10 gouverneurs : audit
Date : 2026-03-31 Ligne : 10 gouverneurs Catégorie : Provinces Statut (proposé) : 🔴 Supprimé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
La Belgique compte dix gouverneurs de province. Cinq en Flandre et cinq en Wallonie. La Région de Bruxelles-Capitale n'a plus de gouverneur depuis la sixième réforme de l'État (accord papillon, 2014) : la fonction y a été remplacée par un « Haut Fonctionnaire » (actuellement Sophie Lavaux, depuis 2021).
Base juridique : le gouverneur est ancré dans la Constitution belge (article 124) et réglé plus précisément par le Provinciedecreet flamand (titre II, chapitre III) et par la législation organique wallonne sur les pouvoirs locaux. Depuis la loi spéciale du 13 juillet 2001, les Régions sont compétentes pour l'organisation des provinces, nomination du gouverneur comprise.
Nomination : le gouverneur est nommé par le gouvernement régional (Gouvernement flamand ou Gouvernement wallon), avec l'accord du Conseil des ministres fédéral. En théorie, le gouverneur est un fonctionnaire politiquement neutre. En pratique, la nomination tient toujours compte des rapports de force entre partis. Selon Wikipédia, cela donne lieu à « de longues discussions, souvent ».
Double casquette : le gouverneur est en même temps :
- Commissaire du gouvernement fédéral dans la province. Responsable de l'exécution de la législation fédérale, de l'ordre public et de la sécurité.
- Commissaire du gouvernement régional responsable de la tutelle administrative sur les communes.
- En Flandre : président de la députation (l'organe exécutif provincial), sans droit de vote toutefois.
- En Wallonie : statut distinct, il ne préside pas le collège provincial mais est commissaire du gouvernement fédéral, du gouvernement régional et du gouvernement de la Communauté française.
Gouverneurs actuels :
| Province | Nom | Parti | Depuis |
|---|---|---|---|
| Anvers | Cathy Berx | CD&V | mai 2008 |
| Brabant flamand | Jan Spooren | N-VA | juillet 2020 |
| Limbourg | Jos Lantmeeters | N-VA | juillet 2020 |
| Flandre-Orientale | Carina Van Cauter | Open Vld | juillet 2020 |
| Flandre-Occidentale | Carl Decaluwe | CD&V | février 2012 |
| Brabant wallon | Gilles Mahieu | PS | octobre 2015 |
| Hainaut | Tommy Leclercq | PS | mars 2013 |
| Liège | Hervé Jamar | MR | octobre 2015 |
| Luxembourg | Olivier Schmitz | CdH/Les Engagés | février 2016 |
| Namur | Denis Mathen | MR | janvier 2007 |
Personnel : chaque gouverneur dispose de son propre cabinet (typiquement 6 à 8 personnes : chef de cabinet, conseillers politiques, responsable de la communication, assistant, chauffeur) et d'un service fédéral détaché par le SPF Intérieur. Ce service fédéral comprend généralement des divisions pour la planification d'urgence, la législation sur les armes, la police et la sécurité sociétale, et la médiation de voisinage. Par province, il s'agit de 15 à 30 fonctionnaires fédéraux selon les estimations, auxquels s'ajoute le cabinet. Total pour les dix gouverneurs : de 200 à 350 membres du personnel selon les estimations.
Budget : il n'existe pas de chiffres budgétaires consolidés pour les dix gouverneurs ensemble. Les coûts sont répartis entre :
- Les budgets régionaux (traitement du gouverneur, cabinet, frais de fonctionnement)
- Le budget fédéral du SPF Intérieur (services fédéraux)
- Le budget provincial (soutien logistique, bâtiments)
Le traitement d'un gouverneur n'est pas détaillé publiquement, mais la comparaison avec le Commissaris van de Koning néerlandais (10.000 à 12.000 euros bruts par mois) et avec la grille salariale belge des hauts fonctionnaires suggère un ordre de grandeur comparable. Le coût total par gouverneur (traitement + cabinet + service fédéral + frais de fonctionnement) peut être estimé à 1,5 à 2,5 millions d'euros par an, ce qui revient, pour les dix gouverneurs, à ±15 à 25 millions d'euros par an.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
Sécurité et planification d'urgence le gouverneur coordonne la phase provinciale du plan catastrophe. Lorsqu'une situation d'urgence dépasse la capacité d'une commune, le gouverneur reprend la coordination des mains du bourgmestre. Le gouverneur préside la cellule de sécurité provinciale, organise des exercices de catastrophe et gère le plan d'urgence provincial.
Ordre public le gouverneur peut coordonner l'engagement policier lorsqu'un problème touche plusieurs communes. Cela comprend la tutelle sur les zones de police locale et la coordination avec la police fédérale.
Tutelle administrative sur les communes en tant que commissaire du gouvernement régional, le gouverneur exerce une tutelle sur les décisions communales (contrôle de légalité).
Législation sur les armes le gouverneur est compétent pour les autorisations de détention d'armes et pour le contrôle du respect de la loi sur les armes.
Fonction cérémonielle et de liaison le gouverneur est le « visage » de la province lors des occasions officielles, accompagne les visites royales et fait office de médiateur entre les différents niveaux de pouvoir.
Médiation de voisinage dans certaines provinces (par exemple le Brabant flamand), le gouverneur organise des programmes de règlement extrajudiciaire des litiges.
Chevauchements avec d'autres institutions : Les missions du gouverneur se chevauchent à plusieurs égards :
- Planification d'urgence : le Centre de crise national (NCCN) coordonne la phase fédérale, le gouverneur la phase provinciale, le bourgmestre la phase communale. La question est de savoir si ce niveau intermédiaire est nécessaire.
- Tutelle administrative : en Flandre, elle est déjà largement assurée par l'Agentschap Binnenlands Bestuur (ABB, Agence flamande de l'administration intérieure). Le gouverneur n'y joue qu'un rôle limité.
- Coordination policière : les arrondissements judiciaires et la police fédérale ont leurs propres structures de coordination.
- Législation sur les armes : il s'agit d'une mission purement administrative, qui peut tout aussi bien être exécutée par un service régional.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Commissaris van de Koning (CvdK) La fonction la plus comparable. Le CvdK préside tant les Provinciale Staten que les Gedeputeerde Staten (avec droit de vote), est nommé par le Roi pour 6 ans (renouvelable) et combine des missions provinciales et des missions d'État (lutte contre les catastrophes, nomination des bourgmestres). Les Pays-Bas comptent 12 commissaires pour 12 provinces. Différence importante : le CvdK est un dirigeant à part entière, doté du droit de vote et d'un ancrage démocratique solide via les Provinciale Staten. En Belgique, le gouverneur est plutôt un fonctionnaire-commissaire au statut hybride.
Salaire du CvdK : ±10.000 à 12.000 euros bruts par mois (2024), plus une indemnité de représentation et une voiture de fonction.
Allemagne. Regierungspräsident Dans quatre Länder (Bade-Wurtemberg, Bavière, Hesse, Rhénanie-du-Nord-Westphalie), il existe des Regierungsbezirke dirigés par un Regierungspräsident. Il s'agit d'un fonctionnaire politique nommé par le gouvernement du Land, qui peut être révoqué sans motif. Le Regierungspräsident coordonne l'exécution de la législation du Land dans le district. Dans les 12 autres Länder, ces couches intermédiaires n'existent pas. Le Land communique directement avec les communes. Cela prouve que le niveau intermédiaire n'est pas jugé nécessaire partout.
Danemark. Supprimé (2007) Lors de la Strukturreform de 2007, les 14 counties danois (amter) ont été remplacés par 5 régions. Les 14 préfets (stiftamtmænd / amtmand) : fonctionnellement comparables aux gouverneurs. Ont été supprimés. Leurs missions (lutte contre les catastrophes, tutelle sur les communes) ont été redistribuées entre les 5 représentants régionaux de l'État et le niveau central. Le modèle danois prouve qu'un pays peut fonctionner sans gouverneurs si les missions sont bien redistribuées.
Suède. Landshövding La Suède a 21 county administrative boards (länsstyrelser), chacun dirigé par un landshövding (gouverneur) nommé par le gouvernement pour 6 ans. Le landshövding coordonne la gestion de crise, la protection de la nature, le patrimoine culturel et l'aménagement du territoire. Différence importante : le landshövding suédois dirige une administration conséquente, forte de centaines de collaborateurs et dotée de larges missions légales. Le gouverneur belge n'a qu'une fraction de cet appareil et de ces compétences.
1D. Problèmes et critiques
Déficit démocratique : le gouverneur n'est pas élu mais nommé. C'est problématique pour une fonction qui préside un organe élu (la députation) et qui dispose de compétences étendues en gestion de crise. La nomination suit les rapports de force entre partis, ce qui mine la fiction du « fonctionnaire neutre ».
Statut hybride : le gouverneur est en même temps commissaire fédéral, commissaire régional et organe provincial. Cette triple casquette rend flou qui pilote le gouverneur et devant qui il ou elle rend des comptes. Cela viole le principe selon lequel chaque fonctionnaire relève d'une hiérarchie claire.
Chevauchement avec des services existants : la planification d'urgence est déjà coordonnée par le NCCN (fédéral) et les zones de secours (local). La tutelle administrative sur les communes est déjà assurée par l'ABB en Flandre et par la Direction générale des Pouvoirs locaux en Wallonie. La législation sur les armes est une mission administrative qui n'exige pas nécessairement un gouverneur.
Plus-value limitée : en dehors des situations de crise, la plus-value quotidienne du gouverneur est difficile à quantifier. L'exemple danois montre que les missions peuvent être redistribuées avec succès sans fonction distincte.
Nomination politique : les gouverneurs reflètent les rapports de force entre partis. Sur les dix gouverneurs, on compte en 2026 : 2 CD&V, 2 N-VA, 1 Open Vld, 2 PS, 2 MR, 1 Les Engagés. Ce n'est pas par définition une mauvaise chose, mais cela réfute la revendication de neutralité politique.
Coût par rapport à la mission centrale : les 10 gouverneurs, avec leurs cabinets et leurs services fédéraux, coûtent selon les estimations 15 à 25 millions d'euros par an pour un paquet de missions déjà largement couvert par d'autres institutions.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le gouverneur se situe entre la Région et la commune. Pour la planification d'urgence, cela peut être utile, mais pour la plupart des autres missions, c'est une couche intermédiaire inutile. Le modèle danois (pas de niveau intermédiaire) fonctionne de façon démontrable. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen sait à peine qui est le gouverneur, et encore moins ce qu'il ou elle fait. Le financement est réparti entre trois budgets (fédéral, Région, province), ce qui rend la transparence impossible. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Le gouverneur est payé par la Région, soutenu par l'autorité fédérale et logé par la province. Qui décide ne paie pas, qui paie ne décide pas. Un fiscal gap classique. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Un gouverneur qui est à la fois commissaire de deux gouvernements (fédéral et régional), président d'un organe élu et fonctionnaire. Ce n'est pas explicable à un jeune de 16 ans. Trois casquettes, trois patrons, aucune hiérarchie claire. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Dix gouverneurs pour un pays de 11,6 millions d'habitants, c'est proportionnellement beaucoup. L'échelle des appareils gouvernoraux (15 à 30 fonctionnaires fédéraux par province) est trop petite pour se professionnaliser, trop grande pour de la pure coordination. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Il n'y a pas de place pour l'innovation régionale. Chaque gouverneur exécute les mêmes missions fédérales et régionales. Pas d'espace d'expérimentation, pas de benchmarking entre provinces. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Il n'existe pas de KPI publics pour les gouverneurs. Pas d'évaluation annuelle, pas de mesure des résultats. Une gouverneure (Viviane Scholliers, Brabant flamand) a un jour reçu une évaluation négative. C'était assez exceptionnel pour faire l'actualité. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Les services du gouverneur ne sont pas numérisés. Les autorisations de détention d'armes exigent des procédures papier. Les plans d'urgence sont certes gérés numériquement, mais c'est le mérite du NCCN, pas du gouverneur. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | Le modèle du gouverneur existe aussi aux Pays-Bas (CvdK) et en Suède (landshövding), mais le Danemark a prouvé que l'on peut s'en passer, après une réforme réussie en 2007. Le modèle belge est le moins transparent et le moins démocratique des pays comparables. |
Synthèse : 5× ❌, 3× ⚠️, 0× ✅. Le gouverneur n'obtient un bon score sur aucun principe. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (supprimer la couche intermédiaire), de la transparence (indiquer clairement qui est responsable de quoi) et de la responsabilité = financement (un seul payeur, un seul donneur d'ordre).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🔴 Supprimé La fonction de gouverneur de province est supprimée en même temps que les provinces comme niveau de pouvoir.
3B. Proposition concrète
Ce qui change : Les dix gouverneurs de province sont supprimés. Leurs missions sont redistribuées :
Planification d'urgence et gestion de crise → Vers les entités fédérées (Flandre, Wallonie, Bruxelles, Ostbelgien). Chaque entité fédérée met en place un service régional de crise qui travaille directement avec le NCCN (fédéral) et les zones de secours (local). En Flandre, cela peut se faire au sein du département Kanselarij en Buitenlands Beleid (Chancellerie et politique étrangère) ou dans une nouvelle Coordination de crise flamande à créer. Comparable à la réforme danoise de 2007.
Tutelle administrative sur les communes → Vers l'entité fédérée. En Flandre, l'ABB le fait déjà en grande partie. En Wallonie, vers la Direction générale des Pouvoirs locaux. Aucun changement en pratique, mais une ligne plus claire.
Législation sur les armes → Vers un service numérique fédéral relevant du SPF Justice ou du SPF Intérieur. La numérisation rend l'intervention provinciale superflue.
Fonction cérémonielle et de liaison → Supprimée. Le ministre-président de l'entité fédérée ou un représentant de celle-ci reprend les missions protocolaires. Les visites royales sont coordonnées par le Palais.
Coordination policière → Vers les arrondissements judiciaires et la police fédérale, qui disposent déjà de structures de coordination.
Modèle international : le Danemark (2007) : suppression des 14 préfets lors de la réforme des counties, missions redistribuées vers 5 régions et le niveau central.
Économie estimée : 15 à 25 millions d'euros par an (traitements, cabinets, services fédéraux, frais de fonctionnement). Le personnel peut être réaffecté aux entités fédérées et aux services fédéraux qui reprennent les missions.
Trajet de mise en œuvre :
- Exige une révision de la Constitution (suppression des provinces = suppression des gouverneurs)
- Exige une loi spéciale pour la redistribution des missions
- Période de transition de 2 ans pour le transfert du personnel
- Horizon temporel : réalisable en une seule législature après la révision de la Constitution
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
10 gouverneurs. Supprimé Dix gouverneurs non élus, ayant chacun trois patrons et aucun résultat mesurable. HART supprime la fonction et répartit les missions entre les entités fédérées et le niveau fédéral.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique compte dix gouverneurs de province : cinq flamands, cinq wallons. Ils ne sont pas élus mais nommés par le gouvernement régional, avec l'accord du Conseil des ministres fédéral. Chaque gouverneur porte trois casquettes en même temps : commissaire du gouvernement fédéral, commissaire du gouvernement régional et président de la députation provinciale. Chaque gouverneur a son propre cabinet (6 à 8 personnes) et un service fédéral (15 à 30 fonctionnaires du SPF Intérieur). Le coût total : de 15 à 25 millions d'euros par an selon les estimations.
Ce qui ne va pas
Le plus grand problème est l'opacité. Un gouverneur nommé par la Région, soutenu par l'autorité fédérale et installé dans un bâtiment provincial. Personne ne sait qui commande réellement. Le citoyen connaît à peine le gouverneur, et sait encore moins ce qu'il fait ou ce qu'il coûte.
La « neutralité politique » est une fiction. À chaque nomination, les rapports de force entre partis sont soigneusement pesés. Un fait que même Wikipédia documente comme source de « longues discussions, souvent ». En 2026, les dix gouverneurs se répartissent entre le CD&V (2), la N-VA (2), l'Open Vld (1), le PS (2), le MR (2) et Les Engagés (1).
Les missions centrales du gouverneur. Planification d'urgence, tutelle administrative, législation sur les armes. Sont déjà largement exécutées par d'autres services. Le Centre de crise national (NCCN) coordonne la planification d'urgence fédérale. L'Agentschap Binnenlands Bestuur (ABB, Agence flamande de l'administration intérieure) assure déjà toute la tutelle communale en Flandre. Les zones de secours gèrent la lutte opérationnelle contre les catastrophes. Le gouverneur se trouve au milieu, comme maillon supplémentaire.
Il n'existe pas de KPI publics, pas de mesure annuelle des résultats, pas de benchmark. Il est pratiquement impossible de mesurer objectivement ce qu'apporte le gouverneur.
Comment cela fonctionne ailleurs
Le Danemark a supprimé en 2007 ses 14 préfets (amtmænd) lors de la grande réforme communale (Strukturreformen). Les 14 counties ont été remplacés par 5 régions et les missions des préfets. Lutte contre les catastrophes, tutelle communale. Ont été redistribuées entre le niveau central et les régions. Le système fonctionne sans problème depuis près de deux décennies.
Les Pays-Bas connaissent le Commissaris van de Koning (CvdK), une fonction comparable mais avec une différence cruciale : le CvdK préside avec droit de vote l'administration provinciale démocratiquement élue et bénéficie d'un ancrage démocratique solide. Le CvdK est plus dirigeant que fonctionnaire. L'inverse du gouverneur belge.
Ce que HART propose
HART supprime la fonction de gouverneur de province, en même temps que les provinces comme niveau de pouvoir. Les missions sont redistribuées comme suit :
La planification d'urgence et la gestion de crise vont aux entités fédérées. Chaque entité fédérée crée un service régional de coordination de crise qui travaille directement avec le NCCN et les zones de secours locales. Une seule ligne claire : fédéral → entité fédérée → local.
La tutelle administrative sur les communes va à l'entité fédérée. En Flandre, l'ABB le fait déjà. En Wallonie, la Direction générale des Pouvoirs locaux la reprend. Aucun changement en pratique, mais une ligne de responsabilité claire.
La législation sur les armes est numérisée et confiée à un service fédéral. Plus aucune raison de maintenir dix procédures provinciales distinctes.
Le cérémoniel disparaît en tant que fonction distincte. Le ministre-président de l'entité fédérée reprend les missions protocolaires.
Le personnel (200 à 350 personnes selon les estimations) est transféré vers les services qui reprennent les missions. Personne ne perd son emploi. Le travail ne disparaît pas, la couche intermédiaire inutile, si.
Ce que cela rapporte
- Économie : 15 à 25 millions d'euros par an en traitements, cabinets et frais de fonctionnement.
- Clarté : un niveau de pouvoir en moins. Le citoyen sait qui est responsable.
- Gestion de crise plus rapide : une ligne directe NCCN → entité fédérée → local, sans maillon provincial intermédiaire.
- Fin de la fiction : plus de « fonctionnaires neutres » qui sont en réalité nommés selon des critères de partis.
- Modèle éprouvé : le Danemark fonctionne sans gouverneurs depuis 2007. Si c'est possible dans un pays d'échelle et de complexité comparables, c'est possible ici aussi.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Wikipedia. Gouverneur (België) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Gouverneur_(Belgi%C3%AB) | Base juridique, gouverneurs actuels, nomination, critique de la nomination partisane |
| Belgium.be. Provincial institutions | https://www.belgium.be/en/about_belgium/government/provinces/institutions | Description officielle de la fonction de gouverneur |
| Gouverneur Vlaams-Brabant. Taken en verantwoordelijkheden | https://www.gouverneurvlaamsbrabant.be/de-gouverneur/taken-en-verantwoordelijkheden | Missions principales, vision, valeurs fondamentales |
| Gouverneur Vlaams-Brabant. Medewerkers | https://www.gouverneurvlaamsbrabant.be/de-gouverneur/medewerkers | Composition du personnel de cabinet |
| SPF Intérieur. Services fédéraux des gouverneurs | https://www.ibz.be/nl/onze-bedrijfscultuur/onafhankelijke-diensten/federale-diensten-van-de-gouverneurs | Soutien fédéral, structure |
| Gouverneur Antwerpen. Veiligheid | https://www.gouverneurantwerpen.be/taken-en-bevoegdheden/veiligheid.html | Missions de sécurité et de planification d'urgence |
| Gouverneur Oost-Vlaanderen. Noodplanning | https://www.gouverneuroost-vlaanderen.be/bevoegdheden/veiligheid/noodplanning | Phase provinciale du plan catastrophe |
| Gouverneur West-Vlaanderen. Federale taken | https://gouverneurwest-vlaanderen.be/content/federale-taken-van-de-gouverneur | Missions fédérales |
| Codex Vlaanderen. Provinciedecreet | https://codex.vlaanderen.be/PrintDocument.ashx?id=1014158 | Base juridique en Flandre |
| Rijksoverheid.nl. Commissaris van de Koning | https://www.rijksoverheid.nl/onderwerpen/provincies/commissaris-van-de-koning | Comparaison néerlandaise, missions du CvdK |
| Nationaleberoepengids.nl. Salaris CvdK | https://www.nationaleberoepengids.nl/salaris/commissaris-van-de-koningin | Comparaison salariale aux Pays-Bas |
| Wikipedia. Strukturreformen (Danemark) | https://en.wikipedia.org/wiki/Strukturreformen | Réforme danoise de 2007, suppression des préfets |
| Wikipedia. Regions of Denmark | https://en.wikipedia.org/wiki/Regions_of_Denmark | Régions danoises après la réforme |
| Wikipedia. Regierungspräsident (Germany) | https://en.wikipedia.org/wiki/Regierungspr%C3%A4sident_(Germany) | Comparaison allemande, Regierungsbezirke |
| Government.se. County administrative boards | https://www.government.se/government-agencies/county-administrative-boards-lansstyrelserna/ | Comparaison suédoise, landshövding |
| Sampol. Nieuwe wegen voor de Vlaamse provincies | https://www.sampol.be/2004/12/nieuwe-wegen-voor-de-vlaamse-provincies | Analyse académique de la réforme des provinces |
| Scriptiebank. Afslanking Vlaamse provincies | https://www.scriptiebank.be/scriptie/2017/de-afslanking-van-de-vlaamse-provincies | Analyse de l'amaigrissement flamand de 2018 |