ABC (Autorité belge de la Concurrence) : audit 2026-03-29
Classification : 🟢 Maintien : avec un renforcement ciblé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Belgische Mededingingsautoriteit (BMA) / Autorité belge de la Concurrence (ABC) Nom anglais : Belgian Competition Authority (BCA)
Base juridique : Le livre IV du Code de droit économique (CDE), introduit par la loi du 3 avril 2013. L'ABC applique aussi directement les règles européennes de concurrence (articles 101 et 102 du TFUE). Depuis 2022, la directive ECN+ (UE 2019/1) est transposée en droit belge, ce qui a donné à l'ABC des compétences renforcées et des moyens supplémentaires.
Date de création : 6 septembre 2013, comme successeur du Conseil de la concurrence (créé en 1993/2006).
Niveau de pouvoir : Fédéral. L'ABC est une autorité administrative autonome dotée de la personnalité juridique, formellement liée au SPF Économie mais indépendante sur le plan opérationnel.
Structure. Trois organes :
Comité de direction (gestion journalière, priorités politiques, lignes directrices)
- Président : Axel Desmedt
- Auditeur général : Damien Gerard
- Directeur des affaires juridiques : Yves Van Gerven
- Directrice des affaires économiques : Griet Jans
Auditorat (organe d'instruction) : dirigé par l'auditeur général. Mène les enquêtes sur les cartels, les abus de position dominante et les concentrations. Une équipe est constituée par dossier, sous la direction d'un auditeur.
Collège de la concurrence (organe de décision) : présidé par le président de l'ABC, complété pour chaque affaire par deux assesseurs (experts externes indépendants). Prend la décision finale sur les infractions et les concentrations.
Personnel :
- 2022 : ±51 collaborateurs
- 2023 : 65 collaborateurs (après un élargissement de 14 personnes grâce à ECN+)
- 2024 : ±80 collaborateurs (croissance supplémentaire après le financement ECN+)
Budget : La dotation exacte n'est pas détaillée publiquement comme article budgétaire distinct, mais l'ABC est financée par le budget du SPF Économie, majoré des recettes des merger filing fees (17.450 euros pour une notification simplifiée, 52.350 euros pour la procédure normale. Indexés). La transposition d'ECN+ a entraîné une hausse budgétaire considérable depuis 2022.
Implantation : City Atrium, rue du Progrès 50, 1210 Bruxelles.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Lutte contre les cartels détecter et sanctionner les ententes sur les prix, la répartition des marchés, le bid rigging
- Abus de position dominante intervenir contre les entreprises dominantes qui abusent de leur position
- Contrôle des concentrations approbation préalable des fusions et acquisitions au-dessus de certains seuils de chiffre d'affaires
- Dépendance économique compétente depuis 2020 pour s'attaquer aux abus de dépendance économique
- Appui au DMA depuis mai 2024, rôle d'appui dans l'application du Digital Markets Act
- Enquêtes sectorielles depuis 2025, première enquête sectorielle propre en 12 ans (mécanismes d'indexation des prix)
Application récente (2024-2025) :
- 47 millions d'euros d'amende pour un cartel dans le secteur du gardiennage privé (Securitas, G4S, Seris) : bid rigging et accords de no-poach (juillet 2024)
- 11,2 millions d'euros d'amende pour Johnson & Johnson, Boehringer Ingelheim et Haleon. Category management restrictif de concurrence dans les pharmacies (avril 2025)
- 47 décisions de concentration en 2024, dont 9 procédures complètes de phase I et 2 approbations conditionnelles
- Enquête sectorielle sur la révision des prix et les mécanismes d'indexation dans l'ensemble de l'économie belge (février 2025) : première utilisation de cet instrument en 12 ans
Ce que l'ABC NE fait PAS :
- Les pratiques commerciales déloyales (protection des consommateurs) → SPF Économie / juge ordinaire
- La régulation sectorielle (télécoms, énergie, finances) → IBPT, CREG, FSMA
- Les marchés publics → autres instances
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Chevauchement limité avec les régulateurs sectoriels (IBPT, CREG, FSMA) qui traitent eux aussi des aspects de concurrence dans leur secteur. Des protocoles de coordination existent
- La DG Concurrence de la Commission européenne est le premier organe d'application pour les affaires transfrontalières et le DMA. L'ABC a un rôle d'appui
Indicateurs de performance : L'ABC publie chaque année un rapport annuel et fixe des priorités annuelles. La mise en œuvre d'ECN+ a produit une amélioration mesurable : plus d'affaires, des amendes plus élevées, une application plus proactive. L'ABC est membre du European Competition Network (ECN), des European Competition Authorities (ECA) et de l'International Competition Network (ICN).
1C. Comparaison internationale
| Pays | Autorité | Personnel | Budget | Structure | Particularités |
|---|---|---|---|---|---|
| Belgique | ABC | ±80 (2024) | Pas publié séparément ; filing fees + dotation du SPF | Instruction (Auditorat) + décision (Collège) séparées | Petite mais en croissance après ECN+ |
| Pays-Bas | ACM | ±600 | ±69,5 M€ | Intégrée : concurrence + consommateurs + régulation sectorielle | Fusion de 3 autorités en 2013. Mandat bien plus large |
| Allemagne | Bundeskartellamt | >400 | Substantiel (budget fédéral) | Divisions spécialisées par secteur | Forte, indépendante, mandat large y compris le numérique |
| Danemark | KFST | ±99 ETP (concurrence) | ±95,4 millions DKK (±13 M€) | Concurrence + consommateurs intégrés | Compacte mais efficace, échelle comparable à la Belgique |
| Autriche | BWB | 54 | 5,9 M€ (2023) | Compacte, fédérale | Encore plus petite que l'ABC. Mais très efficiente |
| Suisse | WEKO/COMCO | ±70 | Pas publié séparément | Commission de 12 membres + secrétariat | Comparable à la Belgique par la taille |
Observations principales :
- L'ACM néerlandaise est le modèle de référence : en fusionnant trois autorités (concurrence, télécoms, consommateurs), une organisation dotée d'une réelle capacité d'action a vu le jour, avec ±600 collaborateurs et un mandat intégré unique. La Belgique a une agence distincte pour chaque secteur.
- Le Bundeskartellamt montre qu'une autorité de concurrence plus grande rend possible une application plus proactive, y compris des enquêtes sectorielles et les marchés numériques.
- Le Danemark et l'Autriche montrent que des autorités compactes peuvent elles aussi être efficaces, à condition d'être bien organisées et suffisamment financées.
- L'ABC a été sous-dotée pendant des années (±50 collaborateurs pour une économie de plus de 500 Mds € de PIB), mais elle a opéré un rattrapage vers ±80 collaborateurs après la transposition d'ECN+.
1D. Problèmes et critiques
Des années de sous-effectif : Jusqu'en 2022, avec ±50 collaborateurs, l'ABC était l'une des plus petites autorités de concurrence de l'UE pour une économie de cette taille. Son prédécesseur (le Conseil de la concurrence) a été critiqué en 2006 par la Cour des comptes pour la lenteur de ses procédures et le manque d'application. La réforme de 2013 n'a résolu cela que partiellement.
Morcellement de la surveillance de la concurrence : À côté de l'ABC, la Belgique compte aussi des régulateurs sectoriels (IBPT, CREG, VREG, CWaPE, BRUGEL, FSMA) qui traitent chacun des aspects de concurrence dans leur domaine. Cela crée des chevauchements potentiels et des problèmes de coordination. Les Pays-Bas ont résolu cela par une fusion au sein de l'ACM.
Pas de contrôle intégré des consommateurs : Dans de nombreux pays (Pays-Bas, Danemark), l'autorité de concurrence est aussi compétente pour la protection des consommateurs. En Belgique, cela relève du SPF Économie (Inspection économique). Une action coordonnée en devient plus difficile.
Budget non transparent : Le budget exact de l'ABC n'est pas publié séparément comme article budgétaire clair, ce qui complique le contrôle parlementaire et la reddition de comptes publique.
Démarrage tardif des enquêtes sectorielles : L'instrument de l'enquête sectorielle existait depuis longtemps, mais il n'a pas été utilisé pendant 12 ans. Ce n'est qu'en 2025 que l'ABC a lancé sa première enquête sectorielle propre (indexation des prix). Cela révèle une prudence historique ou un manque de moyens.
Procédure de nomination complexe : Les membres du Collège de la concurrence (les assesseurs) sont désignés affaire par affaire. Ce système garantit l'indépendance, mais il peut ralentir les choses.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | La politique de concurrence est logiquement fédérale (marché national). L'ABC est correctement positionnée au niveau fédéral. Des autorités de concurrence régionales n'auraient aucun sens pour un marché de 11,5 millions d'habitants. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | L'ABC publie des rapports annuels et ses décisions, mais son budget n'est pas visible séparément dans le budget fédéral. Le citoyen voit difficilement quels moyens vont à l'application du droit de la concurrence. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | L'ABC dépend financièrement du SPF Économie et des merger filing fees. Il n'existe aucun lien direct entre les amendes perçues par l'ABC et son propre budget. Les amendes vont au Trésor, pas à l'ABC. Cela crée un désalignement. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La structure interne (comité de direction + Auditorat + Collège) est logique et explicable. Mais le morcellement avec les régulateurs sectoriels rend l'ensemble complexe. Un citoyen qui a une plainte de concurrence dans les télécoms doit savoir s'il doit s'adresser à l'ABC ou à l'IBPT. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Avec ±80 collaborateurs pour une économie de plus de 500 Mds € de PIB, l'ABC reste petite par rapport aux Pays-Bas (600) ou à l'Allemagne (plus de 400). La croissance après ECN+ est positive, mais encore insuffisante pour une application proactive sur tous les fronts. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Sans objet. La politique de concurrence est par définition fédérale et européenne. Aucune variation régionale n'est nécessaire. |
| 7 | Orientation résultats | ✅ | Après 2022, l'ABC est devenue manifestement plus axée sur les résultats : des amendes plus élevées (47 M€ dans une seule affaire), plus d'affaires, la première enquête sectorielle en 12 ans. Les notes de priorités annuelles et les rapports annuels montrent une production mesurable. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | L'ABC dispose de processus de travail numériques (e-filing pour les concentrations), mais elle n'est pas encore une organisation numérique d'abord. Pas de tableau de bord public avec les affaires en cours, les délais de traitement ou les résultats. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ✅ | Le modèle d'une autorité de concurrence indépendante, avec séparation de l'instruction et de la décision, est un standard international. L'ABC suit le modèle européen de l'ECN. |
Synthèse : Le gain le plus important se situe au niveau de la taille critique (une croissance supplémentaire est nécessaire), de la transparence (un budget visible séparément) et de la simplicité (une meilleure délimitation avec les régulateurs sectoriels). L'ABC est fondamentalement bien conçue et positionnée au bon niveau.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟢 Maintien avec un renforcement ciblé
L'ABC est une institution fédérale essentielle, correctement positionnée. L'application du droit de la concurrence est par définition une compétence fédérale (et européenne). Le renforcement récent après ECN+ va dans la bonne direction. HART ne propose ni transfert ni suppression, mais bien des améliorations concrètes.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Renforcement du personnel vers 120-150 ETP Sur la base du benchmark danois (±100 ETP pour la seule concurrence, dans une économie plus petite), l'ABC doit passer de 80 à au moins 120 collaborateurs. Cela rend possible une application plus proactive : plus d'enquêtes sectorielles, des délais de traitement plus courts, une meilleure détection numérique.
Un budget visible séparément dans le budget fédéral L'ABC reçoit son propre article budgétaire distinct (comme la Cour des comptes ou la Cour constitutionnelle). Il n'y a plus de dotation cachée via le SPF Économie. Le contrôle parlementaire en devient plus simple.
Retour partiel des recettes d'amendes Sur le modèle allemand : un pourcentage (p. ex. 20 %) des amendes infligées par l'ABC revient à son propre budget de fonctionnement. Cela crée un incitant à une application efficace, sans dépendance à l'égard du SPF.
Meilleure délimitation avec les régulateurs sectoriels Formaliser des protocoles de coopération avec l'IBPT, la CREG/VREG et la FSMA, pour qu'il soit clair qui intervient quand. À terme (5-10 ans), évaluer si une intégration sur le modèle ACM (concurrence + consommateurs + télécoms dans une seule autorité) est souhaitable.
Tableau de bord numérique Un tableau de bord public en ligne avec : les enquêtes en cours (anonymisées), les délais de traitement moyens, les amendes infligées, les décisions de concentration. Sur le modèle du Bundeskartellamt.
Modèle international : Une combinaison du modèle danois (autorité compacte mais efficace) et du modèle néerlandais de l'ACM (à terme, intégration avec la protection des consommateurs).
Impact estimé : L'élargissement du personnel coûte ±5 à 8 millions d'euros par an en plus. Mais rien qu'en 2024, l'ABC a infligé 47 millions d'euros d'amendes. Selon les études de l'OCDE, chaque euro investi dans l'application du droit de la concurrence rapporte 5 à 10 euros de bien-être économique, grâce à des prix plus bas et à davantage d'innovation.
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1-2 : article budgétaire distinct + trajectoire de croissance vers 120 ETP
- Année 2-3 : mécanisme de retour des amendes + protocoles de coopération formels avec les régulateurs sectoriels
- Année 3-5 : tableau de bord numérique + évaluation de l'intégration de la protection des consommateurs
- Année 5-10 : fusion éventuelle vers un modèle ACM intégré
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Autorité belge de la Concurrence (ABC) : maintien et renforcement
L'ABC veille à une concurrence loyale et protège les consommateurs contre les cartels et les abus de position dominante. HART maintient cette institution fédérale essentielle, mais la renforce : plus de personnel, un budget propre et visible, et à terme une intégration avec la protection des consommateurs sur le modèle néerlandais.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'Autorité belge de la Concurrence (ABC) est, depuis 2013, le gendarme fédéral indépendant de la concurrence loyale. Elle détecte les cartels, sanctionne les entreprises qui abusent de leur position dominante et contrôle les fusions et acquisitions. En 2024, l'ABC compte environ 80 collaborateurs et son siège est à Bruxelles. Elle se compose d'un bras d'instruction (l'Auditorat), qui enquête sur les affaires, et d'un organe de décision (le Collège de la concurrence), qui juge. Une séparation qui garantit l'indépendance.
Ce qui ne va pas
L'ABC a été sous-dotée pendant des années. Jusqu'en 2022, à peine 50 personnes y travaillaient. Pour une économie de plus de 500 milliards d'euros. À titre de comparaison : les Pays-Bas ont 600 collaborateurs pour la même fonction (l'ACM), l'Allemagne plus de 400 (le Bundeskartellamt). La conséquence : trop peu d'affaires, des procédures trop lentes et pratiquement aucune détection proactive. L'ABC a lancé en 2025 sa première enquête sectorielle en 12 ans. Cela aurait dû arriver bien plus tôt.
Par ailleurs, le budget de l'ABC est caché dans celui du SPF Économie. Le citoyen. Et même le parlement. Voit difficilement combien va exactement à l'application du droit de la concurrence. Et même si l'ABC inflige des millions d'euros d'amendes (47 millions d'euros dans une seule affaire en 2024), cet argent va intégralement au Trésor. L'ABC elle-même n'en retire rien.
Enfin, le paysage de la concurrence est morcelé : à côté de l'ABC, il y a des régulateurs sectoriels (l'IBPT pour les télécoms, la CREG pour l'énergie, la FSMA pour la finance) qui traitent eux aussi des aspects de concurrence. Pour un citoyen ou une entreprise, il n'est pas toujours clair à quelle porte frapper.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas ont fusionné en 2013 trois autorités (concurrence, télécoms, consommateurs) au sein de l'Autoriteit Consument & Markt (ACM) : un guichet unique avec ±600 collaborateurs et un budget de ±70 millions d'euros. Résultat : une action plus incisive, moins de chevauchements, un point de contact plus clair pour les citoyens et les entreprises.
Le Bundeskartellamt allemand (plus de 400 collaborateurs) mène des enquêtes sectorielles proactives et fait référence à l'international, y compris sur le terrain des marchés numériques.
Le Danemark montre que cela peut aussi se faire de manière compacte : ±100 collaborateurs pour la concurrence, mais avec un mandat clair, un budget propre et une protection des consommateurs intégrée. Efficace et transparent.
Même l'Autriche. Avec une autorité de concurrence de seulement 54 personnes et 5,9 millions d'euros de budget. Obtient des résultats remarquables grâce à un choix intelligent des priorités et à une organisation efficiente.
Ce que HART propose
Plus de capacité d'action : Croissance de 80 à 120-150 collaborateurs en 3 ans. Selon l'OCDE, chaque euro investi dans l'application du droit de la concurrence rapporte 5 à 10 euros de bien-être économique, grâce à des prix plus bas et à davantage d'innovation.
Un budget propre et visible : L'ABC reçoit un article budgétaire distinct dans le budget fédéral, comme la Cour des comptes. Il n'y a plus de dotation cachée via le SPF Économie. Le parlement. Et le citoyen. Peuvent ainsi voir exactement ce que coûte l'application du droit de la concurrence.
Des amendes qui reviennent : Une partie (20 %) des amendes infligées revient au budget de fonctionnement de l'ABC. Cela stimule une application efficace et réduit la dépendance à l'égard du SPF.
Une délimitation plus claire : Des protocoles de coopération formels avec les régulateurs sectoriels (IBPT, CREG, FSMA), pour que les plaintes arrivent toujours au bon guichet. À terme, évaluation de l'opportunité d'une fusion sur le modèle néerlandais de l'ACM.
Transparence : Un tableau de bord public en ligne avec les affaires en cours, les délais de traitement et les résultats. Le citoyen doit pouvoir voir ce que l'ABC fait et obtient.
Ce que cela rapporte
- Une protection plus forte contre les cartels et les ententes sur les prix. En 2024, l'ABC a déjà infligé 47 millions d'euros d'amende dans une seule affaire
- Des prix plus bas pour les consommateurs grâce à une meilleure concurrence
- Coût supplémentaire : ±5 à 8 millions d'euros par an pour l'élargissement du personnel. Une fraction des recettes d'amendes et des bénéfices économiques
- Plus de transparence sur les dépenses publiques consacrées à la politique de concurrence
- À terme : un guichet unique intégré pour la concurrence et la protection des consommateurs, sur le modèle néerlandais