hub.brussels (Agence bruxelloise pour l'Entrepreneuriat) : audit
Date : 2026-03-31 Catégorie : Région bruxelloise. Institutions Statut proposé : 🟠 Réformé : intégration dans une structure bruxelloise allégée + coordination avec FIT/AWEX
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : hub.brussels. Agence bruxelloise pour l'Entrepreneuriat (anciennement : Agence bruxelloise pour l'Accompagnement de l'Entreprise)
Base juridique : organisme d'intérêt public (OIP) de la Région de Bruxelles-Capitale, de type A. Créé par ordonnance de la Région de Bruxelles-Capitale.
Création : 1er janvier 2018, par la fusion de trois organisations existantes :
- Impulse.brussels (Brussels Enterprise Agency) : entrepreneuriat et soutien aux starters
- Atrium.brussels (Regional Commerce Agency) : développement des noyaux commerciaux et retail
- Brussels Invest & Export (BIE) : commerce extérieur et attraction des investissements (créé en 1991)
Niveau de pouvoir : Région de Bruxelles-Capitale
Budget : pas disponible publiquement sous une forme détaillée exacte. Le contrat de gestion 2024-2029 indique que hub.brussels a réalisé, sur la période 2018-2024, une « hausse de 26 % du volume d'activité à budget constant ». En 2026, 3 millions d'euros sont économisés, suivis d'un million supplémentaire par an jusqu'en 2029. Soit 6 millions d'euros d'économies au total sur quatre ans.
Personnel : près de 300 collaborateurs, dont une part significative travaille dans le réseau à l'étranger (32+ postes sur 5 continents).
Tutelle : OIP sous la tutelle du ministre bruxellois compétent pour l'Économie. Contrat de gestion avec la Région de Bruxelles-Capitale (actuel : 2024-2029).
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Informer & orienter (hub.info) : 8.576 conseils par an aux entrepreneurs
- Accompagner les entrepreneurs : de l'idée à la création puis à la croissance. 5.171 dossiers d'accompagnement en 2024
- Soutien à l'export : accompagnement à l'internationalisation, 32+ postes à l'étranger
- Attraction des investissements : attirer des entreprises étrangères à Bruxelles
- Développement des noyaux commerciaux : poursuite de la mission retail d'Atrium
- Aide au financement : a aidé 66 entreprises à lever 34 millions d'euros de financement externe en 2024
- Actions collectives : 622 événements/séminaires/missions avec 20.787 participants en 2024
Chevauchements avec d'autres institutions :
- visit.brussels : tourisme et événements. Chevauchement dans la promotion de Bruxelles comme destination de tourisme de congrès et d'affaires
- Innoviris : recherche et innovation. Chevauchement pour les starters innovants
- Actiris : placement. Chevauchement pour l'entrepreneuriat comme voie de sortie du chômage
- citydev.brussels : développement économique. Chevauchement pour l'hébergement des entreprises
- Communes bruxelloises : certaines communes ont leurs propres services économiques
- FIT (Flandre) et AWEX (Wallonie) : réseaux de commerce extérieur. 37 postes partagés via des conventions de coopération, mais aussi une présence concurrente sur les mêmes marchés
Publics : entrepreneurs bruxellois, starters, PME, investisseurs étrangers, secteur du retail
Indicateurs de performance : ils sont mesurés. 93 % de satisfaction chez les bénéficiaires, 87 % de score de motivation du personnel. Les KPI sont fixés dans le contrat de gestion 2024-2029.
Évaluations les plus récentes : aucun rapport public de la Cour des comptes portant spécifiquement sur hub.brussels n'a été trouvé. Il existe en revanche un rapportage interne via les rapports annuels.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. RVO + NFIA :
- Les Pays-Bas combinent deux agences nationales : RVO (Rijksdienst voor Ondernemend Nederland, ±6.000 collaborateurs, 200.000+ entrepreneurs par an) pour le soutien aux entrepreneurs et l'internationalisation, et NFIA (±190 collaborateurs) spécifiquement pour l'attraction des investissements.
- Différence cruciale : ce sont des agences nationales, pas régionales. Il n'y a pas trois agences régionales d'export concurrentes.
- Les sociétés régionales de développement (ROM) travaillent en complément, pas en concurrence, avec la NFIA via le réseau « Invest in Holland ».
Allemagne. GTAI :
- Germany Trade & Invest (GTAI) : une seule agence nationale (GmbH de l'autorité fédérale) avec 58 bureaux à l'étranger. Créée en 2009 par la fusion d'« Invest in Germany GmbH » et du « Bundesamt für Außenhandel » (BfAI).
- Les 16 Bundesländer ont leurs propres Wirtschaftsförderungsgesellschaften (sociétés de développement économique), mais celles-ci travaillent de manière complémentaire avec la GTAI, pas en concurrence sur les mêmes marchés étrangers.
- L'Investitionsberatungsrat (conseil consultatif des investissements) coordonne la coopération fédéral-régional.
Danemark. Trade Council + Copenhagen Capacity :
- Le Trade Council (au sein du ministère des Affaires étrangères) pour la promotion des exportations
- Copenhagen Capacity pour l'attraction régionale des investissements dans la région du Greater Copenhagen
- Invest in Denmark (au sein du Trade Council) pour l'attraction nationale des investissements
- Coordination stricte, pas d'agences régionales d'export concurrentes
Conclusion de la comparaison internationale : dans aucun pays comparable il n'existe trois agences régionales d'export parallèles qui entretiennent chacune leur propre réseau de bureaux à l'étranger sur les mêmes marchés. La Belgique est unique en la matière. Et pas d'une bonne manière.
1D. Problèmes et critiques
Triple morcellement du réseau à l'étranger : la Belgique a trois agences régionales d'export (FIT, AWEX, hub.brussels) plus l'Agence fédérale pour le Commerce extérieur (ABH-ACE) pour la coordination des missions commerciales. Sur les mêmes marchés étrangers, FIT, AWEX et hub.brussels entretiennent chacune leurs propres bureaux. Hub.brussels compte à elle seule 32+ postes, plus 37 postes partagés via des conventions de coopération.
Désavantage d'échelle pour Bruxelles : avec ±300 collaborateurs pour une Région de 1,2 million d'habitants et ±99.000 entrepreneurs, hub.brussels est sous pression. Comparaison : FIT dessert 6,7 millions de Flamands, l'AWEX 3,6 millions de Wallons. Les avantages d'échelle sont limités.
Économies 2026-2029 : 6 millions d'euros d'économies sur quatre ans. Plus de 40 emplois menacés. Jusqu'à deux tiers des bureaux à l'étranger pourraient fermer (de 32+ à ±10). Cela touche directement le soutien à l'export des PME bruxelloises.
Chevauchement à l'intérieur de Bruxelles : hub.brussels opère à côté de visit.brussels, d'Innoviris, de citydev.brussels, d'Actiris et des 19 services économiques communaux. Le paysage institutionnel bruxellois est extrêmement morcelé. Plus de 80 OIP et organismes pararégionaux dans une Région de 1,2 million d'habitants.
Crise d'identité entre export et local : hub.brussels doit être à la fois agence internationale d'export (l'ancienne mission de BIE), coach local des entrepreneurs (l'ancienne mission d'Impulse) et développeur du retail (l'ancienne mission d'Atrium). La fusion de 2018 a rassemblé trois cultures et trois missions très différentes. La question est de savoir si ce modèle peut bien servir les trois missions.
Crise budgétaire bruxelloise : la Région bruxelloise fait face à un déficit budgétaire structurel. Les frais de personnel de l'administration bruxelloise ont augmenté de 600 millions d'euros en cinq ans. Le nouveau gouvernement veut économiser 500 millions d'euros sur l'administration. Hub.brussels n'y échappe pas.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le soutien local aux entrepreneurs relève du niveau régional. C'est exact. Mais le commerce extérieur dépend de l'échelle et serait mieux coordonné au niveau national ou au niveau des entités fédérées. Trois réseaux d'export distincts pour un pays de 11,5 millions d'habitants, c'est inefficient. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Budget non disponible publiquement dans le détail. Rapports annuels en français, limités en néerlandais. Contrat de gestion difficile à trouver pour le citoyen ordinaire. Les KPI de performance sont bien mesurés, mais peu largement communiqués. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Hub.brussels est financée par la Région bruxelloise, qui connaît elle-même un déficit budgétaire structurel et dépend fortement de dotations fédérales. Qui décide (la Région) ne paie pas entièrement lui-même. Il y a un fiscal gap. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Le paysage bruxellois du soutien économique est extraordinairement complexe : hub.brussels, visit.brussels, Innoviris, citydev.brussels, Actiris, finance&invest.brussels, 19 services communaux. Plus le chevauchement avec FIT, l'AWEX et l'ABH-ACE sur le plan international. Un entrepreneur doit naviguer dans un labyrinthe. |
| 5 | Taille critique | ❌ | ±300 collaborateurs pour une Région de 1,2 million d'habitants. Le réseau de bureaux à l'étranger est trop petit pour être efficace (déjà en passe de tomber de 32 à ±10 postes). Comparaison : la NFIA compte à elle seule 190 collaborateurs pour l'ensemble des Pays-Bas. FIT dispose d'un multiple de la capacité de hub.brussels. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Aucune compétence concurrente possible. La Région bruxelloise est structurellement trop petite pour une politique de commerce extérieur propre. Une coopération avec FIT et l'AWEX existe, mais elle est facultative et non structurée. |
| 7 | Orientation résultats | ✅ | Contrat de gestion assorti de KPI. 93 % de satisfaction. 5.171 dossiers, 34 millions d'euros de financement levés. Hub.brussels mesure et rend compte relativement bien. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Hub.info existe comme portail numérique, mais le principe once only n'est pas mis en œuvre. Les entrepreneurs bruxellois doivent encore passer par plusieurs institutions. Pas de guichet numérique intégré des entrepreneurs pour l'ensemble des services bruxellois. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle de trois agences régionales d'export concurrentes dans un même pays n'existe nulle part ailleurs. Aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark, la promotion des exportations est organisée au niveau national, avec un complément régional. Pas l'inverse. |
Synthèse : hub.brussels obtient de bons résultats en orientation résultats (elle mesure ce qu'elle fait), mais échoue sur la simplicité (trop d'acteurs qui se chevauchent), la taille critique (trop petite pour un réseau à l'étranger propre) et l'éprouvé à l'étranger (le modèle n'existe nulle part). Le gain le plus important se situe dans la rationalisation du réseau à l'étranger et dans l'intégration des institutions économiques bruxelloises.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé/Scission + modèle en deux phases (international) Hub.brussels est restructurée sur deux voies. Local : fusion en une Agence bruxelloise de l'Économie (BAE), qui se compare par benchmarking à la VEA flamande et à la WEA wallonne. International : réforme en deux phases ; d'abord une spécialisation via les Belgium Houses (loi spéciale), puis l'intégration complète dans le réseau diplomatique fédéral (révision de la Constitution).
3B. Proposition concrète
Voie 1. Soutien local aux entrepreneurs : maintenir et renforcer
- Le cœur de hub.brussels (informer, accompagner, aider les starters, développer le retail) subsiste comme compétence de l'entité fédérée bruxelloise.
- Intégration avec visit.brussels, Innoviris et citydev.brussels en une seule Agence bruxelloise pour l'Économie & l'Entrepreneuriat. Un guichet, un site web, un point de contact pour chaque entrepreneur bruxellois.
- Économie estimée par la mise en commun des frais de structure : 15-20 % des frais de gestion combinés.
Voie 2. Commerce extérieur & attraction des investissements : réforme en deux phases
Phase 1 (loi spéciale, politiquement faisable) :
- Les bureaux à l'étranger de hub.brussels se spécialisent dans les relations avec les institutions de l'UE et la diplomatie urbaine (la niche bruxelloise : institutions de l'UE, organisations internationales, jumelages de villes).
- Belgium Houses dans les ambassades : hébergement partagé avec FIT et l'AWEX, focus de contenu propre, logistique partagée (loyer, réception, IT, sécurité).
- CRM et plateforme numérique partagés avec FIT et l'AWEX : un seul portail Business Belgium.
- L'ABH-ACE est supprimée (superflue après la spécialisation thématique).
- Les entités fédérées conservent leurs priorités de contenu, mais l'infrastructure est partagée.
Phase 2 (révision de la Constitution, objectif final) :
- Tous les bureaux à l'étranger de hub.brussels sont pleinement intégrés dans le réseau diplomatique fédéral sous l'autorité de l'ambassadeur (voir SPF Affaires étrangères).
- Des desks des entités fédérées (Flandre, Wallonie, Bruxelles) par ambassade.
- Une seule marque Business Belgium, un personnel et une hiérarchie entièrement intégrés.
- Économie nationale estimée : des dizaines de millions d'euros par an grâce à l'intégration complète.
Références croisées : voir l'audit VLAIO (structure à trois piliers de la VEA), l'audit SRIW (structure à trois piliers de la WEA), l'audit FIT (réseau diplomatique fédéral), l'audit AWEX (idem).
Benchmarking : comparaison interrégionale annuelle BAE vs. VEA vs. WEA par un Bureau fédéral du Plan renforcé. Les compétences concurrentes comme moteur d'amélioration.
Modèle de référence international : l'Allemagne (GTAI + Landesfördergesellschaften) et les Pays-Bas (NFIA + ROM). Le modèle danois du Trade Council pour une promotion commerciale intégrée à la diplomatie.
Trajet de mise en œuvre :
- 2027 : fusion des agences économiques bruxelloises en une seule BAE
- 2028 : phase 1 internationale : loi spéciale de spécialisation thématique + pilote Belgium Houses sur 5 grands marchés
- 2029-2030 : phase 1 pleinement opérationnelle ; le desk bruxellois se spécialise dans l'institutionnel européen
- Phase 2 (après révision de la Constitution) : intégration complète des bureaux à l'étranger dans le réseau fédéral
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
hub.brussels (Export & Entrepreneuriat) : Scission Local : fusion de hub.brussels + visit.brussels + Innoviris + citydev.brussels en une seule Agence bruxelloise de l'Économie (BAE). Benchmarking annuel BAE vs. VEA flamande (VLAIO+PMV) vs. WEA wallonne (Wallonie Entreprendre). International : réforme en deux phases. Étape 1 (loi spéciale) : spécialisation dans les relations avec les institutions de l'UE et la diplomatie urbaine, Belgium Houses dans les ambassades, CRM partagé. Étape 2 (révision de la Constitution) : intégration complète dans le réseau diplomatique fédéral, sous l'autorité de l'ambassadeur.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Hub.brussels est l'agence bruxelloise pour l'entrepreneuriat. Elle est née en 2018 de la fusion de trois organisations : Impulse (soutien aux starters), Atrium (développement du retail) et Brussels Invest & Export (commerce extérieur). Aujourd'hui, elle compte près de 300 collaborateurs, accompagne plus de 5.000 entrepreneurs par an et entretient 32+ bureaux à l'étranger. À côté de cela existent encore à Bruxelles visit.brussels (tourisme), Innoviris (innovation), citydev.brussels (hébergement des entreprises) et les 19 services économiques communaux.
La Belgique a trois agences régionales d'export. FIT pour la Flandre, l'AWEX pour la Wallonie et hub.brussels pour Bruxelles. Chacune entretient son propre réseau de bureaux à l'étranger. Dans les mêmes villes, sur les mêmes marchés, pour le même pays.
Ce qui ne va pas
D'abord l'échelle. Hub.brussels doit faire tourner, avec ±300 collaborateurs, une agence d'export complète pour une Région de 1,2 million d'habitants. C'est structurellement trop petit. Les économies de 6 millions d'euros (2026-2029) obligent l'agence à fermer deux tiers de ses bureaux à l'étranger. De 32 à peut-être 10. Les PME bruxelloises perdent leur porte d'entrée internationale.
Ensuite le morcellement. Un entrepreneur bruxellois qui veut se lancer, croître et exporter doit passer par hub.brussels, mais aussi par Innoviris pour le soutien à l'innovation, par citydev.brussels pour un espace d'entreprise, par Actiris s'il cherche du personnel, et par sa commune pour les permis. Cela fait cinq guichets pour ce qui, aux Pays-Bas, tient en un seul guichet RVO.
Enfin, l'absurdité belge des trois réseaux d'export. À Tokyo, à New York ou à Dubaï, FIT, l'AWEX et hub.brussels entretiennent chacune leur propre bureau. Pour un pays de 11,5 millions d'habitants. Aucun autre pays au monde n'organise ainsi son commerce extérieur. L'Allemagne. Une fédération de 83 millions d'habitants et de 16 entités fédérées. Elle a une seule agence commerciale nationale (GTAI) avec 58 bureaux. Les Pays-Bas ont la NFIA, avec 190 collaborateurs pour tout le pays.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, la GTAI (Germany Trade & Invest) coordonne le commerce extérieur et l'attraction des investissements depuis Berlin. Les 16 Bundesländer ont chacun leur propre Wirtschaftsförderungsgesellschaft pour le développement économique régional, mais à l'étranger ils agissent sous le parapluie de la GTAI. Un seul bureau commercial allemand par pays, avec des desks régionaux pour les questions spécifiques. Le résultat : plus professionnel, moins cher et plus clair pour les investisseurs étrangers.
Aux Pays-Bas, RVO (6.000+ collaborateurs, soutien aux entrepreneurs) et la NFIA (attraction des investissements) travaillent avec les sociétés régionales de développement via le réseau « Invest in Holland ». Pas de bureaux d'export provinciaux concurrents. Un seul réseau national avec un ancrage régional.
Au Danemark, le Trade Council fait partie du ministère des Affaires étrangères. Copenhagen Capacity assure l'attraction régionale des investissements. Répartition stricte des tâches, pas de chevauchement.
Ce que HART propose
Deux réformes parallèles :
À l'intérieur de Bruxelles : fusionner hub.brussels, visit.brussels, Innoviris et citydev.brussels en une seule Agence bruxelloise pour l'Économie & l'Entrepreneuriat. Un guichet pour chaque entrepreneur. De l'idée à l'export. Un portail numérique, un contrat de gestion, un ministre responsable. L'expertise spécialisée est préservée dans des départements internes, mais l'entrepreneur ne voit qu'une seule porte.
À l'international (réforme en deux phases) : phase 1 (loi spéciale) : les bureaux à l'étranger de hub.brussels se spécialisent dans les relations avec les institutions de l'UE et la diplomatie urbaine, la niche bruxelloise. Belgium Houses dans les ambassades : hébergement partagé avec FIT et l'AWEX, focus de contenu propre, logistique partagée. L'ABH-ACE est supprimée. Phase 2 (révision de la Constitution) : intégration complète dans le réseau diplomatique fédéral sous l'autorité de l'ambassadeur. Des desks des entités fédérées par région. Une seule marque Business Belgium. Sur le modèle danois du Trade Council.
Ce que cela rapporte
- Pour les entrepreneurs bruxellois : un guichet au lieu de cinq. Un service plus rapide et plus lisible.
- Économie à Bruxelles : 15-20 % sur les frais de structure grâce à la fusion de quatre OIP économiques. Des millions d'euros par an.
- Économie nationale phase 1 : hébergement partagé + suppression de l'ABH-ACE. Phase 2 : l'intégration complète économise des dizaines de millions par an.
- Professionnalisme : les Belgium Houses font plus d'effet sur les investisseurs étrangers que trois petits bureaux régionaux.
- Taille critique : le réseau bruxellois à l'étranger ne doit plus se réduire de 32 à 10 bureaux. Via les Belgium Houses (phase 1) puis l'intégration complète (phase 2), il devient une partie d'un réseau national qui couvre 50+ marchés.
- Faisabilité politique : la phase 1 passe par une loi spéciale, sans révision de la Constitution. La phase 2 est l'objectif final, après la suppression de l'in foro externo.
Phase 5 : sources
Synthèse
Hub.brussels est en soi une agence qui fonctionne et qui livre des résultats mesurables (5.000+ dossiers par an, 93 % de satisfaction). Le problème n'est pas l'organisation elle-même, mais le système dans lequel elle opère. Le paysage institutionnel bruxellois est morcelé au point que les entrepreneurs doivent naviguer dans un labyrinthe d'agences. Et le modèle belge de trois réseaux d'export régionaux concurrents est unique au monde. Et indéfendablement inefficient.
HART propose deux réformes : à l'intérieur de Bruxelles, une seule agence économique au lieu de cinq, et au niveau national, un seul système partagé de bureaux commerciaux au lieu de trois réseaux parallèles. Le résultat : un meilleur service, des coûts plus bas, et une Bruxelles prise plus au sérieux à l'international.