CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) : audit
Date : 2026-03-31 Catégorie : institutions de la FWB. Redistribuées Statut proposé : 🟣 Fusion. Absorbé dans un seul Institut belge des médias (BIM)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) Base juridique : créé en 1987 comme organe consultatif au sein de l'administration de la Communauté française. Devenu autorité administrative indépendante par le décret du 24 juillet 1997. A obtenu la personnalité juridique et des compétences élargies par le décret du 27 février 2003 sur les médias audiovisuels. Le cadre légal le plus récent est le décret du 4 février 2021 relatif aux services de médias audiovisuels et aux services de partage de vidéos, qui a entièrement remplacé le décret de 2003.
Niveau de pouvoir : Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française) : un niveau de pouvoir qui est supprimé dans le modèle HART.
Budget : la dotation annuelle de la FWB s'élève à 2,8 millions d'euros (année de base 2019), indexée chaque année sur la base de l'indice des prix à la consommation + 1 % de hausse pour l'évolution des carrières. En 2024, la dotation est estimée à ±3,2 à 3,4 millions d'euros. La dotation couvre tant les frais de fonctionnement que les frais de personnel et est inscrite au budget de la FWB (division organique 25, allocation de base 41.04). Les modalités de financement sont fixées dans un contrat de financement quinquennal conclu avec le gouvernement de la FWB (contrat actuel : 2019-2023).
Personnel : environ 30 collaborateurs répartis en unités spécialisées (analyse des médias, technologies numériques, études et recherche, communication, secrétariat d'instruction). La source Wikipedia mentionne 26 collaborateurs administratifs.
Tutelle : autorité administrative indépendante. Le Bureau se compose d'un président (à temps plein, mandat de 5 ans renouvelable), de trois vice-présidents (à temps partiel) et d'un directeur. Président actuel : Karim Ibourki (depuis le 15 novembre 2017).
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Régulation des services de médias audiovisuels en Communauté française : chaînes de télévision (RTBF, télévisions locales et privées), radios, services à la demande, webTV, webradios, plateformes de partage de vidéos
- Régulation des distributeurs (câblo-opérateurs comme Proximus, VOO, Telenet ; diffusion numérique terrestre ; satellite)
- Octroi d'autorisations aux services privés de radiodiffusion (26 services de télévision et 28 services de radio non FM autorisés)
- Contrôles de conformité annuels
- Sanctions : de l'avertissement au retrait d'autorisation
- Traitement des plaintes via le Secrétariat d'instruction indépendant
- Monitoring de la concentration des médias et du pluralisme
- Depuis 2024 : coresponsable de l'application du Digital Services Act (DSA)
Structure à deux collèges :
- Collège d'autorisation et de contrôle (10 membres) : octroie les autorisations, contrôle le respect des règles, inflige les sanctions
- Collège d'avis (30 membres + membres du Bureau) : rend des avis sur la publicité, la protection des mineurs, la dignité humaine, l'information politique en période électorale, l'accessibilité
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Le VRM (Vlaamse Regulator voor de Media, régulateur flamand des médias) fait exactement la même chose pour la Communauté flamande
- Le Medienrat fait la même chose pour la Communauté germanophone
- L'IBPT (fédéral) régule les télécoms et est désigné comme coordinateur numérique national pour le DSA
- Pour l'application du DSA, il y a donc quatre autorités compétentes dans un pays de 11,6 millions d'habitants : IBPT + VRM + CSA + Medienrat
Indicateurs de performance : le CSA publie des rapports annuels et des études spécifiques sur le pluralisme des médias. Un rapport du Centre for Media Pluralism and Media Freedom (EUI) signale des « medium risks » pour le pluralisme du marché et l'inclusion sociale en Belgique. Aucune évaluation externe indépendante du CSA lui-même n'a été trouvée.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Commissariaat voor de Media (CvdM)
- Un seul régulateur national des médias pour tout le pays (17,8 millions d'habitants)
- Budget : 10 millions d'euros (2025)
- Personnel : ±56 collaborateurs (51 ETP, chiffre historique de 2017 ; vraisemblablement en hausse)
- Compétent pour les médias publics et commerciaux, les services à la demande, la publicité
- Compétent en outre pour le DSA, dans le cadre d'un dispositif national rationalisé
- Conclusion : un seul régulateur dessert 17,8 millions de personnes, contre trois régulateurs pour 11,6 millions en Belgique
Allemagne. 14 Landesmedienanstalten
- Modèle fédéral avec 14 autorités régionales des médias (problème comparable à celui de la Belgique)
- Elles collaborent sous la coupole « die medienanstalten », avec un bureau commun à Berlin (GGS)
- Réformé récemment par le Medienstaatsvertrag (2020), qui place aussi les réseaux sociaux, les moteurs de recherche et les portails vidéo sous surveillance
- Différence avec la Belgique : l'Allemagne compte 83 millions d'habitants (l'échelle justifie une approche régionale) et dispose d'une structure de coordination solide qui fait défaut à la Belgique
Autriche. KommAustria + RTR
- Modèle convergent : une seule autorité (KommAustria) pour les médias et les télécoms, appuyée par la RTR (Rundfunk und Telekom Regulierungs-GmbH)
- La RTR compte environ 200 collaborateurs pour les médias et les télécoms réunis
- Créée en 2001 spécifiquement pour aborder la convergence entre médias et télécoms
- Pays de 9 millions d'habitants, trilingue (allemand, hongrois, slovène pour les minorités) : et pourtant un seul régulateur
- Conclusion : le modèle convergent autrichien est la référence la plus pertinente
Suisse. BAKOM/OFCOM
- Un seul office fédéral (BAKOM) pour la communication : médias, télécoms et poste
- Créé en 1992, il relève du département fédéral DETEC
- Il dessert un pays de 8,8 millions d'habitants avec quatre langues officielles (allemand, français, italien, romanche)
- Et pourtant, pas de régulateur distinct par région linguistique. Une seule institution fédérale
- Conclusion : si la Suisse peut avoir un seul régulateur des médias avec quatre langues, la Belgique le peut aussi
Danemark. Radio- og tv-nævnet / Mediestyrelsen
- Régulateur des médias placé sous l'Agence pour la culture et les palais
- Petit, efficient, intégré à l'administration de la culture
- Pays de 5,9 millions d'habitants. Échelle comparable à celle de la Communauté française
1D. Problèmes et critiques
Trois régulateurs pour un petit pays. La Belgique a trois régulateurs des médias distincts (VRM, CSA, Medienrat) pour 11,6 millions d'habitants, alors que les Pays-Bas en ont un pour 17,8 millions et la Suisse un pour 8,8 millions avec quatre langues.
La mise en œuvre du DSA est d'une lenteur exaspérante. L'accord de coopération entre l'État fédéral et les Communautés pour l'application du DSA a pris de l'entrée en vigueur du DSA (février 2024) à janvier 2025. Près d'un an. La Commission européenne relève que les progrès sont « very slow ».
Mise en œuvre de l'EMFA sans budget. L'European Media Freedom Act (EMFA), qui remplace l'ERGA par un European Board for Media Services, exige des adaptations. Mais aucun budget n'est prévu pour sa mise en œuvre en Belgique.
Lié à un niveau de pouvoir supprimé. Le CSA est une institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans le modèle HART, la FWB est supprimée et ses compétences sont redistribuées entre l'entité fédérée wallonne et l'entité fédérée bruxelloise. Le CSA perd ainsi son ancrage institutionnel.
Taille limitée. ±30 collaborateurs et ±3,2 millions d'euros de budget pour un paysage médiatique toujours plus complexe, avec des plateformes, des algorithmes, de la désinformation, des contenus générés par l'IA. Le CvdM néerlandais dispose au moins du double du budget pour des missions comparables.
Pas de surveillance convergente. Les médias et les télécoms sont régulés séparément (CSA contre IBPT), alors que la convergence entre les deux secteurs est un fait depuis des décennies. L'Autriche a résolu cela en 2001 avec KommAustria/RTR.
Des règles différentes selon la région linguistique. Le CSA peut intervenir en matière de concentration des médias ; le VRM ne peut que surveiller et faire rapport. Les mêmes entreprises de médias (Proximus, Telenet) sont actives sur les deux marchés mais relèvent de régimes différents.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La régulation des médias n'est à juste titre pas une compétence fédérale (elle est culturellement sensible), mais la répartition actuelle entre trois Communautés est trop fine. Le niveau de l'entité fédérée est le bon niveau. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le CSA publie des rapports annuels et ses décisions, mais le citoyen ne comprend pas pourquoi il existe trois régulateurs des médias, chacun avec son propre cadre légal. La complexité de la répartition des compétences mine la transparence. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | La FWB finance le CSA par dotation, mais la FWB n'a elle-même pratiquement pas de recettes fiscales propres. Elle vit de transferts fédéraux. Qui décide (la FWB) n'est pas qui paie (le contribuable fédéral). Écart fiscal classique. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Trois régulateurs des médias + l'IBPT pour les télécoms + des accords de coopération pour le DSA = quatre autorités pour un seul pays de 11,6 millions d'habitants. Les Pays-Bas le font avec un seul. La Suisse aussi. |
| 5 | Taille critique | ❌ | ±30 collaborateurs et ±3,2 millions d'euros pour réguler un paysage médiatique numérique en évolution rapide. Trop petit pour exécuter professionnellement toutes les missions (DSA, EMFA, IA, régulation des plateformes). |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | En théorie, les entités fédérées pourraient expérimenter en matière de régulation des médias, mais la situation actuelle mène plutôt à de l'incohérence (le VRM et le CSA ont des compétences différentes en matière de concentration des médias) qu'à une concurrence saine. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Le CSA publie des rapports, mais il n'existe pas d'évaluation externe indépendante du régulateur lui-même. Pas de benchmarking par rapport à des pairs internationaux. Pas de KPI publics assortis de cibles. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le CSA a une présence numérique et un système de plaintes en ligne, mais la régulation elle-même reste fortement axée sur les modèles de broadcast traditionnels. L'adaptation aux plateformes et aux algorithmes est en retard. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Les Pays-Bas, la Suisse et l'Autriche démontrent qu'un seul régulateur (convergent) par pays suffit, même dans des contextes multilingues. Le modèle belge de trois régulateurs distincts est une exception au niveau international, pas une best practice. |
Synthèse : 0× ✅, 5× ⚠️, 4× ❌. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (trois régulateurs → deux régulateurs d'entité fédérée), de la taille critique (trop petite pour la mission actuelle) et du principe éprouvé à l'étranger (modèle convergent comme en Autriche et en Suisse).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟣 Fusion le CSA est absorbé dans le nouvel Institut belge des médias (BIM), avec le VRM, le Medienrat et les compétences médias de l'IBPT.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- La FWB est supprimée comme niveau de pouvoir. Le CSA perd ainsi sa base institutionnelle.
- Le CSA fusionne avec le VRM, le Medienrat et les compétences médias de l'IBPT en un seul Institut belge des médias (BIM), sur le modèle du BAKOM suisse et du CvdM néerlandais.
- L'appréciation du contenu des médias (impartialité, protection des mineurs, règles publicitaires, quotas de langue et de musique, obligations locales) reste sensible à la langue et est traitée par une chambre francophone au sein du BIM. Car le contenu médiatique EST lié à la langue.
- Toute la régulation de la distribution de ce contenu (réseaux physiques et plateformes algorithmiques) et les règles européennes qui y sont liées (DSA, DMA, SMA, EMFA) sont organisées de manière centrale, y compris l'octroi des licences, la concentration des médias et la régulation des plateformes. Cette distinction reste praticable parce que les canaux de distribution n'adaptent pas eux-mêmes le contenu, mais déterminent bien qui voit quoi.
- Une Chambre des plateformes distincte au sein du BIM reçoit l'application du DSA, la surveillance des systèmes de recommandation algorithmique et le rapport annuel sur la concentration des plateformes numériques (Google, YouTube, Meta, TikTok). Cette chambre collabore structurellement avec l'Autorité de la concurrence pour l'application du DMA.
- Protocole de coopération permanent avec l'Autorité de la concurrence pour l'application du DSA et du DMA. L'Autorité de la concurrence reste lead sur le DMA ; le BIM est lead sur le DSA. Ensemble, ils publient chaque année un rapport intégré unique sur le pouvoir médiatique et la domination des plateformes, de sorte que la concentration médiatique traditionnelle et la domination des plateformes numériques soient appréciées dans un seul cadre.
- Le rapport sur la concentration des médias couvre désormais non seulement les médias classiques (radiodiffuseurs, journaux, câblo-opérateurs) mais aussi les plateformes numériques et leurs systèmes de recommandation algorithmique.
- Un seul conseil d'administration, une seule direction, un seul visage belge à l'ERGA et au European Board for Media Services.
Modèle international de référence : la Suisse (BAKOM) : un seul organe fédéral des médias pour quatre communautés linguistiques ; les Pays-Bas (CvdM) pour l'efficience liée à la taille ; l'Autriche (KommAustria/RTR) pour la surveillance convergente.
Gain d'efficience estimé :
- Quatre structures de support (conseils d'administration, directions, services juridiques, informatique) n'en font plus qu'une. Économie estimée de 15 à 25 % sur les frais de fonctionnement combinés
- Regroupement de ±50 à 70 collaborateurs (VRM 21 + CSA ±25-30 + Medienrat ±5 + IBPT-médias ±10) en un seul organe professionnel disposant d'une taille suffisante pour la surveillance numérique
- Mise en œuvre univoque des directives européennes (SMA, DSA, EMFA) : plus d'incohérences entre les Communautés
- Un seul point de contact pour les citoyens, les entreprises de médias et les institutions européennes
Trajet de mise en œuvre :
- Accord de coopération entre l'État fédéral et les Communautés (2027)
- Création du BIM par une loi spéciale (2028)
- Démarrage opérationnel dans le cadre de la 7e réforme de l'État (2029)
- Nécessite : une révision de l'article 127 de la Constitution (compétence communautaire en matière de culture) ou une loi à majorité spéciale
- Le personnel du CSA est transféré au BIM (pas de licenciements forcés)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) : fusion Le régulateur francophone des médias est absorbé dans un seul Institut belge des médias (BIM), avec le VRM, le Medienrat et les compétences médias de l'IBPT. L'appréciation du contenu francophone passe toujours par une chambre linguistique spécifique. Mais le back-office, les licences, le DSA et la régulation des plateformes deviennent centraux.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le CSA est le régulateur indépendant des médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles, créé en 1987. Il régule la télévision, la radio, les services à la demande et les distributeurs en Communauté française. Il compte environ 30 collaborateurs et travaille avec une dotation annuelle de ±3,2 millions d'euros. Le CSA octroie des autorisations, contrôle le respect des règles médias, traite les plaintes et surveille le pluralisme des médias. Depuis 2024, il est aussi coresponsable de l'application du Digital Services Act (DSA) européen.
Ce qui ne va pas
La Belgique est le seul pays d'Europe à avoir trois régulateurs des médias distincts pour 11,6 millions d'habitants : le VRM (Flandre), le CSA (francophone) et le Medienrat (germanophone). C'est comme si vous aviez trois agents de circulation distincts au même carrefour. Chacun avec ses propres règles.
La conséquence est concrète :
- L'accord de coopération sur l'application du DSA a pris près d'un an à conclure. La Commission européenne a qualifié les progrès de « very slow ».
- Le VRM ne peut que surveiller la concentration des médias ; le CSA peut aussi intervenir. Les mêmes entreprises de médias (Proximus, Telenet) relèvent donc de règles différentes selon la langue.
- Aucun budget n'est prévu pour l'European Media Freedom Act (EMFA).
- Le CSA a ±30 collaborateurs pour un ensemble de missions toujours plus complexe : plateformes, algorithmes, désinformation, contenus IA. Aux Pays-Bas, le Commissariaat voor de Media dispose au moins du double du budget (10 millions d'euros) pour un seul régulateur qui dessert tout le pays.
Le CSA est en outre une institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un niveau de pouvoir qui ne perçoit aucun impôt propre et vit de transferts fédéraux. Le citoyen qui paie (via les impôts fédéraux) n'a aucune vue sur qui décide de la régulation des médias dans une autre région linguistique.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, le Commissariaat voor de Media (CvdM) régule tout le secteur des médias avec une seule instance : un budget de 10 millions d'euros, ±55 collaborateurs, pour 17,8 millions d'habitants. Une seule loi, un seul régulateur, un seul point de contact.
En Autriche, ils sont allés encore plus loin. Depuis 2001, KommAustria (l'autorité des médias) réunit avec la RTR (le régulateur des télécoms et des médias) les médias et les télécoms sous un même toit. Ensemble, ils comptent environ 200 collaborateurs pour un pays de 9 millions d'habitants. L'avantage : si une entreprise comme Proximus propose à la fois des services internet et du contenu télévisé, vous n'avez pas besoin de deux régulateurs distincts.
En Suisse, le BAKOM fédéral (OFCOM) a le mandat pour les médias, les télécoms et la poste. Pour un pays avec quatre langues officielles (allemand, français, italien, romanche). Si la Suisse parvient à faire fonctionner un seul régulateur des médias avec quatre langues, la Belgique le peut avec trois.
Ce que HART propose
Suppression du CSA comme institution de la FWB. La Fédération Wallonie-Bruxelles est supprimée. Le CSA perd ainsi sa base institutionnelle.
Fusion en un seul Institut belge des médias (BIM). Le CSA est absorbé, avec le VRM, le Medienrat et les compétences médias de l'IBPT, dans un seul régulateur national des médias. La culture est du ressort des radiodiffuseurs (VRT/RTBF/BRF), pas du régulateur. Le régulateur applique de plus en plus de règles européennes (DSA, SMA, EMFA) qui n'exigent aucune différenciation par entité fédérée.
Chambre de contenu francophone. L'appréciation du contenu des médias (impartialité, protection des mineurs, règles publicitaires, quotas de langue et de musique) est sensible à la langue et est traitée par une chambre francophone au sein du BIM. La régulation de la distribution (réseaux physiques et plateformes algorithmiques) et les règles européennes qui y sont liées (DSA, DMA, SMA, EMFA) sont exécutées de manière centrale dans une Chambre des plateformes distincte. Cette distinction reste praticable : les canaux de distribution n'adaptent pas eux-mêmes le contenu, mais déterminent bien qui voit quoi.
3bis. Coopération avec l'Autorité de la concurrence. Le BIM conclut un protocole de coopération permanent avec l'Autorité de la concurrence pour l'application du DSA et du DMA. Ainsi, l'attention ne porte pas seulement sur la concentration médiatique classique, mais aussi sur la domination des plateformes numériques (Google, YouTube, Meta, TikTok). Le rapport annuel sur la concentration des médias devient une image intégrée de qui contrôle aujourd'hui le flux d'information.
Le personnel est transféré. Les ±30 collaborateurs du CSA rejoignent le BIM. Personne n'est licencié. Ils obtiennent une organisation plus grande et plus professionnelle, avec de meilleures perspectives de carrière.
Un seul visage belge à l'international. Un seul représentant à l'ERGA et au European Board for Media Services, au lieu de la situation actuelle où la Belgique doit expliquer pourquoi elle envoie quatre régulateurs aux réunions européennes.
Ce que cela rapporte
- Simplicité : un seul régulateur des médias pour toute la Belgique au lieu de quatre. Une seule loi, un seul point de contact, une seule procédure de plainte.
- Taille critique : le regroupement de ±50 à 70 collaborateurs dans une seule organisation qui a les moyens d'exercer une surveillance numérique professionnelle des plateformes, des algorithmes et des contenus IA.
- Rapidité : une seule mise en œuvre des directives européennes au lieu de trois trajets parallèles qui durent des mois, voire des années (cf. l'accord de coopération sur le DSA).
- Économies : 15 à 25 % sur les frais de structure grâce à la fusion de quatre conseils d'administration, directions, services juridiques et services informatiques.
- Reddition de comptes démocratique : le BIM relève du contrôle parlementaire de la Chambre. Pas du Parlement indirect de la FWB, dont les membres ne sont pas élus directement pour la FWB.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| 1 | CSA. Le CSA (site officiel) | https://www.csa.be/le-csa/ | Structure, mission, personnel, fonctionnement |
| 2 | Wikipedia EN. Conseil supérieur de l'audiovisuel (Belgium) | https://en.wikipedia.org/wiki/Conseil_sup%C3%A9rieur_de_l%27audiovisuel_(Belgium) | Historique, base juridique, structure, personnel (26 adm.) |
| 3 | CSA. Comment est financé le CSA ? | https://www.csa.be/faq_csa/comment-est-finance-le-csa/ | Dotation de 2,8 M€ (base 2019), contrat de financement, indexation |
| 4 | CSA. Décret SMA en bref | https://www.csa.be/le-decret-sur-les-services-de-medias-audiovisuels-et-services-de-partage-de-videos-en-bref/ | Décret de 2021, cadre juridique |
| 5 | CRISP. Conseil supérieur de l'audiovisuel | https://www.vocabulairepolitique.be/conseil-superieur-de-laudiovisuel-csa/ | Historique des décrets de 1997 et 2003 |
| 6 | REFRAM. CSA Belgique | https://www.refram.org/Les-membres/CSA-Belgique | Réseau international, mission |
| 7 | Centre for Media Pluralism and Media Freedom. Belgium | https://cmpf.eui.eu/country/belgium/ | Risques pour le pluralisme des médias, différence de compétences entre VRM et CSA, lenteur DSA/EMFA |
| 8 | Euromedia Ownership Monitor. Belgium 2025 | https://media-ownership.eu/2025-edition/country-reports/belgium/ | Trois régulateurs, morcellement, coordination DSA |
| 9 | WE MEDIA. België wijst vier bevoegde autoriteiten aan voor DSA | https://wemedia.be/nieuws/belgie-wijst-vier-bevoegde-autoriteiten-aan-voor-de-toepassing-van-de-digital-services-act-dsa/ | Application du DSA, quatre autorités |
| 10 | CSA. DSA Rapport annuel 2024 | https://www.csa.be/document/dsa-rapport-annuel-2024/ | Mise en œuvre du DSA en Belgique, accord de coopération |
| 11 | European Commission. Rule of Law Report Belgium 2025 | https://commission.europa.eu/document/download/5fe5bb71-2898-4079-ad5a-19a3ff595a62_en | Effectifs du VRM pour le DSA, absence de budget EMFA |
| 12 | Commissariaat voor de Media. Nederland | https://www.cvdm.nl/english-summary-dutch-media-authority/ | Référence néerlandaise : un seul régulateur, budget de 10 M€ |
| 13 | Rijksfinancien.nl. Mediabegroting 2025 | https://www.rijksfinancien.nl/memorie-van-toelichting/2025/OWB/VIII/onderdeel/3128859 | Budget du CvdM de 10 millions d'euros en 2025 |
| 14 | RTR Oostenrijk. Organisatie | https://www.rtr.at/rtr/wer_wir_sind/Organisation/Organisation.en.html | Modèle convergent KommAustria/RTR, 200 collaborateurs |
| 15 | Media Landscapes. Austria | https://medialandscapes.org/country/austria/policies/regulatory-authorities | Modèle autrichien convergent médias + télécoms |
| 16 | BAKOM/OFCOM Zwitserland | https://www.bakom.admin.ch/en | Modèle suisse : un seul office fédéral pour médias + télécoms + poste, quatre langues |
| 17 | Die Medienanstalten. Duitsland | https://www.die-medienanstalten.de/en/about-the-media-authorities/ | Modèle fédéral allemand, 14 autorités régionales, structure de coupole |
| 18 | ERGA. European Regulators Group | https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/erga | Cadre européen, l'EMFA remplace l'ERGA par le European Board for Media Services |
| 19 | FWB Budget 2024. Exposé général | https://budget-finances.cfwb.be/fileadmin/sites/dgbf/uploads/documents/budget_comptabilite/ressources/budgets/2024/Expose_general_2024.pdf | Budget de la FWB, financement du CSA |
Métadonnées
- Auditeur : automatisation HART Cowork (Claude)
- Méthode de recherche : plus de 12 recherches web, consultation directe du site du CSA, comparaison internationale de 5 pays
- Niveau de confiance : élevé pour la structure, la mission et la base juridique. Moyen pour les chiffres budgétaires exacts (montant de base confirmé, indexation estimée). Élevé pour la comparaison internationale.