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Parquet fédéral : audit

Date : 2026-03-29 Catégorie : pouvoir judiciaire et organes constitutionnels Statut proposé : 🟠 Réformé : renforcé et modernisé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Le Parquet fédéral est une composante du ministère public compétente sur l'ensemble du territoire belge. Il n'est rattaché à aucune juridiction de jugement en particulier. Unique au sein du ministère public belge.

Base juridique :

Création : le Parquet fédéral est né de l'accord Octopus (24 mai 1998), en réponse aux carences structurelles mises au jour par l'affaire Dutroux. Les parquets locaux n'étaient pas en mesure de s'attaquer efficacement à la criminalité transfrontalière. Il fallait un organe central doté d'une compétence nationale.

Composition (cadre légal) :

Mandats : tous les titulaires ont un mandat de 5 ans. Le procureur fédéral peut être renouvelé une fois ; les magistrats fédéraux sans limite.

Autorité : le Parquet fédéral est placé sous l'autorité unique et directe du ministre de la Justice. Son fonctionnement est évalué par le Collège des procureurs généraux. Le procureur général de Gand est responsable des relations avec le Parquet fédéral.

Budget : il n'existe pas de budget publié séparément pour le Parquet fédéral. Il relève du budget global du ministère public, qui fait partie du budget du SPF Justice (±2,76 milliards d'euros en 2025). Plus de la moitié de ce budget va à l'ordre judiciaire (tribunaux + parquets).

1B. Que fait-il en pratique ?

Le Parquet fédéral a quatre missions principales :

1. Exercer l'action publique (dans des cas limitativement énumérés) :

2. Coordination de l'action publique :

3. Coopération internationale :

4. Autres missions :

Grands dossiers récents :

Dossiers ratés :

1C. Comparaison internationale

Belgique Allemagne Pays-Bas Danemark Suède
Institution Parquet fédéral Generalbundesanwalt (GBA) Landelijk Parket + Functioneel Parket Rigsadvokaten (Director of Public Prosecutions) Åklagarmyndigheten
Personnel ±125 (33 magistrats) ±300 (110 procureurs fixes + 50 détachés) Deux parquets spécialisés (±500 pers. au total) ±120 (au niveau central) + 1.500 pour l'ensemble du système ±2.250 (1.400 procureurs)
Focus Terrorisme, criminalité organisée, traite des êtres humains, cybercriminalité, crimes de guerre Sûreté de l'État, terrorisme, espionnage, crimes de guerre Criminalité organisée, terrorisme, cybercriminalité + séparément : criminalité financière et environnementale Criminalité organisée, terrorisme, cybercriminalité Idem + unités spécialisées pour l'environnement, la corruption, la sécurité
Indépendance Sous l'autorité du ministre de la Justice Fonctionnaire politique. Peut être mis en non-activité par le ministre Ministère public indépendant sous le Collège des PG Sous le ministère de la Justice Totalement indépendant du gouvernement
Particularité Parité linguistique (NL/FR) Les procureurs des entités fédérées sont détachés au niveau fédéral Séparation : Landelijk Parket (grande criminalité) + Functioneel Parket (financier/environnement) Le chef de la police locale est aussi chef des poursuites locales Système intégré avec 31 bureaux locaux et 5 unités de spécialistes

Principaux enseignements de la comparaison :

  1. Allemagne (GBA) : avec ±300 collaborateurs, largement le double de la Belgique, pour un pays qui compte 7,5 fois plus d'habitants. Le rapport magistrats/population est comparable, mais l'Allemagne détache structurellement des procureurs venus des entités fédérées. La Belgique ne le fait pas.

  2. Pays-Bas : ont résolu le problème en créant deux parquets nationaux spécialisés : le Landelijk Parket (grande criminalité et criminalité organisée) et le Functioneel Parket (criminalité financière, économique et environnementale). Cela évite qu'une seule institution doive tout faire.

  3. Suède : avec 2.250 collaborateurs, le modèle le plus professionnel. Totalement indépendant du gouvernement. Cinq unités spécialisées (environnement, corruption, sécurité, criminalité organisée). Les KPI et la mesure des résultats y sont la norme.

  4. Danemark : intègre poursuites et police au niveau local (le chef de la police est aussi chef des poursuites), avec des unités spécialisées au-dessus du niveau local. Plus efficient parce qu'il y a moins de maillons.

1D. Problèmes et critiques

1. Pénurie structurelle de personnel. Le problème central Le rapport annuel 2024 parle d'un « déficit de capacité aigu et intenable ». Le Parquet fédéral manque de magistrats depuis des années :

2. La parité linguistique comme problème structurel L'exigence légale de 16 magistrats NL + 16 FR (avec 1/3 de bilingues par groupe linguistique) rend le recrutement d'autant plus difficile. Les juristes bilingues sont rares et sont mieux payés dans le secteur privé.

3. Pas de budget propre. Pas d'autonomie financière Le Parquet fédéral n'a pas de ligne budgétaire propre. Il dépend du budget global du SPF Justice et du ministère public. Il est dès lors difficile d'investir stratégiquement dans la spécialisation (cyber, corruption, terrorisme).

4. La numérisation prend du retard La Cour des comptes a jugé en janvier 2025 que la numérisation de la Justice se déroule de manière « trop chaotique », « sans stratégie claire » et avec « une maîtrise insuffisante des risques ». Le système de gestion des dossiers MaCH a certes été déployé au Parquet fédéral (depuis 2019), mais son intégration avec les autres systèmes reste déficiente. JustConsult et Just-on-Web existent, mais sont encore loin de couvrir tous les dossiers.

5. Dépendance politique Le Parquet fédéral est placé sous l'autorité directe du ministre de la Justice. Dans les dossiers sensibles (Qatargate, ingérence étrangère), cette structure peut miner l'apparence d'indépendance. Même si, en pratique, il n'y a pas de pilotage politique direct des dossiers individuels.

6. Chevauchement avec l'EPPO Depuis juin 2021, le Parquet européen (EPPO) est opérationnel. La Belgique y participe. Cela crée une couche supplémentaire pour les infractions financières portant atteinte aux intérêts de l'UE, avec des chevauchements et des conflits de compétence possibles avec le Parquet fédéral.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité Le Parquet fédéral traite à juste titre les affaires qui dépassent les parquets locaux : terrorisme, criminalité organisée, crimes de guerre, cybercriminalité. L'existence d'un parquet national est logique et nécessaire.
2 Transparence ⚠️ Le Parquet fédéral publie des rapports annuels, mais n'a pas de budget publié séparément. Le citoyen ne peut pas voir quels moyens vont à quelles priorités. La hiérarchie (ministre → PG de Gand → procureur fédéral) est complexe.
3 Responsabilité = financement Le Parquet fédéral n'a pas de ligne budgétaire propre. Celui qui décide des priorités (le procureur fédéral) ne décide pas du budget (le ministre de la Justice / le SPF Justice). Fiscal gap typique : une responsabilité sans autonomie financière.
4 Simplicité ⚠️ La structure du ministère public est complexe : 14 parquets de première instance, 5 parquets généraux, 1 parquet fédéral, et désormais aussi l'EPPO. Le citoyen ne comprend pas qui est compétent pour quoi. Mais le Parquet fédéral lui-même a une structure relativement simple.
5 Taille critique Avec seulement 33 magistrats pour l'ensemble du pays, le Parquet fédéral est structurellement trop petit pour ses missions. À titre de comparaison : l'Allemagne compte ±160 procureurs au niveau fédéral, pour un pays 7,5 fois plus grand. Proportionnellement bien davantage.
6 Compétences concurrentes Sans objet. Les poursuites sont à juste titre une compétence exclusivement fédérale. Il n'y a aucune raison de régionaliser cela.
7 Orientation résultats ⚠️ Des rapports annuels sont publiés, avec de la casuistique et des tendances. Mais il n'y a pas de KPI formels, pas de mesure publique des résultats, ni d'évaluation systématique des délais de traitement, des taux de réussite ou de l'efficience. L'opération Calice (15 ans, 0 condamnation) et les tueurs du Brabant (plus de 40 ans, 0 condamnation) illustrent l'absence de reddition de comptes sur les résultats.
8 Numérique d'abord La Cour des comptes a jugé en 2025 que la numérisation de la Justice se déroule de manière « trop chaotique ». Le système MaCH a été déployé mais son intégration avec les autres systèmes est déficiente. Pas d'outils numériques spécialisés pour les dossiers complexes que traite le Parquet fédéral (traçage des cryptomonnaies, analyse du darknet, OSINT).
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ Le concept d'un parquet national existe dans tous les pays de comparaison. Mais la variante belge est en sous-effectif, sous-dotée et moins spécialisée que des institutions comparables aux Pays-Bas (deux parquets spécialisés), en Suède (cinq unités de spécialistes) ou même en Allemagne (le détachement depuis les entités fédérées comme instrument de personnel flexible).

Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la taille critique (sous-effectif structurel), de la responsabilité = financement (pas de budget propre) et du numérique d'abord (retard de numérisation). Le Parquet fédéral est conceptuellement juste mais opérationnellement vidé de sa substance.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé Le Parquet fédéral doit être maintenu comme institution, mais fondamentalement renforcé et modernisé. Le concept est correct, l'exécution est insuffisante.

3B. Proposition concrète

1. Renforcement du personnel sur le modèle allemand et néerlandais

2. Spécialisation sur le modèle néerlandais et suédois

3. Autonomie financière

4. Numérisation

5. Indépendance renforcée

6. Mesure des résultats

Impact estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Parquet fédéral. Réformé Le procureur national de la Belgique est structurellement en sous-effectif et sous-doté. HART double la capacité, crée quatre unités spécialisées, et donne au Parquet fédéral un budget propre et une véritable indépendance. Sur l'exemple des Pays-Bas et de la Suède.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le Parquet fédéral est le seul parquet de Belgique compétent sur tout le territoire. Il traite les dossiers les plus lourds : terrorisme, criminalité organisée, traite des êtres humains, cybercriminalité, crimes de guerre et corruption au niveau international. Il compte 33 magistrats et environ 90 collaborateurs administratifs. Il a été créé en 2002, après l'accord Octopus qui a suivi l'affaire Dutroux.

Ce qui ne va pas

Le Parquet fédéral est structurellement vidé de sa substance. Le rapport annuel 2024 parle d'un « déficit de capacité aigu et intenable ». Exemples concrets :

La Cyber Unit. Responsable de la lutte contre les rançongiciels, le piratage et l'espionnage numérique. Elle ne compte plus que 2,5 magistrats. C'est le niveau le plus bas depuis sa création en 2018. Il n'y a aucun spécialiste des enquêtes sur le darknet, alors que c'est là que prospèrent le trafic de drogue, le trafic d'armes et la pédopornographie.

Seuls 3 magistrats traitent tous les dossiers de corruption. En plus d'autres formes de criminalité grave. Et cela alors que la Belgique est en plein dans l'enquête Qatargate, avec 20 inculpés et un arrêt de 113 pages.

Le Parquet fédéral n'a pas de budget propre. Il dépend du budget global du SPF Justice. Celui qui décide des priorités (le procureur fédéral) ne décide pas de l'argent (le ministre). C'est comme si vous donniez à un commandant des pompiers la responsabilité de tous les incendies du pays, mais que vous le laissiez mendier pour chaque lance à incendie.

La numérisation est à la traîne. La Cour des comptes a jugé en janvier 2025 que la numérisation de la Justice se déroule de manière « trop chaotique », sans stratégie claire. Le Parquet fédéral n'a pas les outils spécialisés pour le traçage des cryptomonnaies, la criminalistique numérique et le renseignement de sources ouvertes.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas ont résolu le problème en créant deux parquets nationaux spécialisés : le Landelijk Parket pour la grande criminalité et la criminalité organisée, et le Functioneel Parket pour la criminalité financière et environnementale. Chacun a son propre focus, ses propres moyens et sa propre expertise.

La Suède va encore plus loin. L'Åklagarmyndigheten compte 2.250 collaborateurs, dont 1.400 procureurs, répartis en cinq unités spécialisées (environnement, corruption, sûreté de l'État, criminalité organisée). Elle est totalement indépendante du gouvernement. Les résultats sont mesurés avec des KPI et rapportés publiquement chaque année.

L'Allemagne a un parquet fédéral (Generalbundesanwalt) avec ±300 collaborateurs, dont ±160 procureurs. Particularité : les entités fédérées détachent structurellement leurs propres magistrats vers le niveau fédéral pour des périodes de 2 à 3 ans. Cela procure une capacité flexible et un partage des connaissances entre les niveaux.

Ce que HART propose

  1. Doublement de la capacité : de 33 à au moins 60-65 magistrats fédéraux. Plus l'introduction d'un système de détachement par lequel des magistrats des entités fédérées viennent temporairement au Parquet fédéral. Sur le modèle allemand.

  2. Quatre unités spécialisées : Terrorisme & Sûreté de l'État, Cybercriminalité & Recherche numérique, Criminalité organisée & Traite des êtres humains, et Crimes internationaux & Corruption. Chacune avec sa propre expertise et son propre chef d'équipe.

  3. Budget propre : une ligne budgétaire distincte dans le budget fédéral, avec un cadre pluriannuel de 3 à 5 ans. Publiée de manière transparente. Fini de mendier auprès du SPF Justice.

  4. Véritable indépendance : remplacer l'autorité directe du ministre de la Justice par une indépendance opérationnelle assortie d'une reddition de comptes au parlement. Nomination du procureur fédéral par un organe indépendant.

  5. Saut numérique : un laboratoire de criminalistique numérique propre, avec des outils de traçage des cryptomonnaies, d'analyse du darknet et d'OSINT. Intégration complète aux systèmes européens (EPPO, Eurojust, Europol).

  6. Mesure des résultats : des KPI sur les délais de traitement, les taux de réussite et le traitement des dossiers. Évaluation annuelle par la Cour des comptes. Reddition de comptes publique au parlement.

Ce que cela rapporte

L'investissement supplémentaire s'élève à ±15-25 millions d'euros par an. Une fraction du budget de la Justice, qui est de 2,76 milliards d'euros. Mais le rendement est bien plus élevé :


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
Openbaar Ministerie. Organisatie en kenmerken Federaal Parket https://www.om-mp.be/nl/uw-om/federaal-parket/organisatie-kenmerken Structure, composition, mandats
Openbaar Ministerie. Opdrachten Federaal Parket https://www.om-mp.be/nl/uw-om/federaal-parket/opdrachten Compétences et missions
VRT NWS. Jaarverslag federaal parket, onderbemanning (mei 2025) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/05/25/jaarverslag-federaal-parket/ Pénurie de personnel, Cyber Unit, chiffres
BRUZZ. Chronisch magistratentekort Brussel (mei 2025) https://www.bruzz.be/actua/justitie/chronisch-magistratentekort-vertraagt-zware-dossiers-brussel-2025-05-26 Délais d'attente, conséquences de la pénurie
Knack. Verdachten terrorismezaken steeds jonger https://www.knack.be/nieuws/belgie/maatschappij/verdachten-in-terrorismezaken-steeds-jonger-blijkt-uit-jaarverslag-federaal-parket/ Chiffres du terrorisme chez les mineurs
Belga News Agency. Belgium's top prosecutor calls for more resources (2025) https://www.belganewsagency.eu/belgiums-top-prosecutor-calls-for-more-resources-to-tackle-international-corruption Ann Fransen sur les moyens en matière de corruption
Wikipedia NL. Federaal parket https://nl.wikipedia.org/wiki/Federaal_parket Historique, base juridique
Wet van 21 juni 2001. Etaamb https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-21-juni-2001_n2001009458.html Base juridique
Wet van 22 december 1998. Etaamb https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-22-december-1998_n1999009059.html Accord Octopus, intégration verticale
Openbaar Ministerie. 20 jaar Federaal Parket https://5370.f2w.bosa.be/nl/article/20-jaar-federaal-parket Historique
Wikipedia EN. Federal prosecutor's office (Belgium) https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_prosecutor%27s_office_(Belgium) Contexte anglophone
Generalbundesanwalt. About us https://www.generalbundesanwalt.de/EN/About-us/about-us-node.html Comparaison allemande : ±300 collaborateurs
Wikipedia EN. Public Prosecutor General (Germany) https://en.wikipedia.org/wiki/Public_Prosecutor_General_(Germany) Structure et chiffres allemands
Netherlands Public Prosecution Service. National Office https://www.prosecutionservice.nl/organisation/national-office Comparaison néerlandaise : Landelijk Parket
Danish Prosecution Service. About https://anklagemyndigheden.dk/en/about-the-prosecution-service Comparaison danoise
Swedish Prosecution Authority. Facts and Organisational Chart https://www.aklagare.se/en/about-us/facts-and-organisational-chart/ Comparaison suédoise : 2.250 collaborateurs
EPPO. Belgium https://www.eppo.europa.eu/en/about/members/belgium Coopération EPPO
VRT NWS. Digitalisering justitie Rekenhof (januari 2025) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/01/09/justitie-digitaal-digitalisering-rekenhof/ Audit de la Cour des comptes sur la numérisation
FOD Justitie. Audit Rekenhof reactie https://justitie.belgium.be/nl/nieuws/persberichten/audit_van_het_rekenhof_reactie_fod_justitie Réaction du SPF Justice
VRT NWS. Memorandum FOD Justitie budget (2024) https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/07/02/memorandum-fod-justitie-minder-gebouwen-een-maximum-aantal-gev/ Budget de la Justice ±2,76 Mds €
Qatargate. Wikipedia NL https://nl.wikipedia.org/wiki/Qatargate Contexte Qatargate
Jaarverslag OM 2024 https://5370.f2w.bosa.be/sites/default/files/Jaarverslag%20OM%202024.pdf Rapport annuel du ministère public