Parlement de la Communauté française (FWB) : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : Parlement de la FWB. 94 membres, non élus directement Section : Communauté française (FWB) : supprimée Statut : 🔴 Supprimé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Parlement de la Communauté française. Depuis 2011 également désigné comme « Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles » (PFWB) : il est l'organe législatif de la Communauté française de Belgique. Il a été formellement institutionnalisé lors de la réforme de l'État de 1980 et transformé de « Conseil » en « Parlement » lors de la révision de la Constitution de 2005.
Composition : 94 membres, aucun d'entre eux élu directement pour ce parlement :
- 75 membres du Parlement wallon (ou leurs suppléants lorsqu'il s'agit d'élus germanophones)
- 19 membres du groupe linguistique français du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
C'est unique en Belgique : c'est le seul parlement au niveau des Communautés ou des Régions qui n'est pas élu directement. Le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement bruxellois et même le petit Parlement de la Communauté germanophone (25 membres) connaissent tous des élections directes.
Base juridique : loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles, Constitution art. 115-120 (parlements de Communauté).
Siège : Hôtel de Ligne, Bruxelles.
Président (2024 à ce jour) : Benoît Dispa (Les Engagés).
Budget : 49,7 millions d'euros (2026). Et cela après une baisse marquée de près de 23 % en 2025. Environ 40 % vont aux frais de personnel, 30 % aux groupes politiques.
Composition politique (2024-2029) :
- MR : 31 sièges
- PS : 24 sièges
- Les Engagés : 19 sièges
- PTB : 12 sièges (apparentés compris)
- Ecolo : 7 sièges
- Indépendants/autres : 1 siège
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Voter les décrets dans le champ des compétences communautaires : enseignement, culture, politique des médias, recherche scientifique, sport, politique de la jeunesse, accueil de la petite enfance, bien-être
- Approbation du budget de la FWB (±15 milliards d'euros, dont ±70 % vont à l'enseignement)
- Désignation de 10 sénateurs
- Contrôle du Gouvernement de la FWB par des questions parlementaires, des interpellations et des motions
En pratique : le parlement mène une existence fantôme. Comme les 94 membres sont d'abord élus pour le Parlement wallon ou pour le Parlement bruxellois, leur loyauté et leur attention premières sont ailleurs. Les réunions de la FWB sont en pratique une « deuxième journée de travail » pour les mêmes responsables politiques. Les agendas se chevauchent, les séances plénières sont clairsemées, et le travail législatif est en grande partie l'écho de décisions déjà prises ailleurs.
Chevauchement : énorme. Les 75 parlementaires wallons siègent dans les mêmes bâtiments, débattent en partie des mêmes thèmes (bien-être, économie, enseignement), et le budget de la FWB est imbriqué dans le budget wallon via des flux de financement partagés.
Indicateurs de performance : il n'existe pas de KPI formels pour le fonctionnement de ce parlement.
Audit de la Cour des comptes : dans son 37e Cahier d'observations (2024), la Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur le compte général de la FWB pour 2024, en raison d'écarts matériels d'impact considérable. Cela concerne l'ensemble de la FWB, mais le parlement qui doit contrôler ces comptes échoue donc dans sa mission première.
1C. Comparaison internationale
La question centrale : une communauté linguistique a-t-elle besoin d'un parlement distinct, en plus des parlements territoriaux ?
Suisse (4 langues, 26 cantons) :
- Aucun parlement distinct par groupe linguistique. La politique linguistique est réglée au niveau cantonal. Le parlement fédéral est multilingue. Les cantons sont l'entité de base. Pas les communautés linguistiques.
- Résultat : la Suisse compte trois fois plus de langues que la Belgique, mais aucun parlement de Communauté.
Allemagne (16 Länder) :
- Aucun parlement distinct par groupe linguistique. Les Länder (entités fédérées) sont organisés territorialement. L'enseignement, la culture et la politique linguistique sont des compétences des Länder. La minorité sorabe de Saxe est protégée par la législation, mais n'a pas de parlement distinct.
- Le modèle des compétences concurrentes (art. 72 de la Grundgesetz) rend superflus des parlements de Communauté distincts.
Pays-Bas :
- Pas de structure communautaire. Les provinces sont territoriales. L'enseignement et la culture sont des compétences nationales à exécution décentralisée.
Danemark/Scandinavie :
- Compétences nationales pour l'enseignement et la culture, avec une exécution communale. Pas de couche de pouvoir supplémentaire pour les communautés linguistiques.
Conclusion : nulle part au monde il n'existe un système dans lequel un parlement non élu directement est superposé à deux autres parlements (régional + fédéral) pour gérer des compétences communautaires. Le modèle belge est un cas unique au niveau international. Et pas dans le bon sens.
1D. Problèmes et critiques
Déficit démocratique : les 94 membres ne sont pas élus directement. Aucun citoyen ne vote pour le Parlement de la FWB. La légitimité démocratique est dérivée. Pas directe. Cela mine l'obligation de rendre des comptes.
Doubles mandats, attention divisée : chaque parlementaire dispose déjà d'un mandat au Parlement wallon ou au Parlement bruxellois. Le parlement de la FWB est par définition un « travail d'appoint ». Les réunions sont souvent peu suivies.
Crise budgétaire de la FWB : la FWB traverse une crise structurelle :
- Déficit : 1,5 milliard d'euros en 2025, 1,6 milliard d'euros en 2026
- Dette : 14,2 milliards d'euros fin 2025, avec un risque de doublement vers 21 milliards d'euros d'ici 2029
- Le parlement qui doit contrôler cette crise se compose des mêmes personnes que celles qui doivent aussi contrôler les budgets wallon et bruxellois
- La Cour des comptes a rendu un avis défavorable
Coût : 49,7 millions d'euros par an pour un parlement qui n'a pas de mandataires propres. Cet argent va au personnel, aux groupes politiques, à la gestion des bâtiments et au fonctionnement. Dans le contexte des 255 millions d'euros d'économies que la FWB met en œuvre en 2026 (avec des conséquences pour les écoles, la culture et l'accueil de la petite enfance), c'est difficile à justifier.
Pas de cycle électoral propre : comme il est composé de membres d'autres parlements, il suit automatiquement le cycle électoral de ces autres parlements. Il n'y a pas de moment électoral propre, pas de circonscription électorale propre, pas de campagne propre.
Couche de pouvoir superflue : la FWB dans son ensemble est déjà contestée. C'est un reliquat du compromis de 1970-1980 par lequel la Flandre a fusionné Région et Communauté, alors que les francophones ne l'ont pas fait. Le résultat : une couche de pouvoir supplémentaire qui chevauche la Wallonie et Bruxelles.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ❌ | Le parlement de la FWB est une superstructure au-dessus du Parlement wallon et du Parlement bruxellois, sans que ce soit fonctionnellement nécessaire. L'enseignement et la culture peuvent tout aussi bien être gérés par les entités fédérées (comme en Flandre, en Allemagne, en Suisse). |
| 2 | Transparence | ❌ | Aucun citoyen ne sait que ce parlement existe, et encore moins comment il est composé. L'élection indirecte rend opaque qui est responsable de quoi. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Le parlement contrôle un budget de ±15 milliards d'euros, mais ses membres ne sont pas élus pour ce mandat et n'en rendent pas compte. Il n'y a pas de fiscalité propre. La FWB vit de dotations. Le fiscal gap est de 100 % : la FWB ne perçoit elle-même aucun impôt. |
| 4 | Simplicité | ❌ | C'est un troisième parlement au-dessus de deux autres pour les mêmes responsables politiques. Un jeune de 16 ans ne peut pas l'expliquer. L'existence de ce parlement est le symbole de la complexité institutionnelle de la Belgique. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Avec 94 membres, il est sur le papier assez grand. Mais il manque en pratique d'attention et d'engagement, parce que tous ses membres ont leur mandat principal ailleurs. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Le modèle belge repose sur des compétences exclusives par niveau, pas sur des compétences concurrentes. Le parlement de la FWB ne peut pas innover parce qu'il est enfermé dans une répartition rigide des compétences. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI, pas de mesure des résultats, pas de culture de l'évaluation. La Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur les comptes et le parlement n'en a tiré aucune conséquence structurelle. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | L'administration de la FWB est fortement vieillie. Le parlement lui-même n'a pas d'agenda d'innovation numérique. Il n'y a pas de principe once only. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Nulle part au monde il n'existe un système comparable de parlement de Communauté non élu directement superposé à des parlements territoriaux. Tous les pays comparables (Suisse, Allemagne, Scandinavie) règlent les compétences communautaires via les entités fédérées ou les cantons. |
Synthèse : 0 des 9 principes atteints. Le Parlement de la FWB obtient un score insuffisant sur chaque principe. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (supprimer = une couche de moins), de la transparence (obligation directe de rendre des comptes via les parlements des entités fédérées) et de la responsabilité = financement (lier les compétences à des recettes propres).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé le Parlement de la Communauté française est supprimé. Toutes les compétences sont transférées à l'entité fédérée wallonne et à la Région bruxelloise.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- Le Parlement de la FWB cesse d'exister en tant qu'institution
- Les 94 « sièges » disparaissent (mais aucun responsable politique ne perd son emploi. Ils conservent leur mandat au Parlement wallon ou au Parlement bruxellois)
- Le bâtiment (Hôtel de Ligne) reçoit une nouvelle affectation
- Le personnel (±200 ETP) est intégré dans les administrations de l'entité fédérée wallonne et de la Région bruxelloise
- Le budget de 49,7 millions d'euros est libéré
Où vont les compétences :
- Enseignement sur le territoire wallon → entité fédérée wallonne (comme la Communauté flamande le fait déjà via le Parlement flamand)
- Enseignement à Bruxelles → Région bruxelloise, avec des garanties linguistiques constitutionnelles pour l'enseignement néerlandophone et francophone
- Culture, sport, politique de la jeunesse → entité fédérée wallonne (territoire wallon) + Région bruxelloise (Bruxelles)
- Politique des médias (CSA) → compétence de l'entité fédérée
- Recherche scientifique (FNRS) → partagée entre le fédéral et les entités fédérées, sur le modèle allemand
Modèle international : la Flandre (fusion Région + Communauté), l'Allemagne (les Länder gèrent l'enseignement et la culture), la Suisse (les cantons gèrent l'enseignement et la culture).
Économie estimée :
- Frais de fonctionnement directs du parlement : ±49,7 millions d'euros par an
- Moins les coûts de reclassement du personnel (temporaires) : ±5 à 10 millions d'euros
- Économie nette en régime : ±40 millions d'euros par an, structurellement
- Gain indirect : moins de travail en double, décisions plus rapides, lignes de responsabilité plus claires. Non quantifiable mais considérable
Trajet de mise en œuvre :
- Révision de la Constitution nécessaire (art. 115-120) : exige une majorité des 2/3 + des majorités dans les deux groupes linguistiques
- Adapter la loi spéciale de réformes institutionnelles
- Période de transition de 2 à 3 ans pour le transfert de compétences
- Plan de personnel pour l'intégration dans les administrations wallonne et bruxelloise
- Horizon temporel : réaliste dans le cadre d'une 7e réforme de l'État (2029 et au-delà)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Parlement de la Communauté française (94 sièges) : supprimé
Le seul parlement belge pour lequel personne ne vote. Les 94 membres sont tous déjà élus pour un autre parlement. Supprimez-le et donnez les compétences à l'entité fédérée wallonne et à la Région bruxelloise. Comme la Flandre le fait depuis 40 ans.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Parlement de la Communauté française compte 94 membres, mais aucun citoyen n'a jamais émis un vote pour élire quelqu'un dans ce parlement. Les 94 sièges sont occupés par 75 membres du Parlement wallon et 19 membres francophones du Parlement bruxellois. Ils font le travail de la FWB en plus, comme une « deuxième journée de travail ». Le parlement coûte 49,7 millions d'euros par an. Dans une entité qui a déjà 14,2 milliards d'euros de dette et un déficit annuel de 1,6 milliard d'euros.
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental est triple. Premièrement : le déficit démocratique. Aucun citoyen ne vote pour ce parlement. Les membres sont élus pour leur parlement régional et reçoivent automatiquement le mandat FWB en plus. Ils n'en rendent pas compte et ne font pas campagne pour lui. Deuxièmement : la double couche de pouvoir. La FWB traite de l'enseignement, de la culture et des médias. Précisément les thèmes qui, en Flandre, en Allemagne, en Suisse et en Scandinavie, sont tout simplement gérés par les entités fédérées ou les cantons. Il n'y a aucune raison fonctionnelle d'avoir un parlement distinct pour cela. Troisièmement : l'échec budgétaire. La Cour des comptes a rendu un avis défavorable sur les comptes de la FWB. La dette menace de doubler vers 21 milliards d'euros d'ici 2029. Les écoles, les crèches et les institutions culturelles en paient le prix par des économies, alors que 49,7 millions d'euros vont à un parlement pour lequel personne ne vote.
Comment cela fonctionne ailleurs
La Flandre a résolu ce problème dès 1980 : la Communauté flamande et la Région flamande ont fusionné. Un seul parlement, un seul gouvernement, un seul budget. L'enseignement, la culture et le bien-être relèvent du même parlement que l'économie, la mobilité et l'aménagement du territoire. C'est transparent et efficace. La Suisse va encore plus loin : avec quatre langues officielles, le pays compte zéro parlement de Communauté. Les 26 cantons gèrent eux-mêmes l'enseignement et la culture. En Allemagne, les 16 Länder font la même chose. Nulle part au monde il n'existe un système comme le parlement de la FWB.
Ce que HART propose
Supprimer le Parlement de la Communauté française. Répartir les compétences :
- L'enseignement, la culture, le sport et la politique de la jeunesse sur le territoire wallon passent au parlement de l'entité fédérée wallonne. Exactement comme la Flandre le fait
- L'enseignement et la culture à Bruxelles passent à la Région bruxelloise, avec des garanties constitutionnelles pour les deux communautés linguistiques
- La recherche scientifique (FNRS) devient une compétence partagée entre le fédéral et les entités fédérées
- Le personnel du parlement (±200 ETP) est intégré dans les administrations wallonne et bruxelloise
- Le bâtiment (Hôtel de Ligne) reçoit une nouvelle affectation
Ce que cela rapporte
Économie directe : ±40 millions d'euros par an de frais de fonctionnement. Mais le vrai gain est structurel : une couche de pouvoir en moins, des lignes de responsabilité plus claires, des décisions plus rapides. Les parlementaires wallons ne doivent plus se réunir deux fois par semaine sur des thèmes qui se chevauchent. Le citoyen sait qui est responsable de l'enseignement et de la culture : le gouvernement de l'entité fédérée. Et les 94 doubles mandats. La définition même d'un théâtre d'ombres démocratique. Disparaissent.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| Wikipedia. Parlement de la Communauté française de Belgique | https://fr.wikipedia.org/wiki/Parlement_de_la_Communaut%C3%A9_fran%C3%A7aise_de_Belgique | 2026 | Composition, historique, base juridique |
| PFWB. Site officiel | https://www.pfwb.be/ | 2026 | Composition, président, groupes politiques |
| PFWB. Composition du parlement | https://www.pfwb.be/la-composition-du-parlement | 2024-2029 | Répartition des sièges par parti |
| 21 News. 500 millions d'euros pour faire fonctionner les parlements belges | https://www.21news.be/500-millions-deuros-pour-faire-fonctionner-les-parlements-belges/ | 2026-03 | Budget de 49,7 M€, comparaison des parlements, total de 584,6 M€ |
| La Libre. Le coût des parlements en Belgique dépasse le demi-milliard | https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/03/12/le-cout-des-parlements-en-belgique-depasse-le-demi-milliard-deuros-en-2026-64EHQCTMDBEWHEX76BMGVWOH4Q/ | 2026-03-12 | Chiffres budgétaires de tous les parlements |
| RTBF. Le Parlement s'inscrit dans l'effort budgétaire | https://www.rtbf.be/article/le-parlement-s-inscrit-dans-l-effort-budgetaire-de-la-fwb-en-reduisant-ses-depenses-de-1-6-millions-d-euros-11462909 | 2024 | Économies du parlement, 40 % personnel, 30 % groupes politiques |
| Gouvernement FWB. Budget 2026-2029 | https://gouvernement.cfwb.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse/presses/budget-2026-2029-accord-au-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-pour-garder-sous-controle-le-deficit-budgetaire.html | 2025 | Déficit de 1,6 Mds €, dette de 14,2 Mds €, économies de 500 M€ |
| Bruxelles Today. Le budget 2026 de la FWB approuvé | https://www.bruxellestoday.be/politique/le-budget-2026-de-la-fwb-approuve-ce-qu-il-faut-en-retenir.html | 2025-12 | Déficit, trajectoire de la dette, économies |
| Cour des comptes. 37e Cahier d'observations Communauté française | https://www.belgashare.be/nl/newsrooms/88/press-releases/12985/ | 2025 | Avis défavorable sur les comptes 2024 |
| Cour des comptes. Publications Communauté française | https://www.ccrek.be/nl/publications/legislative-level/61/61 | En continu | Audits et rapports sur la FWB |
| Sampol. La Belgique a-t-elle un problème démocratique ? | https://sampol.be/2018/11/heeft-belgie-een-democratisch-probleem | 2018-11 | Déficit démocratique, élection indirecte |
| Wikipedia. Politics of Belgium | https://en.wikipedia.org/wiki/Politics_of_Belgium | 2026 | Comparaison parlements de Communauté et de Région |
| Wikipedia. Federal Assembly (Switzerland) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Assembly_(Switzerland) | 2026 | Suisse : pas de parlements de Communauté |
| Britannica. Germany Federalism | https://www.britannica.com/place/Germany/Government-and-society | 2026 | Allemagne : les Länder gèrent l'enseignement et la culture |
| FWB Budget-Finances. Éléments-clés | https://budget-finances.cfwb.be/budget-et-comptabilite/elements-cles-du-budget-annuel/ | 2025 | Budget de la FWB de ±15 Mds € |
| SPF Intérieur. Structure électorale | https://verkiezingen.fgov.be/algemeen/belgische-parlementaire-verkiezingsstructuur | 2024 | Élection indirecte du parlement de la FWB |
Synthèse
Le Parlement de la Communauté française est l'exemple parfait de tout ce qui ne va pas dans l'architecture institutionnelle belge. Un parlement pour lequel personne ne vote, qui coûte 49,7 millions d'euros, qui contrôle un budget de 15 milliards d'euros sur lequel la Cour des comptes a rendu un avis défavorable, dans une entité qui a 14,2 milliards d'euros de dette. Nulle part au monde il n'existe un système comparable. La solution est simple : faire ce que la Flandre a fait en 1980, ce que fait l'Allemagne, ce que fait la Suisse. Donner les compétences communautaires aux entités fédérées et supprimer cette couche de pouvoir superflue.