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SGRS (Service général du renseignement et de la sécurité) : audit

Date : 2026-03-29 Catégorie : Sécurité et renseignement Statut proposé : 🟠 Réformé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), en néerlandais Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (ADIV), est le service belge de renseignement et de sécurité militaire. Il est le pendant militaire de la Sûreté de l'État (VSSE), qui est civile.

Base juridique :

Niveau de pouvoir : fédéral. Relève du ministre de la Défense. Organisé hiérarchiquement comme ACOS IS (Assistant Chief of Staff Intelligence & Security) au sein de la structure du chef de la Défense.

Personnel : ±1.000 collaborateurs (2024). Le général-major Stéphane Dutron (chef actuel du service) vise un doublement vers ±2.000 personnes d'ici 2040.

Budget : non publié séparément. Le SGRS fait partie intégrante du budget de la Défense. Contrairement à la VSSE (qui dispose de sa propre ligne budgétaire), la transparence budgétaire du SGRS est quasi inexistante. Le budget de la défense est passé de ±5,3 milliards d'euros (2024) à ±12,9 milliards d'euros de crédits d'engagement (2025) dans le cadre de la norme des 2 % de l'OTAN. Une partie de ce montant est destinée au renforcement du SGRS, mais les montants exacts ne sont pas publics.

Date de création : le SGRS existe comme service de renseignement militaire depuis la Seconde Guerre mondiale, mais il a reçu sa base légale et son nom actuels avec la loi de 1998.

1B. Que fait-il en pratique ?

Structure. Quatre directions :

  1. Direction Renseignement collecte et exploitation d'informations issues de sources diverses (HUMINT, SIGINT, OSINT), conversion en renseignements exploitables pour les pouvoirs publics et les partenaires
  2. Direction Sécurité sécurité militaire et industrielle des activités de défense, protection du personnel et des infrastructures, gestion de l'information classifiée, enquêtes de sécurité
  3. Direction Appui personnel, matériel et moyens budgétaires, gestion quotidienne
  4. Direction Plans et Politique conseil et appui pour les objectifs stratégiques à court et à long terme

Cyber Command (CyCom) : entité transversale opérationnelle depuis 2022 au sein du SGRS et qui évolue vers une composante autonome de la Défense. Missions : cybersécurité des réseaux de défense et des systèmes d'armes, collecte de renseignements dans le cyberespace, et opérations cyber offensives et défensives. A lancé des Cyber Defense Factories à Charleroi (2024) et à Bruges (campus Howest).

Missions principales :

Méthodes particulières de recueil de données (2023) : 669 autorisations. 448 méthodes spécifiques et 221 méthodes exceptionnelles. Tendance à la hausse par rapport aux années précédentes.

Chevauchements avec d'autres institutions :

Indicateurs de performance : non mesurés publiquement. Pas de KPI, pas d'évaluation publique des résultats. Le seul contrôle externe vient du Comité permanent de contrôle des services de renseignements (Comité R).

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas : MIVD (Militaire Inlichtingen- en Veiligheidsdienst)

Différence avec la Belgique : le MIVD a sa propre ligne budgétaire transparente, un rapport annuel public, et il est contrôlé tant par un organe de contrôle indépendant que par une commission parlementaire. Le SGRS n'a rien de tout cela à un niveau comparable.

Allemagne : MAD (Militärischer Abschirmdienst)

Différence avec la Belgique : l'Allemagne sépare le renseignement extérieur (BND), la sécurité intérieure (BfV) et le contre-espionnage militaire (MAD) en trois services distincts. La Belgique combine plusieurs rôles dans le SGRS, ce qui nuit à la clarté des rôles.

Danemark : DDIS/FE (Forsvarets Efterretningstjeneste)

Suisse : NDB (Nachrichtendienst des Bundes)

1D. Problèmes et critiques

1. Affaire Jürgen Conings (2021) : défaillance du système

Le rapport accablant du Comité R a révélé que :

2. Affaire d'espionnage russe

Un major du SGRS a été accusé de collaboration avec l'espionnage russe. Lors d'une opération en Serbie (2016), il aurait donné accès à des informations classifiées à une femme serbe. Vraisemblablement un agent double au service de la Russie. L'affaire a été instruite par le parquet fédéral et le Comité R.

3. Opacité budgétaire

Contrairement à la VSSE (qui dispose de sa propre ligne budgétaire) et en contraste flagrant avec le MIVD néerlandais (plan annuel public avec budget), le budget du SGRS est entièrement absorbé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler combien d'argent va au renseignement plutôt qu'à l'infanterie ou au catering.

4. Conflits internes historiques

Les années 2000 ont été marquées par un profond conflit interne entre le pilier du renseignement militaire et le pilier civil du contre-espionnage, avec pour conséquence des rapports d'inspection négatifs du Comité R.

5. Pénurie de personnel

±1.000 membres du personnel pour un service qui doit combiner renseignement militaire, contre-espionnage, suivi de l'extrémisme, sécurité industrielle et cyberdéfense, c'est insuffisant. L'ambition de doubler les effectifs d'ici 2040 est bienvenue, mais lente. Les Pays-Bas renforcent déjà massivement.

6. Contrôle démocratique limité

Le Comité R est le seul organe de contrôle externe, mais il ne peut contrôler qu'a posteriori. Il n'existe pas de contrôle indépendant préalable comme la CTIVD néerlandaise ou le TET danois. La Cour constitutionnelle a jugé en octobre 2023 que l'absence de contrôle indépendant préalable pour certaines demandes viole les droits des citoyens.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité Le renseignement militaire est par définition une compétence fédérale. Le SGRS se situe au bon niveau.
2 Transparence Pas de ligne budgétaire propre, pas de rapport annuel public avec des détails opérationnels, budget dissimulé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Le SGRS relève du budget de la Défense, mais le ministre de la Défense a une vue limitée sur l'allocation interne. Pas de fiscal gap, mais bien un accountability gap.
4 Simplicité ⚠️ La combinaison du renseignement militaire, du contre-espionnage, de la sécurité industrielle, du suivi de l'extrémisme et de la cyberdéfense dans un seul service rend la mission diffuse. Chevauchement avec la VSSE sur plusieurs domaines.
5 Taille critique ±1.000 personnes pour cinq missions principales, c'est trop peu. Les Pays-Bas sont à ±1.200-1.500 pour un rôle comparable, avec un budget substantiellement plus élevé. Le doublement d'ici 2040 est trop lent.
6 Compétences concurrentes Sans objet. Le renseignement militaire est exclusivement fédéral et doit le rester.
7 Orientation résultats Pas de KPI publics, pas de mesure des résultats, pas d'évaluation publique. L'affaire Conings a montré que des carences structurelles présentes depuis des années n'ont pas été traitées malgré les signaux internes.
8 Numérique d'abord ⚠️ Le Cyber Command est prometteur et grandit, mais il est encore jeune (opérationnel depuis 2022). La numérisation des processus internes et le partage d'informations avec les partenaires (VSSE, OCAM) restent un chantier.
9 Éprouvé à l'étranger Le modèle néerlandais (ligne budgétaire transparente, rapport annuel public, contrôle indépendant) est manifestement meilleur en matière de contrôle démocratique. La Belgique est en retard sur toutes les références comparables.

Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la transparence (principe 2), de l'orientation résultats (principe 7) et de la taille critique (principe 5). Le service se situe au bon niveau de pouvoir, mais fonctionne en deçà des attentes en matière de taille, de reddition de comptes et de contrôle démocratique.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé le SGRS reste fédéral et militaire, mais il est fondamentalement réorganisé en matière de transparence, de contrôle, de taille critique et de répartition des rôles.

3B. Proposition concrète

1. Une ligne budgétaire propre pour le SGRS Comme la VSSE et sur le modèle néerlandais, le SGRS reçoit sa propre ligne identifiable dans le budget fédéral. Le parlement doit pouvoir voir combien va au renseignement. Les détails opérationnels classifiés restent confidentiels, mais le budget total, les effectifs et les plans d'investissement deviennent publics.

2. Un rapport annuel public Sur le modèle néerlandais (le rapport annuel public du MIVD), le SGRS publie chaque année un rapport public comprenant : le tableau de la menace, les priorités opérationnelles, les chiffres du personnel et les résultats du contrôle. Cela renforce la confiance du public et le débat parlementaire.

3. Un contrôle indépendant renforcé Le Comité R est complété par un mécanisme de contrôle préalable sur le modèle néerlandais (CTIVD). Pas seulement un contrôle a posteriori, mais aussi un examen préalable du recours aux méthodes particulières. Cela rejoint l'arrêt de la Cour constitutionnelle (octobre 2023).

4. Une croissance accélérée du personnel Le doublement d'ici 2040 est trop lent au vu de l'environnement de menace actuel (guerre hybride russe, cyber, terrorisme). HART propose d'atteindre l'objectif de ±2.000 collaborateurs dès 2032, avec un accent particulier sur les cyberanalystes, les spécialistes OSINT et les analystes de l'extrémisme.

5. Une répartition des rôles claire avec la VSSE Un protocole de coopération formel avec la VSSE qui fixe clairement, pour chaque domaine (contre-espionnage, extrémisme, cybermenace), qui dirige et qui appuie. Pas de double travail, pas de trous.

6. Le Cyber Command comme composante à part entière Le Cyber Command reçoit son propre cadre légal et devient une quatrième composante à part entière de la Défense (à côté de la terre, de l'air et de la marine). L'intégration actuelle dans le SGRS est une bonne étape intermédiaire, mais le cyber mérite sa propre structure de commandement, avec un rapportage direct au chef de la Défense.

Impact estimé :

Modèle international de référence : les Pays-Bas (MIVD) pour la transparence et le contrôle ; l'Allemagne (réforme du MAD 2017-2025) pour la professionnalisation ; le Danemark (DDIS) pour le modèle de renseignement combiné.

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

SGRS (service de renseignement militaire) : Réformé Le service de renseignement militaire de la Belgique tourne avec trop peu de personnel, un budget invisible et à peine de contrôle démocratique. HART fait du SGRS un service transparent et efficace sur le modèle néerlandais. Avec une ligne budgétaire propre, un rapport annuel public et un contrôle véritablement indépendant.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) est le service de renseignement militaire de la Belgique. Avec quelque 1.000 collaborateurs, le service est responsable de la collecte de renseignements militaires, du contre-espionnage au sein de la Défense, du suivi de l'extrémisme dans l'armée, de la protection de l'information classifiée (OTAN, UE) et, depuis 2022, de la cyberdéfense via le Cyber Command. Le service relève du ministre de la Défense et est contrôlé de l'extérieur par le Comité R, un organe de contrôle parlementaire.

Ce qui ne va pas

Les problèmes du SGRS sont structurels et connus depuis plus de dix ans.

Premièrement, la taille : 1.000 personnes pour cinq missions principales lourdes, c'est insuffisant. À titre de comparaison : le MIVD néerlandais compte 1.200 à 1.500 collaborateurs et un budget de plus de 270 millions d'euros. Budgétisé séparément et public. Au SGRS, le budget est entièrement dissimulé dans le budget de la défense. Le parlement ne peut pas contrôler ce qui va au renseignement.

Deuxièmement, le contrôle : le Comité R ne peut contrôler qu'après coup. La Cour constitutionnelle a jugé en octobre 2023 que l'absence de contrôle indépendant préalable pour certaines collectes de données viole les droits des citoyens. Les Pays-Bas disposent d'un contrôle tant préalable (CTIVD) que parlementaire (CIVD).

Troisièmement, les angles morts. En 2021, l'affaire Jürgen Conings a révélé qu'une seule personne au SGRS analysait le phénomène de l'extrémisme de droite. La Sûreté de l'État a averti le SGRS à temps, mais il n'y a pas eu de suivi. Le chef du SGRS a dû démissionner. Un incident d'espionnage antérieur. Un major du SGRS soupçonné de collaboration avec le renseignement russe via un agent double en Serbie. Souligne la vulnérabilité.

Et quatrièmement, le chevauchement : le SGRS et la Sûreté de l'État (VSSE) travaillent régulièrement sur le même terrain (contre-espionnage, extrémisme) sans protocole clair sur qui prend la direction. Cela conduit à des doublons et à des trous.

Comment cela fonctionne ailleurs

Aux Pays-Bas, le MIVD publie chaque année un rapport annuel public avec le tableau de la menace, les priorités et les chiffres du personnel. Le budget figure comme ligne propre dans le budget de la défense et est discuté à la Tweede Kamer. Une commission de contrôle indépendante (CTIVD) examine préalablement le recours aux compétences particulières. Le résultat : un contrôle démocratique sans que la capacité d'action opérationnelle en soit minée.

L'Allemagne réforme depuis 2017 son service de contre-espionnage militaire MAD (±1.300 collaborateurs, budget de ±113 millions d'euros), avec une subordination directe au ministère de la Défense et une vaste opération de professionnalisation qui se poursuit en 2025.

Le Danemark a combiné le renseignement extérieur et le renseignement militaire dans le DDIS. Comparable au modèle belge. Mais il a substantiellement renforcé son cadre de contrôle en 2013 avec un organe indépendant (TET) et travaille en 2024-2025 à la protection des lanceurs d'alerte.

Ce que HART propose

  1. Une ligne budgétaire propre. Le budget du SGRS devient une ligne distincte et identifiable dans le budget fédéral. Les détails opérationnels classifiés restent confidentiels, mais le budget total et les effectifs deviennent publics et contrôlables par le parlement.

  2. Un rapport annuel public. Sur le modèle néerlandais, le SGRS publie chaque année un rapport avec le tableau de la menace, les priorités opérationnelles et les résultats. Cela nourrit le débat public et renforce la confiance.

  3. Un contrôle indépendant préalable. Le Comité R est complété par un examen préalable des méthodes particulières, conformément à l'arrêt de la Cour constitutionnelle (2023) et sur le modèle néerlandais (CTIVD).

  4. Une croissance accélérée vers 2.000 collaborateurs d'ici 2032. L'ambition actuelle (un doublement d'ici 2040) est trop lente. Accent supplémentaire sur les cyberanalystes, les spécialistes OSINT et les analystes de l'extrémisme.

  5. Un protocole de coopération avec la VSSE. Un protocole formel et public qui fixe, par domaine, qui dirige et qui appuie. Pas de double travail, pas d'angles morts.

  6. Le Cyber Command comme composante autonome de la Défense. Le Cyber Command reçoit son propre cadre légal et devient la quatrième composante de la Défense, avec un rapportage direct au chef de la Défense.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
SGRS. Onze Structuur https://www.sgrs.be/nl/over-ons/onze-structuur/ Structure organisationnelle, quatre directions
SGRS. Onze Missies https://www.sgrs.be/nl/over-ons/onze-missies/ Missions et tâches légales
SGRS. De Wet die Ons Reguleert https://www.sgrs.be/nl/over-ons/de-wet-die-ons-reguleert/ Base juridique (loi de 1998)
Wikipedia. Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid https://nl.wikipedia.org/wiki/Algemene_Dienst_Inlichting_en_Veiligheid Historique, structure, incidents
Wikipedia. Belgian General Information and Security Service https://en.wikipedia.org/wiki/Belgian_General_Information_and_Security_Service Synthèse en anglais, contrôle
VRT NWS. Rapport Comité I snoeihard voor ADIV in zaak Conings https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/07/04/rapport-comite-i-kritisch-voor-militaire-inlichtingendienst-adiv/ Affaire Conings, problèmes structurels, pénurie de personnel
VRT NWS. Topman ADIV moet plaats ruimen https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/07/16/topman-van-militaire-inlichtingendienst-adiv-moet-plaats-ruimen/ Changement à la tête du service après l'affaire Conings
BRUZZ. ADIV wil personeel verdubbelen tegen 2040 https://www.bruzz.be/actua/veiligheid/militaire-inlichtingendienst-adiv-wil-aantal-personeelsleden-verdubbelen-tegen Ambition de personnel du général-major Dutron
Comité I. Activiteitenrapport 2023 https://www.comiteri.be/images/pdf/activiteitenverslagen/AV_RA_2023_NL.pdf 669 autorisations de méthodes particulières, arrêt de la Cour constitutionnelle 2023
Beldefnews. Cyber Command: een netwerk in beweging https://beldefnews.mil.be/cyber-command-een-netwerk-in-beweging/ Structure et croissance du Cyber Command
Beldefnews. Jaarrapport ADIV: transparantie tegen desinformatie https://beldefnews.mil.be/jaarrapport-van-de-adiv-transparantie-tegen-desinformatie/ Rapport annuel propre du SGRS
Wikipedia. Cyber Command (België) https://nl.wikipedia.org/wiki/Cyber_Command_(Belgi%C3%AB) Structure et chronologie du CyCom
Wikipedia. MIVD (Nederland) https://nl.wikipedia.org/wiki/Militaire_Inlichtingen-_en_Veiligheidsdienst Comparaison néerlandaise
Rijksoverheid NL. Jaarplanbrief MIVD 2025 https://www.rijksoverheid.nl/documenten/kamerstukken/2024/12/19/jaarplanbrief-mivd-2025 Modèle néerlandais : transparence, plan annuel
Wikipedia. MAD (Duitsland) https://en.wikipedia.org/wiki/Military_Counterintelligence_Service_(Germany) Comparaison allemande
Dirittoue.info. Changes to Germany's Intelligence System 2025 https://www.dirittoue.info/changes-to-germanys-intelligence-system-in-2025/ Réforme allemande 2025
Wikipedia. Danish Defence Intelligence Service https://en.wikipedia.org/wiki/Danish_Defence_Intelligence_Service Comparaison danoise
Wikipedia. Swiss intelligence agencies https://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_intelligence_agencies Comparaison suisse, modèle de fusion du NDB
EUobserver. Belgian spy scandal puts EU and NATO at risk https://euobserver.com/world/144178 Affaire d'espionnage russe du major du SGRS
Comité I. Wat zijn inlichtingen- en veiligheidsdiensten? https://www.comiteri.be/index.php/nl/19-pages-nl-nl-1/53-wat-zijn-inlichtingen-en-veiligheidsdiensten Aperçu du paysage belge du renseignement
Doorbraak. Geld voor het leger https://doorbraak.be/geld-voor-het-leger-2 Contexte du budget belge de la défense