AWV + De Vlaamse Waterweg : routes et voies navigables
Date de l'audit : 2026-03-30 Catégorie : entité fédérée flamande. Compétences régionales Statut proposé : 🟠 Réformé : fusion en une seule agence flamande des infrastructures
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Agentschap Wegen en Verkeer (AWV)
- Nom officiel : Agentschap Wegen en Verkeer (AWV, Agence flamande des routes et de la circulation)
- Base juridique : agence autonomisée interne (IVA) sans personnalité juridique, créée par arrêté du Gouvernement flamand du 7 octobre 2005, au sein du domaine politique Mobilité et Travaux publics (MOW)
- Niveau de pouvoir : Région flamande
- Effectif : ±1.300 collaborateurs, répartis entre 11 divisions et 23 districts dans toutes les provinces flamandes
- Budget : le budget d'entretien annuel s'élève à plusieurs centaines de millions d'euros. En 2025, le budget d'entretien a été relevé de 18 millions d'euros. Le programme régional d'investissement (GIP) contenait en 2025 4,2 millions d'euros de nouveaux projets, plus 7,8 millions d'euros pour les feux de signalisation.
- Tutelle : relève du ministre flamand de la Mobilité et des Travaux publics, dirigée par un administrateur général. Pilotage opérationnel via le département MOW.
Réseau géré :
- ±7.000 km de routes régionales et d'autoroutes
- ±7.700 km de pistes cyclables
- Feux de signalisation, écrans antibruit, ponts routiers, tunnels, signalisation
De Vlaamse Waterweg NV
- Nom officiel : De Vlaamse Waterweg NV
- Base juridique : agence autonomisée externe (EVA) de droit public, née le 1er janvier 2018 de la fusion de Waterwegen en Zeekanaal NV (W&Z, créée en 2004) et de nv De Scheepvaart. Le changement de nom de W&Z en De Vlaamse Waterweg NV a été acté formellement le 11 janvier 2017.
- Niveau de pouvoir : Région flamande
- Effectif : ±1.350 collaborateurs
- Budget : budget d'investissement de plus de 220 millions d'euros par an
- Tutelle : conseil d'administration + administrateur délégué. Relève du domaine politique MOW.
Réseau géré :
- ±1.076 km de voies navigables
- ±1.100 km de digues
- ±800 ponts
- 131 écluses
- 73 barrages
- ±200 km de murs de quai
- 78 ports de plaisance
1B. Que fait-il en pratique ?
AWV. Missions principales :
- Gestion et entretien des routes régionales et des autoroutes (asphaltage, marquage, éclairage, service hivernal. 21.000 tonnes de sel de déneigement par saison)
- Sécurité routière : réaménagement des points noirs, pistes cyclables, écrans antibruit (±5.564 mètres courants en 2024)
- Projets d'investissement : construction et réaménagement de routes, de ponts, de tunnels et d'échangeurs
- Gestion du trafic : gestion dynamique du trafic, feux de signalisation, caméras, contrôle de vitesse
- Participation aux projets d'aménagement du territoire (±30 trajets participatifs en 2024)
De Vlaamse Waterweg. Missions principales :
- Gestion et entretien des voies navigables (écluses, barrages, ponts, murs de quai)
- Promotion de la navigation intérieure comme alternative au transport de marchandises par la route
- Gestion de l'eau : gestion des niveaux d'eau, prévention des inondations (digues), projets Blue Deal
- Projets d'infrastructure sur les voies navigables (Seine-Escaut : budget total de ±10 milliards d'euros, cofinancé par l'Europe)
- Loisirs et tourisme sur les voies navigables (78 ports de plaisance)
- Gestion écologique le long des voies navigables
Chevauchements et problèmes de coordination :
- L'AWV et De Vlaamse Waterweg opèrent tous deux au sein du domaine politique MOW, mais comme des organisations séparées, avec leurs propres structures de management, leurs systèmes ICT, leurs procédures de marchés publics et leur politique du personnel.
- Dans les projets où routes et voies navigables se rejoignent (p. ex. ponts au-dessus de canaux, échangeurs à proximité de voies navigables), une coordination est nécessaire via des comités de pilotage de projet réunissant des représentants des deux agences, du département MOW, de De Lijn (transports en commun flamands) et parfois aussi d'Infrabel et de la SNCB.
- Il n'existe pas de gestion intégrée des actifs : le pont au-dessus d'un canal peut appartenir à l'AWV, tandis que le pont qui franchit ce canal appartient à De Vlaamse Waterweg. Cela mène à des marchés publics parallèles, à des programmes d'entretien séparés et à des silos d'information.
- Le département MOW fait office de couche de coordination, mais n'a aucune compétence opérationnelle. Il fixe les règles, monitore la politique et tente de mettre les agences en phase.
Indicateurs de performance et critiques :
AWV :
- L'état des autoroutes s'améliore : la part « bon » ou « très bon » est passée de 47,4 % à 59,8 % en cinq ans ; la part « mauvais » est tombée de 23,7 % à 14,2 %.
- MAIS : les routes régionales (hors autoroutes) présentent une dégradation systématique, surtout en Flandre-Orientale et en Flandre-Occidentale. Les coûts de réparation estimés s'élèvent à ±195 millions d'euros (Flandre-Occidentale) et ±159 millions d'euros (Flandre-Orientale).
- En 2024, l'AWV a mené une réorganisation qui a donné aux divisions provinciales (TAW) davantage d'autonomie pour l'exécution des projets d'infrastructure.
De Vlaamse Waterweg :
- Le projet Seine-Escaut (total ±10 Mds €) est le plus grand projet d'infrastructure : il rend possible une liaison fluviale continue pour des bateaux jusqu'à 4.500 tonnes. L'UE y a contribué jusqu'ici à hauteur de ±991 millions d'euros.
- Le passage à la commande centralisée des écluses et des ponts depuis des centres de commande est en cours. Un saut de numérisation.
- Aucun audit récent de la Cour des comptes consacré spécifiquement à De Vlaamse Waterweg n'a été trouvé dans les résultats de recherche.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Rijkswaterstaat (le modèle de référence)
Le Rijkswaterstaat est la référence par excellence : une seule agence intégrée qui gère tant les routes et les voies navigables que le système hydrique (qualité de l'eau, sécurité de l'eau).
- Personnel : ±10.000 collaborateurs (9.400-9.665 ETP structurels)
- Budget : ±5,6 milliards d'euros (2022), dont ±2,4 Mds € pour la construction et ±1,7 Mds € pour la gestion et l'entretien
- Réseau : ±3.075 km d'autoroutes + ±3.500 km de routes nationales + ±4.400 km de voies navigables + sécurité de l'eau (digues, travaux du Delta)
- Structure : une seule organisation d'exécution sous le ministère de l'Infrastructure et de la Gestion de l'eau. Travaille avec une gestion intégrale des actifs : les routes, les voies navigables et le système hydrique sont gérés dans les mêmes régions par les mêmes équipes de district.
- Point fort : grâce à l'intégration, aucun problème de coordination dans les projets où la route et l'eau se rejoignent. Un seul système de marchés publics, une seule plateforme ICT, une seule politique du personnel.
- Point faible : l'Algemene Rekenkamer (Cour des comptes néerlandaise) a signalé en 2025 un déficit d'entretien de ±20,5 milliards d'euros jusqu'en 2038. Même les organisations intégrées connaissent donc des déficits budgétaires.
Allemagne. Modèle séparé (contre-référence)
En 2021, l'Allemagne a choisi de centraliser les autoroutes au niveau fédéral (Die Autobahn GmbH des Bundes), mais elle maintient bel et bien routes et voies navigables séparées :
- Die Autobahn GmbH des Bundes : gère ±13.000 km d'autoroutes, compétence fédérale depuis 2021
- Wasserstraßen- und Schifffahrtsverwaltung des Bundes (WSV) : gère ±7.300 km de voies navigables fédérales, sous le Bundesministerium für Verkehr
- Deux organisations séparées, deux structures de management. La Autobahn GmbH a connu d'importants problèmes de démarrage après la centralisation.
Suède. Trafikverket (modèle intégré)
- Trafikverket (Swedish Transport Administration) gère les routes, les chemins de fer, les voies navigables et la navigation comme une seule organisation.
- Budget : 110 milliards d'euros prévus pour 2026-2037 (plan national d'infrastructure), dont 45 milliards d'euros pour le rail
- Approche très intégrée : une seule organisation pour tous les modes de transport, y compris les liaisons par ferry
- Solide en planification à long terme et en mesure des résultats
Danemark. Vejdirektoratet
- Vejdirektoratet (Danish Road Directorate) gère ±4.000 km de routes nationales depuis 6 centres de services
- Les voies navigables jouent un rôle limité au Danemark (peu de navigation intérieure)
- Fort accent sur la numérisation et la collaboration avec les communes (centrales de trafic partagées)
1D. Problèmes et critiques
Deux organisations séparées pour un seul domaine politique : l'AWV (routes) et De Vlaamse Waterweg (voies navigables) opèrent indépendamment l'une de l'autre, avec chacune son management, ses RH, son ICT, ses procédures de marchés publics et sa planification. Dans les projets combinés (pont au-dessus d'un canal, échangeur à proximité d'une voie navigable), une coordination complexe est nécessaire via le département MOW comme intermédiaire.
Dégradation systématique des routes régionales : alors que les autoroutes s'améliorent, les routes régionales. Les routes que les citoyens utilisent tous les jours. Se dégradent. Les coûts de réparation estimés se chiffrent en centaines de millions. Cela révèle un sous-investissement structurel.
Pas de gestion intégrée des actifs : un pont peut appartenir à l'AWV (au-dessus de la route) ou à De Vlaamse Waterweg (au-dessus du canal), avec des programmes d'entretien séparés. Les Pays-Bas ont résolu ce problème avec une seule agence (Rijkswaterstaat) et une gestion intégrale des actifs.
Doublons dans les frais de structure : deux organisations (ensemble ±2.650 collaborateurs) avec chacune sa direction, ses services d'appui (RH, ICT, juridique, communication, finances), ses équipes de marchés publics et ses services facilitaires. Une fusion peut réduire ces frais de structure.
Une couche de coordination nécessaire : le département MOW fait office de coordinateur, mais il ajoute une couche politique supplémentaire sans plus-value opérationnelle. Dans le modèle néerlandais, cette couche de coordination est superflue parce que tout se trouve dans une seule organisation.
Gestion morcelée des ponts : l'AWV gère les ponts routiers, De Vlaamse Waterweg gère ±800 ponts au-dessus des voies navigables. Un seul système de gestion des ponts serait plus efficient.
Chevauchement de compétences avec le niveau fédéral : la sixième réforme de l'État (2014) a transféré des compétences supplémentaires de mobilité à la Flandre, mais l'autorité fédérale conserve des compétences sur le code de la route, le permis de conduire et le contrôle technique. La Belgique a 4 ministres de la Mobilité. Pour les infrastructures transfrontalières (p. ex. Seine-Escaut avec la Wallonie et la France), une coordination internationale est nécessaire.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Les routes et les voies navigables sont à juste titre une compétence régionale. La Région est le bon niveau pour l'infrastructure régionale. Les routes locales sont communales. Cette répartition est correcte. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Deux agences séparées plus un département coordinateur rendent flou, pour le citoyen, qui est responsable. Dans un projet combiné (route + voie navigable), au moins 3 entités flamandes sont impliquées. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | La Région flamande décide et finance. C'est correct en principe. Mais le projet Seine-Escaut montre que les grands projets de voies navigables dépendent lourdement du financement européen (±1 Md € de contribution de l'UE), ce qui brouille la reddition de comptes. La dégradation systématique des routes régionales révèle un fiscal gap structurel entre les ambitions et les budgets. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Deux agences distinctes (AWV + De Vlaamse Waterweg) + un département coordinateur (MOW) + éventuellement De Lijn et Infrabel dans les projets multimodaux = trop d'acteurs. Les Pays-Bas font la même chose avec une seule organisation (Rijkswaterstaat). |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | L'AWV (±1.300 pers.) et De Vlaamse Waterweg (±1.350 pers.) sont chacune professionnelles en soi, mais trop petites pour une gestion intégrée des actifs. Ensemble (±2.650 pers.), elles sont comparables à un district moyen du Rijkswaterstaat et assez grandes pour des avantages d'échelle. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Pas directement applicable. La gestion d'infrastructure est par définition liée au territoire. Point positif toutefois : la Flandre peut faire ses propres choix (p. ex. investir davantage dans les pistes cyclables) sans intervention fédérale. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | L'AWV mesure l'état du réseau routier et publie les résultats. C'est positif. Mais la dégradation systématique des routes régionales malgré ces mesures montre que la mesure des résultats ne mène pas à une correction. Il manque une boucle de rétroaction contraignante. Pour De Vlaamse Waterweg, aucun KPI public n'a été trouvé. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | De Vlaamse Waterweg numérise la commande des écluses et des ponts (centres de commande) : positif. L'AWV travaille à la gestion numérique du trafic. Mais il n'existe pas de plateforme numérique intégrée pour les routes et les voies navigables ensemble, et deux systèmes ICT séparés signifient des coûts de développement doubles. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle néerlandais (Rijkswaterstaat) et le modèle suédois (Trafikverket) prouvent qu'une gestion intégrée de l'infrastructure fonctionne mieux. La Belgique et la Flandre font figure d'exception, avec des organisations séparées pour les routes et les voies navigables au même niveau de pouvoir. |
Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la Simplicité (❌), de l'Éprouvé à l'étranger (❌) et de l'Orientation résultats (⚠️). Une fusion en une seule agence flamande des infrastructures sur le modèle néerlandais et suédois s'attaquerait aux problèmes structurels.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé fusion de l'AWV et de De Vlaamse Waterweg en une seule agence flamande des infrastructures
3B. Proposition concrète
Ce qui change : L'AWV et De Vlaamse Waterweg fusionnent en Infrastructuur Vlaanderen (agence flamande des infrastructures) une seule agence pour la gestion de l'ensemble des routes, voies navigables, pistes cyclables, ponts, tunnels, écluses, barrages et digues flamands. Le département MOW perd son rôle de coordination pour l'infrastructure (celui-ci devient superflu) et se concentre sur l'élaboration de la politique de mobilité.
Vers quel niveau : reste une compétence de l'entité fédérée flamande (pas de changement).
Modèle international : Rijkswaterstaat (Pays-Bas) : modèle intégré éprouvé pour les routes + les voies navigables + le système hydrique au sein d'une seule organisation.
Structure :
- Une seule direction avec un administrateur général
- Des divisions régionales (par province) avec des équipes intégrées pour les routes + les voies navigables
- Des centres d'expertise centraux pour les tâches spécialisées (commande des écluses, gestion des tunnels, gestion du trafic, gestion des niveaux d'eau)
- Une seule plateforme ICT pour la gestion des actifs
- Un seul service des marchés publics
- Une seule politique RH
- Un contrat de performance quinquennal avec des KPI publics : état du réseau routier (% bon/très bon), inspections des ponts, disponibilité des écluses, entretien des pistes cyclables
- Benchmarking annuel Infrastructuur Vlaanderen vs. Agence wallonne des Infrastructures (WIA) via un Bureau fédéral du Plan renforcé. Les compétences concurrentes comme moteur
Gain d'efficience estimé :
- Réduction des frais de structure (services d'appui) : lors de la fusion de deux organisations de ±1.300 et ±1.350 collaborateurs, une économie de 5-10 % sur les frais de structure est réaliste → ±10-20 millions d'euros par an sur les frais de personnel
- Une seule plateforme ICT au lieu de deux → économie sur les licences et le développement : ±2-5 millions d'euros par an
- Des marchés publics intégrés pour les projets combinés → 5-15 % de coûts de projet en moins pour les projets combinés
- Des délais plus courts pour les projets combinés (plus besoin de coordination via le département MOW)
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : préparer le décret de fusion et le faire adopter par le Parlement flamand. Constituer l'équipe de management.
- Année 2 : structure organisationnelle opérationnelle. Démarrage de l'intégration ICT. Personnel formellement transféré.
- Année 3 : gestion intégrée des actifs opérationnelle. Premiers marchés publics combinés.
- Années 4-5 : intégration complète achevée. Évaluation.
Modifications légales requises : décret flamand supprimant De Vlaamse Waterweg NV comme EVA distincte et l'intégrant dans un IVA/EVA nouveau ou réformé. Modification de l'arrêté de création de l'AWV. Adaptation du domaine politique MOW.
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
AWV + De Vlaamse Waterweg. Réformés Une seule agence flamande des infrastructures pour les routes et les voies navigables, sur le modèle néerlandais. Moins de frais de structure, une meilleure coordination, des projets plus rapides.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Flandre a deux agences distinctes pour l'infrastructure : l'Agentschap Wegen en Verkeer (AWV, Agence flamande des routes et de la circulation, ±1.300 collaborateurs) gère ±7.000 km de routes régionales et d'autoroutes, tandis que De Vlaamse Waterweg (±1.350 collaborateurs) gère ±1.076 km de voies navigables, 131 écluses et ±800 ponts. Ensemble, cela représente ±2.650 membres du personnel. Au-dessus se trouve le département Mobilité et Travaux publics (MOW), qui assure la coordination entre les deux agences.
Ce qui ne va pas
Dans chaque projet où routes et voies navigables se rejoignent. Et ils sont nombreux : ponts au-dessus de canaux, échangeurs à proximité de voies navigables, réaménagements combinés. Au moins trois entités flamandes doivent collaborer via des comités de pilotage de projet. Chaque agence a son propre management, ses propres systèmes ICT, ses propres procédures de marchés publics et sa propre politique du personnel. Le résultat : des frais de structure en double, des décisions plus lentes et des silos d'information.
Pendant ce temps, les routes régionales flamandes. Les routes que vous utilisez tous les jours. Se dégradent systématiquement. L'AWV parle elle-même d'« une dégradation systématique de l'état du réseau routier » en Flandre-Orientale et en Flandre-Occidentale. Les coûts de réparation estimés : ±195 millions d'euros pour la Flandre-Occidentale et ±159 millions d'euros pour la Flandre-Orientale. Les autoroutes s'améliorent, elles, mais tout le monde n'y roule pas.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas gèrent les routes, les voies navigables et le système hydrique avec une seule organisation : le Rijkswaterstaat (±10.000 collaborateurs, budget de ±5,6 milliards d'euros). Routes, canaux, écluses et digues sont gérés dans les mêmes régions par les mêmes équipes. Une seule plateforme ICT, un seul système de marchés publics, une seule structure de management. Dans un projet où une autoroute franchit un canal, tout se trouve dans la même organisation. Aucune réunion de coordination n'est nécessaire.
La Suède va encore plus loin : Trafikverket gère les routes, le rail, les voies navigables et les liaisons par ferry comme une seule agence nationale, avec un plan d'investissement de 110 milliards d'euros pour 2026-2037.
Le modèle allemand (Autobahn GmbH et Wasserstraßen-Verwaltung séparées) montre ce qui ne va pas en cas de scission : après sa création en 2021, l'Autobahn GmbH a connu d'importants problèmes de démarrage. Des organisations séparées coûtent plus cher et rapportent moins.
Ce que HART propose
Fusionner l'AWV et De Vlaamse Waterweg en Infrastructuur Vlaanderen (agence flamande des infrastructures) une seule agence pour toutes les routes, pistes cyclables, voies navigables, ponts, écluses, tunnels et digues flamands. Avec des divisions régionales par province, où des équipes intégrées gèrent les routes et les voies navigables, et des centres d'expertise centraux pour les tâches spécialisées comme la commande des écluses et la gestion des tunnels.
Le département MOW perd son rôle de coordination (celui-ci devient superflu) et se concentre sur ce qu'il sait bien faire : élaborer la politique de mobilité.
Infrastructuur Vlaanderen reçoit un contrat de performance quinquennal avec des KPI publics : état du réseau routier (% bon/très bon), inspections des ponts, disponibilité des écluses, entretien des pistes cyclables. Benchmarking annuel avec l'Agence wallonne des Infrastructures (WIA) via un Bureau fédéral du Plan renforcé. Les compétences concurrentes comme moteur d'amélioration.
Ce que cela rapporte
Une économie estimée à 15-25 millions d'euros par an sur les frais de structure, l'ICT et les marchés publics. Des délais plus courts pour les projets combinés. Un seul point de contact pour les communes, les entreprises et les citoyens. Et une organisation assez grande (±2.650 collaborateurs) pour une gestion des actifs professionnelle et intégrée. Exactement comme le fait le Rijkswaterstaat depuis des décennies. Les moyens ainsi libérés peuvent aller directement au rattrapage de l'arriéré d'entretien des routes régionales.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| AWV. Beleid en organisatie | https://wegenenverkeer.be/over-ons/beleid-en-organisatie | 2025 | Structure de l'organisation, missions, 7.000 km de routes, 7.700 km de pistes cyclables |
| AWV Ondernemingsplan 2024-2025 | https://publicaties.vlaanderen.be/view-file/78057 | 2025 | Budget, réorganisation, indicateurs de performance |
| Agoria. Nieuwe organisatiestructuur AWV 03/2024 | https://www.agoria.be/nl/themas/bedrijvengroepen/co-creation-contracting-materials/contracting-technical-services/nieuwe-organisatiestructuur-vlaams-agentschap-wegen-en-verkeer-awv-032024 | 2024 | Réorganisation 2024, autonomie des TAW |
| Autoblog.nl. Systematische achteruitgang wegennet Vlaanderen | https://www.autoblog.nl/nieuws/vlaanderen-over-wegennet-er-is-systematisch-achteruitgang-108021 | 2024 | Dégradation des routes régionales, coûts de réparation par province |
| De Vlaamse Waterweg. Wie we zijn | https://www.vlaamsewaterweg.be/nl/over-ons/wie-we-zijn | 2025 | Personnel (±1.350), réseau (1.076 km, 131 écluses, 800 ponts) |
| Binnenvaart Kennis. Vlaamse waterwegen overzicht | https://www.binnenvaartkennis.nl/2021/12/vlaamse-waterwegen/ | 2021 | Chiffres clés des voies navigables, budget d'investissement de 220 M€ par an |
| Sigmaplan. W&Z omgedoopt tot Vlaamse Waterweg | https://www.sigmaplan.be/nl/nieuws/waterwegen-en-zeekanaal-nv-omgedoopt-tot-de-vlaamse-waterweg-nv | 2017 | Historique de la fusion W&Z + De Scheepvaart |
| Seine-Schelde Vlaanderen | https://www.vlaamsewaterweg.be/nl/projecten-werven/seine-schelde-vlaanderen | 2025 | Projet Seine-Escaut, coût total de 10 Mds €, subsides européens |
| Flows. Vlaamse Waterweg dient Seine-Schelde in | https://www.flows.be/binnenvaart/2024/03/vlaams-projectvoorstel-van-147-miljoen-euro-voor-werken-seine-schelde/ | 2024 | Proposition de projet de 147 M€ auprès de l'UE |
| Seine-Escaut. €276 mln EU gecontracteerd | https://seine-scheldt.eu/nl/europa-aan-de-zijde-van-het-seine-scheldeproject-e-276-miljoen-gecontracteerd/ | 2022 | Contribution cumulée de l'UE de ±991 M€ |
| Rijksfinancien.nl. Agentschap Rijkswaterstaat begroting 2025 | https://www.rijksfinancien.nl/memorie-van-toelichting/2025/OWB/XII/onderdeel/3162167 | 2025 | Budget du RWS, personnel de 9.400 à 9.665 ETP |
| Rijkswaterstaat Jaarbericht 2023. Organisatie en personeel | https://www.magazinesrijkswaterstaat.nl/rwsjaarbericht/2023/01/personeel-en-organisatie | 2023 | Effectifs du RWS, gestion intégrale des actifs |
| Rijkswaterstaat Jaarbericht 2022. Uitgaven en kosten | https://www.magazinesrijkswaterstaat.nl/rwsjaarbericht/2022/01/uitgaven-en-kosten | 2022 | Budget du RWS de 5,6 Mds € |
| Algemene Rekenkamer NL. Tekort Rijkswaterstaat | https://www.rekenkamer.nl/actueel/nieuws/2025/05/21/tekort-rijkswaterstaat-voor-instandhouding-groter-dan-gedacht | 2025 | Déficit d'entretien de 20,5 Mds € jusqu'en 2038 |
| Wikipedia. Die Autobahn GmbH des Bundes | https://de.wikipedia.org/wiki/Die_Autobahn_GmbH_des_Bundes | 2025 | Modèle allemand, 13.000 km, centralisation de 2021 |
| Wikipedia. WSV (Wasserstraßen- und Schifffahrtsverwaltung) | https://de.wikipedia.org/wiki/Wasserstra%C3%9Fen-_und_Schifffahrtsverwaltung_des_Bundes | 2025 | Modèle allemand des voies navigables, 7.300 km |
| Trafikverket. Organisatie | https://www.trafikverket.se/om-oss/var-verksamhet-vision-och-uppdrag/organisation/ | 2025 | Modèle intégré suédois |
| RailTech.be. Zweden €45 mld spoorinvesteringen | https://www.railtech.be/nl/spoorbouw/2025/09/30/zweden-presenteert-e45-miljard-aan-spoorweginvesteringen-voor-komend-decennium/ | 2025 | Budget de Trafikverket 2026-2037 |
| Wikipedia. Vejdirektoratet | https://en.wikipedia.org/wiki/Vejdirektoratet | 2025 | Modèle danois, 4.000 km |
| Integraal Waterbeleid Vlaanderen. Wie doet wat | https://www.integraalwaterbeleid.be/nl/over-ciw/partners-van-het-integraal-waterbeleid | 2025 | Répartition des compétences en politique de l'eau en Flandre |
| ACLVB. Zesde staatshervorming en mobiliteit | https://www.aclvb.be/nl/de-zesde-staatshervorming-en-mobiliteit | 2014 | Transfert de compétences en mobilité en 2014 |
| AWV Wikipedia | https://nl.wikipedia.org/wiki/Agentschap_Wegen_en_Verkeer | 2025 | Création, base juridique |
| Flows. Boelaert van MOW naar De Vlaamse Waterweg | https://www.flows.be/binnenvaart/2025/11/boelaert-van-mow-naar-de-vlaamse-waterweg-minder-kabinet-meer-kade/ | 2025 | Relation entre le département MOW et De Vlaamse Waterweg |