CREG (Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz) : audit
Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé : fusion en un seul régulateur national de l'énergie Catégorie : Régulateurs et autorités de contrôle fédéraux
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (CREG) Base juridique : Loi du 29 avril 1999 relative à l'organisation du marché de l'électricité + loi du 29 avril 1999 relative à l'organisation du marché du gaz. Transposition des directives européennes 96/92/CE (électricité) et 98/30/CE (gaz naturel). Création : 10 janvier 2000 Niveau de pouvoir : Fédéral. Organisme autonome doté de la personnalité juridique Personnel : 85 collaborateurs (au 1er janvier 2026) Budget : Frais de fonctionnement financés par des accises particulières sur l'électricité et le gaz naturel (depuis 2022 ; auparavant via la « cotisation fédérale »). Le budget est fixé chaque année par la Chambre des représentants. Référence historique : ±15,8 millions d'euros (2011). Tutelle : Comité de direction de 4 membres (le président + 3 directeurs), nommés par arrêté royal pour des mandats renouvelables de 6 ans.
Comité de direction actuel :
- Président : Koen Locquet (depuis le 27 septembre 2023)
- Directrice Prix et Comptes : Sigrid Jourdain
- Directeur Fonctionnement technique du marché : Laurent Jacquet
- Directrice Administration : Ilse Tant
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Régulation tarifaire : Approbation des tarifs de transport d'Elia (électricité) et de Fluxys (gaz naturel)
- Surveillance du marché : Monitoring de la transparence et de la concurrence sur les marchés de l'électricité, du gaz naturel et de l'hydrogène
- Protection des consommateurs : Comparateur de prix (CREG Scan), calcul des tarifs sociaux, monitoring des fournisseurs
- Fonction consultative : Avis à l'autorité fédérale et au parlement sur la politique énergétique
- Contrôle REMIT : Application du règlement européen concernant l'intégrité et la transparence du marché de l'énergie
- Gestion de fonds : Gestion de différents fonds fédéraux de l'énergie
Chevauchements avec d'autres institutions : C'est le problème central. La Belgique a quatre régulateurs de l'énergie qui travaillent côte à côte et parfois les uns à travers les autres :
| Régulateur | Niveau | Personnel | Compétence |
|---|---|---|---|
| CREG | Fédéral | 85 | Transport (haute tension/haute pression), surveillance du marché, tarifs Elia/Fluxys |
| VREG | Flandre | ±65 (estimation) | Distribution, marché de la fourniture, électricité verte, tarifs de réseau en Flandre |
| CWaPE | Wallonie | 51 | Distribution, marché de la fourniture, tarifs en Wallonie |
| BRUGEL | Bruxelles | 40 | Distribution, marché de la fourniture, tarifs à Bruxelles + eau |
| Total | ±250 |
Coordination : Via le FORBEG, un organe de concertation informel dont la présidence tourne tous les 6 mois. Réunions plénières tous les deux mois. Aucune décision contraignante. Uniquement de l'harmonisation.
Coopérations complémentaires :
- Avec la FSMA (marchés financiers) via un protocole de coopération (2016) sur REMIT
- Avec l'ABC (Autorité belge de la Concurrence) via un arrêté royal (2017) sur l'échange d'informations
- Avec l'ACER (agence européenne) et le CEER (conseil européen des régulateurs de l'énergie)
- Avec le Service fédéral de médiation de l'Énergie (depuis 2011)
Indicateurs de performance : La CREG publie des rapports annuels et un « tableau de bord » reprenant les données de marché. Les KPI de performance interne ne sont que partiellement accessibles au public.
Audit de la Cour des comptes (2015) : De novembre 2014 à juin 2015, la Cour des comptes a réalisé un audit fonctionnel. Conclusion : « La CREG remplit son rôle de régulateur et satisfait à la plupart des normes en matière d'indépendance, de transparence et de reddition de comptes. » Mais des points à améliorer ont été relevés : des lacunes législatives entravent l'exercice de certaines compétences, et la mission consultative doit être mieux formalisée.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : ACM (Autoriteit Consument & Markt)
- Structure : Un seul organe de contrôle intégré pour l'énergie + les télécoms + la concurrence + la protection des consommateurs
- Personnel : ±600 collaborateurs (total ACM), dont la direction Énergie constitue une partie
- Compétence : Nationale, pas de régulateurs régionaux de l'énergie
- Résultat : Un guichet unique pour tout le marché de l'énergie. Des coûts de coordination plus faibles, des décisions plus rapides
- Fusion en 2013 : NMa + OPTA + Consumentenautoriteit → ACM. Gain d'efficience démontré
Allemagne : Bundesnetzagentur (BNetzA)
- Structure : Un seul régulateur fédéral des réseaux pour l'énergie + les télécoms + la poste + le rail
- Personnel : ±2.832 collaborateurs
- Budget : ±267 M€ (2024)
- Compétence : Fédérale, avec des compétences résiduelles limitées pour les Länder (notamment les permis)
- Résultat : Depuis un arrêt de la Cour de justice de l'UE (2021), la BNetzA est désormais la seule instance compétente pour les tarifs de réseau. Pas de régulateurs régionaux pour l'énergie.
Danemark : Forsyningstilsynet (Danish Utility Regulator)
- Structure : Un seul régulateur indépendant pour l'électricité + le gaz + le chauffage urbain
- Personnel : ±80 à 120 collaborateurs
- Créé : 2018 (fusion d'instances antérieures)
- Résultat : Organisation compacte, faibles frais de structure, régulation rapide. Le Danemark compte 5,9 millions d'habitants (comparable à la Flandre) et se contente d'un seul régulateur.
Suisse : ElCom
- Structure : Commission fédérale de l'électricité, indépendante
- Personnel : ±50 collaborateurs
- Compétence : Nationale, malgré 26 cantons. Pas de régulateurs cantonaux de l'énergie.
- Résultat : Petite, efficiente, sans chevauchement
1D. Problèmes et critiques
Quatre régulateurs pour un pays de 11,6 millions d'habitants. La Belgique a plus de régulateurs de l'énergie que l'Allemagne (83 millions d'habitants, 1 régulateur), les Pays-Bas (17 millions, 1 régulateur) ou le Danemark (6 millions, 1 régulateur). Au total ±250 collaborateurs répartis sur 4 organisations disposant chacune de sa propre direction, de son IT, de ses RH, de son service juridique et de sa communication.
Césure artificielle entre le transport et la distribution. La CREG régule les réseaux de transport (Elia, Fluxys), les régulateurs régionaux les réseaux de distribution. Pour le consommateur, c'est incompréhensible. La facture forme un tout, mais quatre instances en déterminent chacune un morceau.
Le FORBEG est sans dents. Le mécanisme de coordination est informel, non contraignant, et il tourne tous les 6 mois. Il n'y a pas de KPI communs, pas de systèmes IT partagés, pas de comparateur de prix commun.
Travail en double. Chacun des quatre régulateurs réalise son propre monitoring de marché, ses propres rapports annuels, sa propre méthodologie tarifaire, ses propres outils pour les consommateurs. Le CREG Scan et le V-test (VREG) calculent les mêmes prix de l'énergie, mais de manières différentes, ce qui sème la confusion chez les consommateurs.
Désavantage d'échelle. La CWaPE (51 collaborateurs) et BRUGEL (40 collaborateurs) sont trop petites pour disposer en interne de toute l'expertise nécessaire. Les dossiers complexes (marché de l'hydrogène, marchés de la flexibilité, réduction du CO₂) exigent une spécialisation difficile à construire dans de petites équipes.
Reddition de comptes démocratique morcelée. La CREG rend compte au parlement fédéral, le VREG au Parlement flamand, la CWaPE au Parlement wallon, BRUGEL au Parlement bruxellois. Aucun parlement n'a la vue d'ensemble.
Lacunes législatives. Dès 2015, la Cour des comptes signalait que des lacunes législatives entravent l'exercice des compétences. La répartition des compétences entre le fédéral et les Régions est juridiquement complexe et engendre des zones grises.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La régulation de l'énergie a un caractère fortement transfrontalier (marché européen, interconnexions). La distribution est plus locale, mais la césure transport/distribution est artificielle. Un seul niveau national avec des antennes régionales est plus logique. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | La CREG elle-même est raisonnablement transparente (rapports annuels, tableau de bord), mais le système quadruple est opaque pour le citoyen. Qui est responsable de quoi ? Personne ne sait l'expliquer. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | La CREG est financée par des accises sur l'énergie. Le consommateur paie donc indirectement. Mais les quatre régulateurs ont chacun leurs propres flux de financement, si bien que le coût total reste invisible. Un fiscal gap né du morcellement. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Quatre régulateurs, quatre comités de direction, quatre services juridiques, quatre départements IT, quatre comparateurs de prix, quatre séries de méthodologies tarifaires. Le contraire de la simplicité. |
| 5 | Taille critique | ❌ | BRUGEL (40 pers.) et la CWaPE (51 pers.) sont trop petites face à la complexité croissante des marchés de l'énergie (hydrogène, flexibilité, communautés d'énergie, recharge des véhicules électriques). La CREG (85 pers.) reste modeste comparée à la BNetzA (2.832 pers.) pour un design de marché bien plus complexe. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Il n'y a pas de concurrence saine entre régulateurs. Il y a du morcellement. Les Régions régulent la distribution, mais les règles de marché et le cadre européen sont identiques. Aucune marge pour une différenciation régionale utile en matière d'énergie. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | La CREG publie des données de marché, mais il n'existe pas de benchmarking systématique de la performance régulatoire. Aucun KPI commun aux quatre régulateurs. Le rapport de la Cour des comptes de 2015 est le seul moment d'évaluation externe en 25 ans. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | La CREG dispose d'un comparateur de prix en ligne (CREG Scan), mais quatre plateformes numériques distinctes pour un même service, c'est le contraire de l'efficience. Aucune infrastructure de données partagée. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aucun pays comparable n'a quatre régulateurs de l'énergie. Les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark, la Suisse, l'Autriche. Tous ont un seul régulateur national, parfois intégré avec les télécoms et la concurrence. La Belgique est une exception internationale. |
Synthèse : Le gain le plus important se situe au niveau de la Simplicité (❌), de la Taille critique (❌) et de l'Éprouvé à l'étranger (❌). La Belgique paie ±250 collaborateurs répartis sur 4 organisations pour faire la même chose que ce que les Pays-Bas font avec une seule direction au sein de l'ACM.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Fusion des quatre régulateurs de l'énergie en une seule direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs (voir SPF Économie)
3B. Proposition concrète
Ce qui change : La CREG, le VREG, la CWaPE et BRUGEL fusionnent en une seule direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs. Une institution fédérale indépendante dotée d'antennes régionales (voir SPF Économie).
Structure :
- Un seul comité de direction (5 membres : le président + 4 directeurs) au lieu de 4 comités de direction (16 membres au total)
- Un seul siège à Bruxelles
- Trois antennes régionales (Flandre, Wallonie, Bruxelles) pour les matières de distribution et le contact local
- Un seul comparateur de prix au lieu de quatre
- Une seule méthodologie tarifaire pour toute la Belgique (avec des composantes régionales là où c'est nécessaire)
- Un seul rapport annuel au parlement fédéral et aux parlements des entités fédérées
Modèle international : Le modèle néerlandais ACM (organe de contrôle intégré avec une direction Énergie, les télécoms, la concurrence et la protection des consommateurs), combiné au modèle danois Forsyningstilsynet (organisation compacte, mandat large). L'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs intègre l'énergie, la concurrence, la protection des consommateurs et (à terme) les télécoms, à l'exemple de l'ACM.
Personnel : De ±250 (répartis sur 4 organisations) à ±170 (une seule organisation). Économie par l'élimination de 4× les frais de structure (direction, RH, IT, juridique, communication, immobilier). Pas de licenciements secs. Départs naturels + reclassement.
Économie estimée :
- Coûts de direction : 4 comités de direction → 1 = économie de ±2 à 3 millions d'euros par an (indemnités + frais de structure)
- Frais de structure (4× RH, IT, juridique, communication, immobilier) : économie de ±5 à 8 millions d'euros par an
- Économie structurelle totale : ±10 à 15 millions d'euros par an
- En plus : une meilleure régulation grâce à davantage de spécialisation, des décisions plus rapides, un interlocuteur unique pour les acteurs du marché
Trajet de mise en œuvre :
- Une loi spéciale est nécessaire (la régulation de l'énergie relève en partie des compétences régionales et communautaires)
- Phase de transition de 3 ans : rendre d'abord le FORBEG contraignant, puis intégrer progressivement
- Le personnel existant est repris avec maintien de ses droits
- Les antennes régionales subsistent pour les missions liées à la distribution
- Pleine opérationnalité de la direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs : 2032
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
CREG (énergie) : réformé La Belgique a quatre régulateurs de l'énergie totalisant ±250 collaborateurs pour 11,6 millions d'habitants. Les Pays-Bas font la même chose avec une seule direction de l'énergie au sein de l'ACM. HART fusionne la CREG, le VREG, la CWaPE et BRUGEL en une seule direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs (voir SPF Économie).
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le marché belge de l'énergie est régulé par quatre instances distinctes. La CREG (85 collaborateurs) couvre le niveau fédéral : les réseaux de transport d'Elia et de Fluxys, la surveillance du marché, les tarifs sociaux. À côté de cela, chaque Région a son propre régulateur : le VREG en Flandre (±65 collaborateurs), la CWaPE en Wallonie (51 collaborateurs) et BRUGEL à Bruxelles (40 collaborateurs). Chacun a son propre comité de direction, son propre service juridique, son propre IT, son propre comparateur de prix et sa propre méthodologie tarifaire. Ils se coordonnent via le FORBEG. Un organe de concertation informel sans compétences contraignantes.
Ce qui ne va pas
Un pays de 11,6 millions d'habitants paie quatre fois les frais de structure pour la même régulation. Quatre comités de direction comptant ensemble 16 membres. Quatre services juridiques qui traduisent les mêmes directives européennes. Quatre comparateurs de prix qui calculent les mêmes prix de l'énergie, mais de manières différentes. Ce qui déroute les consommateurs. Le CREG Scan et le V-test donnent parfois des résultats différents pour des situations identiques.
Pendant ce temps, la Belgique manque d'expertise là où cela compte. Les marchés de l'énergie se complexifient à toute vitesse : hydrogène, stockage par batteries, communautés d'énergie, marchés de la flexibilité, recharge des véhicules électriques. Avec ses 40 collaborateurs, BRUGEL ne peut pas couvrir professionnellement tous ces domaines. Dès 2015, la Cour des comptes concluait que des lacunes législatives entravent la CREG dans l'exercice de ses compétences. Et depuis lors, rien n'a fondamentalement changé.
Aucun parlement n'a la vue d'ensemble. La Chambre entend la CREG, le Parlement flamand entend le VREG, le Parlement wallon entend la CWaPE, le Parlement bruxellois entend BRUGEL. La facture d'énergie du Belge ne connaît pas de frontières régionales, mais le contrôle qui s'y rapporte, si.
Comment cela fonctionne ailleurs
En 2013, les Pays-Bas ont fusionné l'autorité néerlandaise de la concurrence, l'OPTA (télécoms) et l'autorité de protection des consommateurs pour former l'ACM. Autoriteit Consument & Markt. La direction Énergie au sein de l'ACM régule tout le marché néerlandais de l'énergie : le transport, la distribution, les fournisseurs, la protection des consommateurs. Exactement les mêmes missions que la CREG + le VREG + la CWaPE + BRUGEL réunis. Une seule organisation, un seul jeu de règles, un seul interlocuteur. Pas de régulateurs provinciaux de l'énergie. C'est le modèle sur lequel se fonde l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs en Belgique.
L'Allemagne. Un État fédéral de 83 millions d'habitants et 16 Länder. Elle a un seul régulateur de l'énergie : la Bundesnetzagentur (BNetzA), avec ±2.832 collaborateurs. Après un arrêt de la Cour de justice de l'UE en 2021, la BNetzA est la seule instance compétente pour les tarifs de réseau dans toute l'Allemagne. Les Länder ne conservent que des compétences résiduelles comme les permis.
Le Danemark, qui compte 5,9 millions d'habitants (comparable à la Flandre), a créé en 2018 le Forsyningstilsynet : un seul régulateur compact d'environ 80 à 120 collaborateurs pour l'électricité, le gaz et le chauffage urbain. La Suisse. Multilingue et fédérale. Elle a l'ElCom : ±50 collaborateurs, une seule commission nationale de l'énergie pour 26 cantons.
La conclusion est sans appel : aucun pays européen comparable n'a quatre régulateurs de l'énergie.
Ce que HART propose
HART fusionne la CREG, le VREG, la CWaPE et BRUGEL en une seule direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs :
- Un seul comité de direction de 5 membres (au lieu de 4 comités comptant 16 membres)
- Un seul siège à Bruxelles avec trois antennes régionales pour les questions de distribution
- Un seul comparateur de prix national, une seule méthodologie tarifaire, un seul jeu de règles de marché
- Un seul rapport annuel transmis à tous les parlements
- Une seule organisation, assez grande pour attirer des spécialistes de l'hydrogène, de la flexibilité, de la recharge des véhicules électriques et des communautés d'énergie
- L'intégration avec la concurrence et la protection des consommateurs (modèle ACM, voir SPF Économie)
Les antennes régionales garantissent le maintien de la connaissance locale des réseaux de distribution. Mais la régulation de base. Méthodologie tarifaire, surveillance du marché, protection des consommateurs. Devient nationale, comme dans tous les pays voisins.
Ce que cela rapporte
- Économie structurelle : ±10 à 15 millions d'euros par an grâce à l'élimination de frais de structure quadruplés
- De ±250 à ±170 collaborateurs (par départs naturels, sans licenciements)
- Meilleure régulation : plus d'expertise par dossier, des décisions plus rapides
- Clarté pour les consommateurs : un seul comparateur de prix, un seul jeu de règles tarifaires
- Clarté pour les acteurs du marché : un seul guichet au lieu de quatre
- Voix européenne plus forte : un seul régulateur au sein de l'ACER et du CEER au lieu d'un fédéral + trois régionaux qui défendent parfois des positions différentes
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| CREG. Qui sommes-nous et que faisons-nous ? | https://www.creg.be/nl/over-de-creg/wie-zijn-we-en-wat-doen-we | Informations de base, personnel (85 pers.), structure, comité de direction |
| CREG. Coopération avec d'autres instances | https://www.creg.be/nl/over-de-creg/samenwerking-met-andere-instanties | FORBEG, coopération FSMA/ABC, ACER/CEER |
| CREG. Cotisation fédérale | https://www.creg.be/nl/a-z-index/federale-bijdrage | Mécanisme de financement, accises |
| Wikipedia NL. CREG | https://nl.wikipedia.org/wiki/Commissie_voor_de_Regulering_van_de_Elektriciteit_en_het_Gas | Création, historique, base juridique |
| Cour des comptes. Audit fonctionnel CREG (2015) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2015_48_CREG_NL.pdf | Évaluation de l'indépendance, du fonctionnement, lacunes législatives |
| CREG. Communiqué de presse sur l'audit de la Cour des comptes | https://www.creg.be/nl/publicaties/persbericht-pr133 | Réaction de la CREG aux constats de la Cour des comptes |
| Synergrid. Régulateurs | https://www.synergrid.be/nl/over-de-netten/elektriciteit-gas-in-belgie/regulatoren | Aperçu des quatre régulateurs belges |
| CWaPE. Equipe | https://www.cwape.be/equipe | Personnel de la CWaPE (51 collaborateurs), structure organisationnelle |
| BRUGEL. Rapport annuel 2022 (Ressources humaines) | https://annual-report-2022.brugel.brussels/ressources.html | Personnel de BRUGEL (40 collaborateurs) |
| Wikipedia EN. Federal Network Agency (Bundesnetzagentur) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Network_Agency | Personnel (±2.832), structure, missions en Allemagne |
| Forsyningstilsynet. About us | https://forsyningstilsynet.dk/about-us | Structure du régulateur danois, créé en 2018 |
| RocketReach. Forsyningstilsynet | https://rocketreach.co/forsyningstilsynet-danish-utility-regulator-profile_b40b7b8eff937c7c | Personnel (±78 à 120 collaborateurs) au Danemark |
| Wikipedia EN. Netherlands Authority for Consumers and Markets | https://en.wikipedia.org/wiki/Netherlands_Authority_for_Consumers_and_Markets | Fusion ACM de 2013, personnel (±600) |
| Wikipedia NL. VREG | https://nl.wikipedia.org/wiki/Vlaamse_Regulator_van_de_Elektriciteits-_en_Gasmarkt | Création, missions, structure du VREG |
| SPF Économie. CREG | https://economie.fgov.be/nl/themas/energie/bronnen-en-dragers-van-energie/elektriciteit/liberalisering-van-de-markt/commissie-voor-de-regulering | Cadre légal, procédure de nomination |
| News.belgium. Frais de fonctionnement de la CREG | https://news.belgium.be/nl/creg-5 | Budget de ±15,8 millions d'euros (2011) |
Métadonnées
- Ligne : CREG (énergie)
- Section : Régulateurs et autorités de contrôle fédéraux
- Classification : 🟠 Réformé
- Proposition : Fusion CREG + VREG + CWaPE + BRUGEL → direction de l'énergie au sein de l'Autorité fédérale des marchés et des consommateurs
- Modèle : ACM néerlandaise (voir SPF Économie)
- Économie estimée : ±10 à 15 M€/an
- Principes offrant le plus grand gain : Simplicité, Taille critique, Éprouvé à l'étranger