SGRS (Service général du renseignement et de la sécurité) : audit
Date : 2026-03-29 Catégorie : Sécurité et renseignement Statut proposé : 🟠 Réformé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), en néerlandais Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (ADIV), est le service belge de renseignement et de sécurité militaire. Il est le pendant militaire de la Sûreté de l'État (VSSE), qui est civile.
Base juridique :
- Loi organique du 30 novembre 1998 réglant les services de renseignement et de sécurité (la « loi MRD », révisée en 2010 pour les méthodes particulières de recueil de données)
- La loi fixe le cadre dans lequel le SGRS peut opérer : collecte de renseignements, enquêtes de sécurité, contre-espionnage au sein de la Défense
Niveau de pouvoir : fédéral. Relève du ministre de la Défense. Organisé hiérarchiquement comme ACOS IS (Assistant Chief of Staff Intelligence & Security) au sein de la structure du chef de la Défense.
Personnel : ±1.000 collaborateurs (2024). Le général-major Stéphane Dutron (chef actuel du service) vise un doublement vers ±2.000 personnes d'ici 2040.
Budget : non publié séparément. Le SGRS fait partie intégrante du budget de la Défense. Contrairement à la VSSE (qui dispose de sa propre ligne budgétaire), la transparence budgétaire du SGRS est quasi inexistante. Le budget de la défense est passé de ±5,3 milliards d'euros (2024) à ±12,9 milliards d'euros de crédits d'engagement (2025) dans le cadre de la norme des 2 % de l'OTAN. Une partie de ce montant est destinée au renforcement du SGRS, mais les montants exacts ne sont pas publics.
Date de création : le SGRS existe comme service de renseignement militaire depuis la Seconde Guerre mondiale, mais il a reçu sa base légale et son nom actuels avec la loi de 1998.
1B. Que fait-il en pratique ?
Structure. Quatre directions :
- Direction Renseignement collecte et exploitation d'informations issues de sources diverses (HUMINT, SIGINT, OSINT), conversion en renseignements exploitables pour les pouvoirs publics et les partenaires
- Direction Sécurité sécurité militaire et industrielle des activités de défense, protection du personnel et des infrastructures, gestion de l'information classifiée, enquêtes de sécurité
- Direction Appui personnel, matériel et moyens budgétaires, gestion quotidienne
- Direction Plans et Politique conseil et appui pour les objectifs stratégiques à court et à long terme
Cyber Command (CyCom) : entité transversale opérationnelle depuis 2022 au sein du SGRS et qui évolue vers une composante autonome de la Défense. Missions : cybersécurité des réseaux de défense et des systèmes d'armes, collecte de renseignements dans le cyberespace, et opérations cyber offensives et défensives. A lancé des Cyber Defense Factories à Charleroi (2024) et à Bruges (campus Howest).
Missions principales :
- Collecte de renseignements sur les menaces étrangères (militaires, terrorisme, prolifération)
- Contre-espionnage et screening au sein de la Défense
- Suivi de l'extrémisme au sein des forces armées
- Protection de l'information classifiée (OTAN, UE)
- Cyberdéfense et opérations cyber
- Analyse de la menace pour les missions à l'étranger
Méthodes particulières de recueil de données (2023) : 669 autorisations. 448 méthodes spécifiques et 221 méthodes exceptionnelles. Tendance à la hausse par rapport aux années précédentes.
Chevauchements avec d'autres institutions :
- VSSE (Sûreté de l'État) : le pendant civil. Chevauchement en matière de contre-espionnage et de suivi de l'extrémisme. La coordination est historiquement problématique.
- OCAM (Organe de coordination pour l'analyse de la menace) : reçoit des apports tant du SGRS que de la VSSE, mais dépend de la qualité de leurs signalements.
- NCCN (Centre de crise national) : utilise les analyses de la menace du SGRS et de l'OCAM.
Indicateurs de performance : non mesurés publiquement. Pas de KPI, pas d'évaluation publique des résultats. Le seul contrôle externe vient du Comité permanent de contrôle des services de renseignements (Comité R).
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : MIVD (Militaire Inlichtingen- en Veiligheidsdienst)
- Personnel : ±1.200-1.500 (en croissance, 2024)
- Budget : ±270 millions d'euros (2022), avec des renforcements supplémentaires en 2023-2025
- Structure : partie du ministère de la Défense, mais avec sa propre ligne budgétaire, publique et discutée au parlement
- Cyber : étroitement intégré au Defensie Cyber Commando (DCC)
- Contrôle : CTIVD (organe de contrôle indépendant) + commission parlementaire (CIVD). Le plan annuel est partagé publiquement avec la Tweede Kamer.
- Transparence : rapport annuel public avec les priorités opérationnelles, le tableau de la menace et les chiffres du personnel
Différence avec la Belgique : le MIVD a sa propre ligne budgétaire transparente, un rapport annuel public, et il est contrôlé tant par un organe de contrôle indépendant que par une commission parlementaire. Le SGRS n'a rien de tout cela à un niveau comparable.
Allemagne : MAD (Militärischer Abschirmdienst)
- Personnel : ±1.300 militaires et civils
- Budget : ±113 millions d'euros (2019)
- Structure : depuis 2017, directement subordonné au Bundesministerium der Verteidigung comme autorité fédérale supérieure
- Focus : contre-espionnage militaire et screening (pas de collecte de renseignement à l'étranger. C'est le BND qui s'en charge)
- Contrôle : Parlamentarisches Kontrollgremium (PKGr) + G10-Kommission pour l'interception des télécommunications
- Réforme 2025 : grande réforme en cours. Professionnalisation, meilleure intégration avec le BND et le BfV
Différence avec la Belgique : l'Allemagne sépare le renseignement extérieur (BND), la sécurité intérieure (BfV) et le contre-espionnage militaire (MAD) en trois services distincts. La Belgique combine plusieurs rôles dans le SGRS, ce qui nuit à la clarté des rôles.
Danemark : DDIS/FE (Forsvarets Efterretningstjeneste)
- Personnel : non public (estimé entre 800 et 1.000)
- Structure : responsable tant du renseignement extérieur que du renseignement militaire. Modèle combiné comparable au SGRS
- Contrôle : TET (Tilsynet med Efterretningstjenesterne) : organe de contrôle indépendant depuis 2013, qui remplace l'ancien Wamberg Committee
- Réforme : cadre légal créé seulement en 2013. Propositions de réforme en 2024-2025 autour de la protection des lanceurs d'alerte et de l'autorisation préalable pour l'accès aux sources journalistiques.
Suisse : NDB (Nachrichtendienst des Bundes)
- Personnel : ±438 ETP (fin 2023)
- Budget : ±75,6 millions de CHF (2017)
- Structure : créé en 2010 par la fusion des services de renseignement civil et militaire en un seul organe. L'inverse du modèle belge
- Contrôle : autorité de surveillance indépendante (AB-ND) + contrôle parlementaire
- À noter : nouvelle loi sur le renseignement (2017) après référendum. Le directeur a démissionné en 2025 en raison d'économies qui minent l'efficacité opérationnelle.
1D. Problèmes et critiques
1. Affaire Jürgen Conings (2021) : défaillance du système
Le rapport accablant du Comité R a révélé que :
- le SGRS est confronté depuis plus de 10 ans à des problèmes structurels
- une seule personne analysait le phénomène de l'extrémisme de droite au sein de la Défense
- des demandes répétées de personnel supplémentaire ont été rejetées par la hiérarchie
- la Sûreté de l'État a averti le SGRS le 29 juin 2021 que Conings avait des liens avec « les milieux d'extrême droite les plus radicaux » de Belgique, mais il n'y a pas eu de suivi
- le chef du SGRS (le général Philippe Boucké) a dû démissionner et a été remplacé par le vice-amiral Wim Robberecht
2. Affaire d'espionnage russe
Un major du SGRS a été accusé de collaboration avec l'espionnage russe. Lors d'une opération en Serbie (2016), il aurait donné accès à des informations classifiées à une femme serbe. Vraisemblablement un agent double au service de la Russie. L'affaire a été instruite par le parquet fédéral et le Comité R.
3. Opacité budgétaire
Contrairement à la VSSE (qui dispose de sa propre ligne budgétaire) et en contraste flagrant avec le MIVD néerlandais (plan annuel public avec budget), le budget du SGRS est entièrement absorbé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler combien d'argent va au renseignement plutôt qu'à l'infanterie ou au catering.
4. Conflits internes historiques
Les années 2000 ont été marquées par un profond conflit interne entre le pilier du renseignement militaire et le pilier civil du contre-espionnage, avec pour conséquence des rapports d'inspection négatifs du Comité R.
5. Pénurie de personnel
±1.000 membres du personnel pour un service qui doit combiner renseignement militaire, contre-espionnage, suivi de l'extrémisme, sécurité industrielle et cyberdéfense, c'est insuffisant. L'ambition de doubler les effectifs d'ici 2040 est bienvenue, mais lente. Les Pays-Bas renforcent déjà massivement.
6. Contrôle démocratique limité
Le Comité R est le seul organe de contrôle externe, mais il ne peut contrôler qu'a posteriori. Il n'existe pas de contrôle indépendant préalable comme la CTIVD néerlandaise ou le TET danois. La Cour constitutionnelle a jugé en octobre 2023 que l'absence de contrôle indépendant préalable pour certaines demandes viole les droits des citoyens.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Le renseignement militaire est par définition une compétence fédérale. Le SGRS se situe au bon niveau. |
| 2 | Transparence | ❌ | Pas de ligne budgétaire propre, pas de rapport annuel public avec des détails opérationnels, budget dissimulé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Le SGRS relève du budget de la Défense, mais le ministre de la Défense a une vue limitée sur l'allocation interne. Pas de fiscal gap, mais bien un accountability gap. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La combinaison du renseignement militaire, du contre-espionnage, de la sécurité industrielle, du suivi de l'extrémisme et de la cyberdéfense dans un seul service rend la mission diffuse. Chevauchement avec la VSSE sur plusieurs domaines. |
| 5 | Taille critique | ❌ | ±1.000 personnes pour cinq missions principales, c'est trop peu. Les Pays-Bas sont à ±1.200-1.500 pour un rôle comparable, avec un budget substantiellement plus élevé. Le doublement d'ici 2040 est trop lent. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Sans objet. Le renseignement militaire est exclusivement fédéral et doit le rester. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI publics, pas de mesure des résultats, pas d'évaluation publique. L'affaire Conings a montré que des carences structurelles présentes depuis des années n'ont pas été traitées malgré les signaux internes. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le Cyber Command est prometteur et grandit, mais il est encore jeune (opérationnel depuis 2022). La numérisation des processus internes et le partage d'informations avec les partenaires (VSSE, OCAM) restent un chantier. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle néerlandais (ligne budgétaire transparente, rapport annuel public, contrôle indépendant) est manifestement meilleur en matière de contrôle démocratique. La Belgique est en retard sur toutes les références comparables. |
Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la transparence (principe 2), de l'orientation résultats (principe 7) et de la taille critique (principe 5). Le service se situe au bon niveau de pouvoir, mais fonctionne en deçà des attentes en matière de taille, de reddition de comptes et de contrôle démocratique.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé le SGRS reste fédéral et militaire, mais il est fondamentalement réorganisé en matière de transparence, de contrôle, de taille critique et de répartition des rôles.
3B. Proposition concrète
1. Une ligne budgétaire propre pour le SGRS Comme la VSSE et sur le modèle néerlandais, le SGRS reçoit sa propre ligne identifiable dans le budget fédéral. Le parlement doit pouvoir voir combien va au renseignement. Les détails opérationnels classifiés restent confidentiels, mais le budget total, les effectifs et les plans d'investissement deviennent publics.
2. Un rapport annuel public Sur le modèle néerlandais (le rapport annuel public du MIVD), le SGRS publie chaque année un rapport public comprenant : le tableau de la menace, les priorités opérationnelles, les chiffres du personnel et les résultats du contrôle. Cela renforce la confiance du public et le débat parlementaire.
3. Un contrôle indépendant renforcé Le Comité R est complété par un mécanisme de contrôle préalable sur le modèle néerlandais (CTIVD). Pas seulement un contrôle a posteriori, mais aussi un examen préalable du recours aux méthodes particulières. Cela rejoint l'arrêt de la Cour constitutionnelle (octobre 2023).
4. Une croissance accélérée du personnel Le doublement d'ici 2040 est trop lent au vu de l'environnement de menace actuel (guerre hybride russe, cyber, terrorisme). HART propose d'atteindre l'objectif de ±2.000 collaborateurs dès 2032, avec un accent particulier sur les cyberanalystes, les spécialistes OSINT et les analystes de l'extrémisme.
5. Une répartition des rôles claire avec la VSSE Un protocole de coopération formel avec la VSSE qui fixe clairement, pour chaque domaine (contre-espionnage, extrémisme, cybermenace), qui dirige et qui appuie. Pas de double travail, pas de trous.
6. Le Cyber Command comme composante à part entière Le Cyber Command reçoit son propre cadre légal et devient une quatrième composante à part entière de la Défense (à côté de la terre, de l'air et de la marine). L'intégration actuelle dans le SGRS est une bonne étape intermédiaire, mais le cyber mérite sa propre structure de commandement, avec un rapportage direct au chef de la Défense.
Impact estimé :
- Transparence budgétaire : pas de coût supplémentaire, seulement une réorganisation du budget
- Croissance du personnel : ±100-150 millions d'euros de plus par an au-dessus de la trajectoire actuelle (conforme à la norme des 2 % de l'OTAN)
- Meilleur contrôle : renforce la légitimité démocratique et la confiance du public
- Répartition claire des rôles : évite les doublons et les angles morts (cf. l'affaire Conings)
Modèle international de référence : les Pays-Bas (MIVD) pour la transparence et le contrôle ; l'Allemagne (réforme du MAD 2017-2025) pour la professionnalisation ; le Danemark (DDIS) pour le modèle de renseignement combiné.
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : ligne budgétaire propre + rapport annuel public + renforcement du Comité R par un contrôle préalable
- Années 2-4 : protocole de coopération formel SGRS-VSSE + plan de recrutement accéléré
- Années 3-5 : cadre légal du Cyber Command comme composante autonome de la Défense
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
SGRS (service de renseignement militaire) : Réformé Le service de renseignement militaire de la Belgique tourne avec trop peu de personnel, un budget invisible et à peine de contrôle démocratique. HART fait du SGRS un service transparent et efficace sur le modèle néerlandais. Avec une ligne budgétaire propre, un rapport annuel public et un contrôle véritablement indépendant.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) est le service de renseignement militaire de la Belgique. Avec quelque 1.000 collaborateurs, le service est responsable de la collecte de renseignements militaires, du contre-espionnage au sein de la Défense, du suivi de l'extrémisme dans l'armée, de la protection de l'information classifiée (OTAN, UE) et, depuis 2022, de la cyberdéfense via le Cyber Command. Le service relève du ministre de la Défense et est contrôlé de l'extérieur par le Comité R, un organe de contrôle parlementaire.
Ce qui ne va pas
Les problèmes du SGRS sont structurels et connus depuis plus de dix ans.
Premièrement, la taille : 1.000 personnes pour cinq missions principales lourdes, c'est insuffisant. À titre de comparaison : le MIVD néerlandais compte 1.200 à 1.500 collaborateurs et un budget de plus de 270 millions d'euros. Budgétisé séparément et public. Au SGRS, le budget est entièrement dissimulé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler ce qui va au renseignement.
Deuxièmement, le contrôle : le Comité R ne peut contrôler qu'après coup. La Cour constitutionnelle a jugé en octobre 2023 que l'absence de contrôle indépendant préalable pour certaines collectes de données viole les droits des citoyens. Les Pays-Bas disposent d'un contrôle tant préalable (CTIVD) que parlementaire (CIVD).
Troisièmement, les angles morts. En 2021, l'affaire Jürgen Conings a révélé qu'une seule personne au SGRS analysait le phénomène de l'extrémisme de droite. La Sûreté de l'État a averti le SGRS à temps, mais il n'y a pas eu de suivi. Le chef du SGRS a dû démissionner. Un incident d'espionnage antérieur. Un major du SGRS soupçonné de collaboration avec le renseignement russe via un agent double en Serbie. Souligne la vulnérabilité.
Et quatrièmement, le chevauchement : le SGRS et la Sûreté de l'État (VSSE) travaillent régulièrement sur le même terrain (contre-espionnage, extrémisme) sans protocole clair sur qui prend la direction. Cela conduit à des doublons et à des trous.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, le MIVD publie chaque année un rapport annuel public avec le tableau de la menace, les priorités et les chiffres du personnel. Le budget figure comme ligne propre dans le budget de la défense et est discuté à la Tweede Kamer. Une commission de contrôle indépendante (CTIVD) examine préalablement le recours aux compétences particulières. Le résultat : un contrôle démocratique sans que la capacité d'action opérationnelle en soit minée.
L'Allemagne réforme depuis 2017 son service de contre-espionnage militaire MAD (±1.300 collaborateurs, budget de ±113 millions d'euros), avec une subordination directe au ministère de la Défense et une vaste opération de professionnalisation qui se poursuit en 2025.
Le Danemark a combiné le renseignement extérieur et le renseignement militaire dans le DDIS. Comparable au modèle belge. Mais il a substantiellement renforcé son cadre de contrôle en 2013 avec un organe indépendant (TET) et travaille en 2024-2025 à la protection des lanceurs d'alerte.
Ce que HART propose
Une ligne budgétaire propre. Le budget du SGRS devient une ligne distincte et identifiable dans le budget fédéral. Les détails opérationnels classifiés restent confidentiels, mais le budget total et les effectifs deviennent publics et contrôlables par le parlement.
Un rapport annuel public. Sur le modèle néerlandais, le SGRS publie chaque année un rapport avec le tableau de la menace, les priorités opérationnelles et les résultats. Cela nourrit le débat public et renforce la confiance.
Un contrôle indépendant préalable. Le Comité R est complété par un examen préalable des méthodes particulières, conformément à l'arrêt de la Cour constitutionnelle (2023) et sur le modèle néerlandais (CTIVD).
Une croissance accélérée vers 2.000 collaborateurs d'ici 2032. L'ambition actuelle (un doublement d'ici 2040) est trop lente. Accent supplémentaire sur les cyberanalystes, les spécialistes OSINT et les analystes de l'extrémisme.
Un protocole de coopération avec la VSSE. Un protocole formel et public qui fixe, par domaine, qui dirige et qui appuie. Pas de double travail, pas d'angles morts.
Le Cyber Command comme composante autonome de la Défense. Le Cyber Command reçoit son propre cadre légal et devient la quatrième composante de la Défense, avec un rapportage direct au chef de la Défense.
Ce que cela rapporte
- Contrôle démocratique : le parlement peut enfin contrôler ce que le service de renseignement coûte et fait, sans dévoiler de secrets opérationnels.
- Capacité d'action : 2.000 collaborateurs d'ici 2032 amènent la Belgique au niveau des pays comparables et comblent les lacunes de capacité que l'affaire Conings a mises à nu.
- Confiance : un rapport annuel public et un contrôle indépendant préalable construisent la confiance du public. Essentiel pour un service qui dispose de compétences intrusives.
- Efficience : un protocole de coopération clair avec la VSSE évite les doublons et élimine les angles morts qui existent depuis plus de dix ans.
- Cybersécurité : un Cyber Command à part entière comme quatrième composante de la Défense positionne la Belgique comme un acteur sérieux de la cyberdéfense de l'OTAN.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| SGRS. Onze Structuur | https://www.sgrs.be/nl/over-ons/onze-structuur/ | Structure organisationnelle, quatre directions |
| SGRS. Onze Missies | https://www.sgrs.be/nl/over-ons/onze-missies/ | Missions et tâches légales |
| SGRS. De Wet die Ons Reguleert | https://www.sgrs.be/nl/over-ons/de-wet-die-ons-reguleert/ | Base juridique (loi de 1998) |
| Wikipedia. Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid | https://nl.wikipedia.org/wiki/Algemene_Dienst_Inlichting_en_Veiligheid | Historique, structure, incidents |
| Wikipedia. Belgian General Information and Security Service | https://en.wikipedia.org/wiki/Belgian_General_Information_and_Security_Service | Synthèse en anglais, contrôle |
| VRT NWS. Rapport Comité I snoeihard voor ADIV in zaak Conings | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/07/04/rapport-comite-i-kritisch-voor-militaire-inlichtingendienst-adiv/ | Affaire Conings, problèmes structurels, pénurie de personnel |
| VRT NWS. Topman ADIV moet plaats ruimen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/07/16/topman-van-militaire-inlichtingendienst-adiv-moet-plaats-ruimen/ | Changement à la tête du service après l'affaire Conings |
| BRUZZ. ADIV wil personeel verdubbelen tegen 2040 | https://www.bruzz.be/actua/veiligheid/militaire-inlichtingendienst-adiv-wil-aantal-personeelsleden-verdubbelen-tegen | Ambition de personnel du général-major Dutron |
| Comité I. Activiteitenrapport 2023 | https://www.comiteri.be/images/pdf/activiteitenverslagen/AV_RA_2023_NL.pdf | 669 autorisations de méthodes particulières, arrêt de la Cour constitutionnelle 2023 |
| Beldefnews. Cyber Command: een netwerk in beweging | https://beldefnews.mil.be/cyber-command-een-netwerk-in-beweging/ | Structure et croissance du Cyber Command |
| Beldefnews. Jaarrapport ADIV: transparantie tegen desinformatie | https://beldefnews.mil.be/jaarrapport-van-de-adiv-transparantie-tegen-desinformatie/ | Rapport annuel propre du SGRS |
| Wikipedia. Cyber Command (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Cyber_Command_(Belgi%C3%AB) | Structure et chronologie du CyCom |
| Wikipedia. MIVD (Nederland) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Militaire_Inlichtingen-_en_Veiligheidsdienst | Comparaison néerlandaise |
| Rijksoverheid NL. Jaarplanbrief MIVD 2025 | https://www.rijksoverheid.nl/documenten/kamerstukken/2024/12/19/jaarplanbrief-mivd-2025 | Modèle néerlandais : transparence, plan annuel |
| Wikipedia. MAD (Duitsland) | https://en.wikipedia.org/wiki/Military_Counterintelligence_Service_(Germany) | Comparaison allemande |
| Dirittoue.info. Changes to Germany's Intelligence System 2025 | https://www.dirittoue.info/changes-to-germanys-intelligence-system-in-2025/ | Réforme allemande 2025 |
| Wikipedia. Danish Defence Intelligence Service | https://en.wikipedia.org/wiki/Danish_Defence_Intelligence_Service | Comparaison danoise |
| Wikipedia. Swiss intelligence agencies | https://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_intelligence_agencies | Comparaison suisse, modèle de fusion du NDB |
| EUobserver. Belgian spy scandal puts EU and NATO at risk | https://euobserver.com/world/144178 | Affaire d'espionnage russe du major du SGRS |
| Comité I. Wat zijn inlichtingen- en veiligheidsdiensten? | https://www.comiteri.be/index.php/nl/19-pages-nl-nl-1/53-wat-zijn-inlichtingen-en-veiligheidsdiensten | Aperçu du paysage belge du renseignement |
| Doorbraak. Geld voor het leger | https://doorbraak.be/geld-voor-het-leger-2 | Contexte du budget belge de la défense |