégration du placement et de la formation, une numérisation forte, des incitants aux résultats et une ligne de reddition de comptes claire.

Ce que HART propose

  1. Un seul service bruxellois de l'emploi. Actiris, Bruxelles Formation et VDAB Brussel fusionnent en une seule institution. Un demandeur d'emploi, un dossier, un accompagnateur qui place autant qu'il oriente vers les formations. Fini le carrousel des renvois. Les garanties linguistiques pour le service en néerlandais sont ancrées dans la Constitution.

  2. Des Jobpoints locaux. Dans chaque commune bruxelloise (ou, après la fusion des communes, dans chaque district) s'installe un Jobpoint local qui assure l'accompagnement quotidien. Au plus près des gens, avec une connaissance du marché du travail local et du tissu d'employeurs local.

  3. Un financement aux résultats. Le financement est en partie lié à des résultats mesurables : sortie vers un emploi durable, délai de placement, satisfaction des usagers. Les Jobpoints locaux qui obtiennent de meilleures performances reçoivent plus de moyens. Plus d'argent sans preuve que cela fonctionne.

  4. Une activation systématique. Chaque demandeur d'emploi est évalué au moins une fois par trimestre. L'évaluation fait partie de l'accompagnement, ce n'est pas un processus administratif séparé. Qui cherche activement reçoit un soutien maximal. Qui ne coopère pas est confronté à des conséquences.

  5. Des parcours linguistiques obligatoires. Qui ne parle pas suffisamment le français et le néerlandais entame un parcours linguistique dans les 30 jours. Le bilinguisme est la clé des marchés du travail bruxellois, flamand et wallon.

  6. Numérique d'abord. Une seule plateforme remplace les trois actuelles. Matching par IA sur les compétences. Principe once only : transmettre ses données une seule fois. Échange automatique des offres d'emploi avec le VDAB et Le Forem.

Ce que cela rapporte

La fusion de trois institutions en une seule permet d'économiser, selon les estimations, 20 à 30 millions d'euros par an de frais de structure, de management et de systèmes informatiques en double. Mais le vrai gain se situe dans les résultats : si Bruxelles parvenait, grâce à un meilleur accompagnement et à une meilleure activation, à réduire son taux de chômage de seulement 2 points de pourcentage (de 14,6 % à 12,6 %), cela représenterait ±12.000 travailleurs supplémentaires. De quoi générer des centaines de millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires et moins de dépenses d'allocations.

Chaque demandeur d'emploi qui se remet au travail rapporte à la collectivité ±35.000 euros par an en moyenne (impôts + allocation évitée). 12.000 travailleurs supplémentaires = ±420 millions d'euros par an. C'est le véritable enjeu de cette réforme.


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
Rekenhof. Begeleiding van werkzoekenden door Actiris (2023) https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2023_45_WerkZoekActiris.pdf Sept recommandations, chiffres budgétaires de l'accompagnement, critique informatique, KPI manquants
Rekenhof. Support for jobseekers by Actiris (EN) https://www.ccrek.be/en/publication/support-for-jobseekers-by-actiris Résumé des constats de l'audit
BRUZZ. Rekenhof kritisch voor begeleiding werklozen https://www.bruzz.be/samenleving/rekenhof-kritisch-voor-begeleiding-van-werklozen-door-actiris-2023-12-12 Constats de la Cour des comptes, budget de 72,6 M€, 287 ETP
BRUZZ. Aantal werkzoekenden stijgt naar hoogste in 7 jaar https://www.bruzz.be/actua/economie/aantal-werkzoekenden-brussel-stijgt-naar-hoogste-aantal-zeven-jaar-2025-01-30 91.628 demandeurs d'emploi, taux de chômage de 14,6 %, chômage des jeunes
Actiris. Werkloosheid in Brussel stabiliseert (persbericht) https://press.actiris.be/werkloosheid-in-brussel-stabiliseert Chiffres du chômage de mars 2025
Actiris. Jaaroverzicht werkloosheidscijfers https://press.actiris.be/jaaroverzicht-van-de-brusselse-werkloosheidscijfers-pdrto3 Chiffres annuels 2024 : 91.628 en moyenne, +3 %
Tracé Brussel. Beheerscontract Actiris 2023-2027 https://trace.brussels/beheerscontract-actiris-2023-2027 5 objectifs stratégiques
Tracé Brussel. Jaarverslag Actiris 2023 https://trace.brussels/nieuws/jaarverslag-actiris-2023 63.137 offres d'emploi, 17.593 accompagnements, 20.952 évaluations
CD&V Brussel. 35% beschikbaarheidscontrole https://www.cdenv.brussels/post/slechts-35-van-brusselse-werkzoekenden-gecontroleerd-op-beschikbaarheid Pourcentage de contrôle, 40 évaluateurs
Actiris. Werking https://www.actiris.brussels/nl/burgers/wie-zijn-we/werking/ Base juridique, gouvernance, comité de gestion
talent.brussels. Actiris https://www.talent.brussels/nl/werkgevers/actiris-130 Chiffres du personnel
Belgium.be. Gewestelijke diensten arbeidsbemiddeling https://www.belgium.be/nl/werk/werk_zoeken/arbeidsmarkt/gewestelijke_diensten_voor_arbeidsbemiddeling Aperçu VDAB/Forem/Actiris/ADG
SERV. Interregionale jobmobiliteit https://www.serv.be/serv/persberichten/interregionale-jobmobiliteit-versterkt Coopération entre les services régionaux
UWV. At a glance https://www.uwv.nl/en/about-uwv/our-figures 22.000 ETP, 1,17 million d'allocataires
Wikipedia. Bundesagentur für Arbeit https://en.wikipedia.org/wiki/Bundesagentur_f%C3%BCr_Arbeit 100.000 collaborateurs, 302 Jobcenters, Optionskommunen
STAR Denmark. Key figures employment efforts https://www.star.dk/en/labour-market-monitoring/key-figures-for-employment-efforts-in-denmark Les 94 Jobcenters danois, exécution communale
Brussels Governance Monitor. Comparisons https://governance.brussels/en/comparisons Le chômage bruxellois en perspective européenne
Statbel. Employment and unemployment https://statbel.fgov.be/en/themes/work-training/labour-market/employment-and-unemployment Chiffres régionaux du chômage en Belgique
BISA. Werkloosheid https://bisa.brussels/themas/arbeidsmarkt/werkloosheid Données bruxelloises du chômage
Actiris. Digitale tools persbericht https://press.actiris.be/6-mai-actiris-lanceert-nieuwe-digitale-tools-om-werkzoekenden-en-werkgevers-dichter-bij-elkaar-te-brengen-in-crisistijden MyActiris, outil de matching
Minister Clerfayt. Aanbevelingen Rekenhof https://clerfayt.brussels/nl/begeleiding-van-werkzoekenden-nodig-actiris-aanbevelingen-van-rekenhof-effectief-voeren Réaction politique au rapport de la Cour des comptes