Police fédérale : audit 2026-03-29
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Police fédérale (Federale Politie) Base juridique : loi organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux (7 décembre 1998, entrée en vigueur le 1er janvier 2001). Cette loi a remplacé l'ancien système tripartite composé de la gendarmerie, de la police judiciaire près les parquets et de la police communale. Création : 1er janvier 2001 Niveau de pouvoir : fédéral. Relève de la double autorité du ministre de l'Intérieur (police administrative) et du ministre de la Justice (police judiciaire).
Direction : le commissaire général Eric Snoeck (depuis le 18 avril 2024).
Personnel : environ 14.000 collaborateurs, répartis entre :
- Cadre opérationnel : policiers répartis en quatre grades (agents, cadre de base, cadre moyen, cadre d'officiers)
- Cadre CALog : personnel administratif et logistique
Budget : environ 2,8 milliards d'euros par an (budget fédéral 2025). Il couvre les frais de personnel, le fonctionnement, l'équipement et les investissements.
Structure : La Police fédérale est organisée autour d'un commissariat général et de trois directions générales :
- Commissariat général (CG) Coordination centrale, coopération internationale, communication, politique stratégique.
- DGA. Direction générale de la police administrative Police de la route (autoroutes), police de la navigation (mer du Nord, voies navigables intérieures), police des chemins de fer, police aéronautique, contrôle des frontières et de l'immigration, appui canin, appui aérien.
- DGJ. Direction générale de la police judiciaire Criminalité organisée, terrorisme, cybercriminalité, criminalité financière, traite des êtres humains, trafic de drogue. Déconcentrée en 13 directions judiciaires (par arrondissement).
- DGR. Direction générale de la gestion des ressources et de l'information Personnel, logistique, ICT, finances.
S'y ajoutent 13 directions de coordination et d'appui déconcentrées qui font le lien entre le niveau fédéral et le niveau local.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Opérations de police spécialisées qui dépassent le niveau local
- Appui aux 176 zones de police locale (renfort, moyens spécialisés, information)
- Police administrative sur les autoroutes, les chemins de fer, les aéroports, les voies navigables et la mer du Nord
- Enquêtes judiciaires sur la grande criminalité et la criminalité organisée
- Contrôle des frontières et de l'immigration
- Protection du palais royal, des sommets de l'OTAN, des institutions de l'UE
- Corps d'intervention (±450 membres du personnel, 12 sections)
Chevauchements avec d'autres institutions :
- La relation fonctionnelle avec les 176 zones de police locale n'est pas hiérarchique mais de coordination. Ce qui entraîne des problèmes de coordination.
- Chevauchement dans la collecte d'informations avec la Sûreté de l'État (VSSE) et le SGRS (renseignement militaire).
- Chevauchement en matière de cybercriminalité avec le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB).
- Chevauchement territorial : les 13 directions judiciaires de la DGJ opèrent dans les mêmes arrondissements que la recherche locale, ce qui conduit parfois à des doublons.
Indicateurs de performance : Il n'existe pas de tableau de bord KPI public et standardisé pour la Police fédérale. Le Comité P (Comité permanent de contrôle des services de police) publie des rapports annuels assortis de recommandations, mais une mesure systématique des résultats fait largement défaut.
Pénurie de personnel. Le problème central :
- Le syndicat SLFP a mis en garde à plusieurs reprises contre une « faillite opérationnelle » de la Police fédérale.
- La Police judiciaire fédérale en Flandre connaît des déficits de ±20 %, allant jusqu'à 25 % en Flandre-Occidentale et à Anvers.
- Entre 2017 et 2019, 1.250 inspecteurs en moyenne ont été recrutés par an, alors que l'objectif était de 1.400.
- En 2025, 2.976 candidats ont réussi les épreuves de sélection. Une hausse de 20 % par rapport à 2024. Mais la pénurie structurelle n'est pas encore résorbée.
- La Cour des comptes a constaté qu'il n'existe pas de cadre de qualité central pour le recrutement et la formation.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : Nationale Politie
- Réforme : 2013, fusion de 25 corps régionaux + le KLPD en une seule Nationale Politie.
- Personnel : ±65.000 collaborateurs (pour 17,9 millions d'habitants).
- Budget : 7,6 milliards d'euros (2024).
- Structure : 10 unités régionales + une unité nationale (scindée depuis 2024 en LX et LO). Une seule direction de corps, le ministre de la Justice et de la Sécurité politiquement responsable.
- Ratio : ±363 policiers pour 100.000 habitants.
- Résultat : la centralisation a amélioré la coordination face aux menaces nationales, mais a entraîné une perte d'ancrage local et de contrôle démocratique au niveau inférieur.
Comparaison avec la Belgique : la Belgique compte ±48.000 policiers au total (14.000 au fédéral + ±34.000 au local) pour 11,7 millions d'habitants (±410 pour 100.000). Un ratio comparable, mais morcelé entre 177 organisations (1 fédérale + 176 zones locales), alors que les Pays-Bas ont un seul corps.
Allemagne : Bundespolizei + Landespolizei
- Police fédérale (Bundespolizei) : ±53.000 collaborateurs. Limitée à la surveillance des frontières, à la police des chemins de fer, à la sûreté aérienne et à la protection des institutions fédérales.
- Police des Länder (Landespolizei) : 16 corps distincts, chacun sous l'autorité du ministre de l'Intérieur du Land. Responsables des missions de police générales.
- Principe : répartition claire des tâches. La Bundespolizei ne fait rien que la Landespolizei puisse faire. Aucun chevauchement des missions principales.
- Pertinence pour la Belgique : le modèle allemand montre qu'une police fédérale peut se limiter à de véritables missions fédérales (frontières, rail, aviation, terrorisme) pendant que les entités fédérées assurent le gros du travail policier.
Danemark : Rigspolitiet
- Réforme de 2007 : 54 districts de police → 12 districts plus grands.
- Personnel : ±15.000 pour 5,9 millions d'habitants.
- Résultat : premières années : baisse de la confiance, moins d'affaires élucidées. Après 3 ans : redressement au niveau national, mais la satisfaction est restée plus faible au niveau local. Les partenaires signalent une perte de liens personnels.
- Leçon : l'augmentation d'échelle produit de l'efficience, mais coûte de l'ancrage local.
Suède : Polismyndigheten
- Réforme de 2015 : 21 corps régionaux → 1 autorité de police nationale.
- Personnel : ±34.000 collaborateurs.
- Budget : quasiment doublé depuis 2015.
- Résultat après 10 ans (évaluation de la Riksrevisionen, novembre 2025) : taux d'élucidation et rapport coût-efficacité inférieurs à ceux de 2015, malgré davantage de personnel et un budget plus élevé. Causes : pilotage interne peu clair, focalisation insuffisante sur les résultats, criminalité plus complexe.
- Leçon : la centralisation sans gouvernance forte orientée résultats n'apporte aucune amélioration.
1D. Problèmes et critiques
Pénurie structurelle de personnel : 20 à 25 % de sous-effectif à la Police judiciaire fédérale en Flandre. Les objectifs de recrutement ne sont structurellement pas atteints.
Problèmes de coordination fédéral-local : aucun lien hiérarchique, uniquement fonctionnel. Cela entraîne des silos d'information, des doublons et un manque d'unité de commandement lors d'opérations transfrontalières.
Morcellement des zones locales : les 176 zones de police locale (±66.000 habitants en moyenne) sont trop petites pour des missions spécialisées. Les fusions volontaires avancent lentement. Après 25 ans, le nombre de zones a à peine diminué.
Aucune mesure des résultats : pas de tableau de bord KPI public. La Cour des comptes et le Comité P formulent des recommandations, mais il n'existe aucun pilotage contraignant des résultats.
Double tutelle : la Police fédérale relève de deux ministres (Intérieur + Justice), ce qui ralentit la prise de décision.
Retard informatique : la police intégrée travaille avec des systèmes obsolètes. Les bases de données ne sont pas toujours compatibles entre le niveau fédéral et le niveau local.
Déficit démocratique : le citoyen ne sait pas qui est responsable de quoi. Le bourgmestre (zone locale), le ministre de l'Intérieur (police administrative), le procureur (police judiciaire), ou le ministre de la Justice.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La répartition des tâches entre le fédéral et le local est en théorie correcte (spécialisé = fédéral, proximité = local), mais les 176 zones locales sont trop petites pour exercer leurs missions de manière professionnelle, si bien que la police fédérale fait office de filet de sécurité. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen ne peut pas savoir qui décide. Double tutelle ministérielle, lien fonctionnel (et non hiérarchique) avec les zones locales, pas de tableau de bord public. Totalement opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | La police fédérale est financée par le fédéral (2,8 Mds €), mais les zones locales sont financées en partie par le fédéral (939 M€ de dotation) et en partie par le local. Le fiscal gap est considérable : les zones locales décident de l'engagement des moyens mais dépendent des dotations fédérales. |
| 4 | Simplicité | ❌ | 177 organisations (1 fédérale + 176 locales), deux ministres, une coordination fonctionnelle au lieu d'une hiérarchie, 13 directions déconcentrées. D'une complexité incompréhensible. |
| 5 | Taille critique | ❌ | 176 zones locales de 66.000 habitants en moyenne. Beaucoup trop petites pour des missions spécialisées. Même la police fédérale, avec 14.000 personnes, est en sous-effectif pour l'ensemble de ses missions. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | La police est réglée exclusivement au niveau fédéral (loi fédérale), sans place pour l'innovation des entités fédérées. Une seule loi, mais 177 organisations d'exécution sans pilotage univoque. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de tableau de bord KPI public, pas d'objectifs de résultats contraignants, la Cour des comptes constate un manque structurel de cadre de qualité. Le Comité P formule des recommandations sans force contraignante. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Les services numériques offerts au citoyen sont limités (la déclaration en ligne existe). Systèmes internes obsolètes, bases de données pas totalement compatibles entre le fédéral et le local. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | Le modèle à deux niveaux (fédéral + local) est courant au niveau international (Allemagne, France), mais nulle part il n'est aussi morcelé qu'en Belgique. Le modèle néerlandais du corps unique et le modèle allemand de répartition nette des tâches sont des alternatives éprouvées. |
Synthèse : 4× ❌, 4× ⚠️, 0× ✅. C'est sur la simplicité (177 organisations), l'orientation résultats (pas de KPI), la taille critique (des zones locales trop petites) et la transparence (un pilotage impossible à suivre) que la Police fédérale échoue le plus lourdement.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé La Police fédérale subsiste mais est organisée de manière fondamentalement différente, avec un mandat plus fort et une délimitation plus claire vis-à-vis de corps de police des entités fédérées plus grands.
3B. Proposition concrète
Modèle : hybride germano-néerlandais La Belgique reprend la répartition nette des tâches de l'Allemagne, combinée aux avantages d'échelle du modèle néerlandais pour les zones locales.
Ce qui change :
La Police fédérale se concentre sur de véritables missions fédérales :
- Surveillance des frontières et contrôle de l'immigration
- Police des chemins de fer, police aéronautique, police de la navigation
- Lutte contre le terrorisme et sécurité nationale
- Enquêtes judiciaires fédérales (criminalité organisée, cybercriminalité, criminalité financière)
- Protection des institutions fédérales, du palais royal, de l'UE et de l'OTAN
- Coopération internationale (Europol, Interpol)
La police des entités fédérées reprend le travail policier quotidien :
- Les 176 zones de police locale sont réformées en ±30 à 40 zones de police régionales, d'au moins 100.000 habitants par zone.
- Chaque entité fédérée (Flandre, Wallonie, Bruxelles, Ostbelgien) reçoit un commandant de police qui rend compte au ministre de l'Intérieur de son entité.
- La police de l'entité fédérée assure toutes les missions non fédérales : police de quartier, circulation (hors autoroutes), recherche locale, maintien de l'ordre.
Un seul ministre responsable :
- La Police fédérale relève d'un seul ministre fédéral de la Sécurité (elle n'est plus scindée entre l'Intérieur et la Justice).
- La police de l'entité fédérée relève du ministre de l'entité fédérée.
Tableau de bord KPI obligatoire :
- Tableau de bord public et en temps réel avec les taux d'élucidation, les temps de réponse et l'occupation du cadre du personnel par zone.
- Benchmarking annuel avec des pays comparables.
Une seule plateforme ICT :
- Un seul système national d'information policière, obligatoire pour le fédéral comme pour les entités fédérées.
- Once only : chaque plainte, chaque PV, chaque preuve est enregistré une seule fois.
Gain d'efficience estimé :
- Le passage de 176 → ±35 zones économise des frais de structure (management, RH, ICT, immobilier). Estimation : 100 à 200 millions d'euros par an.
- Une répartition nette des tâches évite les doublons entre les directions fédérales et la recherche locale.
- Une seule plateforme ICT économise des coûts de licence et améliore l'échange d'informations.
Trajet de mise en œuvre :
- Phase 1 (2027-2028) : cadre légal pour des fusions de zones obligatoires (minimum 100.000 habitants)
- Phase 2 (2028-2029) : réforme de l'État. Transfert des compétences de police aux entités fédérées
- Phase 3 (2029-2031) : déploiement des corps de police des entités fédérées, migration ICT
- Phase 4 (2031-2033) : pleinement opérationnel, premier benchmarking
Modèle de référence international : l'Allemagne (répartition des tâches Bundespolizei/Landespolizei) + les Pays-Bas (taille des zones, système ICT unique).
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Police fédérale. Réformé La Police fédérale se concentre sur les frontières, le terrorisme et la grande criminalité. Le travail policier quotidien passe à de plus grandes zones de police des entités fédérées. 177 organisations deviennent ±36.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique a une « police intégrée à deux niveaux » : une Police fédérale (±14.000 collaborateurs, 2,8 milliards d'euros de budget) et 176 zones de police locale (±34.000 collaborateurs). Ensemble, cela fait 177 organisations distinctes pour un pays de 11,7 millions d'habitants. La Police fédérale relève de deux ministres à la fois (Intérieur et Justice) et n'a aucun lien hiérarchique avec les zones locales. Seulement une relation « fonctionnelle ». Ce qui signifie en pratique : une coordination fondée sur la bonne volonté.
Ce qui ne va pas
Le système est trop complexe et trop morcelé. La Police judiciaire fédérale en Flandre se situe 20 à 25 % en dessous de son cadre du personnel. En Flandre-Occidentale et à Anvers, il manque près d'un enquêteur sur quatre. Le syndicat SLFP a mis en garde à plusieurs reprises contre une « faillite opérationnelle ». La Cour des comptes a constaté que les objectifs de recrutement ne sont structurellement pas atteints et qu'il n'existe pas de cadre de qualité central.
Les 176 zones locales comptent en moyenne 66.000 habitants. C'est trop petit pour exercer professionnellement des missions spécialisées (cybercriminalité, fraude financière, police technique et scientifique). Les fusions volontaires avancent extrêmement lentement : après 25 ans, le nombre de zones a à peine diminué.
Le citoyen n'a aucune idée de qui est responsable. Est-ce le bourgmestre ? Le procureur ? Le ministre de l'Intérieur ? Le ministre de la Justice ? Personne ne peut l'expliquer, parce que personne n'est vraiment responsable. Il n'existe pas de tableau de bord public des résultats. Pas de taux d'élucidation, pas de temps de réponse, pas de benchmarking.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, la répartition des tâches est limpide. La Bundespolizei (±53.000 collaborateurs) assure uniquement des missions fédérales : frontières, chemins de fer, aéroports, terrorisme. Les 16 Länder ont chacun leur propre Landespolizei pour toutes les autres missions. Pas de chevauchement, pas de doublons, une responsabilité claire.
Les Pays-Bas sont allés encore un pas plus loin en 2013 et ont fusionné 25 corps régionaux en une seule Nationale Politie (±65.000 collaborateurs, 7,6 milliards d'euros de budget). C'est plus radical que ce que HART propose, mais cela a bel et bien apporté des avantages d'échelle en ICT, en spécialisation et en coordination.
Ce que HART propose
Nous choisissons un hybride germano-néerlandais :
La Police fédérale se concentre sur de véritables missions fédérales : surveillance des frontières, police des chemins de fer, police aéronautique, lutte contre le terrorisme, grande criminalité organisée, protection des institutions fédérales et coopération internationale. Tout ce qui ne figure pas sur cette liste passe aux entités fédérées.
Les 176 zones locales deviennent ±35 zones régionales (au moins 100.000 habitants). Chaque entité fédérée (Flandre, Wallonie, Bruxelles, Ostbelgien) reçoit un commandant de police. Ce n'est pas de la centralisation. C'est de la professionnalisation. Des zones plus grandes, cela veut dire plus de spécialistes, un meilleur équipement et moins de frais de structure.
Un ministre par niveau. La Police fédérale relève d'un seul ministre fédéral de la Sécurité. La police des entités fédérées relève du ministre de l'entité fédérée. Fini la double tutelle.
Tableau de bord des résultats obligatoire. Accessible au public, avec les taux d'élucidation, les temps de réponse et l'occupation du cadre du personnel par zone. Benchmarking annuel avec les Pays-Bas, l'Allemagne et le Danemark.
Une seule plateforme ICT pour tout le pays. Une plainte, un système, un dossier. Le principe once only : le citoyen ne fournit l'information qu'une seule fois.
Ce que cela rapporte
Le regroupement de 176 zones en ±35 permet d'économiser, selon les estimations, 100 à 200 millions d'euros par an de frais de structure (moins de bureaux de direction, une ICT partagée, des achats groupés). Plus important : des zones plus grandes peuvent attirer des spécialistes que les petites zones ne peuvent pas se permettre aujourd'hui. Une zone de 150.000 habitants peut entretenir sa propre équipe cyber, une équipe d'enquêteurs financiers et un service de police technique et scientifique. Une zone de 30.000 habitants ne le peut pas.
La répartition nette des tâches entre le fédéral et les entités fédérées évite les doublons et montre clairement au citoyen qui est responsable. Et le tableau de bord public impose l'orientation résultats. Non par plus de règles, mais par la transparence.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| 1 | Federale Politie. Organogram | https://www.politie.be/5998/nl/over-ons/federale-politie/organogram | Structure DGA/DGJ/DGR |
| 2 | Wikipedia. Federale politie (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Federale_politie_(België) | Création, base juridique, structure |
| 3 | Jaarverslag 2025 Federale Politie | https://www.politie.be/5998/nl/nieuws/jaarverslag-2025-van-de-federale-politie-sterke-expertise-op-diverse-vlakken | Effectif de 14.000, recrutement 2025 |
| 4 | PAL.be. Overheidsuitgaven overzicht | https://pal.be/2025/10/waar-geeft-de-overheid-uw-belastinggeld-aan-uit-een-overzicht/ | Budget de ±2,8 Mds € |
| 5 | VVSG. Federale middelen politiezones 2025 | https://www.vvsg.be/nieuwsoverzicht/dit-zijn-de-federale-middelen-voor-je-politiezone-in-2025 | Dotation fédérale de 939 M€ aux zones locales |
| 6 | VSOA. Federale Politie operationeel failliet | https://vsoa-pol.be/federale-politie-op-de-rand-van-het-operationeel-failliet/ | Pénurie de personnel, 700 postes vacants non pourvus |
| 7 | Vlaams Belang. Personeelstekort FGP Vlaanderen | https://www.vlaamsbelang.org/nieuws/vlaams-belang-wil-personeelstekort-bij-federale-gerechtelijke-politie-vlaanderen-wegwerken | 20-25 % de sous-effectif à la PJF Flandre |
| 8 | Rekenhof. Basisopleiding politie-inspecteurs (2022) | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2022_19_NLOplPolitie.pdf | Objectifs de recrutement non atteints, pas de cadre de qualité |
| 9 | Comité P. Jaarverslag 2024 | https://comitep.be/document/jaarverslagen/Comité%20P%20Jaarverslag%202024.pdf | Contrôle, traitement des plaintes |
| 10 | Comité P. Onderzoeksrapport rekrutering/opleiding | https://comitep.be/document/onderzoeksrapporten/onderzoeksrapport%20over%20de%20rekrutering,%20selectie%20en%20opleiding%20binnen%20de%20politieorganisatie.pdf | Pénuries de personnel par an |
| 11 | News.belgium. Fusie politiezones | https://news.belgium.be/nl/fusie-van-de-politiezones | Projet de loi sur la fusion des zones, fusion bruxelloise |
| 12 | VRT NWS. Fusie Noord-Limburg | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/05/26/noord-limburg-krijgt-1-grote-politiezone-voor-130-000-inwoners/ | Exemple de fusion volontaire |
| 13 | BRUZZ. Fusie Brusselse politiezones | https://www.bruzz.be/actua/veiligheid/fusie-van-brusselse-politiezones-neemt-eerste-horde-het-parlement-2026-03-05 | Fusion bruxelloise en 1 zone (6.500 agents, 2027) |
| 14 | Wikipedia. Federal Police Germany | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Police_(Germany) | Structure de la Bundespolizei, 53.000 pers. |
| 15 | Wikipedia. Law enforcement in Germany | https://en.wikipedia.org/wiki/Law_enforcement_in_Germany | Structure de la Landespolizei, répartition des tâches |
| 16 | Government.nl. Organisation Dutch police | https://www.government.nl/topics/police/organisation-of-the-dutch-police | Structure de la Nationale Politie, 10 unités |
| 17 | Rijksoverheid.nl. Begroting Nationale Politie 2025 | https://www.rijksoverheid.nl/documenten/begrotingen/2024/09/17/begroting-nationale-politie-2025 | Budget NL de 7,6 Mds €, frais de personnel 75 % |
| 18 | Tandfonline. Checks and balances Dutch national police | https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15614263.2019.1699410 | Contrôle démocratique après la réforme néerlandaise |
| 19 | Balvig et al. (2011) via Nordic police research | https://www.idunn.no/nordisk_politiforskning/2017/02/literature_on_police_reforms_inthenordiccountries | Réforme danoise de 2007, évaluation |
| 20 | Oxford Academic. Swedish Police after 2015 Reform | https://academic.oup.com/policing/article/15/1/277/4735194 | Résultats suédois après la centralisation |
| 21 | Riksrevisionen. Evaluation Swedish police reform (2025) | https://www.riksrevisionen.se/en/news-archive/nyhetsarkiv-eng/2025-11-13-unclear-governance-and-poor-performance-after-the-police-reform.html | 10 ans plus tard : des résultats inférieurs malgré un budget plus élevé |
| 22 | BeSafe. Politiefinanciering | https://www.besafe.be/nl/politiefinanciering | Modèle de financement de la police intégrée |
| 23 | BeSafe. Schaalvergroting politiezones | https://www.besafe.be/nl/schaalvergroting-politiezones | Cadre politique des fusions |