ADG (Arbeitsamt der Deutschsprachigen Gemeinschaft) : audit
Date : 2026-03-31 Catégorie : Communauté germanophone. Institutions Statut proposé : 🟢 Maintenu (avec modernisation)
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Arbeitsamt der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens (ADG, office de l'emploi de la Communauté germanophone) Sigle : ADG (parfois aussi « Arbeitsamt Ostbelgien ») Base juridique : créé par décret du Rat der Deutschsprachigen Gemeinschaft (Conseil de la Communauté germanophone), opérationnel depuis le 1er janvier 2000. Nouveau décret relatif aux mesures de promotion de l'emploi et de placement adopté le 13 novembre 2023. Forme juridique actuelle : depuis le 1er janvier 2024, un Dienst mit getrennter Geschäftsführung (DgG) : un service à gestion séparée. Au sein du Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft (ministère de la Communauté germanophone). Avant 2024, il s'agissait d'un organisme d'intérêt public à part entière (OIP/parastatal) doté de la personnalité juridique propre et d'un conseil d'administration. Niveau de pouvoir : Communauté germanophone (le placement est une compétence communautaire, transférée par les réformes de l'État) Ministre compétent : le ministre du Gouvernement de la Communauté germanophone chargé de l'Emploi Personnel : de 80 à 100 collaborateurs estimés (chiffres exacts non disponibles publiquement ; le Ministerium dans son ensemble compte ±250 à 350 collaborateurs, dont l'ADG représente une part considérable vu ses missions opérationnelles) Budget : le budget total de la Communauté germanophone s'élève à ±580 millions d'euros (2025). La part consacrée au placement et à la Beschäftigungsförderung (promotion de l'emploi, subventions AktiF comprises) en représente une fraction limitée mais significative (estimée de 15 à 25 millions d'euros, centres de formation et subventions compris).
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Accompagnement et placement des demandeurs d'emploi
- Formation professionnelle et stages (quatre centres de formation)
- Soutien aux employeurs dans leur recherche de personnel
- Analyse et statistiques du marché du travail pour Ostbelgien
- Gestion et octroi des subventions à l'emploi (AktiF et AktiF Plus depuis 2019)
- Agrément et contrôle du travail intérimaire et du placement privé
- Placement des jeunes quittant l'école (programme SAVE)
- Identification des métiers en pénurie
Implantations :
- Siège à Eupen
- Bureau de Sankt Vith
- « Treffpunkt Job » à Kelmis
- 4 centres de formation professionnelle (Eupen et Sankt Vith)
Chevauchement avec d'autres institutions : minimal. L'ADG est le seul service de placement de la Communauté germanophone. Il collabore avec le VDAB (service flamand de l'emploi), le Forem et Actiris (langage de compétences commun pour l'appariement des offres d'emploi), mais il n'y a aucun chevauchement de compétences.
Public : ±79.500 habitants des 9 communes de la Communauté germanophone, dont ±2.500 demandeurs d'emploi (2024), ainsi que les employeurs de la région.
Contexte particulier. Le travail frontalier : une très large part de la population active de la Communauté germanophone travaille de l'autre côté de la frontière :
- ±4.600 travailleurs frontaliers vers le Luxembourg (2023, +130 % depuis 2003)
- Un nombre significatif vers l'Allemagne (région d'Aix-la-Chapelle)
- Cela fait de l'ADG, de facto, un organe de placement transfrontalier
Réforme récente. « Fokus Job » (2025) : Fin 2025, l'ADG a annoncé une restructuration complète sous le nom de « Fokus Job », en réaction à la réforme fédérale du marché du travail (limitation des allocations de chômage à 2 ans maximum). Quatre objectifs :
- Activation plus rapide des demandeurs d'emploi
- Meilleur appariement grâce à des tests de compétences systématiques
- Accompagnement individuel amélioré
- Gains d'efficience grâce à la numérisation
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. L'UWV (institut national des assurances sociales) et les services communaux : Les Pays-Bas séparent l'assurance chômage (UWV, national) de l'aide sociale et de la réinsertion (communes). Pour une région de ±80.000 habitants, cela reviendrait à une seule commune gérant son propre Werkplein (guichet emploi). Le modèle néerlandais est fortement numérisé (werk.nl), mais il souffre de problèmes de coordination entre l'UWV et les communes.
Allemagne. La Bundesagentur für Arbeit (BA, agence fédérale pour l'emploi) et les Jobcenter : La BA gère 178 Arbeitsagenturen locales et ±400 Jobcenter. Une Agentur dessert généralement de 100.000 à 300.000 habitants. Les réformes Hartz (2003-2005) ont apporté la décentralisation, des processus orientés vers l'usager et une forte numérisation. L'ADG fonctionne de facto déjà comme une Agentur locale, mais avec une autonomie politique complète.
Danemark. Les Jobcentre communaux : Depuis 2007, toutes les missions de placement relèvent des 98 communes (±60.000 habitants en moyenne). Chaque Jobcenter combine placement, activation et gestion des allocations. Résultats : 90 % de ceux qui sortent du chômage travaillent encore après 6 mois, 84 % après 12 mois. Le modèle danois de flexicurité combine un marché du travail flexible et une activation forte.
Suisse. Les RAV (Regionale Arbeitsvermittlungszentren, offices régionaux de placement) : Organisés par canton. Chaque RAV dessert une région de taille comparable à celle de la Communauté germanophone. Les cantons disposent d'une liberté d'action dans un cadre fédéral. Le système est fortement orienté résultats, avec enregistrement obligatoire des offres d'emploi dans les métiers en pénurie.
Conclusion : par sa taille et sa structure, l'ADG ressemble le plus à un Jobcenter communal danois ou à un RAV suisse. La petite taille n'est pas un handicap. Au contraire, elle rend possibles des circuits courts et un accompagnement personnalisé.
1D. Problèmes et critiques
Fuite des cerveaux par le travail frontalier : la navette massive vers le Luxembourg et l'Allemagne (salaires plus élevés) rend le placement local complexe. L'ADG place en partie sur un marché du travail qu'il ne maîtrise pas.
Chômage en hausse : de 6,1 % (fin 2023) à 6,8 % (fin 2024) puis 7,1 % (fin 2025) : une tendance préoccupante qui indique que les instruments existants sont peut-être insuffisants.
Taille limitée : avec ±80 à 100 collaborateurs pour ±2.500 demandeurs d'emploi, le ratio est favorable, mais la petite taille limite la spécialisation et les investissements numériques.
Changement de statut en 2024 : le passage d'OIP à DgG (service à gestion séparée) réduit l'autonomie institutionnelle. L'ADG perd la personnalité juridique propre et devient une composante du Ministerium. Cela peut réduire sa capacité d'action.
Numérisation : le site (adg.be) et les services sont moins numérisés que ceux du VDAB ou du Jobnet.dk danois.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Le placement se situe au bon niveau. La Communauté germanophone connaît son marché du travail local, y compris la dynamique transfrontalière avec le Luxembourg et l'Allemagne. Aucun autre niveau ne ferait mieux. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le budget et les chiffres du personnel ne sont pas faciles à trouver pour le citoyen. Les rapports annuels ne sont pas accessibles au public en ligne. La réforme « Fokus Job » a en revanche été communiquée de façon transparente. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | La Communauté germanophone dépend de dotations de la Région wallonne pour ±35 % de ses recettes (93,1 M€ en 2025). Qui décide du placement (la Communauté germanophone) n'est pas entièrement qui paie. Dans le modèle HART à 4 entités fédérées, cela se résout : la Communauté germanophone devient une entité fédérée autonome dotée de sa propre fiscalité. |
| 4 | Simplicité | ✅ | Un seul service pour une seule Communauté. Aucun chevauchement, aucune structure en double. Le modèle le plus simple de toutes les régions belges. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 79.500 habitants, c'est peu, mais comparable à un Jobcenter danois (±60.000) ou à un RAV suisse. La taille fonctionne tant que la spécialisation est partagée avec de plus grands partenaires (par exemple via une collaboration avec le VDAB ou la BA). |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | La Communauté germanophone innove déjà : AktiF/AktiF Plus (système propre de subventions à l'emploi depuis 2019), le Bürgerrat (conseil citoyen permanent, une première mondiale), et maintenant « Fokus Job ». Assez petite pour expérimenter vite. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Des statistiques du marché du travail sont tenues, mais il manque des KPI accessibles au public sur les résultats de placement (taux de sortie, durabilité des placements). La hausse du chômage (6,1 % → 7,1 % en deux ans) montre qu'il y a de la marge. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Le site est obsolète (plateforme DotNetNuke). Pas de portail de libre-service en ligne comparable à VDAB.be ou werk.nl. Pas d'application. La réforme « Fokus Job » cite la numérisation comme objectif, mais la mise en œuvre reste à venir. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ✅ | La structure (un seul service régional, combinaison placement + formation, circuits courts) correspond aux modèles danois et suisse, qui font internationalement figure de bonne pratique. |
Synthèse : 4× ✅, 4× ⚠️, 1× ❌. Les gains les plus importants se situent dans la numérisation (principe 8), la transparence et la mesure des résultats (principes 2 et 7), et l'autonomie fiscale (principe 3, à résoudre structurellement par la réforme de l'État de HART).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟢 Maintenu L'ADG est un organe qui fonctionne bien, positionné logiquement et conforme au principe de subsidiarité. Sa petite taille est un atout, pas un problème. C'est une modernisation qu'il faut, pas une restructuration.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Maintien au sein de l'entité fédérée germanophone (dans le modèle HART, la Communauté germanophone devient une quatrième entité fédérée à part entière dotée de sa propre fiscalité, ce qui résout le fiscal gap)
Retour à une autonomie pleine et entière : rétablir le statut d'institution autonome (OIP) à la place de la construction DgG actuelle. Un service de placement a besoin d'indépendance opérationnelle.
Imposer la numérisation : investir dans une plateforme numérique moderne (sur le modèle danois ou néerlandais) : éventuellement via une collaboration avec le VDAB ou un Jobcenter allemand pour le partage de technologie
Contrat de résultats : instaurer un contrat de résultats public avec des KPI : taux de sortie dans les 6 mois, durabilité des placements après 12 mois, satisfaction des employeurs
Hub transfrontalier : formaliser le rôle de centre de placement transfrontalier par des partenariats structurels avec la Bundesagentur für Arbeit (Aix-la-Chapelle) et l'ADEM (Luxembourg)
Transfert des fonctions de l'ONEM (voir la réforme de l'ONEM) : comme le VDAB, le Forem et Actiris, l'ADG reprend lui aussi, dans le cadre de la réforme de l'ONEM, les fonctions d'allocation et de paiement au niveau de l'entité fédérée. L'ADG devient ainsi un Jobcenter à part entière sur le modèle allemand : placement, activation, formation et gestion des allocations sous un même toit. Sa petite taille rend cela plus simple, pas plus difficile. Comparable aux Jobcenter communaux danois (±60.000 habitants).
Système de bonus-malus : l'entité fédérée germanophone paie elle aussi désormais elle-même les allocations de chômage et est jugée sur ses résultats d'activation. Les entités fédérées qui obtiennent de meilleurs résultats en matière de sortie du chômage (6 mois) et d'emploi durable (12 mois) reçoivent davantage du fonds fédéral d'activation. Un benchmarking annuel via un Bureau fédéral du Plan renforcé rend les performances de l'ADG, du VDAB, du Forem et d'Actiris publiquement comparables.
Raccordement à la plateforme nationale d'offres d'emploi : l'ADG se raccorde à la plateforme nationale d'offres d'emploi (construite sur le VDAB-AI). Chaque demandeur d'emploi d'Ostbelgien voit toutes les offres d'emploi de toute la Belgique (et, via le hub transfrontalier, aussi celles d'Allemagne et du Luxembourg).
Modèle international : le Jobcenter danois (niveau communal, combinaison placement + activation + formation + gestion des allocations) + le RAV suisse (autonomie cantonale dans un cadre fédéral) + le modèle allemand du Jobcenter (allocation et activation intégrées)
Impact estimé : aucune économie. L'ADG est déjà lean. Le gain réside dans de meilleurs résultats : plus de sorties vers l'emploi, un placement plus rapide, un meilleur appariement transfrontalier. Objectif : ramener le taux de chômage sous les 5 % en 3 ans.
Trajet de mise en œuvre :
- Phase 1 (année 1) : instaurer le contrat de résultats et le tableau de bord de KPI
- Phase 2 (années 1-2) : développer la plateforme numérique (partenariat VDAB/BA)
- Phase 3 (années 2-3) : accords de coopération transfrontaliers formels
- Phase 4 (lors de la réforme de l'État) : autonomie fiscale de l'entité fédérée germanophone, rétablissement du statut d'OIP
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
ADG (Arbeitsamt der DG) : maintenir L'office de l'emploi de la Communauté germanophone subsiste comme institution autonome. Sa petite taille est un atout : circuits courts, accompagnement personnalisé. Modernisation avec numérisation, mesure des résultats et coopération transfrontalière structurelle. Dans le cadre de la réforme de l'ONEM, l'ADG reprend. Comme le VDAB, le Forem et Actiris. Aussi les fonctions d'allocation et de paiement. Système de bonus-malus : qui active mieux est récompensé. Raccordé à la plateforme nationale d'offres d'emploi.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'Arbeitsamt der Deutschsprachigen Gemeinschaft (ADG) est le service public de l'emploi des ±79.500 habitants d'Ostbelgien. La Communauté germanophone de Belgique. Créé en 2000, l'ADG accompagne les demandeurs d'emploi vers le travail, propose des formations professionnelles depuis quatre centres de formation et soutient les employeurs dans leur recherche de personnel. L'ADG est l'équivalent du VDAB (Flandre), du Forem (Wallonie) et d'Actiris (Bruxelles), mais pour la plus petite Communauté du pays.
Fin 2024, 2.538 personnes étaient inscrites comme chômeurs complets (taux de chômage : 6,8 %). Une particularité : près de 4.600 habitants de la Communauté germanophone font chaque jour la navette vers le Luxembourg pour travailler, et un nombre considérable travaille dans la région d'Aix-la-Chapelle (Allemagne). L'ADG opère donc au carrefour de trois marchés du travail.
Depuis le 1er janvier 2024, l'ADG est passé du statut d'institution autonome (OIP) à celui de « service à gestion séparée » au sein du Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft. L'ADG gère aussi son propre système de subventions à l'emploi, AktiF et AktiF Plus (depuis 2019), par lequel les employeurs reçoivent une subvention lorsqu'ils engagent des personnes en difficulté sur le marché du travail.
Ce qui ne va pas
Honnêtement : pas grand-chose. L'ADG est l'un des maillons les plus performants du paysage belge du placement, précisément grâce à sa dimension humaine. Mais il y a des points à améliorer :
Le chômage augmente : de 6,1 % fin 2023 à 7,1 % fin 2025. C'est préoccupant pour une région où tant d'emplois se trouvent juste de l'autre côté de la frontière. Les services numériques accusent un retard. Le site tourne sur une plateforme obsolète et il n'existe pas de portail de libre-service comme werk.nl aux Pays-Bas ou Jobnet.dk au Danemark. La mesure publique des résultats fait défaut : il n'existe aucun KPI public sur la rapidité avec laquelle les demandeurs d'emploi trouvent du travail ni sur la durabilité de ces placements.
Le changement de statut de 2024 (d'institution autonome à service ministériel) est lui aussi un pas en arrière. Un service de placement a besoin d'indépendance opérationnelle pour réagir vite, sans l'accord du ministre pour chaque décision.
Enfin, la coopération transfrontalière. Cruciale pour une région où près de la moitié des travailleurs travaillent de l'autre côté de la frontière. Elle reste trop informelle et trop peu structurée.
Comment cela fonctionne ailleurs
Au Danemark, le placement relève des 98 communes (±60.000 habitants en moyenne par Jobcenter. Comparable à la Communauté germanophone). Le modèle danois combine placement, activation et gestion des allocations en un seul guichet. Résultat : 90 % de ceux qui sortent du chômage travaillent encore après 6 mois. Chaque commune dispose d'un tableau de bord public de résultats.
En Suisse, les cantons gèrent leur propre RAV (Regionale Arbeitsvermittlungszentren). De petits cantons (Appenzell, Glaris) de 15.000 à 40.000 habitants font tourner des RAV efficaces, dotés d'outils numériques solides et d'un enregistrement obligatoire des offres d'emploi dans les métiers en pénurie. Les cantons se font concurrence sur les résultats. Les meilleurs modèles sont repris.
En Allemagne, la Bundesagentur für Arbeit gère un réseau de 178 Arbeitsagenturen locales. Après les réformes Hartz (2003-2005), l'accent a été mis fortement sur la décentralisation, des processus orientés vers l'usager et la numérisation. Les délais d'attente ont chuté fortement, les résultats de placement ont progressé.
Ce que HART propose
HART veut maintenir et renforcer l'ADG :
Rétablir l'autonomie : l'ADG doit redevenir une institution autonome dotée de la personnalité juridique propre et d'une liberté opérationnelle. Une tutelle par contrat de résultats public, pas par hiérarchie ministérielle.
Plateforme numérique : investir dans un portail numérique moderne pour les demandeurs d'emploi et les employeurs. Éventuellement via un partage de technologie avec le VDAB ou la Bundesagentur allemande. Aucune raison de réinventer la roue.
Contrat de résultats avec KPI : un tableau de bord public reprenant le taux de sortie dans les 6 mois, la durabilité des placements après 12 mois, la satisfaction des employeurs, la rapidité d'activation. Sur le modèle danois.
Hub transfrontalier : des accords de coopération formels avec la Bundesagentur für Arbeit (Aix-la-Chapelle) et l'ADEM (service de l'emploi luxembourgeois). L'ADG devient le point de pivot officiel de la mobilité professionnelle transfrontalière dans la région.
Autonomie fiscale via la réforme de l'État : dans le modèle HART, la Communauté germanophone devient une quatrième entité fédérée à part entière dotée de sa propre compétence fiscale. La dépendance aux dotations wallonnes disparaît ainsi et l'entité fédérée germanophone peut investir elle-même dans sa politique du marché du travail.
Transfert des fonctions de l'ONEM : dans le cadre de la réforme de l'ONEM (voir ONEM), l'ADG reprend. Comme le VDAB, le Forem et Actiris. Les fonctions d'allocation et de paiement au niveau de l'entité fédérée. L'ADG devient un Jobcenter à part entière : placement, activation, formation et gestion des allocations sous un même toit. Système de bonus-malus : l'entité fédérée germanophone paie désormais elle-même les allocations de chômage et est jugée sur ses résultats d'activation. Benchmarking annuel via un Bureau fédéral du Plan renforcé.
Raccordement à la plateforme nationale d'offres d'emploi : l'ADG se raccorde à la plateforme nationale d'offres d'emploi (VDAB-AI). Chaque demandeur d'emploi d'Ostbelgien voit toutes les offres d'emploi de toute la Belgique, avec traduction automatique.
Ce que cela rapporte
L'ADG coûte relativement peu et offre beaucoup de service personnalisé. Les améliorations proposées ne coûtent pas d'argent supplémentaire. Le partage de technologie avec le VDAB ou la BA revient moins cher qu'un développement propre. Le gain réside dans de meilleurs résultats :
- Sortie plus rapide vers l'emploi grâce à la numérisation et aux tests de compétences systématiques (« Fokus Job ». Déjà lancé)
- Meilleure qualité d'appariement grâce à un échange formel d'offres d'emploi transfrontalier
- Reddition de comptes publique grâce au tableau de bord de KPI (renforce le contrôle démocratique)
- Objectif : ramener le taux de chômage de 7,1 % sous les 5 % en 3 ans
L'ADG prouve que petit peut aussi bien fonctionner. Avec la bonne modernisation, il peut même devenir une institution modèle. Un laboratoire du placement à taille humaine.