ISSeP (institut de l'environnement) : audit 2026-03-30
Classification : 🟠 Réformé : intégré dans l'Agence wallonne de l'Environnement
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) Base juridique : Décret du 7 juin 1990 portant création d'un Institut scientifique de Service public en Région wallonne Type : Organisme d'Intérêt Public (OIP) de type A. Un organisme de droit public doté de la personnalité juridique et relevant de la Région wallonne Création : 1990 (comme ISSeP), mais dans le prolongement de l'Institut des Mines (1902), de l'Institut national des industries charbonnières/INICHar (1947) et de l'Institut national des industries extractives/INIEx (1967). Plus de 120 ans d'héritage. Niveau de pouvoir : Région wallonne Ministre de tutelle : le ministre wallon de l'Environnement Siège principal : Rue Chéra 200, 4000 Liège Second site : Rue de la Platinerie 20, 7340 Colfontaine Personnel : ±300 collaborateurs répartis sur les deux sites Budget : ±19 millions d'euros au total (2020), dont 77 % (±14,6 millions d'euros) gérés par l'ISSeP. Le budget est relativement stable depuis 2012, autour de 18 à 19 millions d'euros, après un doublement entre 2000 et 2011.
Répartition du budget (2020) :
- Surveillance de la qualité de l'eau : 51 % (±9,7 millions d'euros)
- Surveillance de la qualité de l'air : 35 % (±6,65 millions d'euros)
- Surveillance de la flore et de la faune : 9 % (±1,7 million d'euros)
- Divers : 5 %
Répartition des coûts :
- Frais de personnel : 57 %
- Frais de fonctionnement et frais de structure : 37 %
- Investissements : 6 %
Gouvernance : la Région wallonne détient les droits de gestion. La Cour des comptes contrôle la comptabilité sur place. Chaque mission est financée par un arrêté ministériel de financement distinct, assorti d'un programme et d'un budget détaillés.
1B. Que fait-il en pratique ?
L'ISSeP a trois expertises centrales :
Métrologie environnementale surveillance continue de l'air, des eaux de surface, des eaux de baignade, des eaux souterraines, des sols, des déchets, des sédiments et des rayonnements dans toute la Wallonie. L'ISSeP gère les réseaux de mesure pour le compte de l'Agence wallonne de l'Air et du Climat (AwAC) et du SPW (Service Public de Wallonie).
Évaluation et prévention des risques évaluation et prévention des risques accidentels et chroniques : sécurité industrielle, héritage minier, santé environnementale, entreprises Seveso.
Recherche et développement recherche scientifique visant à valider de nouvelles technologies et méthodes de mesure. En mars 2025, un nouveau Laboratoire Emissions de Véhicules (LEV) a été inauguré à Colfontaine.
Accréditations : ISO/IEC 17025 (essais et étalonnage) depuis 1997 et ISO/IEC 17043 (essais d'aptitude) depuis 2016, toutes deux via BELAC. Laboratoire de référence pour la Wallonie.
Chevauchements avec d'autres institutions :
- AwAC (Agence wallonne de l'Air et du Climat) : responsable politique pour l'air et le climat ; l'ISSeP réalise les mesures techniques. Structure double
- SPW ARNE (Agriculture, Ressources naturelles et Environnement) : l'administration qui met en œuvre la politique environnementale ; l'ISSeP fournit les données scientifiques
- SPAQuE : assainissement des friches industrielles. Chevauchement avec l'expertise sols et déchets de l'ISSeP
- AVIQ : en matière de recherche sur la santé environnementale, un recoupement avec l'évaluation des risques de l'ISSeP
- La plateforme Wallonair est gérée conjointement par l'ISSeP et l'AwAC. Illustratif du morcellement
Public : en premier lieu l'autorité wallonne elle-même (SPW, AwAC), ensuite les communes, les entreprises industrielles et les obligations de rapportage européennes.
1C. Comparaison internationale
| Pays | Institution | Personnel | Budget | Modèle |
|---|---|---|---|---|
| Pays-Bas | RIVM (Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu) | ±1.500 | ±650 M€ | Un seul institut national pour la santé publique et l'environnement. Combine surveillance, recherche et avis politique. Rend compte au ministère VWS. |
| Allemagne | Umweltbundesamt (UBA) | ±1.800 | ±184 M€ | Agence environnementale nationale. Les Länder ont leurs propres réseaux de mesure, mais l'UBA coordonne les normes et le rapportage. Répartition claire des tâches entre le fédéral et les entités fédérées. |
| Suède | Naturvårdsverket | ±600 | ±250 M€ (hors subsides, ±2,5 Mds SEK) | Agence environnementale nationale. Fixe les normes, répartit les moyens, surveille les résultats. Exécution en partie décentralisée vers les communes. |
| Suisse | BAFU/OFEV | ±600 | ±230 millions CHF | Office fédéral. Fixe les cadres, les cantons exécutent. Surveillance fédérale pour les thèmes transfrontaliers. Modèle de subsidiarité clair. |
| Danemark | DCE (Danish Centre for Environment and Energy) | ±500 | Intégré à l'université d'Aarhus | Surveillance scientifique intégrée à l'université. Séparation entre la science (DCE) et la politique (le ministère). Bon rapport coût-efficacité grâce à la synergie avec la recherche académique. |
| Flandre | VMM (Vlaamse Milieumaatschappij) | ±900 | ±120 M€ | Agence intégrée : surveillance + politique de l'eau + rapportage. Un seul guichet pour l'information environnementale. |
Conclusion de la comparaison : l'ISSeP (±300 pers., ±19 M€) est, en termes de taille, relativement petit par rapport aux institutions équivalentes de pays comparables. La différence, c'est que l'ISSeP fait un travail purement scientifique et technique, tandis que la politique relève de l'AwAC, du SPW et du ministre. Aux Pays-Bas (RIVM), en Allemagne (UBA) et en Flandre (VMM), la surveillance, la recherche et l'avis politique sont intégrés dans une seule institution, ce qui est plus efficient.
1D. Problèmes et critiques
Morcellement institutionnel : pour l'environnement, la Wallonie compte au moins quatre structures qui se chevauchent : SPW ARNE (administration), AwAC (air et climat), ISSeP (surveillance scientifique) et SPAQuE (assainissement des sols). Cela rend le pilotage complexe et crée des frais de structure.
Aucun impact politique direct : l'ISSeP fournit des données, mais n'a aucun mandat pour imposer une politique. La traduction des résultats de mesure en actions passe par plusieurs étapes intermédiaires (ISSeP → AwAC/SPW → ministre → décret), ce qui est lent et inefficient.
Héritage historique d'institut minier : l'ISSeP est né de l'industrie minière (1902). La transformation en institut de surveillance environnementale est réussie, mais la structure à deux sites (Liège + Colfontaine/Borinage) est un vestige de la période minière, pas le résultat d'une logique opérationnelle.
Stabilisation du budget = contraction de fait : le budget est stable depuis 2012 autour de 18 à 19 millions d'euros, mais l'inflation et l'augmentation des obligations de surveillance (directives européennes, PFAS, particules fines) entraînent une contraction réelle. Aucune croissance structurelle malgré des missions qui augmentent.
Prolifération des OIP en Wallonie : la Wallonie compte ±39 OIP. L'ISSeP n'est que l'un d'entre eux. L'autorité wallonne a annoncé à plusieurs reprises une rationalisation, mais l'a rarement mise en œuvre.
Accès numérique limité : les données environnementales sont dispersées sur plusieurs portails (wallonair.be, etat.environnement.wallonie.be, site de l'ISSeP). Il n'existe pas de portail environnemental central et convivial comme l'Atlas Leefomgeving néerlandais ou le portail VMM flamand.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La surveillance environnementale est à juste titre une compétence régionale. C'est correct. Mais au sein de la Région wallonne, la compétence est répartie entre trop d'acteurs (ISSeP, AwAC, SPW ARNE, SPAQuE). Le citoyen ne sait pas qui est responsable. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen ne peut pas voir simplement qui décide de la qualité de l'environnement en Wallonie. Les données se trouvent sur au moins trois portails. La structure de financement (par mission, via un arrêté ministériel) est opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | L'ISSeP est financé par mission par le ministre compétent. Cela lie le budget aux commandes, mais crée une dépendance : pas de volonté politique = pas de mission = pas de surveillance. Il n'existe aucune garantie structurelle de mesure de base. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Quatre à cinq institutions pour la surveillance et la politique environnementales dans une Région de 3,6 millions d'habitants. En Flandre, la VMM le fait à elle seule. Aux Pays-Bas, le RIVM combine environnement et santé publique dans un seul institut. L'ISSeP est une couche supplémentaire inutile. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Avec ±300 collaborateurs et ±19 M€, l'ISSeP est petit mais fonctionnel. La taille est tout juste suffisante pour la Wallonie, mais trop réduite pour une innovation structurelle ou une capacité d'action internationale. Une fusion dégagerait des avantages d'échelle. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Pas directement applicable à un institut scientifique. L'ISSeP opère déjà au sein du modèle des entités fédérées. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | L'ISSeP fournit des résultats de mesure accrédités (BELAC/ISO 17025) : la qualité scientifique est élevée. Mais il n'existe pas de KPI publics sur l'efficience institutionnelle, les délais de traitement ou l'impact sur les résultats politiques. Les résultats sont mesurés à l'aune de la qualité scientifique, pas des effets politiques. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Les données environnementales sont dispersées sur plusieurs sites web, sans plateforme centrale et intégrée. À comparer avec le tableau de bord du RIVM néerlandais ou le portail VMM flamand : la Wallonie est à la traîne. Le principe once only n'est pas mis en œuvre. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle d'un institut scientifique distinct à côté d'une administration politique distincte à côté d'une agence climat distincte est inhabituel à l'échelle internationale. Les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suède et la Flandre intègrent la surveillance et l'avis politique dans une seule institution. Même le Danemark intègre la surveillance dans l'université plutôt que dans un OIP distinct. |
Synthèse : l'ISSeP obtient ses scores les plus faibles en Simplicité (❌), Transparence (❌), Numérique d'abord (❌) et Éprouvé à l'étranger (❌). La qualité scientifique est bonne, mais l'architecture institutionnelle est dépassée. Le gain le plus important réside dans l'intégration avec l'AwAC et les services environnementaux du SPW en une seule Agence wallonne de l'Environnement.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé L'ISSeP est intégré dans une Agence wallonne de l'Environnement (AWE) à créer, sur le modèle de la VMM flamande.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ? L'ISSeP, le réseau de mesure de l'air de l'AwAC (Agence wallonne de l'Air et du Climat), la SPAQuE, les services liés à l'environnement du SPW ARNE et le DNF (Département de la Nature et des Forêts. Voir l'audit DNF) sont réunis en une seule agence intégrée pour l'environnement et la nature : l'Agence wallonne de l'Environnement (AWE). Les missions climat et énergie de l'AwAC passent à l'Agence fédérale de l'Énergie et du Climat (voir l'audit VEKA) : en symétrie avec la refédéralisation du VEKA (Flandre) et des missions énergie et climat de Bruxelles Environnement (Bruxelles). La SPAQuE (assainissement des sols) devient une division au sein de l'AWE. Le DNF devient le pilier Nature, Forêts & Biodiversité. En symétrie avec l'ANB au sein du VOA flamand.
Structure de l'AWE :
- Division Surveillance & Métrologie (ex-activités centrales de l'ISSeP)
- Division Qualité de l'air & Surveillance (ex-réseau de mesure de l'air de l'AwAC + mesures de l'air de l'ISSeP) : NB : les missions climat et énergie de l'AwAC passent à l'Agence fédérale de l'Énergie et du Climat (voir VEKA), en symétrie avec la Flandre et Bruxelles
- Division Sols & Surveillance environnementale (ex-services environnementaux du SPW ARNE + surveillance des sols et de l'eau de l'ISSeP) : NB : la gestion opérationnelle de l'eau passe à l'Agence wallonne de l'Eau (voir wl-water), en symétrie avec la Flandre
- Division Assainissement des sols (ex-SPAQuE)
- Division Nature, Forêts & Biodiversité (ex-DNF. Voir l'audit DNF) : ±600 agents, 33 cantonnements forestiers comme antennes régionales, modèle d'autofinancement inspiré de Staatsbosbeheer
- Division Recherche & Innovation (ex-R&D de l'ISSeP)
- Plateforme centrale de données et de numérisation
Niveau de pouvoir : Région wallonne (entité fédérée dans le modèle HART)
Modèle de référence international :
- Naturvårdsverket (Suède) : une seule agence pour la nature + l'environnement + les déchets + l'économie circulaire. Le modèle principal
- VOA (Flandre) : agence intégrée pour la nature + les sols + les déchets + l'air + l'érosion. Point de référence symétrique
- RIVM (Pays-Bas) : combinaison surveillance + recherche + avis politique
- Staatsbosbeheer (Pays-Bas) : modèle d'autofinancement pour la gestion de la nature (91,8 % de recettes propres)
Gain d'efficience estimé :
- Élimination des frais de structure doubles (RH, IT, direction, communication) d'au moins 3 à 4 organisations distinctes → économie estimée de 15 à 20 % sur les frais de structure
- Une seule plateforme numérique au lieu de 3 portails ou plus → meilleur service, coûts IT plus faibles
- Une ligne plus directe de la mesure à la politique → des temps de réaction plus courts
- Maintien de l'accréditation BELAC et de la qualité scientifique au sein d'une division spécialisée
Trajet de mise en œuvre :
- Décret portant création de l'AWE (1 à 2 ans)
- Période de transition avec du personnel détaché (2 ans)
- Intégration complète des systèmes IT et de la plateforme numérique (3 ans)
- Évaluation et ajustement (année 4)
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) : Réformé L'institut wallon de l'environnement ISSeP est intégré, avec le réseau de mesure de l'air de l'AwAC, la SPAQuE, les services environnementaux du SPW et le DNF (nature & forêts. Voir l'audit DNF), dans une seule Agence wallonne de l'Environnement (AWE). Les missions climat et énergie de l'AwAC passent à l'Agence fédérale de l'Énergie et du Climat (voir VEKA). Une seule agence pour l'environnement, la nature, la mesure et l'action. Au lieu de cinq clubs distincts ou plus qui travaillent les uns à côté des autres. Benchmarking annuel avec le VOA flamand et le BOA bruxellois.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'ISSeP est l'institut scientifique de l'environnement de la Région wallonne, créé en 1990 comme successeur de l'ancien institut minier de 1902. Il compte quelque 300 collaborateurs répartis sur deux sites (Liège et Colfontaine) et dispose d'un budget annuel d'environ 19 millions d'euros. L'ISSeP mesure la qualité de l'air et de l'eau en Wallonie, analyse la pollution des sols et mène des recherches sur les risques environnementaux. L'institut est accrédité comme laboratoire de référence (ISO 17025, BELAC) et fournit un travail scientifiquement solide.
Ce qui ne va pas
Le problème ne réside pas dans la qualité du travail. Elle est bonne. Mais dans l'architecture institutionnelle absurde qui l'entoure. Pour l'environnement en Wallonie, il faut au moins quatre organisations distinctes : l'ISSeP fait les mesures, l'AwAC (Agence wallonne de l'Air et du Climat) élabore la politique de l'air, le SPW ARNE est l'administration qui gère les permis et la réglementation, et la SPAQuE s'occupe de l'assainissement des sols. Chaque organisation a sa propre direction, ses propres RH, sa propre IT, son propre service de communication.
Le résultat ? Un citoyen qui veut savoir ce qu'il en est de la qualité de l'air dans sa commune doit naviguer entre wallonair.be (ISSeP + AwAC ensemble), etat.environnement.wallonie.be (SPW) et le site de l'ISSeP. Il n'existe pas de guichet environnemental central. Comparez cela avec la Flandre, où la VMM combine tout dans une seule organisation, ou avec les Pays-Bas, où le RIVM couvre à la fois l'environnement et la santé publique avec 1.500 collaborateurs depuis un seul institut.
Le budget de l'ISSeP est gelé depuis 2012 autour de 18 à 19 millions d'euros par an. Avec l'inflation et des obligations de mesure européennes de plus en plus strictes (PFAS, particules fines PM2.5, microplastiques), il s'agit d'une contraction de fait. Pendant ce temps, une part considérable de l'argent part en frais de structure. Maintenir quatre organisations coûte plus cher qu'une seule.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, le RIVM (±1.500 collaborateurs, ±650 millions d'euros de budget) combine la surveillance environnementale, la recherche en santé publique et l'avis politique dans un seul institut national. Un seul site web, un seul portail de données, une ligne directe vers le ministre. Pendant la crise de l'azote, le RIVM a pu communiquer vite et avec autorité. Précisément parce que tout était intégré.
En Allemagne, l'Umweltbundesamt (UBA, ±1.800 collaborateurs, 184 millions d'euros) coordonne la surveillance environnementale au niveau fédéral, tandis que les Länder assurent l'exécution. Des rôles clairement séparés, mais au sein d'une structure intégrée.
En Flandre, la VMM (±900 collaborateurs, ±120 millions d'euros) est l'agence environnementale intégrée qui combine la surveillance, la gestion de l'eau et le rapportage. Un seul portail (vmm.be), une seule organisation, un seul point de contact.
Même le Danemark un pays de 5,8 millions d'habitants. A intégré sa surveillance environnementale dans le Danish Centre for Environment and Energy (DCE) de l'université d'Aarhus. Science et surveillance dans une seule structure, avec une collaboration directe avec le monde académique.
Ce que HART propose
Nous réunissons l'ISSeP, le réseau de mesure de l'air de l'AwAC, la SPAQuE et les services environnementaux du SPW ARNE en une seule Agence wallonne de l'Environnement (AWE). Les missions climat et énergie de l'AwAC passent à l'Agence fédérale de l'Énergie et du Climat (voir VEKA) : en symétrie avec la Flandre (qui perd le VEKA) et Bruxelles (qui perd les missions énergie et climat de Bruxelles Environnement). Cela signifie :
- Une seule agence intégrée pour la surveillance environnementale, la qualité de l'air, la gestion de l'eau, l'assainissement des sols et la recherche environnementale
- Un seul portail numérique central pour toutes les données environnementales wallonnes. Comparable au portail VMM en Flandre
- Le maintien de la qualité scientifique et de l'accréditation BELAC dans une division spécialisée au sein de l'agence
- Une ligne plus directe du résultat de mesure à l'action politique, sans quatre étapes intermédiaires
- Les deux sites historiques (Liège et Colfontaine) restent opérationnels comme laboratoires régionaux
- Benchmarking annuel AWE vs VOA flamand (voir ANB+OVAM) vs BOA bruxellois (voir Bruxelles Environnement) via le Bureau fédéral du Plan renforcé. Les compétences concurrentes comme moteur
Ce que cela rapporte
- Moins de frais de structure : quatre directions, quatre services RH, quatre équipes IT, quatre services de communication n'en font plus qu'un. Économie estimée : 15 à 20 % sur les frais de structure, soit 3 à 5 millions d'euros par an qui peuvent aller à la surveillance et à la recherche.
- Mieux pour le citoyen : un seul site web, un seul guichet, un seul point de contact clair pour les plaintes et les informations environnementales.
- Une réaction plus rapide : plus besoin d'attendre des semaines que les données de l'ISSeP arrivent chez le ministre via l'AwAC. Une seule organisation peut mesurer, analyser et conseiller le jour même.
- Plus de capacité d'action : une agence de ±600 collaborateurs et de ±50 M€ de budget (la somme des organisations fusionnées) pèse davantage dans les réseaux européens et les négociations internationales que quatre petits services séparés.
- Éprouvé : c'est exactement le modèle qui fonctionne en Flandre (VMM), aux Pays-Bas (RIVM), en Allemagne (UBA) et en Suède (Naturvårdsverket).
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| ISSeP. Qui sommes-nous / About us | https://www.issep.be/en/about-us/ | Historique, personnel (±300), sites, accréditations, gouvernance |
| Décret du 7 juin 1990 (WALLEX) | https://wallex.wallonie.be/eli/loi-decret/1990/06/07/1998027288/1990/09/15 | Base juridique, création, missions |
| Décret ISSeP. Financement (WALLEX) | https://wallex.wallonie.be/de/contents/acts/7/7132/6.html | Structure de financement par mission |
| État de l'environnement wallon. Budgets réseaux mesure | https://etat.environnement.wallonie.be/contents/indicatorsheets/MILIEU%201.html | Budget de 19 M€ (2020), répartition eau/air/faune, tendance 2000-2020 |
| ISSeP. Qualité & accréditation | https://www.issep.be/en/quality/ | BELAC, ISO 17025 (1997), ISO 17043 (2016) |
| Wallonair. ISSeP & AwAC | https://www.wallonair.be/fr/ | Chevauchement ISSeP/AwAC pour la surveillance de la qualité de l'air |
| Wallonie.be. ISSeP fiche | https://www.wallonie.be/fr/acteurs-et-institutions/wallonie/autres-acteurs-publics-de-la-wallonie/institut-scientifique-de-service-public-issep | Profil officiel, ministre de tutelle |
| ISSeP. Inauguratie LEV Colfontaine (maart 2025) | https://www.issep.be/events/event/24-mars-inauguration-du-laboratoire-emissions-de-vehicules-lev-colfontaine/ | Investissement récent, laboratoire d'émissions des véhicules |
| RIVM. About | https://www.rivm.nl/en/about-rivm | Comparaison : ±1.500 pers., modèle intégré néerlandais |
| Umweltbundesamt (UBA): Wikipedia | https://en.wikipedia.org/wiki/Umweltbundesamt | Comparaison : ±1.800 pers., 184 M€, modèle allemand |
| Naturvårdsverket. About | https://www.naturvardsverket.se/en/about-us/about-the-swedish-environmental-protection-agency/ | Comparaison : modèle suédois, ±2,5 Mds SEK de subsides |
| BAFU/OFEV. Zwitserland | https://www.bafu.admin.ch/bafu/en/home/office.html | Comparaison : modèle fédéral-cantonal suisse |
| DCE. Danish Centre for Environment and Energy | https://dce.au.dk/en/ | Comparaison : modèle universitaire danois |
| VMM. Vlaamse Milieumaatschappij | https://en.vmm.be/about-vmm | Comparaison : modèle intégré flamand, ±900 pers. |
| IWEPS. Les agences en Wallonie (working paper) | https://www.iweps.be/wp-content/uploads/2017/02/Working_paper_6.pdf | Prolifération des OIP en Wallonie, perspective budgétaire |
| Environnement.wallonie.be. Acteurs institutionnels | https://environnement.wallonie.be/home/acteurs-et-institutions/wallonie.html | Aperçu des institutions environnementales wallonnes et de leurs chevauchements |
| Législation financement ISSeP | http://environnement.wallonie.be/legis/general/issep003.htm | Structure de financement par mission |