Parlement bruxellois : audit
Item : Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. 89 membres (72 Fr + 17 Nl) Date : 2026-03-31 Statut : 🟠 Nouveau/réformé. À organiser sur des bases fondamentalement différentes
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Parlement van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest / Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
Base juridique : Loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux Institutions bruxelloises (la « loi spéciale bruxelloise »). Cette loi découle de la troisième réforme de l'État, après que la question bruxelloise eut encore été reportée en 1980. Ancrage constitutionnel à l'article 116 et suivants de la Constitution.
Créé : 1989. Premières élections le 18 juin 1989.
Niveau de pouvoir : Régional. La Région de Bruxelles-Capitale est l'une des trois Régions, à côté de la Région flamande et de la Région wallonne.
Composition :
- 89 membres élus directement
- 72 membres élus sur des listes francophones (groupe linguistique français)
- 17 membres élus sur des listes néerlandophones (groupe linguistique néerlandais)
- Élection tous les 5 ans à la représentation proportionnelle (D'Hondt)
- Deux collèges électoraux séparés : les Bruxellois votent soit pour une liste francophone, soit pour une liste néerlandophone
Budget : ±70 millions d'euros de budget de fonctionnement total (le parlement lui-même). En 2025, un plan d'économies de ±7 millions d'euros a été proposé : 10 % de réduction des frais de personnel, 10 % de réduction des frais de fonctionnement.
Rémunération des députés : Indemnité brute de 91.337,93 euros par an + indemnité forfaitaire de frais (28 % du brut) + pécule de vacances + allocation de fin d'année.
Tutelle : Autonome. Le parlement se gère lui-même via un Bureau (président et chefs de groupe). Il contrôle le Gouvernement bruxellois.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Fonction législative. Il vote les ordonnances (matières régionales) et les règlements
- Contrôle budgétaire. Il approuve chaque année le budget régional
- Contrôle du Gouvernement bruxellois
- Double fonction : les 72 membres francophones forment en même temps l'Assemblée de la COCOF (Commission communautaire française) ; les 17 membres néerlandophones forment le Conseil de la VGC (Commission communautaire flamande). Ensemble, les 89 membres forment aussi l'Assemblée réunie de la COCOM (Commission communautaire commune).
Chevauchements et complexité : Le Parlement bruxellois fonctionne donc de fait comme QUATRE assemblées en une :
- Parlement régional bruxellois (matières régionales)
- Conseil de la VGC (matières communautaires néerlandophones)
- Assemblée de la COCOF (matières communautaires francophones)
- Assemblée réunie de la COCOM (matières bicommunautaires : hôpitaux, maisons de repos, aide aux personnes)
Cela fait de Bruxelles la région urbaine institutionnellement la plus complexe au monde. Six niveaux de pouvoir s'y chevauchent : le fédéral, la Région, la Communauté flamande, la Communauté française, les commissions communautaires et 19 communes.
Public : Les ±1,2 million d'habitants de la Région de Bruxelles-Capitale.
Indicateurs de performance : Il n'existe aucun KPI formel pour le parlement lui-même. La Cour des comptes contrôle les finances de la Région, mais ne mesure pas l'efficience parlementaire en tant que telle.
Crise la plus récente : Après les élections de juin 2024, il a fallu 613 jours (jusqu'au 12 février 2026) pour qu'un Gouvernement bruxellois puisse être formé. Un record historique, qui égale le record fédéral de 2010-2011. Pendant tout ce temps, la Région bruxelloise a fonctionné en douzièmes provisoires, avec des investissements et des subsides gelés. En novembre 2024, Belfius a même retiré une ligne de crédit de 500 millions d'euros en raison de la dégradation de sa solvabilité.
1C. Comparaison internationale
Berlin (Allemagne) : Abgeordnetenhaus :
- Ville-État de ±3,7 millions d'habitants
- Parlement : 130-159 membres (un seul groupe linguistique, pas de double majorité)
- Unilingue allemand. Pas de groupes linguistiques
- 12 Bezirke (districts urbains) au lieu de 19 communes autonomes
- Les Bezirke ont un conseil consultatif, mais pas de pouvoir législatif
- Budget de la ville-État : ±40 Mds €/an (budget biennal de 79,8 Mds €)
- Aucune commission communautaire. Tout relève d'un seul parlement
- Formation du gouvernement : majorité simple, aucune double majorité requise
Vienne (Autriche) : Gemeinderat/Landtag :
- Ville-État de ±1,98 million d'habitants (comparable à Bruxelles en termes d'échelle)
- 100 membres qui siègent en deux qualités : comme Gemeinderat (affaires communales) et comme Landtag (affaires de l'entité fédérée)
- Séances distinctes avec des présidents distincts, mais les mêmes personnes
- Unilingue allemand. Aucun mécanisme de groupes linguistiques
- Majorité simple pour la formation du gouvernement
- Les districts urbains (23 Bezirke) ont une compétence consultative limitée
Hambourg (Allemagne) : Bürgerschaft :
- Ville-État de ±1,9 million d'habitants
- 121 membres au sein de la Bürgerschaft
- Combine les missions de l'entité fédérée et celles de la commune dans un seul parlement
- 7 Bezirke aux compétences limitées
- Unilingue, majorité simple, formation rapide des coalitions
Conclusion de la comparaison internationale : Chaque capitale ou ville-État européenne comparable fonctionne avec :
- Un seul parlement unilingue (pas de double collège électoral)
- Une majorité simple pour la formation du gouvernement
- Aucune structure communautaire parallèle
- Des districts urbains aux compétences limitées au lieu de communes autonomes
Bruxelles est la seule à combiner : double collège électoral + double majorité + trois commissions communautaires + 19 communes autonomes. Cela explique pourquoi Bruxelles est la seule capitale européenne à être restée plus de 600 jours sans gouvernement.
1D. Problèmes et critiques
La double majorité comme mécanisme de blocage : L'obligation de trouver une majorité dans les deux groupes linguistiques a directement mené à 613 jours sans gouvernement. Avec 17 sièges néerlandophones répartis entre 9 partis, une majorité de 9 sièges est quasi impossible sans un large compromis.
Des collèges électoraux séparés créent deux démocraties dans une seule ville : Les Bruxellois ne votent pas pour des candidats de l'autre groupe linguistique. Cela renforce les réflexes communautaires et empêche l'émergence d'un « demos » bruxellois. D'un espace politique partagé.
Spaghetti institutionnel : Le parlement fonctionne comme quatre assemblées différentes. Les trois commissions communautaires (VGC, COCOF, COCOM) ont leurs propres budgets, leurs propres compétences et leurs propres séances. Mais elles sont peuplées par les mêmes personnes. C'est impossible à suivre pour n'importe quel citoyen.
19 communes comme couche de pouvoir supplémentaire : Bruxelles compte 19 communes disposant chacune de son conseil communal, de son collège, de son CPAS (à Bruxelles, il n'est pas intégré comme en Flandre) et de son administration. Les autres villes-États (Berlin, Vienne, Hambourg) fonctionnent avec des districts urbains aux compétences limitées. Les 19 communes n'ont jamais fusionné. Alors qu'en 1976, toutes les autres communes belges ont bel et bien fusionné.
Ingouvernabilité financière : La combinaison du blocage politique et de la complexité institutionnelle a des conséquences financières directes. La Région a dû économiser 1,2 milliard d'euros, les investissements ont été gelés et Belfius a retiré son crédit.
Critique académique du système électoral : En 2025, huit professeurs belges ont proposé un nouveau système électoral avec des listes bilingues, afin que les candidats doivent chercher un soutien auprès de tous les Bruxellois, et pas seulement auprès d'un seul groupe linguistique. Cette proposition s'est heurtée à l'opposition de la N-VA et du Vlaams Belang.
Le Premier ministre De Wever : « What the hell is this mess? ». Le Premier ministre fédéral lui-même a qualifié la situation bruxelloise d'intenable après 600 jours d'impasse (février 2026).
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le parlement se situe au niveau régional, ce qui est correct. Mais les commissions communautaires (VGC/COCOF/COCOM) forment un niveau intermédiaire supplémentaire qui n'existe nulle part ailleurs en Europe. Les compétences communautaires relèvent soit de l'entité fédérée, soit de la Région. Pas d'une construction hybride située entre les deux. |
| 2 | Transparence | ❌ | Aucun citoyen ne comprend que le Parlement bruxellois est en réalité quatre assemblées. Le chevauchement entre la Région, les commissions communautaires et les 19 communes rend impossible d'établir qui est responsable de quelle politique. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Écart fiscal massif. La Région bruxelloise dépense, mais ne perçoit elle-même qu'une part limitée des recettes. Dotations de l'autorité fédérale, loi spéciale de financement, moyens Beliris. Le lien entre la décision et le paiement est totalement perdu. Les commissions communautaires disposent de budgets propres qui sont peu transparents. |
| 4 | Simplicité | ❌ | C'est le principe qui obtient le plus mauvais score. 89 députés qui siègent en 4 qualités + 3 commissions communautaires + 19 conseils communaux + chevauchement fédéral = complexité institutionnelle maximale. Aucun jeune de 16 ans ne peut expliquer ce système. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | La Région (1,2 million d'habitants) est assez grande pour une gouvernance professionnelle. Mais le groupe linguistique néerlandais (17 sièges pour les ±5-10 % de la population qui votent néerlandophone) est trop petit pour fonctionner de manière stable. 9 partis pour 17 sièges rendent la formation d'une coalition quasi impossible. Les 19 communes comptent en moyenne ±63.000 habitants, ce qui est praticable en soi mais renforce le morcellement de la gouvernance. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Il n'y a aucune place pour l'innovation. Tout est fixé dans des lois spéciales à majorité spéciale. Les commissions communautaires forment un niveau intermédiaire rigide qui rend toute expérimentation impossible. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI, pas d'évaluation formelle du fonctionnement parlementaire. Le seul résultat mesurable de la dernière législature est 613 jours sans gouvernement. La Cour des comptes contrôle les finances, mais pas l'efficience institutionnelle. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le parlement dispose d'un site web et diffuse ses débats en streaming, mais les services au citoyen passent par les communes et les institutions régionales, pas par le parlement lui-même. Pas de principe once only, pas de plateforme numérique intégrée pour les services publics bruxellois. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aucun système comparable au monde. Berlin, Vienne, Hambourg. Toutes les villes-États fonctionnent avec un seul parlement, une majorité simple, sans double collège électoral. Le modèle bruxellois est un cas unique qui n'a été imité nulle part, ce qui est déjà révélateur en soi. |
Score de synthèse : 0× ✅ | 3× ⚠️ | 6× ❌
Principaux gains :
- Simplicité éliminer la quadruple fonction du parlement et les trois commissions communautaires
- Transparence un seul parlement, un seul collège électoral, pour que le citoyen sache qui décide
- Éprouvé à l'étranger reprendre le modèle de Berlin et de Vienne : une ville-État avec des districts urbains
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Nouveau/réformé Le Parlement bruxellois subsiste, mais il est organisé sur des bases fondamentalement différentes.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Un seul collège électoral au lieu de deux : Tous les Bruxellois votent pour les mêmes listes. Les partis peuvent être bilingues ou unilingues. C'est l'électeur qui choisit. Cela suit la proposition académique de 2025 et le modèle de toutes les autres villes-États européennes.
Représentation linguistique garantie : Un minimum de 17 sièges est garanti aux représentants néerlandophones (maintien de la protection actuelle), mais l'électeur n'est plus enfermé dans un seul groupe linguistique. Concrètement : un « mécanisme correcteur » à l'image de la proposition académique garantit le maintien de la représentation néerlandophone minimale, même si les électeurs votent massivement pour des listes bilingues ou francophones.
Majorité simple pour la formation du gouvernement : La double majorité est supprimée pour la formation du gouvernement. Une majorité simple de 45/89 suffit. La procédure de sonnette d'alarme subsiste comme mécanisme de protection des minorités linguistiques pour certaines législations.
Commissions communautaires supprimées : La VGC, la COCOF et la COCOM sont supprimées. Leurs compétences (culture, aide aux personnes, santé) sont transférées au Parlement bruxellois lui-même (pour les matières bicommunautaires) ou aux entités fédérées que sont la Flandre et la Wallonie (pour les matières propres à une Communauté, via des accords de coopération). Cela suit le modèle de Berlin, où toutes les compétences reposent sur l'Abgeordnetenhaus.
Un parlement qui passe de 89 à 75 sièges : Réduction de 89 à 75 sièges, conformément à la taille des villes-États comparables. Vienne : 100 sièges pour 1,98 million d'habitants. Hambourg : 121 pour 1,9 million. Bruxelles, avec 1,2 million, peut fonctionner de manière professionnelle avec 75.
Modèle international : Berlin (Abgeordnetenhaus) + Vienne (Gemeinderat/Landtag) : un seul parlement qui combine les compétences de l'entité fédérée et celles de la ville, avec des districts urbains au lieu de communes autonomes.
Économie estimée :
- Suppression des trois commissions communautaires : ±50 à 80 M€/an (budgets propres + frais généraux)
- Réduction du parlement de 89 à 75 : ±2 à 3 M€/an (14 mandats de moins)
- À terme : élimination des doubles administrations grâce à l'intégration des commissions communautaires
Trajet de mise en œuvre :
- Nécessite une modification de la loi spéciale bruxelloise (majorité spéciale au parlement fédéral)
- Nécessite une révision de la Constitution (art. 116 et suivants)
- Horizon temporel : 5 à 10 ans (deux législatures)
- Période de transition : 2 ans pour le transfert des compétences des commissions communautaires
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Parlement bruxellois. Réformé Un seul collège électoral, majorité simple, plus de commissions communautaires. 75 députés élus directement par tous les Bruxellois. Pas par deux électorats séparés.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale compte 89 membres, répartis en deux groupes linguistiques : 72 francophones et 17 néerlandophones. Les Bruxellois sont obligés de voter soit pour une liste francophone, soit pour une liste néerlandophone. Vous ne pouvez pas choisir par-delà la frontière linguistique. Pour former un Gouvernement bruxellois, il faut une majorité dans chaque groupe linguistique séparément. Le parlement fonctionne en outre en quatre qualités : comme parlement régional, comme Conseil de la VGC (affaires communautaires néerlandophones), comme Assemblée de la COCOF (affaires communautaires francophones) et comme Assemblée réunie de la COCOM (affaires communes aux deux Communautés, comme les hôpitaux et les maisons de repos). Budget de fonctionnement : ±70 millions d'euros par an.
Ce qui ne va pas
Après les élections de juin 2024, il a fallu 613 jours. Jusqu'en février 2026. Pour que Bruxelles ait un gouvernement. Un record historique. La cause est dans le système lui-même : avec 9 partis pour 17 sièges néerlandophones, une majorité de 9 sièges dans ce groupe linguistique tient du miracle mathématique. Entre-temps, la Région a fonctionné en crédits provisoires, les investissements ont été gelés et Belfius a retiré une ligne de crédit de 500 millions d'euros en raison de la dégradation de sa solvabilité.
Mais le problème est plus profond qu'une seule crise. Les deux collèges électoraux séparés empêchent l'émergence d'un espace politique bruxellois partagé. Les responsables politiques francophones et néerlandophones ne doivent jamais chercher un soutien auprès des électeurs de l'autre. Cela renforce la guerre de tranchées communautaire au lieu de la coopération. Les trois commissions communautaires y ajoutent une couche de complexité supplémentaire. Séances propres, budgets propres, administrations propres. Que plus aucun citoyen ne peut suivre.
Le Premier ministre De Wever l'a résumé en février 2026 : « What the hell is this mess? »
Principes violés : Simplicité (❌), Transparence (❌), Orientation résultats (❌), Éprouvé à l'étranger (❌).
Comment cela fonctionne ailleurs
Chaque ville-État européenne comparable. Berlin, Vienne, Hambourg. Fonctionne avec un seul parlement, un seul collège électoral et une majorité simple pour la formation du gouvernement. Pas de double groupe linguistique, pas de commissions communautaires parallèles.
Berlin (3,7 millions d'habitants) a un Abgeordnetenhaus de ±130 à 159 membres. Unilingue, majorité simple, douze districts urbains (Bezirke) aux compétences limitées au lieu de communes autonomes. La formation du gouvernement prend des semaines, pas des années.
Vienne (1,98 million d'habitants) a 100 conseillers qui siègent en deux qualités. Comme Gemeinderat et comme Landtag. Mais ce sont les mêmes personnes dans la même structure. Pas de double collège électoral, pas de commissions communautaires. Simple et praticable.
Hambourg (1,9 million d'habitants) a une Bürgerschaft de 121 membres qui gère à la fois les missions de l'entité fédérée et celles de la ville. Sept districts urbains aux compétences limitées. Majorité simple.
Le modèle bruxellois est un cas unique au monde qui n'a été imité nulle part.
Ce que HART propose
Un seul collège électoral : Tous les Bruxellois votent pour les mêmes listes. Les partis peuvent être bilingues ou unilingues. C'est leur choix. L'électeur n'est plus enfermé dans un groupe linguistique.
Représentation néerlandophone garantie : Un minimum de 17 sièges reste garanti aux représentants néerlandophones, via un mécanisme correcteur dans la répartition des sièges. La protection linguistique subsiste. Mais le mur entre les collèges électoraux disparaît.
Majorité simple : Un Gouvernement bruxellois se forme avec une majorité simple (38 sièges sur 75). La procédure de sonnette d'alarme subsiste pour les législations susceptibles de porter atteinte aux équilibres linguistiques.
Commissions communautaires supprimées : La VGC, la COCOF et la COCOM sont supprimées. Les matières bicommunautaires (hôpitaux, maisons de repos, aide aux personnes) passent au Parlement bruxellois lui-même. Les matières propres à une Communauté (culture, enseignement) sont réglées via des accords de coopération avec les entités fédérées.
Un parlement qui passe de 89 à 75 sièges : Conformément à la taille des villes-États comparables.
Ce que cela rapporte
- Une ville gouvernable : Plus jamais 613 jours sans gouvernement. Majorité simple = formation rapide des coalitions.
- Une démocratie bruxelloise : Les électeurs peuvent voter pour qui ils veulent, quelle que soit la langue. Les candidats doivent chercher un soutien auprès de tous les Bruxellois. Cela crée un espace politique partagé.
- Simplicité : Un seul parlement au lieu de quatre assemblées. Plus de trois commissions communautaires avec des budgets et des administrations propres.
- Économie : Suppression des commissions communautaires : ±50 à 80 M€/an. Réduction des mandats : ±2 à 3 M€/an.
- La garantie linguistique subsiste : La représentation néerlandophone minimale de 17 sièges est ancrée dans la Constitution. La procédure de sonnette d'alarme protège contre toute discrimination linguistique.
- Éprouvé : Chaque ville-État européenne comparable prouve que ce modèle fonctionne. Et aucune d'entre elles ne connaît de crise de plus de 600 jours.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Wikipedia. Brussels Hoofdstedelijk Parlement | https://nl.wikipedia.org/wiki/Brussels_Hoofdstedelijk_Parlement | Mise à jour continue | Composition, base juridique, historique |
| Parlement.brussels. Bezoldigingen | https://www.parlement.brussels/bezoldigingen/?lang=nl | 2024 | Rémunération des députés |
| Loi spéciale bruxelloise (Moniteur belge) | https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=nl&la=N&cn=1989011230&table_name=wet | 1989 | Base juridique |
| Euronews. Brussels deadlock 600 days | https://www.euronews.com/2026/02/09/what-the-hell-is-this-mess-belgiums-de-wever-bemoans-brussels-crisis-as-deadlock-hits-600- | 2026-02-09 | Crise de 600 jours, citation De Wever |
| Euronews. Brussels coalition agreement | https://www.euronews.com/2026/02/13/brussels-government-reaches-coalition-agreement-after-600-day-deadlock | 2026-02-13 | Accord de coalition Dilliès, 7 partis |
| VRT NWS. New Brussels government | https://www.vrt.be/vrtnws/en/2026/02/16/who-s-who-in-the-new-brussels-regional-government/ | 2026-02-16 | Composition du nouveau gouvernement |
| BRUZZ. Miljoenenbesparing Brussels parlement | https://www.bruzz.be/actua/politiek/dan-toch-eigen-loon-snijden-miljoenenbesparing-brussels-parlement-op-tafel-2025-05 | 2025-05 | Budget 70 M€, plan d'économies 7 M€ |
| BRUZZ. Kiessysteem hervorming tweetalige lijsten | https://www.bruzz.be/actua/politiek/professoren-schuiven-nieuw-kiessysteem-voor-brussel-naar-voren-met-tweetalige | 2025 | Proposition académique de listes uniques |
| BRUZZ. Kiessysteem kraakt | https://www.bruzz.be/actua/politiek/moet-het-kiessysteem-op-de-schop-op-zoek-naar-de-demos-brussel-2025-12-22 | 2025-12-22 | Critique des collèges électoraux séparés |
| BSI Position Papers. Kiessysteem Brussel | https://bsiposition.hypotheses.org/3781 | 2024 | Analyse académique du système électoral |
| Anadolu Agency. 600 days political deadlock | https://www.aa.com.tr/en/europe/no-regional-government-until-2029-brussels-marks-600-days-of-political-deadlock/3814501 | 2026 | Impasse politique, ligne de crédit Belfius |
| Wikipedia. Parliament of the Brussels-Capital Region | https://en.wikipedia.org/wiki/Parliament_of_the_Brussels-Capital_Region | En continu | Contexte en anglais, structure |
| Wikipedia. Politics and government Brussels-Capital Region | https://en.wikipedia.org/wiki/Politics_and_government_of_the_Brussels-Capital_Region | En continu | Commissions communautaires, structure administrative |
| The Low Countries. Why Brussels Needs to Rethink Its Governance | https://www.the-low-countries.com/article/why-brussels-needs-to-rethink-its-governance/ | 2025 | Analyse de la complexité institutionnelle |
| Martens Centre. From Brussels to Brussels | https://www.martenscentre.eu/blog/from-brussels-to-brussels-what-belgiums-capital-reveals-about-eu-governance/ | 2026 | Comparaison UE, gouvernabilité |
| Wikipedia. Abgeordnetenhaus of Berlin | https://en.wikipedia.org/wiki/Abgeordnetenhaus_of_Berlin | En continu | Comparaison avec Berlin |
| Wikipedia. Municipal Council and Landtag of Vienna | https://en.wikipedia.org/wiki/Gemeinderat_and_Landtag_of_Vienna | En continu | Comparaison avec Vienne |
| Wikipedia. Hamburg Parliament | https://en.wikipedia.org/wiki/Hamburg_Parliament | En continu | Comparaison avec Hambourg |
| Hamburgische Bürgerschaft. What parliament does | https://www.hamburgische-buergerschaft.com/what-parliament-does | 2025 | Missions du parlement de Hambourg |
| Brussels Governance Monitor. Levels of power | https://governance.brussels/en/explainers/levels-of-power | 2025 | Les six niveaux de pouvoir bruxellois |
| Cour des comptes. Région de Bruxelles-Capitale | https://www.ccrek.be/nl/legislative-level-chronological-order/64/64 | En continu | Contrôle financier |
Métadonnées
- Catégorie : Région bruxelloise. Structure
- Classification : 🟠 Nouveau/réformé
- Score des principes : 0✅ 3⚠️ 6❌
- Priorité : Critique. Fondement de la gouvernabilité bruxelloise
- Nécessite : Modification de la loi spéciale bruxelloise + Constitution