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Chambre des représentants : 150 membres

Date de l'audit : 2026-03-28 Statut : 🟠 Réformé Classification : Réformer en profondeur. Réduire le nombre de sièges, renforcer chaque député, moderniser


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

La Chambre des représentants est le seul organe législatif directement élu au niveau fédéral en Belgique. Elle est de facto l'institution démocratique la plus importante du pays.

Base juridique :

Création : 1831, lors de la fondation de la Belgique. Avec le Sénat, la Chambre forme le Parlement fédéral, mais depuis la sixième réforme de l'État (2014), la Chambre est de loin l'organe dominant.

Niveau de pouvoir : fédéral.

Composition (2024-2029) :

Budget : ±185 millions d'euros par an (budget 2024). Ce montant a augmenté de 26 % en deux ans. La Chambre jouit d'une autonomie financière : elle fixe son propre budget, sans que le gouvernement ou l'autre chambre puisse le modifier.

Personnel : ±600 membres du personnel statutaire (fonctionnaires) + ±450 collaborateurs politiques des groupes. Total : ±1.050 personnes qui font tourner la Chambre.

Indemnité par député :

Qui pilote : la présidente de la Chambre (actuellement Eliane Tillieux, PS) dirige le Bureau, l'organe de gestion qui pilote le fonctionnement quotidien. La Conférence des présidents fixe l'ordre du jour.

Contrôle : ce n'est que depuis une loi du 23 novembre 2023 que la Cour des comptes a la compétence de contrôler les comptes de la Chambre. Auparavant, la Chambre se contrôlait elle-même. Un cas unique en Europe occidentale.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales :

  1. Législation traiter, amender et voter les projets de loi (gouvernement) et les propositions de loi (députés)
  2. Droit budgétaire approuver et suivre le budget de l'État
  3. Contrôle du gouvernement interroger les ministres, interpellations, votes de confiance, commissions d'enquête
  4. Formation du gouvernement vote de confiance pour les nouveaux gouvernements
  5. Traités internationaux approbation

En pratique :

Chevauchements :

Public : le citoyen (représentation démocratique), le gouvernement (cadre législatif) et la société (contrôle du pouvoir exécutif).

Indicateurs de performance :

Audit le plus récent :

1C. Comparaison internationale

Pays Chambre basse Membres Population Habitants/membre Collaborateurs/membre Service scientifique Monocaméral ? Budget
Belgique Chambre 150 11,7 millions 78.000 ±2 (groupe + presse) Non Non (+ Sénat) ±185 M€
Pays-Bas Tweede Kamer 150 17,9 millions 119.000 ±2 à 3 Bureau Onderzoek en Rijksuitgaven (±30 ETP) Non (+ Eerste Kamer) ±170 M€
Danemark Folketing 179 5,9 millions 33.000 ±3 Oui Oui (depuis 1953) ±100 M€
Suède Riksdag 349 10,5 millions 30.000 ±3 à 4 Riksdagens utredningstjänst Oui (depuis 1971) ±200 M€
Suisse Nationalrat 200 8,9 millions 44.500 ±1 (milice) Parlamentsdienste Non (+ Ständerat) ±70 M€*
Allemagne Bundestag 630 84 millions 133.000 ±5 à 6 Wissenschaftliche Dienste (±230 ETP) Non (+ Bundesrat) ±1.240 M€
Finlande Eduskunta 200 5,6 millions 28.000 ±3 Eduskunnan tietopalvelu Oui (depuis 1906) ±90 M€

* Suisse : parlement de milice, les membres travaillent à temps partiel

Cube root law (Taagepera, 1972) : la taille optimale d'un parlement est la racine cubique de la population. Pour la Belgique (11,7 millions) : ∛11.700.000 ≈ 227. Avec ses 150 membres, la Chambre se situe largement en dessous. Mais la Belgique compte encore 5 autres parlements. Le total de 592 parlementaires dépasse largement toute norme.

Observations clés :

1D. Problèmes et critiques

1. Aucun contrôle externe jusqu'en 2023 La Chambre a contrôlé ses propres finances pendant des décennies. Il a fallu attendre la loi du 23 novembre 2023 pour donner une compétence de contrôle à la Cour des comptes. C'est exceptionnellement tard par rapport aux autres parlements d'Europe occidentale.

2. Explosion des coûts 185 M€ en 2024, une hausse de 26 % en deux ans. Exemples précis de dépenses douteuses (source : Vlaams Belang, 2024) : budget informatique de 9,3 M€/an pour un site web dépassé, consultance 2,2 M€, rénovation de la tribune 11.500 €, deux voitures de service 180.000 €.

3. Aucune mesure de la performance Il n'existe pas de KPI formels pour le travail législatif. Combien de temps faut-il en moyenne pour voter une loi ? Combien de lois sont corrigées après évaluation ? Combien de questions parlementaires débouchent sur une action concrète ? Personne ne le sait, parce que personne ne le mesure.

4. Surcapacité dans l'ensemble du paysage parlementaire La Belgique compte 592 parlementaires pour 11,7 millions d'habitants. À titre de comparaison : les Pays-Bas en ont ±225 (Tweede + Eerste Kamer) pour 17,9 millions d'habitants. Les coûts de chevauchement et de coordination entre 6 parlements sont énormes.

5. Financement des partis via la Chambre La Chambre est le canal des dotations fédérales aux partis : ±32,3 M€/an directement, plus les dotations aux groupes. Financement public total des partis (tous niveaux confondus) : ±159,8 M€/an. Ce système rend les partis financièrement dépendants du système qu'ils sont censés contrôler.

6. Cumul des mandats Étude Hindriks et Lamfalussy (UCLouvain) : certains parlementaires détiennent jusqu'à 20 mandats simultanés. Cela mine le temps et la concentration qu'ils peuvent consacrer à leur travail de base.

7. Rigidité linguistique La division fixe en groupes linguistiques (89 NL / 61 FR) rend la Chambre vulnérable aux blocages via les procédures de sonnette d'alarme. C'est un problème structurel pour toute législation de réforme.

8. Capacité de recherche insuffisante par député Un député belge dispose en moyenne de ±2 collaborateurs, essentiellement politiques et presse. Comparaison : un membre du Bundestag allemand a 5 à 6 collaborateurs personnels, un service scientifique de groupe et l'accès aux Wissenschaftliche Dienste des Bundestages (±230 ETP). Les Pays-Bas disposent, à côté du personnel personnel, d'un Bureau Onderzoek en Rijksuitgaven de ±30 ETP. La Belgique n'a aucun service d'études parlementaire indépendant. Cette lacune a des conséquences structurelles : pour leurs analyses, les députés s'appuient sur leur parti, ce qui entretient la particratie, et en Belgique le gouvernement produit ±80 % de la législation adoptée, contre ±60 % aux Pays-Bas et ±50 % en Allemagne. Le problème de la Chambre n'est pas le nombre de ses membres, c'est leur capacité d'action individuelle.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité Un parlement fédéral a sa place au niveau fédéral. C'est cohérent. La question est de savoir s'il n'est pas trop grand et si la répartition des compétences avec 5 autres parlements est claire.
2 Transparence ⚠️ Jusqu'en 2023, il n'y avait aucun contrôle financier externe. La Cour des comptes peut désormais auditer, mais les résultats du premier cycle complet ne sont pas encore là. Les dépenses ne sont pas consultables publiquement en temps réel.
3 Responsabilité = financement ⚠️ La Chambre fixe son propre budget sans approbation externe. C'est une autonomie financière sans frein. Le citoyen paie, mais ne dispose d'aucun instrument pour peser sur les dépenses de la Chambre.
4 Simplicité La Belgique a 6 parlements et 592 parlementaires. La Chambre et le Sénat forment ensemble le Parlement fédéral, mais le Sénat est largement superflu. Le citoyen ne comprend pas ce système.
5 Taille critique ⚠️ 150 membres pour 11,7 millions d'habitants est défendable en soi (les Pays-Bas en ont autant pour 17,9 millions). Mais, combiné à 5 autres parlements, cela donne une surcapacité.
6 Compétences concurrentes La Belgique connaît des compétences exclusives, pas de compétences concurrentes. Cela mène à des conflits de compétences et à la sclérose. Le modèle allemand (Konkurrierende Gesetzgebung) est totalement absent.
7 Orientation résultats Pas de KPI, pas d'évaluation systématique des politiques, pas de tableaux de bord publics. Le travail législatif n'est mesuré ni sur ses productions ni sur son impact.
8 Numérique d'abord Selon les critiques, le site web est « dépassé depuis 20 ans » malgré un budget informatique de 9,3 M€/an. Les documents parlementaires sont difficiles à trouver. Il n'existe pas de plateforme citoyenne numérique pour la participation ou les pétitions, sur le modèle finlandais ou estonien.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ D'autres pays (DK, SE, FI) montrent que les systèmes monocaméraux sont plus efficients. L'Allemagne montre que cela fonctionne avec des compétences concurrentes. La Suisse montre que le parlement de milice fonctionne. La Belgique n'en tire aucune leçon.

Synthèse : les gains les plus importants sont à réaliser sur la Simplicité (❌), l'Orientation résultats (❌) et le Numérique d'abord (❌). La Chambre fonctionne en tant qu'institution, mais elle est enchâssée dans un système inutilement complexe, ne mesure pas ses propres performances et accuse un retard numérique.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé la Chambre subsiste comme organe démocratique central, mais elle est fondamentalement modernisée : moins de sièges, plus de force par député, plus de transparence, une orientation résultats et le numérique. Le coût total reste stable, mais les moyens passent du nombre de sièges à la capacité de recherche.

3B. Proposition concrète

Ce qui change :

  1. Réduction à 120 membres (contre 150)

    • Cube root law pour 11,7 millions = ±227. Mais : avec la suppression du Sénat et l'existence de 4 parlements d'entités fédérées, 120 suffit largement pour le niveau fédéral.
    • Budget libéré : ±15 à 20 M€/an (indemnités, bureau, secrétariat de 30 sièges). Cet argent n'est pas économisé mais redistribué vers le renforcement des députés restants (voir points 2 et 3).
    • Les Pays-Bas fonctionnent avec 150 pour 17,9 millions. La Belgique avec 120 pour 11,7 millions est proportionnellement comparable.
    • Adaptation des circonscriptions : recalcul des sièges sur la base de la population, le système D'Hondt est maintenu
  2. Doublement du soutien personnel par député

    • De 2 collaborateurs en moyenne par député à 4, dont au moins 2 collaborateurs scientifiques ou de politique publique (juriste, économiste, analyste politique)
    • Coût : 120 × 2 ETP supplémentaires × ±70.000 € = ±17 M€/an de manière structurelle
    • Objectif : les députés obtiennent leur propre capacité de recherche et deviennent moins dépendants des analyses de leur parti. C'est l'instrument le plus concret contre la particratie.
    • Contrôle : les ETP supplémentaires sont recrutés sur la compétence (sélection publique, pas via la carte de parti), avec interdiction du cumul avec des fonctions de parti et publication transparente de qui est le collaborateur de qui.
  3. Création d'un Service scientifique parlementaire

    • Indépendant, entièrement à l'intérieur de la structure parlementaire, sur le modèle des Wissenschaftliche Dienste des Bundestages allemands et du Bureau Onderzoek en Rijksuitgaven néerlandais
    • Composition : ±60 à 80 ETP, dont des juristes, des économistes, des experts budgétaires et des comparatistes internationaux
    • Missions : estimations budgétaires des projets de loi (obligatoires avant tout vote sur une loi ayant un impact budgétaire), analyses juridiques, études d'impact, benchmarking international, fiches pour les réunions de commission
    • Accessible à chaque député sur demande, sans intervention du parti
    • Délibérément pas rattaché à la Cour des comptes ni au Bureau du Plan : un instrument parlementaire doit être parlementaire, pas enchâssé dans un organe qui conseille aussi le gouvernement
    • Coût : ±8 à 10 M€/an
    • C'est le contre-pouvoir structurel face à la domination du gouvernement : la Chambre obtient sa propre capacité analytique et ne doit plus se fier à ce que le gouvernement lui fournit
  4. Suppression du Sénat (point d'audit distinct, mais indissociable)

    • Remplacé par un Organe de concertation intergouvernemental (voir la réforme de l'État de HART)
    • Économie : ±40 M€/an
  5. Audit externe obligatoire par la Cour des comptes

    • Chaque année, un audit financier complet, accessible au public
    • Publication en temps réel de toutes les dépenses supérieures à 500 € sur un portail open data
    • Benchmark avec des parlements comparables (NL, DK, FI)
  6. KPI parlementaires et reddition de comptes permanente

    • Chaque département présente chaque année des objectifs mesurables
    • La Chambre évalue publiquement les résultats, avec l'appui du Bureau du Plan renforcé
    • Publication : délai moyen de traitement des projets de loi, pourcentage de lois évaluées, taux de présence en commission, taux de suivi des questions parlementaires
  7. Parlement numérique

    • Tous les documents, votes et rapports parlementaires en ligne en temps réel
    • Plateforme citoyenne numérique pour les pétitions et les consultations (sur le modèle finlandais : kansalaisaloite.fi)
    • Diffusion en direct de toutes les réunions de commission (pas seulement la plénière)
    • Vote électronique pour les parlementaires lors des votes hors séance plénière
  8. Réforme du financement des partis

    • Transparence : chaque euro de dotation aux partis est public et consultable
    • Lien avec des indicateurs de performance démocratique (nombre de membres, participation, diversité des listes de candidats)
    • Réduction progressive du total des dotations de 20 % sur 10 ans
  9. Introduction de compétences concurrentes (modèle allemand)

    • Les entités fédérées peuvent légiférer tant que la Chambre fédérale ne le fait pas (Konkurrierende Gesetzgebung)
    • Cela évite les conflits de compétences et stimule l'innovation régionale
    • Nécessite une révision de la Constitution

Bilan financier (réallocation, pas d'économie sur la Chambre elle-même) :

La logique n'est délibérément pas de « faire des économies sur la Chambre ». Le budget total de la Chambre reste à peu près identique, mais les moyens passent du nombre de sièges à la capacité d'action par député. À côté de cela, les autres propositions dégagent bel et bien des économies structurelles :

Modèle international : combinaison de :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Chambre des représentants. Plus petite et plus forte De 150 à 120 membres, mais chaque député reçoit deux fois plus de soutien. Plus un service d'études indépendant propre. Pour la première fois dans l'histoire de la Belgique, le parlement obtient une véritable capacité d'action face au gouvernement et aux directions des partis.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Chambre des représentants est le cœur de la démocratie belge : 150 députés directement élus qui votent les lois, contrôlent le gouvernement et approuvent le budget. La Chambre coûte au contribuable ±185 millions d'euros par an et emploie ±600 fonctionnaires et ±450 collaborateurs politiques. Chaque député perçoit une indemnité totale de ±155.000 euros par an.

Ce qui ne va pas

Quatre problèmes fondamentaux.

Premièrement : aucun contrôle externe jusqu'en novembre 2023. Près de 200 ans après sa création, personne en dehors de la Chambre elle-même n'avait le droit de contrôler ses finances. Ni le gouvernement, ni la Cour des comptes, personne. Il a fallu attendre la loi du 23 novembre 2023 pour donner cette compétence à la Cour des comptes. Entre-temps, les coûts ont augmenté de 26 % en deux ans. Le budget informatique s'élève à 9,3 millions d'euros par an, mais selon les critiques le site web paraît « dépassé depuis vingt ans ». Et 2,2 millions d'euros vont à des consultants externes, à des tarifs allant jusqu'à 1.045 euros par jour.

Deuxièmement : aucune mesure des résultats. Combien de temps faut-il en moyenne pour voter une loi ? Combien de lois sont évaluées sur leur efficacité après cinq ans ? Combien de questions parlementaires débouchent sur un changement concret de politique ? Personne ne le sait, parce que personne ne le mesure. La Chambre produit des lois, mais ne vérifie pas si elles fonctionnent.

Troisièmement : une capacité d'action insuffisante par député. Un député belge dispose de ±2 collaborateurs, essentiellement politiques et presse. Un membre du Bundestag allemand a 5 à 6 collaborateurs personnels, un service scientifique de groupe et l'accès aux Wissenschaftliche Dienste des Bundestages et à leurs ±230 chercheurs. La Belgique n'a aucun service d'études parlementaire indépendant. Cette lacune a des conséquences structurelles : pour leurs analyses, les députés s'appuient sur leur parti, ce qui entretient la particratie, et en Belgique le gouvernement produit environ 80 % de la législation adoptée, contre 60 % aux Pays-Bas et 50 % en Allemagne. Le parlement ne contrôle pas, il enregistre.

Quatrièmement : la surcapacité dans l'ensemble du paysage parlementaire. La Belgique compte 592 parlementaires répartis sur 6 parlements pour 11,7 millions d'habitants. À titre de comparaison : les Pays-Bas comptent ±225 parlementaires (Tweede + Eerste Kamer ensemble) pour 17,9 millions d'habitants. Une étude de l'économiste de l'UCLouvain Jean Hindriks montre que la Belgique a proportionnellement l'un des paysages parlementaires les plus surpeuplés au monde.

Comment cela fonctionne ailleurs

L'Allemagne dispose, à côté de ses 630 membres du Bundestag, de Wissenschaftliche Dienste comptant ±230 chercheurs qui réalisent, à la demande de chaque député, des estimations budgétaires, des analyses juridiques et des comparaisons internationales. Cela fait du parlement allemand un véritable contre-pouvoir face au gouvernement : le Bundestag amende en moyenne 40 % des projets gouvernementaux, contre 5 % en Belgique.

Les Pays-Bas ont 150 membres de la Tweede Kamer pour 17,9 millions d'habitants, soit 53 % de population en plus que la Belgique. Chaque groupe dispose de son propre personnel scientifique, et le Bureau Onderzoek en Rijksuitgaven de la Chambre compte ±30 chercheurs. Depuis 2012, la Tweede Kamer désigne elle-même les informateurs. Les Pays-Bas ont instauré une Journée annuelle de la reddition de comptes : le troisième mercredi de mai, le gouvernement présente les résultats de chaque département, contrôlés par l'Algemene Rekenkamer.

Le Danemark a supprimé son Sénat en 1953 et travaille depuis avec un seul parlement (le Folketing, 179 membres). Résultat : une législation plus rapide, une reddition de comptes plus claire, des coûts par habitant plus bas. La Finlande dispose d'une plateforme citoyenne numérique (kansalaisaloite.fi) où chaque citoyen peut lancer une initiative législative. À 50.000 signatures, le parlement doit la traiter.

Ce que HART propose

Étape 1 : cette législature, sans révision de la Constitution :

Étape 2 : la législature suivante, par révision de la Constitution :

Ce que cela rapporte

Le budget total de la Chambre elle-même reste stable. Les moyens sont déplacés : moins vers le nombre de sièges, plus vers la capacité d'action par député. Ailleurs dans le paysage parlementaire, les réformes dégagent bel et bien des économies structurelles : ±40 millions d'euros par an par la suppression du Sénat, ±32 millions d'euros par an par la réforme du financement des partis, plus ±5 à 10 millions d'euros par an grâce à la numérisation et à la réduction de la consultance.

Mais le vrai gain ne se trouve pas dans le budget, il se trouve dans la capacité d'action démocratique. Un député capable d'analyser lui-même les projets de loi, de chiffrer les budgets et d'établir des comparaisons internationales n'est plus le bouton de vote de son parti. Un parlement doté de sa propre capacité de recherche est un véritable contre-pouvoir face au gouvernement, et non son prolongement. C'est l'instrument le plus concret qui existe contre la particratie et la domination du gouvernement. Pas moins de démocratie. Une meilleure démocratie.


Phase 5 : sources

# Source URL Utilisé pour
1 Belgische Grondwet, Art. 36-73 https://www.senate.be/doc/const_nl.html Base juridique de la Chambre
2 De Kamer. Officiële website https://www.dekamer.be/ Composition, règlement, fonctionnement
3 Wikipedia. Kamer van volksvertegenwoordigers https://nl.wikipedia.org/wiki/Kamer_van_volksvertegenwoordigers Historique, structure
4 Wikipedia. Samenstelling 2024-2029 https://nl.wikipedia.org/wiki/Kamer_van_volksvertegenwoordigers_(samenstelling_2024-2029) Composition actuelle
5 Wet 23/11/2023. Rekenhof controle Kamer https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-23-november-2023_n2024000376.html Compétence de la Cour des comptes
6 Vlaams Belang. Spilzucht Kamer https://www.vlaamsbelang.org/nieuws/vlaams-belang-vernietigend-voor-spilzucht-kamer Chiffres budgétaires, critiques, dépenses précises
7 Brussels Times. Excessive number of MPs https://www.brusselstimes.com/1095108/political-headache-belgium-has-excessive-number-of-mps-study-shows Étude Hindriks et Lamfalussy, 592 MPs
8 De Kamer. Statuut van het lid (PDF) https://www.dekamer.be/kvvcr/pdf_sections/depute/statuut%20van%20het%20lid.pdf Indemnités des parlementaires
9 VRT NWS. Hoeveel kost onze democratie? https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2019/05/16/hoe-veel-kost-onze-democratie/ Coût de la démocratie en Belgique
10 Tweede Kamer. Vergelijking parlementen https://www.tweedekamer.nl/downloads/document?id=2022D52500 Comparaison internationale des tailles
11 Parlement.com. Inkomen Tweede Kamerlid https://www.parlement.com/inkomen-tweede-kamerlid Comparaison néerlandaise des indemnités
12 Wikipedia. Folketing (Denemarken) https://en.wikipedia.org/wiki/Folketing Système monocaméral au Danemark
13 Wikipedia. Riksdag (Zweden) https://en.wikipedia.org/wiki/Riksdag Système monocaméral en Suède
14 Wikipedia. Bundestag hervorming https://en.wikipedia.org/wiki/Bundestag Réforme 736→630 sièges
15 ConstitutionNet. Unicameral federalism Belgium https://constitutionnet.org/news/voices/toward-unicameral-federalism-belgium Suppression du Sénat, débat
16 Verfassungsblog. Belgian Senate https://verfassungsblog.de/belgian-senate-little-damage-little-use-2/ Coût du Sénat (±40 M€)
17 PVDA. Partijfinanciering Kamer https://www.pvda.be/nieuws/pvda-dient-voorstel-om-subsidies-van-de-kamer-aan-partijen-met-92-miljoen-euro-te Dotations aux partis
18 We Need To Talk. Partijfinanciering https://www.weneedtotalk.be/nl/partijfinanciering Financement total des partis 159,8 M€
19 Wikipedia. Cube root law https://en.wikipedia.org/wiki/Cube_root_law Taille optimale d'un parlement
20 IPU Parline. Belgium https://data.ipu.org/parliament/BE/BE-LC01/ Données de comparaison internationale
21 FOD Binnenlandse Zaken. Verkiezingen https://verkiezingen.fgov.be/kandidaten-hoe-stel-ik-mij-kandidaat/kamer-van-volksvertegenwoordigers Circonscriptions, répartition des sièges
22 Aboutswitzerland. Militieparlement https://www.aboutswitzerland.eda.admin.ch/en/the-federal-assembly-parliament Modèle parlementaire suisse
23 Euronews. German electoral reform https://www.euronews.com/my-europe/2025/02/23/explained-how-does-germanys-electoral-system-work-and-what-changes-this-year Réforme du Bundestag 2023-2025
24 European Parliament. Factsheet BE Kamer https://www.europarl.europa.eu/cmsdata/268186/Factsheet%20BE%20-%20Kamer-Chambre_reupdate%2018%20April%202023.pdf Structure et personnel
25 Bundestag. Wissenschaftliche Dienste https://www.bundestag.de/en/parliament/administration/research Service d'études parlementaire allemand, ±230 ETP
26 Tweede Kamer. Bureau Onderzoek en Rijksuitgaven https://www.tweedekamer.nl/kamerleden_en_commissies/ondersteuning/onderzoek Service d'études parlementaire néerlandais
27 Russo & Wiberg. The Roles of Parliamentary Staff (2010) https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1354068809346635 Recherche comparative sur le soutien parlementaire en Europe occidentale
28 Deschouwer. The Politics of Belgium (2012) https://www.bloomsbury.com/uk/politics-of-belgium-9780230249127/ Analyse de la particratie belge