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Ministère de la Défense : audit de la réforme de l'État

Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé Ligne : ministère de la Défense. ±23.300 pers.


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : ministère de la Défense (le seul département fédéral qui s'appelle encore « ministère » et non « SPF »)

Base juridique : article 167 de la Constitution (le Roi commande les forces armées), loi du 28 février 2007 (statut des militaires du cadre actif), arrêté royal du 21 décembre 2001 (structure générale du ministère de la Défense). Les opérations militaires se déroulent sous mandat international (ONU, OTAN, UE).

Date de création : 4 octobre 1830 (création de l'armée belge). Le ministère de la Défense dans sa forme actuelle date de la réforme de 2002, lorsque les quatre armes traditionnelles ont été transformées en « composantes ».

Niveau de pouvoir : exclusivement fédéral. La défense est constitutionnellement une compétence fédérale. Aucune entité fédérée n'a de compétences militaires.

Budget :

Personnel :

Tutelle :

1B. Que fait-il en pratique ?

Cinq composantes :

  1. Composante terre Brigade motorisée, Special Operations Regiment. Équipée de Griffon, Jaguar et Serval (programme CaMo avec la France). Plus aucun char depuis 2014.
  2. Composante air 34 F-35A commandés (+ 11 supplémentaires = 45 au total), avions de transport A400M, hélicoptères NH-90. Les premiers F-35 se sont posés à Florennes en octobre 2025.
  3. Composante marine 2 frégates (nouveau programme NL-BE, livraison ±2029-2031), 6 chasseurs de mines de classe City (le premier livré en novembre 2025), patrouilleurs.
  4. Composante médicale Hôpital militaire, déployable en opérations extérieures.
  5. Cyber Command Cinquième composante des forces armées depuis juillet 2025. La Belgique se situe dans le top 5-10 mondial en cybersécurité (NCSI, ITU).

Missions principales :

Chevauchements avec d'autres institutions :

Indicateurs de performance :

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas

Allemagne (Bundeswehr)

Danemark

Autriche (Bundesheer)

1D. Problèmes et critiques

Programme CaMo : le scandale de la Cour des comptes (avril 2025)

La Cour des comptes a publié un rapport accablant : le remplacement des véhicules blindés lourds (programme CaMo avec la France) coûte au total 14,3 à 14,4 Mds €. dix fois plus que l'estimation initiale de 1,57 Mds €. La Défense n'avait pas compté les coûts opérationnels, les munitions et l'entretien (60 M€ par an sur 25 ans = 1,6 Mds €). Le Parlement n'a jamais été informé du coût total du cycle de vie. Le retour économique pour la Belgique est passé de 910 M€ à 626 M€. Le verdict de la Cour des comptes : « La France décide, la Belgique paie. »

Crise du personnel

Programme F-35

Problèmes structurels


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité La défense relève exclusivement du niveau fédéral. C'est correct et ancré dans la Constitution. Aucune entité fédérée ne doit recevoir de compétence ici.
2 Transparence Le scandale CaMo (10 fois plus cher que budgété, un Parlement non informé du coût total du cycle de vie) montre un échec fondamental du contrôle parlementaire. Le retour industriel du F-35 est opaque. Le budget est rapporté en « engagements » et non en dépenses réelles. Ce qui flatte le chiffre des 2 %.
3 Responsabilité = financement ⚠️ L'autorité fédérale décide et paie. C'est exact. Mais les licences d'exportation d'armes sont morcelées entre trois Régions, si bien que des ministres régionaux décident d'intérêts fédéraux de défense. C'est incohérent.
4 Simplicité ⚠️ La structure à 5 composantes est logique. Mais les frais de structure sont lourds : de grands états-majors à Evere, une administration des achats compliquée (MRMP), et le fait qu'il soit le seul département à s'appeler encore « ministère » et non SPF. L'Autriche a réformé avec moins de généraux et moins d'administration.
5 Taille critique ⚠️ L'armée belge est petite (26.000) mais tente de porter seule une armée à spectre complet. Cela ne fonctionne pas à cette taille. La solution n'est pas une spécialisation monoculturelle (qui crée une non-pertinence politique dans les scénarios hors de la niche choisie), mais l'intégration multinationale : conserver un large éventail de capacités où chaque programme partage les coûts via un ancrage bilatéral ou européen (NL-BE pour le maritime et l'air, CaMo pour la terre, ESSI pour la défense aérienne). Cette logique existe bien en Belgique dans quelques programmes, mais elle n'est pas appliquée de manière systémique. Le Danemark (20.000 actifs + 45.000 Home Guard) montre comment un petit pays peut monter en échelle plus intelligemment, par la masse volontaire.
6 Compétences concurrentes Sans objet. La défense est et doit rester exclusivement fédérale. Pas de concurrence entre niveaux de pouvoir.
7 Orientation résultats 44 % d'abandons chez les recrues. CaMo 10 fois plus cher que prévu. Un retour F-35 structurellement inférieur aux promesses. Aucun KPI sérieux sur la rétention du personnel, la maîtrise des coûts ou la disponibilité opérationnelle qui soit publiquement rapporté. C'est la Cour des comptes qui doit révéler les scandales après coup, au lieu que la Défense rapporte en toute transparence au préalable.
8 Numérique d'abord ⚠️ Le Cyber Command (5e composante depuis juillet 2025) est un point positif. La Belgique obtient de bons résultats en cybersécurité (top 5-10 du NCSI). Mais l'informatique interne et l'administration des achats sont dépassées. Le recrutement et les processus RH restent largement analogiques comparés aux standards du secteur privé.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ La Belgique suit des modèles internationaux (F-35, CaMo/Scorpion, interopérabilité OTAN) mais n'a pas de stratégie propre pour son industrie de la défense (les Pays-Bas en ont bien une). La Home Guard et la réforme du service militaire égalitaire au Danemark, la simplification structurelle en Autriche et l'offensive de recrutement allemande ne sont pas systématiquement prises comme exemples.

Synthèse : les trois principes offrant le plus grand gain :

  1. Transparence le contrôle parlementaire des dépenses de défense doit être fondamentalement renforcé (coûts du cycle de vie, pas seulement coûts d'acquisition)
  2. Orientation résultats les KPI de rétention, de maîtrise des coûts et de disponibilité opérationnelle doivent devenir publics et contraignants
  3. Éprouvé à l'étranger + cohérence stratégique s'inspirer du Danemark (Home Guard), de l'Allemagne (recrutement), de l'Autriche (réduction des frais de structure), des Pays-Bas (stratégie industrielle), et appliquer le principe d'intégration (Biscop/Egmont) : un large éventail de capacités + un ancrage multinational comme alternative à la spécialisation monoculturelle

Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé la Défense reste fédérale (c'est correct), mais elle doit être fondamentalement réformée sur la transparence, la gestion des coûts, la politique du personnel et la stratégie industrielle.

3B. Proposition concrète

Ce qui change précisément :

  1. Rapport obligatoire sur les coûts du cycle de vie. Tout grand programme d'achat (>100 M€) devra désormais être soumis au Parlement avec le coût total du cycle de vie. Entretien, munitions, coûts de formation et retour économique compris. Plus jamais de débâcle CaMo. Sur le modèle suédois et néerlandais, avec une validation indépendante des coûts.

  2. Tableau de bord public des KPI pour la Défense. Rapporté chaque année au Parlement : effectif par rapport à l'objectif, taux d'abandon des recrues, disponibilité opérationnelle par composante, budget par catégorie (personnel/matériel/opérations/frais de structure) et retour industriel par grand contrat.

  3. Refédéralisation des licences d'exportation d'armes. Le morcellement actuel entre trois Régions est un cas unique en Europe et stratégiquement absurde. Une seule autorité fédérale de licence, sur le modèle néerlandais (un ministre, un guichet, un contrôle au regard du droit international humanitaire).

  4. Stratégie nationale pour l'industrie de la défense. La Belgique a des entreprises de défense de classe mondiale (FN Browning, John Cockerill, Sonaca) mais pas de stratégie cohérente. Sur le modèle néerlandais (2025) : une seule stratégie qui coordonne les marchés publics, le soutien à l'exportation, le financement bancaire et les investissements en R&D.

  5. Réduction des frais de structure sur le modèle autrichien. Moins de généraux, moins de personnel d'état-major à Evere, plus de troupes opérationnelles. Ratio visé : au moins 70 % d'opérationnel contre 30 % de frais de structure (le ratio actuel est moins bon).

  6. Force de réserve sur le modèle danois et polonais. Un système de réserve qui fonctionne, avec 50.000 volontaires en 5 ans. Fondé sur la Home Guard danoise (45.000 volontaires) et sur le wGotowości polonais. Entraînements de week-end gratuits, système d'appel numérique, unités attribuées à l'avance.

  7. Programme de rétention. Stopper les 44 % d'abandons : salaires compétitifs, promotions plus rapides, budget de formation par militaire, parcours de carrière flexibles (entrée et sortie du secteur privé). La réforme des pensions qui détériore la rétention doit être réexaminée.

Niveau de pouvoir : fédéral (inchangé. C'est le bon niveau).

Modèle international : combinaison des Pays-Bas (stratégie industrielle, licences), du Danemark (Home Guard, réforme du service militaire), de l'Autriche (réduction des frais de structure) et de l'Allemagne (offensive de recrutement).

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Ministère de la Défense. Réformé

La Belgique consacre enfin 2 % de son PNB à la défense, mais elle gaspille des milliards par manque de transparence, par des frais de structure et par une politique du personnel qui perd 44 % des recrues. HART veut une armée qui dépense intelligemment : coûts du cycle de vie obligatoires, moins de généraux et plus de soldats, une véritable force de réserve de 50.000 volontaires, et une licence fédérale unique d'exportation d'armes au lieu de trois licences régionales.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le ministère de la Défense est le seul département fédéral qui s'appelle encore « ministère ». Un vestige du passé. Il compte ±26.000 militaires actifs et ±2.000 collaborateurs civils, répartis en cinq composantes : terre, air, marine, médicale et le nouveau Cyber Command (depuis juillet 2025). Le chef de la Défense (le général Vansina) dirige depuis le quartier général d'Evere.

Après l'accord de Pâques d'avril 2025, la Belgique atteint pour la première fois la norme OTAN de 2 % du PNB. 12,9 milliards d'euros d'engagements. Il y a cinq ans, c'était encore 1 %. Un programme d'investissement de 33,8 milliards d'euros court jusqu'en 2034 : 45 avions de combat F-35, des centaines de véhicules blindés (programme CaMo avec la France), de nouvelles frégates et de nouveaux chasseurs de mines, des drones et un système de défense aérienne reconstruit.

Ce qui ne va pas

L'argent est mal géré. La Cour des comptes a découvert en avril 2025 que le programme de véhicules blindés CaMo coûte 14,4 milliards d'euros. Dix fois plus que l'estimation initiale de 1,57 milliard d'euros. L'entretien, les munitions et les coûts opérationnels n'avaient tout simplement pas été comptés. Le Parlement n'a jamais été informé du coût réel du cycle de vie. « La France décide, la Belgique paie », a résumé la Cour des comptes.

Pour le F-35, l'histoire est comparable : le retour industriel pour la Belgique est structurellement inférieur aux promesses. En 2018, de grands avantages économiques étaient annoncés ; en 2024, l'estimation a été ramenée à 66 millions d'euros par an. Alors que le coût total du cycle de vie de la flotte est estimé à 12,4 milliards d'euros.

Nous perdons près de la moitié de nos recrues. 44 % de ceux qui entament la formation de base abandonnent. Cela coûte ±50 millions d'euros par an d'investissement perdu. Pendant ce temps, la Défense commande du matériel pour 31.000 militaires, mais sans intervention l'effectif tombera à 22.000 en 2035. On achète des armes que personne ne pourra utiliser.

Les licences d'exportation d'armes sont organisées de façon absurde. La Belgique est le seul pays au monde où trois Régions décident chacune séparément de l'exportation d'armes. FN Browning (Liège, Wallonie) et John Cockerill exportent dans le monde entier, mais doivent passer par trois procédures de licence différentes. C'est stratégiquement intenable et cela coûte des commandes à l'industrie de défense belge.

Trop de frais de structure, trop peu de troupes. L'état-major d'Evere est lourd, le nombre de généraux par unité opérationnelle est élevé par rapport à des pays comparables. L'Autriche a réformé en 2019 : moins de généraux, moins de couches administratives, plus de moyens vers la première ligne.

Comment cela fonctionne ailleurs

Le Danemark compte 20.000 militaires de métier. Un chiffre comparable à celui de la Belgique. Mais il y ajoute une Home Guard de 45.000 volontaires. Il a mené en 2025 une réforme du service militaire égalitaire entre les genres (11 mois, hommes et femmes) et consacre plus de 3 % du PNB à la défense. Un petit pays qui voit grand.

Les Pays-Bas ont lancé en 2025 une stratégie nationale pour l'industrie de la défense : un seul document qui coordonne les marchés publics, le soutien à l'exportation et les investissements en R&D. Un seul ministre décide de l'exportation d'armes, pas trois ministres régionaux. Le résultat : une industrie de défense qui peut exporter plus vite et plus efficacement.

L'Allemagne a obtenu en 2025 son meilleur résultat de recrutement depuis la suppression du service militaire : 25.000 nouveaux engagements. La clé : des campagnes de recrutement agressives, de meilleures conditions de travail et une structure de commandement accélérée (fusion des commandements opérationnel et territorial).

L'Autriche a réformé sa Bundesheer avec moins de généraux, moins de couches administratives, et a déplacé des moyens des frais de structure vers la capacité opérationnelle. Une leçon simple : moins d'état-major, plus de soldats.

Ce que HART propose

  1. Rapport obligatoire sur les coûts du cycle de vie. Tout grand contrat de défense (>100 M€) sera désormais soumis au Parlement avec le coût total sur toute sa durée de vie. Entretien, munitions, formation et retour économique compris. Fini les coûts « oubliés ». Un bureau indépendant (sur le modèle du bureau de planification néerlandais ou suédois) valide les chiffres avant le vote du Parlement.

  2. Tableau de bord public des KPI. Chaque année, la Défense rapporte au Parlement et au public : effectif par rapport à l'objectif, taux d'abandon, disponibilité opérationnelle par composante, budget par catégorie et retour industriel par contrat. La transparence comme norme, pas comme exception.

  3. Refédéralisation des licences d'exportation d'armes. Une seule autorité fédérale de licence remplace les trois systèmes régionaux. Un ministre, un guichet, un contrôle. L'industrie de défense belge (FN Browning, John Cockerill, Sonaca. Ensemble 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 16.300 emplois) mérite des pouvoirs publics qui ne se mettent pas en travers de son chemin.

  4. Stratégie nationale pour l'industrie de la défense. Un plan cohérent unique qui coordonne les marchés publics, le financement européen (allocation SAFE de ±8,3 Mds €), le soutien à l'exportation et le financement bancaire des entreprises de défense. La Belgique a des entreprises de classe mondiale mais pas de stratégie. C'est comme une équipe de football avec des vedettes mais sans entraîneur.

  5. Force de réserve de 50.000 volontaires. Entraînements de week-end gratuits dans les casernes (sur le modèle danois et polonais), système d'appel numérique et unités attribuées à l'avance. Un petit investissement qui décuple la résilience du pays.

  6. Programme de rétention : stopper les 44 % d'abandons. Des salaires compétitifs alignés sur le secteur privé, des parcours de promotion plus rapides, un budget de formation par militaire et des parcours de carrière flexibles. La réforme des pensions qui fait fuir les pilotes et les techniciens sera réexaminée.

  7. Réduction des frais de structure. Moins de généraux, un état-major plus léger, plus de troupes opérationnelles. Ratio visé : 70 % d'opérationnel, 30 % de soutien. Chaque euro qui passe d'un bureau à Evere à un soldat sur le terrain rend notre armée plus forte.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
Belgische Defensie. Over Defensie https://www.mil.be/nl/over-defensie/ Structure, composantes, CHOD
Wikipedia. Defensie van België https://nl.wikipedia.org/wiki/Defensie_van_Belgi%C3%AB Historique, base juridique, chiffres du personnel
VRT NWS. België haalt 2% BNP https://www.vrt.be/vrtnws/en/2026/03/27/belgium-meets-natos-2-of-gdp-defence-spending-target/ Budget 2025, norme OTAN
VRT NWS. Belgisch leger mag groeien tot 30.300 https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/11/21/belgisch-leger-mag-volgend-jaar-maximaal-30-300-militairen-telle/ Cadre du personnel 2026
VRT NWS. Rekenhof vernietigend CaMo https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/04/21/rekenhof-vernietigend-voor-defensie-vervanging-zware-pantservoe/ Coût CaMo de 14,4 Mds €
VRT NWS. Chef defensie reageert op CaMo-rapport https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/04/28/reactie-vansina-thys-pantservoertuigen-defensie-frankrijk/ Entretien CaMo de 60 M€ par an
Defensieblog. CaMo Rekenhof analyse https://defensieblog.com/2025/06/09/dossier-camo-rekenhof-analyse/ « La France décide, la Belgique paie »
VRT NWS. Pensioenhervorming dreigt personeelstekort https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/12/02/voorgestelde-pensioenhervorming-militairen-dreigt-defensie-op-te/ 22.000 militaires en 2035, départ des pilotes
EUROMIL. Extra 10 miljard voor Belgische Defensie https://euromil.org/an-extra-10-billion-goes-to-the-belgian-armed-forces-thats-unprecedented/ Plan STAR, trajectoire d'investissement
DSEI. Belgium unveils €33bn defence plan https://www.dsei.co.uk/news/belgium-unveils-eur33bn-defence-spending-plan Vision stratégique 2025
US Trade.gov. Belgian STAR Plan https://www.trade.gov/market-intelligence/belgian-ministry-defenses-security-service-technology-ambition-resilience-star Détails du plan STAR
Defense News. Belgium F-35s and air defense https://www.defensenews.com/global/europe/2025/07/21/belgium-to-add-f-35s-spend-billions-on-anti-air-in-defense-catch-up/ 11 F-35 supplémentaires, défense aérienne
Army Recognition. Belgium 11 more F-35s https://www.armyrecognition.com/news/aerospace-news/2025/belgium-to-finally-order-11-additional-f-35-fighter-jets-from-the-us-after-new-coalition-agreement/ Extension F-35
Flight Global. Belgium delays F-35 deliveries https://www.flightglobal.com/fixed-wing/belgium-delays-acceptance-of-new-f-35-deliveries/154458.article Problèmes de livraison des F-35
Netherlands MoD. Organisation https://english.defensie.nl/organisation Structure néerlandaise
Netherlands Government. Defence Organisation Chart https://www.government.nl/ministries/ministry-of-defence/organisation-chart Les 7 unités organisationnelles néerlandaises
OSW. Plan for restructuring Bundeswehr https://www.osw.waw.pl/en/publikacje/analyses/2024-04-11/plan-restructuring-bundeswehr Restructuration allemande
Grosswald. Bundeswehr Personnel 2026 https://www.grosswald.org/bundeswehr-personnel-2025-breakdown/ 184.194 militaires, 25.000 recrutés
Atlas Institute. Germany 2026 Defence Budget https://atlasinstitute.org/germanys-path-to-kriegstuchtigkeit-the-2026-defence-budget/ 86,5 Mds € au total
Danish MoD. Defence agreement >3% BNP https://www.fmn.dk/en/news/2025/agreement-putting-denmark-at-more-than-3-pct.-of-gdp-allocated-for-defence-in-2025-and-2026/ Danemark >3 % du PNB, réforme du service militaire
Wikipedia. Danish Defence https://en.wikipedia.org/wiki/Danish_Defence Home Guard de 45.000
Militäraktuell. Austrian Armed Forces budget https://militaeraktuell.at/en/austrian-armed-forces-budget-continues-to-grow-in-2025-and-2026/ Autriche 4,74 Mds €, réforme
Militäraktuell. Austrian personnel development https://militaeraktuell.at/en/austrian-armed-forces-personnel-is-growing-decision-on-military-service-reform-is-urgent/ Croissance nette de 695 personnes
Doorbraak.be. Reservistenleger groeit https://doorbraak.be/hoe-staat-het-met-de-reservistenmacht-binnen-defensie 243 réservistes contre un besoin de 474
EUROMIL. Belgian Military Pension System https://euromil.org/review-of-the-belgian-military-pension-system/ Âge de la pension de 56 à 63-67 ans
HART Partijpunten. Defensie Document interne Positions HART existantes

Métadonnées