PDG (Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft) : audit
Date : 2026-03-31 Catégorie : Communauté germanophone. Structure Statut proposé : 🟠 Réformé : transformation en parlement d'entité fédérée doté de compétences élargies
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft (PDG), en français : Parlement de la Communauté germanophone.
Base juridique : la Communauté germanophone a été créée comme niveau de pouvoir par la Constitution et la loi spéciale de réformes institutionnelles de 1980. Le parlement fonctionne sur la base du règlement de la Communauté germanophone et de la Constitution belge (notamment les articles 115-120 et l'article 139).
Historique :
- 1973 : création sous le nom de « Rat der Deutschen Kulturgemeinschaft » (Conseil de la Communauté culturelle allemande)
- 1974 : premières élections directes
- 1984 : rebaptisé « Rat der Deutschsprachigen Gemeinschaft »
- 2004 : rebaptisé « Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft »
- 2013 : déménagement vers un bâtiment rénové au Kehrweg à Eupen
- 2019 : création du Bürgerrat permanent (conseil citoyen permanent). Une première mondiale en démocratie délibérative
Niveau de pouvoir : Communauté (ni Région, ni fédéral). Par l'article 139 de la Constitution, la Communauté germanophone exerce aussi une série de compétences régionales que la Région wallonne lui a transférées.
Composition : 25 membres élus directement, plus un nombre variable de membres à voix consultative (conseillers provinciaux, députés wallons, députés fédéraux, sénateurs et députés européens de la région de langue allemande qui ont prêté serment en allemand).
Répartition actuelle des sièges (après les élections de 2024) :
- ProDG : 8 sièges
- CSP (chrétien-social) : 5 sièges
- Vivant : 4 sièges
- SP (social-démocrate) : 3 sièges
- PFF (libéral) : 3 sièges
- Ecolo : 2 sièges
Coalition gouvernementale : ProDG, CSP et PFF (16 sièges sur 25). Présidente du parlement : Patricia Creutz-Vilvoye (CSP), depuis juillet 2024.
Budget de la Communauté germanophone (2025) :
- Autorisations de dépenses totales : ±543 millions d'euros (baisse de 28,4 % par rapport au budget ajusté 2024. Budget d'économies)
- Dotation globale de l'autorité fédérale : ±321 millions d'euros
- Moyens transférés par la Région wallonne : ±93 millions d'euros
- Objectif d'économies : 15 millions d'euros par an sur les dépenses courantes
- La Communauté germanophone est la seule entité fédérée belge en équilibre budgétaire pour 2025-2026
Personnel du parlement : l'administration du parlement (Parlamentsverwaltung) est petite et efficace au vu de l'échelle. Le mandat de la présidence est le seul mandat parlementaire à temps plein. Les autres députés l'exercent à temps partiel. La présidente perçoit une indemnité mensuelle de 11.191,61 € (mars 2025).
Population de la Communauté germanophone : 79.537 habitants (1er janvier 2025), répartis sur 9 communes réparties en deux cantons (Eupen et Sankt Vith). Soit ±0,7 % de la population belge.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Élection et contrôle du Gouvernement de la Communauté germanophone
- Adoption des décrets (compétence législative)
- Approbation du budget annuel
- Contrôle parlementaire via les commissions et les séances plénières
Cinq commissions permanentes :
- Politique générale, pouvoirs locaux, pétitions, finances et coopération
- Culture
- Enseignement et formation
- Santé, emploi et affaires sociales
- Dépenses électorales et contrôle des communications
Compétences. Matières communautaires :
- Enseignement (de l'école maternelle à l'enseignement pour adultes)
- Culture, jeunesse, sport
- Matières personnalisables : prévention de la santé, politique familiale, politique du handicap, politique des aînés
- Emploi des langues (enseignement, administration, relations sociales)
- Recherche scientifique dans ces domaines
- Coopération internationale dans le cadre de ses propres compétences
Compétences régionales transférées (via l'article 139 de la Constitution) :
- 1995 : monuments et sites
- 2000 : archéologie et politique de l'emploi
- 2005 : fabriques d'église, tutelle communale, financement communal, cimetières
- Plus tard : aménagement du territoire, logement, énergie, agriculture (partiellement)
Chevauchement : limité. La Communauté germanophone occupe une position unique : elle est à la fois une Communauté et elle exerce des compétences régionales. Le principal chevauchement se situe dans la relation avec la Région wallonne (qui reste formellement compétente pour les matières régionales non transférées sur le territoire germanophone) et avec l'autorité fédérale.
Public : les ±79.500 habitants des 9 communes germanophones.
Indicateurs de performance : la Cour des comptes (Rechnungshof) contrôle le budget. La Communauté germanophone obtient des résultats remarquables en matière de discipline budgétaire : elle est la seule entité fédérée belge à présenter un budget en équilibre pour 2025-2026.
1C. Comparaison internationale
Régions autonomes comparables dotées d'un petit parlement :
| Région | Pays | Parlement | Membres | Population | Ratio |
|---|---|---|---|---|---|
| Communauté germanophone (Ostbelgien) | Belgique | PDG | 25 | ±79.500 | 1:3.180 |
| Åland | Finlande | Lagting | 30 | ±30.000 | 1:1.000 |
| Îles Féroé | Danemark | Løgting | 33 | ±54.000 | 1:1.636 |
| Südtirol | Italie | Landtag | 35 | ±535.000 | 1:15.286 |
| Île de Man | Royaume-Uni | Tynwald | 34 | ±84.000 | 1:2.471 |
Pays-Bas : pas de parlement subnational comparable. Les Provinciale Staten (états provinciaux) s'en approchent le plus, mais couvrent des populations bien plus importantes.
Allemagne : le plus petit Landtag (Brême) compte 84 membres pour ±680.000 habitants. Par sa population, la Communauté germanophone est comparable à un petit Kreis allemand (district), qui n'a pas de parlement propre.
Danemark/Finlande : les îles Féroé et Åland sont les meilleurs points de comparaison. De petites régions autonomes dotées d'une large autonomie, d'un parlement propre et d'un lien fort avec le pays d'origine. Toutes deux fonctionnent efficacement.
Suisse : le plus petit canton (Appenzell Rhodes-Intérieures, ±16.000 habitants) a une Landsgemeinde (assemblée populaire ouverte) au lieu d'un parlement. Les cantons plus grands ont un Grosser Rat.
Qu'est-ce qui fonctionne mieux ?
- Åland dispose, en tant que petit parlement, d'une structure serrée et efficace et de davantage d'autonomie fiscale (perception propre des impôts). La Communauté germanophone ne perçoit aucun impôt propre. Tous les moyens arrivent par dotations.
- Les îles Féroé peuvent percevoir et conserver des impôts, ce qui renforce la responsabilité fiscale.
- Le Südtirol dispose d'un statut d'autonomie bien plus étendu, ancré en droit international, et de compétences substantiellement plus larges.
1D. Problèmes et critiques
1. Problème d'échelle. Trop petite pour une entité fédérée à part entière ? Avec ±79.500 habitants, la Communauté germanophone est plus petite que beaucoup de communes belges (Gand : ±265.000, Bruges : ±119.000). La question est de savoir si ce volume suffit pour un parlement à part entière de 25 membres, un gouvernement propre de 4 ministres et une administration complète.
2. Aucune autonomie fiscale La Communauté germanophone ne perçoit aucun impôt propre. Toutes les recettes proviennent de dotations fédérales (±321 millions d'euros) et de moyens wallons transférés (±93 millions d'euros). Cela crée un fiscal gap : qui décide ne perçoit pas. La Région wallonne et l'autorité fédérale financent, mais c'est la Communauté germanophone qui décide de l'affectation.
3. Compétences incomplètes La Communauté germanophone est une Communauté qui exerce aussi des compétences régionales, mais pas toutes. L'aménagement du territoire est partiellement transféré, mais la mobilité, l'environnement et le commerce extérieur restent wallons. Il en résulte une répartition des compétences complexe.
4. Déficit démocratique des membres à voix consultative À côté des 25 membres élus siègent des membres « à voix consultative » (députés fédéraux et wallons) qui peuvent parler mais pas voter. C'est une construction étrange, sans équivalent dans les autres parlements.
5. Parlement à temps partiel Seul le mandat de la présidence est à temps plein. Les 24 autres membres exercent un mandat à temps partiel. Vu les compétences croissantes, cela devient de plus en plus difficile à tenir.
6. Débat sur l'avenir : entité fédérée ou région autonome ? Le débat sur l'avenir de la Communauté germanophone est d'actualité. En cas de nouvelle réforme de l'État, il y a deux options : (a) une quatrième entité fédérée à part entière, ou (b) une région autonome au sein de la Wallonie (sur le modèle du Südtirol). En 2024, le PDG a déposé une proposition de résolution en faveur d'une représentation garantie à la Chambre fédérale.
Points positifs :
- Bürgerrat (depuis 2019) : une première mondiale. Un modèle permanent de délibération citoyenne. 24 citoyens tirés au sort qui fixent l'ordre du jour et organisent des panels citoyens. Après 5 ans d'évaluation : les normes délibératives s'institutionnalisent progressivement. Reconnu internationalement comme modèle de référence (OCDE, Bertelsmann Stiftung).
- Discipline budgétaire : seule entité fédérée belge dotée d'un budget en équilibre.
- Administration efficace : un appareil relativement réduit pour les compétences qu'elle exerce.
- Services bilingues : les facilités pour les francophones sont bien organisées.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ✅ | Le PDG est le niveau démocratique le plus proche des ±79.500 Belges germanophones. Les compétences communautaires (enseignement, culture, bien-être) ont leur place ici. Les compétences régionales transférées sont logiques au vu de la spécificité linguistique et géographique. |
| 2 | Transparence | ✅ | Petit parlement, lisible. Toutes les séances sont publiques. Le Bürgerrat renforce considérablement la transparence et l'implication des citoyens. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Problème fondamental. La Communauté germanophone ne perçoit aucun impôt propre. 100 % des recettes arrivent par dotations (fédérales ±321 M€ + wallonnes ±93 M€). Qui décide ne perçoit pas. Le fiscal gap est de ±100 %. C'est le plus mauvais score de toutes les entités fédérées belges sur ce principe. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | La structure est relativement simple (un parlement, un gouvernement), mais le statut hybride de Communauté assortie de compétences régionales rend la répartition des compétences complexe. Les membres à voix consultative sont une complication inutile. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 79.500 habitants pour un parlement complet de 25 membres, 4 ministres et une administration propre, c'est un cas limite. Des régions comparables (Åland : 30.000, îles Féroé : 54.000) fonctionnent aussi avec des structures comparables, ce n'est donc pas trop petit par définition. Mais le coût par habitant est élevé. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | La Communauté germanophone peut innover dans ses propres compétences (voir le Bürgerrat), mais la dépendance à des compétences transférées via l'article 139 limite sa marge. Chaque élargissement exige l'accord du Parlement wallon. |
| 7 | Orientation résultats | ✅ | La Communauté germanophone obtient de bons résultats en matière de discipline budgétaire (la seule avec un budget en équilibre). Le Bürgerrat introduit un suivi systématique des recommandations. La Cour des comptes contrôle. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Peu d'informations disponibles sur le degré précis de numérisation. En tant que petite entité, ses moyens pour la transformation numérique sont limités, mais l'échelle rend aussi plus facile une numérisation rapide. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ✅ | Des régions autonomes comparables (Åland, îles Féroé, Südtirol) prouvent que petit peut fonctionner. Le Bürgerrat est lui-même devenu un modèle de référence international. |
Synthèse : les principaux points douloureux sont (3) Responsabilité = financement (fiscal gap de ±100 %) et (5) Taille critique (cas limite). Principaux atouts : (1) Subsidiarité, (2) Transparence et (7) Orientation résultats, grâce au Bürgerrat et à la discipline budgétaire.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Transformation d'un parlement de Communauté en parlement d'entité fédérée à part entière, doté de compétences élargies et d'une autonomie fiscale partielle.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ?
Statut : la Communauté germanophone devient la quatrième entité fédérée (« entité fédérée Ostbelgien ») dans le modèle HART à 4 entités fédérées. Le PDG devient le parlement de l'entité fédérée Ostbelgien.
Compétences : toutes les compétences communautaires actuelles + toutes les compétences régionales sont transférées définitivement. Plus de construction de l'article 139. Ostbelgien exerce toutes les compétences d'entité fédérée de façon autonome, comme la Flandre et la Wallonie.
Autonomie fiscale : instauration d'une autonomie fiscale partielle sur le modèle d'Åland et des îles Féroé. L'entité fédérée reçoit une part garantie des recettes fiscales fédérales (mécanisme de solidarité), complétée par des centimes additionnels propres à l'impôt des personnes physiques. Cela ramène le fiscal gap de ±100 % à 30 % maximum.
Adaptation parlementaire :
- 25 membres maintenus (proportionnellement correct pour ±80.000 habitants)
- Suppression des membres à voix consultative (construction superflue)
- Bürgerrat formellement ancré dans le règlement comme troisième pilier démocratique
- Le ministre-président devient un mandat à temps plein, les députés reçoivent un statut hybride (temps partiel avec une indemnité qui rend possible un engagement professionnel)
Représentation garantie au fédéral : au moins 1 siège garanti à la Chambre fédérale pour la circonscription électorale germanophone (actuellement 0 siège garanti. La Communauté germanophone relève de la circonscription de Liège).
Modèle international : combinaison du Südtirol (statut d'autonomie étendu, ancrage constitutionnel, représentation garantie) et d'Åland (autonomie fiscale, petit parlement efficace).
Impact estimé :
- Économie : la suppression de la construction de l'article 139 et de la couche intermédiaire de la Région wallonne pour le territoire germanophone fait économiser des frais administratifs. Effet net limité (±5 à 10 millions d'euros), mais le gain d'efficience réside dans une prise de décision plus simple.
- Transparence : le citoyen sait exactement qui est compétent. Plus de compétences partagées.
- Responsabilité budgétaire : des recettes propres partielles imposent une politique prudente (ce que la Communauté germanophone fait déjà).
Trajet de mise en œuvre :
- Nécessite une révision de la Constitution (articles 1, 2, 3, 115-120, 139)
- Nécessite une loi spéciale de financement
- Horizon temporel : 2 à 3 ans après un accord politique
- Période de transition pour l'intégration administrative des compétences régionales
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
PDG (Parlement de la Communauté germanophone) : réformé Le plus petit parlement de Belgique devient un parlement d'entité fédérée à part entière. Toutes les compétences sous un même toit, avec sa propre responsabilité fiscale. Et le Bürgerrat comme exemple international de renouveau démocratique.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Communauté germanophone est le plus petit niveau de pouvoir de Belgique : ±79.500 habitants répartis sur 9 communes autour d'Eupen et de Sankt Vith. Le parlement (PDG) compte 25 membres élus directement et dispose d'un gouvernement propre de 4 ministres. La Communauté germanophone exerce des compétences communautaires (enseignement, culture, bien-être) et a aussi repris, via une construction constitutionnelle particulière (l'article 139), une série de compétences régionales de la Région wallonne : protection des monuments, politique de l'emploi, tutelle communale, aménagement du territoire, logement et énergie. Le budget total s'élève à ±543 millions d'euros (2025), intégralement financé par des dotations fédérales (±321 millions d'euros) et des transferts wallons (±93 millions d'euros).
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental est le fiscal gap : la Communauté germanophone décide de centaines de millions d'euros, mais ne perçoit elle-même pas un centime d'impôts. Tous les moyens arrivent par dotations d'autres pouvoirs publics. C'est faux sur le principe. Qui décide des dépenses doit aussi rendre des comptes sur les recettes. La Communauté germanophone a un fiscal gap de près de 100 %, le plus élevé de toutes les entités fédérées belges.
En outre, la répartition des compétences est inutilement complexe. La Communauté germanophone est formellement une Communauté, mais elle exerce aussi des compétences régionales via l'article 139. Chaque nouveau transfert exige un accord avec le Parlement wallon. Pour les matières qui n'ont pas été transférées (mobilité, environnement, commerce extérieur), c'est la Région wallonne qui est compétente sur le territoire germanophone. Le citoyen doit donc naviguer entre le parlement germanophone, le gouvernement wallon et l'autorité fédérale. Pour une région plus petite que la ville de Bruges.
Enfin : à côté de ses 25 membres élus, le PDG compte aussi des « membres à voix consultative » qui peuvent parler mais pas voter. Une construction sans équivalent dans les autres parlements modernes, et qui ne sert pas la simplicité.
Comment cela fonctionne ailleurs
Des petites régions autonomes comparables en Europe prouvent que cela peut se faire plus efficacement :
Les îles Åland (Finlande, ±30.000 habitants) ont un parlement de 30 membres doté d'une large autonomie, y compris une autonomie fiscale partielle. Elles perçoivent des impôts qui vont d'abord à Helsinki et sont ensuite reversés. Mais le mécanisme impose la transparence.
Les îles Féroé (Danemark, ±54.000 habitants) peuvent percevoir et conserver des impôts. Leur Løgting (33 membres) dispose d'une autonomie quasi complète, sauf pour la défense et la politique étrangère.
Le Südtirol (Italie, ±535.000 habitants) dispose d'un statut d'autonomie ancré en droit international, avec un Landtag de 35 membres, de larges compétences législatives et une représentation garantie au parlement national.
Ce que tous ces modèles ont en commun : des compétences complètes à un seul niveau, pas de couches intermédiaires, et une forme de responsabilité fiscale.
Ce que HART propose
La Communauté germanophone devient la quatrième entité fédérée d'une Belgique réformée : l'entité fédérée Ostbelgien. Le PDG devient un parlement d'entité fédérée à part entière.
Toutes les compétences. Tant les matières communautaires que régionales. Sont attribuées définitivement à Ostbelgien. La construction de l'article 139 disparaît. Plus besoin d'étape intermédiaire par le Parlement wallon.
Ostbelgien reçoit une autonomie fiscale partielle : une part de solidarité garantie dans les recettes fiscales fédérales, complétée par des centimes additionnels propres. Le fiscal gap descend de ±100 % à 30 % maximum.
Le parlement conserve 25 membres (proportionnellement correct). Les membres à voix consultative sont supprimés. Le Bürgerrat. Le modèle de démocratie délibérative salué internationalement que la Communauté germanophone a instauré en 2019 comme une première mondiale. Est ancré dans la Constitution comme troisième pilier démocratique.
Les Belges germanophones reçoivent au moins 1 siège garanti à la Chambre fédérale.
Ce que cela rapporte
- Transparence : un parlement, un gouvernement, toutes les compétences. Le citoyen sait précisément à qui s'adresser.
- Responsabilité fiscale : qui décide contribue aussi au financement. C'est juste sur le principe et cela impose une politique prudente. Ce que la Communauté germanophone prouve d'ailleurs déjà avec son budget en équilibre.
- Simplicité : pas de construction de l'article 139, pas de membres à voix consultative, pas de compétences partagées avec la Région wallonne.
- Innovation démocratique : le Bürgerrat est ancré comme composante permanente du système démocratique. Un modèle étudié dans le monde entier mérite une base constitutionnelle.
- Représentation : les ±80.000 Belges germanophones méritent une représentation garantie au niveau fédéral.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft. Site officiel | https://pdg.be/ | En continu | Structure, composition, commissions, indemnités |
| Wikipedia. Parliament of the German-speaking Community | https://en.wikipedia.org/wiki/Parliament_of_the_German-speaking_Community | 2026 | Historique, répartition des sièges, compétences, membres à voix consultative |
| Wikipedia. German-speaking Community of Belgium | https://en.wikipedia.org/wiki/German-speaking_Community_of_Belgium | 2026 | Population, communes, superficie, contexte historique |
| Cour des comptes. Budget initial de la Communauté germanophone 2025 | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2024_50_BudgetDG2025.pdf | Novembre 2024 | Chiffres budgétaires : dépenses 543 M€, dotation 321 M€, wallon 93 M€ |
| Belga News Agency. DG balances budget 2025-2026 | https://www.belganewsagency.eu/only-belgiums-german-speaking-community-balances-its-budget-for-2025-2026 | 2025 | Seule entité fédérée en équilibre budgétaire |
| BRF Nachrichten. DG Sparpläne | https://brf.be/regional/1915692/ | 2024 | Économies de 15 M€/an, frais de personnel |
| Ostbelgien Statistik. Bevölkerungsstruktur | https://ostbelgienstatistik.be/desktopdefault.aspx/tabid-2569/4686_read-32765/ | 2025 | Chiffres de population : 79.537 habitants (1/1/2025) |
| SPF Intérieur. Wahlen 2024 | https://wahlen.fgov.be/allgemeines/struktur-wahlverfahren-und-parlamente-belgiens | 2024 | Résultats électoraux, répartition des sièges |
| VRT NWS. Premier gouvernement de la Communauté germanophone 2024 | https://www.vrt.be/vrtnws/de/2024/06/14/deutschsprachige-gemeinschaft-in-ostbelgien-die-erste-regierung/ | Juin 2024 | Formation du gouvernement ProDG-CSP-PFF |
| Public Deliberation. Ostbelgien Model: five years on | https://www.publicdeliberation.net/the-ostbelgien-model-five-years-on/ | Janvier 2025 | Évaluation du Bürgerrat après 5 ans |
| OIDP. Ostbelgien Model | https://oidp.net/en/practice.php?id=1237 | 2024 | Structure et impact du Bürgerrat |
| Bertelsmann Stiftung. Shortcut Ostbelgien Model | https://www.bertelsmann-stiftung.de/en/our-projects/democracy-and-participation-in-europe/shortcut-archive/shortcut-7-the-ostbelgien-model | 2023 | Reconnaissance internationale du modèle délibératif |
| Buergerdialog.be. Citizens' Council | https://www.buergerdialog.be/en/citizen-council/what-is-the-citizens-council | En continu | Fonctionnement du Bürgerrat : 24 membres, 18 mois |
| CALRENET. PDG General Data | https://www.calrenet.eu/wp-content/uploads/2021/02/Website-Informativ-Sheet-2021.pdf | 2021 | Structure parlementaire et chiffres clés |
| PDG. Resolutionsvorschlag 87 (2024-2025) | https://pdg.be/desktopdefault.aspx/tabid-4630/8156_read-74745/ | 2024 | Proposition de représentation garantie à la Chambre fédérale |
| Åland.ax. Facts about Åland | https://www.aland.ax/en/facts-about-aland/facts-about-aland | 2025 | Comparaison : 30 députés, 30.000 habitants |
| Wikipedia. Løgting (îles Féroé) | https://en.wikipedia.org/wiki/L%C3%B8gting | 2026 | Comparaison : 33 membres, autonomie fiscale |
| Wikipedia. Südtiroler Landtag | https://de.wikipedia.org/wiki/S%C3%BCdtiroler_Landtag | 2026 | Comparaison : 35 membres, statut d'autonomie |