34 zones de secours (pompiers) : audit
Date : 2026-04-01 Statut : 🟠 Réformé Catégorie : Police locale et pompiers
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
La Belgique compte 34 zones de secours plus le Service d'incendie et d'aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (SIAMU). Ensemble, ils forment les services organisés d'incendie et de secours du pays.
Base juridique : loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile, exécutée par l'arrêté royal du 2 février 2009 qui fixe la délimitation territoriale. Depuis, plusieurs adaptations sont intervenues (arrêtés royaux en 2015, 2016, 2018, 2019 et 2020).
Historique : jusqu'en 2015, les pompiers relevaient d'une compétence purement communale. La Belgique comptait plus de 250 corps de pompiers communaux, souvent trop petits pour fonctionner professionnellement. La catastrophe du gaz à Ghislenghien (2004, 24 morts) a mis à nu les carences structurelles. Entre le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2016, les 250 corps et plus ont été regroupés en 34 zones plus Bruxelles.
Niveau de pouvoir : mixte. Législation et réglementation fédérales (SPF Intérieur, Direction générale Sécurité civile), mais financement et gestion locaux via le conseil de zone (composé des bourgmestres des communes affiliées).
Personnel : environ 17.300 pompiers répartis sur 320 casernes. Rien qu'en Flandre (2024) : 12.548 membres du personnel, dont 3.181 professionnels, 8.638 volontaires et 729 collaborateurs administratifs. Deux pompiers sur trois en Belgique sont volontaires.
Budget : le budget total des zones de secours est estimé à 900 millions à 1 milliard d'euros par an. Les communes en supportent la plus grande part. Environ 650 à 700 millions d'euros (±70 %). La dotation fédérale de base n'a longtemps atteint qu'environ 129 millions d'euros par an, complétée par des indexations ponctuelles (18 millions d'euros supplémentaires en 2023). En 2026, la dotation fédérale structurelle a été relevée : le budget pour l'ensemble des zones est passé de 7,5 à 17,5 millions d'euros de manière structurelle, et celui de Bruxelles de 5,7 à 15,4 millions d'euros. À partir de 2027, les dotations sont indexées chaque année.
Gestion par zone : chaque zone a la personnalité juridique et son autonomie. Le conseil de zone (les bourgmestres) décide de la politique et du budget. Le collège de zone prépare et nomme le commandant de zone, responsable de la direction quotidienne.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- La lutte contre l'incendie
- L'aide médicale urgente (le service d'ambulance. C'est de loin le plus gros paquet de missions)
- L'aide technique (accidents de la route, inondations, dégâts de tempête)
- La prévention (avis de sécurité incendie, contrôles)
- La planification d'urgence et la gestion de crise
Remarquable : en Flandre, 69,2 % de tous les appels concernent des interventions d'ambulance. Seuls 6,8 % portent sur de véritables signalements d'incendie. Les pompiers sont de facto devenus un large appareil de secours, et non une simple organisation de lutte contre l'incendie.
Volume d'interventions en Flandre (2024) : 360.581 appels par an, soit ±988 par jour.
Chevauchements et problèmes :
- Les centrales d'urgence 112 (10 centrales d'appel provinciales) assurent le dispatching via le réseau ASTRID, mais il n'existe pas de centrale d'appel intégrée pour les pompiers, la police et les ambulances comme aux Pays-Bas.
- Les interventions qui franchissent les limites des zones ne se déroulent pas toujours sans accroc.
- Le SIAMU bruxellois a opéré pendant des années en dehors du cadre de financement fédéral (situation redressée seulement après un arrêt de la Cour constitutionnelle en 2022).
Mesure des résultats : il existe des statistiques de base (durées d'intervention, temps de réponse), mais pas de système national standardisé de KPI avec des benchmarks entre zones. Chaque zone fait rapport à sa manière.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. 25 régions de sécurité Le modèle de référence le plus pertinent. Les Pays-Bas ont intégré en 2010 les pompiers, la GHOR (aide médicale) et la gestion de crise dans 25 régions de sécurité. Différences essentielles avec la Belgique :
- Direction intégrée : les pompiers, les ambulances et la gestion de crise sous une seule direction (tous les bourgmestres de la région).
- Centrale d'appel commune : une seule centrale d'appel par région pour la police, les pompiers et les ambulances.
- Financement : ±85 % via le Gemeentefonds (le fonds des communes néerlandais), ±15 % de contribution de l'État (±181 millions d'euros en 2019). La différence avec la Belgique : aux Pays-Bas, la clé de répartition est transparente et intégrée dans le Gemeentefonds.
- Taille critique : 25 régions pour 17,5 millions d'habitants (moy. ±700.000 par région) contre 34 zones pour 11,5 millions en Belgique (moy. ±340.000 par zone).
- Résultat : une coordination plus rapide lors d'incidents de grande ampleur, des centrales d'appel uniformes, moins de frais de structure.
Allemagne. Une compétence des entités fédérées Les pompiers relèvent de la compétence des entités fédérées. 107 Berufsfeuerwehren (professionnels, obligatoires pour les villes de plus de 100.000 habitants) à côté de plus de 22.000 Freiwillige Feuerwehren (volontaires, dans chaque commune). Financement par les communes et les entités fédérées. Élément pertinent : le modèle du volontariat fonctionne bien quand l'ancrage local est fort, mais il connaît lui aussi des problèmes de recrutement.
Danemark. 32 services d'incendie pour 98 communes Les pompiers sont une mission communale, mais avec un élément unique : les communes peuvent sous-traiter à des entreprises privées. Falck A/S assure une grande partie des services d'incendie et d'ambulance. Temps de réponse moyen : 8 minutes 7 secondes. Un modèle léger, avec peu de frais de structure.
Suède. Fédérations communales Chaque commune doit offrir un service d'incendie, mais elles travaillent dans des structures de coopération régionales pour gagner en efficience. Tendance à l'augmentation d'échelle et à la fusion.
Suisse. Cantonal + Miliz ±1.300 organisations de pompiers avec ±85.000 membres actifs, essentiellement miliz (comparable aux volontaires, mais avec une obligation de service). Financement : ±60 % via l'assurance cantonale des bâtiments, le reste via les communes. Fortement décentralisé, mais avec une coordination nationale via la FKS.
1D. Problèmes et critiques
Un sous-financement structurel par l'autorité fédérale. Le principe promis du 50/50 (répartition égale entre le fédéral et le local) n'a jamais été réalisé. Les communes supportent ±70 % des coûts. La dotation fédérale n'a pas été indexée pendant des années, si bien que chaque hausse salariale ou poussée d'inflation a été entièrement reportée sur les communes.
Un nombre de volontaires en baisse. En Flandre, le nombre de pompiers volontaires a diminué de 556 depuis 2015. Des exigences de formation lourdes, la pression du temps et la concurrence d'autres loisirs rendent le recrutement difficile.
Pénurie de personnel à Bruxelles. Le SIAMU souffre d'un sous-effectif chronique. En cas d'application stricte de la législation du travail (heures supplémentaires plafonnées), l'effectif minimal passe sous la norme.
Pas de centrale d'appel intégrée. La Belgique a des centrales d'appel distinctes pour la police (101) et pour les pompiers et les ambulances (112), réparties par province. Pas de centrale d'appel commune comme aux Pays-Bas.
De grandes différences entre zones. La zone d'Anvers (plus d'un million d'habitants) fonctionne fondamentalement autrement que la zone Meetjesland (±160.000 habitants). Il n'existe aucun mécanisme pour traiter structurellement cette inégalité.
L'absence de KPI nationaux et de benchmarking. Sans mesure uniforme des résultats, il est impossible de comparer les zones et de diffuser les best practices.
34 zones, c'est encore trop. Le passage de 250 corps à 34 zones a été une amélioration, mais en comparaison internationale (25 régions aux Pays-Bas pour 17,5 millions d'habitants), la Belgique peut obtenir davantage avec moins de zones.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Sur le plan opérationnel, le niveau local et zonal est justifié, mais le morcellement en 34 zones est sous-optimal. La réglementation fédérale fixe bien le cadre, mais elle laisse trop de variation. |
| 2 | Transparence | ❌ | La structure de financement est opaque. Les citoyens ne savent pas combien leur commune verse aux pompiers, ni ce que paie l'autorité fédérale. Pas de tableau de bord central. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Le problème principal. L'autorité fédérale impose le statut, les exigences de formation et les normes, mais les communes paient ±70 %. Qui décide ne paie pas. Fiscal gap classique. |
| 4 | Simplicité | ⚠️ | Passer de 250 à 34 a été un progrès, mais 34 zones + le SIAMU + 10 centrales d'appel provinciales + la DG Sécurité civile fédérale = trop de couches. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | En moyenne ±340.000 habitants par zone, mais avec une dispersion énorme. Certaines zones sont trop petites pour une spécialisation professionnelle (HAZMAT, équipes de plongeurs, etc.). |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Sans objet. Les pompiers sont réglés de manière uniforme au fédéral, avec une exécution locale. Il n'y a pas de place pour l'innovation ou l'expérimentation régionale. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI nationaux, pas de benchmarking entre zones, pas de conséquences en cas de performance insuffisante. Chaque zone fait rapport à sa manière. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le dispatching ASTRID fonctionne, mais les centrales d'appel restent distinctes (112 contre 101) et il n'y a pas de système intégré. Pas de dossier numérique once only lors des interventions. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle néerlandais des régions de sécurité est manifestement plus efficient : moins de régions, des centrales d'appel intégrées, un financement plus transparent. La Belgique ne suit pas ce modèle. |
Synthèse : 2× ⚠️ partiel, 5× ❌ échec, 2× ⚠️. Les gains les plus importants se situent au niveau de la responsabilité = financement (combler le fiscal gap), de l'orientation résultats (introduire des KPI nationaux) et de l'éprouvé à l'étranger (le modèle néerlandais des régions de sécurité comme référence).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Les 34 zones de secours sont transformées en régions de sécurité intégrées sur le modèle néerlandais.
3B. Proposition concrète
Qu'est-ce qui change ?
De 34 zones à ±15 régions de sécurité. Les 34 zones de secours sont fusionnées en une quinzaine de régions de sécurité, alignées sur les ±200 communes futures et sur la structure des entités fédérées. Chaque région dessert en moyenne ±750.000 habitants. Comparable au modèle néerlandais.
Des régions de sécurité intégrées. Chaque région intègre les pompiers, l'aide médicale urgente et la gestion de crise sous une seule direction. Les bourgmestres de la région forment la direction, avec un directeur de région de sécurité qu'ils désignent.
Des centrales d'appel communes. Les 10 centrales 112 provinciales et les centrales 101 distinctes sont regroupées en une dizaine de centrales d'appel intégrées pour les pompiers, les ambulances et la police. Un seul numéro (112), une seule centrale d'appel, un seul dispatching.
Un financement équitable : un vrai 50/50. La dotation fédérale est portée à 50 % des coûts totaux (de ±129 millions d'euros à ±450-500 millions d'euros). Indexation annuelle automatique. La contribution communale est répartie selon une clé de répartition objective (habitants, profil de risque, superficie).
Des KPI nationaux et du benchmarking. Un système national obligatoire de mesure des résultats avec des indicateurs uniformes : temps de réponse, taux de couverture, disponibilité des volontaires, coût par intervention, satisfaction du public. Publication annuelle assortie d'un classement.
Renforcer la politique du volontariat. Des parcours de formation plus souples, des avantages fiscaux pour les employeurs qui facilitent l'engagement des volontaires, une modernisation du régime de service obligatoire (sur le modèle suisse là où c'est nécessaire).
Vers quel niveau ?
- Réglementation et financement : fédéral (cadre uniforme)
- Exécution opérationnelle : régions de sécurité (coordination au niveau des entités fédérées là où c'est nécessaire)
- Gestion : local (les bourgmestres dans la direction régionale)
Modèle international : les Pays-Bas (25 régions de sécurité), complétés par des éléments du Danemark (souplesse d'exécution) et de la Suisse (modèle du volontariat).
Gain d'efficience estimé :
- Moins de frais de structure grâce à la fusion de 34 à ±15 régions : économie sur le management, l'administration, l'ICT (±30 à 50 millions d'euros par an)
- Centrales d'appel intégrées : dispatching plus rapide, moins d'erreurs, meilleure coordination
- Meilleure spécialisation (HAZMAT, équipes de plongeurs, sauvetage en hauteur) grâce à une plus grande échelle
- Un financement plus transparent réduit la tension politique entre les communes et l'autorité fédérale
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : préparer la loi sur les régions de sécurité, développer le cadre de KPI
- Années 2-3 : intégration des centrales d'appel (technique + organisationnelle)
- Années 3-5 : fusion progressive des zones en régions de sécurité
- Année 5 et au-delà : intégration opérationnelle complète, premiers rapports de benchmarking
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
34 zones de secours (pompiers) : Réformé
La Belgique compte 34 zones de pompiers, mais les communes paient 70 % de la facture alors que c'est l'autorité fédérale qui fait les règles. HART réforme cela en ±15 régions de sécurité intégrées sur le modèle néerlandais : une seule direction pour les pompiers, les ambulances et la gestion de crise, un financement équitable 50/50 et des centrales d'appel intégrées.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique compte 34 zones de secours plus les pompiers de Bruxelles (SIAMU). Ensemble, ils comptent quelque 17.300 pompiers. Deux sur trois sont volontaires. Répartis sur 320 casernes. Ils traitent chaque année des centaines de milliers d'appels, dont la très grande majorité (près de 70 %) sont des interventions d'ambulance. Les zones sont nées en 2015, quand plus de 250 corps de pompiers communaux ont été fusionnés, en réaction à la catastrophe du gaz à Ghislenghien (2004) qui avait montré que l'ancien système ne fonctionnait pas.
Ce qui ne va pas
Le plus gros problème, c'est l'argent. Ou plutôt : qui le paie. L'autorité fédérale fait les règles. Elle fixe le statut des pompiers, les exigences de formation, les normes d'équipement. Mais la facture ? Elle part à 70 % vers les communes. La répartition promise de 50/50 entre le fédéral et le local n'a jamais été réalisée. La dotation fédérale de base d'environ 129 millions d'euros par an n'était même pas indexée pendant des années. Chaque hausse salariale, chaque vague d'inflation était reportée sur la caisse communale. Ce n'est qu'en 2023 qu'est venue une indexation ponctuelle de 18 millions d'euros, et en 2026 une augmentation structurelle. Mais le trou reste énorme.
À cela s'ajoute que 34 zones pour 11,5 millions d'habitants, c'est encore beaucoup. Les Pays-Bas desservent 17,5 millions de personnes avec 25 régions de sécurité. Certaines zones belges sont trop petites pour des équipes spécialisées (substances dangereuses, équipes de plongeurs, sauvetage en hauteur). Il n'existe pas de système national pour mesurer les performances et comparer les zones entre elles. Et les centrales d'appel des pompiers (112) et de la police (101) travaillent toujours séparément. Pas de dispatching intégré comme aux Pays-Bas.
Le problème du volontariat grandit lui aussi. En Flandre, le nombre de pompiers volontaires a baissé de plus de 550 depuis 2015. Les exigences de formation sont lourdes, l'investissement en temps est important, et le recrutement s'enraye. À Bruxelles, la situation est aiguë : l'effectif minimal n'est régulièrement pas atteint.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas sont l'étalon-or pour un pays comparable à la Belgique. Depuis 2010, les pompiers, le service d'ambulance et la gestion de crise y sont intégrés dans 25 régions de sécurité. Chaque région dispose d'une centrale d'appel commune pour la police, les pompiers et les ambulances. La direction est composée de tous les bourgmestres de la région. Le financement passe à 85 % par le Gemeentefonds (avec une clé de répartition transparente) et à 15 % par l'État néerlandais. Le résultat : une coordination plus rapide lors des grands incidents, moins de frais de structure et une qualité uniforme.
Le Danemark montre un autre modèle : 32 services d'incendie pour 98 communes, avec la possibilité de sous-traiter à des acteurs privés (Falck A/S). Temps de réponse moyen : 8 minutes et 7 secondes. La Suisse combine un solide modèle de volontariat (miliz) avec un financement via l'assurance cantonale des bâtiments. ±60 % du budget ne vient pas de la caisse communale.
Ce que HART propose
Un : fusionner les 34 zones en une quinzaine de régions de sécurité, alignées sur la nouvelle structure communale (±200 communes). Chaque région dessert en moyenne 750.000 habitants. Assez grande pour la spécialisation, assez petite pour le contrôle démocratique.
Deux : intégrer les pompiers, l'aide médicale urgente et la gestion de crise sous une seule direction régionale, comme aux Pays-Bas. Les bourgmestres de la région forment la direction.
Trois : regrouper les centrales d'appel séparées en centrales d'appel intégrées. Un seul appel, une seule centrale d'appel, un seul dispatching pour les pompiers, les ambulances et la police.
Quatre : réaliser vraiment le financement 50/50. Porter la dotation fédérale à 50 % des coûts totaux. Rendre la répartition objective (sur la base des habitants, du profil de risque et de la superficie) et l'indexer automatiquement.
Cinq : introduire des KPI nationaux. Mesurer les temps de réponse, le taux de couverture, le coût par intervention et la disponibilité des volontaires. Publier chaque année un rapport de benchmarking pour que les citoyens voient comment leur région preste.
Six : rendre le volontariat plus attractif. Des formations plus souples, des avantages fiscaux pour les employeurs qui facilitent l'engagement des volontaires, et une étude sur un modèle moderne de service obligatoire (sur l'exemple suisse).
Ce que cela rapporte
La fusion de 34 à ±15 régions permet d'économiser, selon les estimations, 30 à 50 millions d'euros par an de frais de structure (moins de directions, moins d'administration, une ICT et des achats partagés). Des centrales d'appel intégrées signifient un dispatching plus rapide et une meilleure coordination lors des grands incidents. Un financement équitable enlève la pression sur la caisse communale et rend les coûts visibles pour le citoyen. Et des KPI nationaux font que chaque région sait où elle en est. Et qu'elle est obligée de s'améliorer.
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Civiele Veiligheid. Zonewerking | https://civieleveiligheid.be/nl/zonewerking | Structure, cadre légal, aperçu des zones |
| Wet van 15 mei 2007 betreffende de civiele veiligheid | https://etaamb.openjustice.be/nl/wet-van-15-mei-2007_n2007000663.html | Base juridique |
| VVSG. Van gemeentelijke brandweer naar hulpverleningszones | https://www.vvsg.be/kennisitem/vvsg/van-gemeentelijke-brandweer-naar-hulpverleningszones | Historique de la réforme |
| VVSG. Dag van de Brandweer: financiering hulpverleningszones (2025) | https://www.vvsg.be/nieuwsoverzicht/dag-van-de-brandweer-lokale-besturen-vragen-duidelijkheid-over-financiering | Problématique du financement, principe du 50/50 |
| Hulpverleningszone Oost Vlaams-Brabant. Brandweer in Vlaanderen 2024 | https://oost-vlaams-brabant.hulpverleningszone.be/pagina/de-brandweer-in-vlaanderen-in-2024 | Chiffres clés pour la Flandre : personnel, interventions |
| VRT NWS. Federale overheid verdriedubbelt dotatie Brusselse brandweer (maart 2026) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2026/03/05/federale-overheid-verdriedubbelt-dotaties-voor-brusselse-brandwe/ | Augmentation de la dotation fédérale en 2026, montants |
| CD&V. Inspanningen voor de hulpdiensten | https://www.cdenv.be/inspanningen_voor_de_hulpdiensten | Dotation fédérale de 129 M€, indexation de 18 M€ |
| Franky Demon. Wetsvoorstel welvaartsvaste dotatie | https://www.frankydemon.be/wetsvoorstel_om_de_federale_dotatie_voor_de_hulpverleningszones_welvaartsvast_te_maken | Principe du 50/50, problème d'indexation |
| Knack. Personeelstekort brandweer Brussel | https://www.knack.be/nieuws/belgie/personeelstekort-brandweer-brussel-als-de-aanslagen-van-2016-vandaag-zouden-gebeuren-kunnen-we-niet-meer-doen-wat-we-toen-deden/ | Pénurie de personnel au SIAMU |
| Wikipedia NL. Hulpverleningszone | https://nl.wikipedia.org/wiki/Hulpverleningszone | Gouvernance, cadre légal, liste des zones |
| Wikipedia NL. Veiligheidsregio | https://nl.wikipedia.org/wiki/Veiligheidsregio | Modèle néerlandais : 25 régions, intégration |
| Rijksoverheid.nl. Veiligheidsregio's | https://www.rijksoverheid.nl/onderwerpen/veiligheidsregios-en-crisisbeheersing/veiligheidsregios | Financement aux Pays-Bas : 85 % Gemeentefonds, 15 % État |
| Wikipedia EN. Firefighting in Belgium | https://en.wikipedia.org/wiki/Firefighting_in_Belgium | Personnel total, 320 casernes |
| Wikipedia DE. Feuerwehr in Deutschland | https://de.wikipedia.org/wiki/Feuerwehr_in_Deutschland | Modèle allemand : 107 Berufsfeuerwehren, plus de 22.000 corps volontaires |
| Wikipedia EN. Danish Emergency Management Agency | https://en.wikipedia.org/wiki/Danish_Emergency_Management_Agency | Modèle danois, Falck, temps de réponse |
| NordForsk. Nordic fire and rescue services | https://www.nordforsk.org/news/nordic-fire-and-rescue-services-must-adapt-new-societal-changes | Tendances scandinaves |
| Wikipedia DE. Feuerwehr in der Schweiz | https://de.wikipedia.org/wiki/Feuerwehr_in_der_Schweiz | Modèle miliz suisse, financement via l'assurance des bâtiments |
| ASTRID. Provinciale meldkamers | https://www.astrid.be/nl/diensten/dispatching/provinciale-meldkamers | Système de dispatching en Belgique |
| Brandweerzone Centrum. Zonevorming | https://www.brandweerzonecentrum.be/over-ons/bestuur/zonevorming | Historique du passage aux zones |