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NCCN (Centre de crise national) : audit

Date : 2026-03-29 Catégorie : Sécurité et renseignement Statut proposé : 🟠 Réformé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Nom officiel : Centre de crise national (NCCN) : auparavant Direction générale Centre de crise (DGCC), et avant cela Centre gouvernemental de Coordination et de Crise (CGCCR)

Base juridique : arrêté royal du 18 avril 1988. Le NCCN est une direction générale au sein du SPF Intérieur. Depuis 2024, la Belgique travaille à un nouveau « Code de la planification d'urgence et de la gestion de crise » destiné à remplacer le cadre obsolète de l'arrêté royal. Approuvé en première lecture par le Conseil des ministres le 29 mars 2024, actuellement au Conseil d'État.

Date de création : 1986 (de manière informelle, comme CGCCR), 18 avril 1988 (formellement, par arrêté royal)

Historique :

Niveau de pouvoir : fédéral (direction générale au sein du SPF Intérieur)

Personnel : 191 collaborateurs (chiffre de 2019). Les chiffres actuels exacts ne sont pas disponibles publiquement, mais le NCCN a considérablement grandi depuis 2018 avec la création du NTTC et du centre d'expertise CBRNe.

Budget : non publié séparément. Fait partie du budget du SPF Intérieur. En 2022-2024, le SPF Intérieur comptait un effectif total de 5.648 collaborateurs.

Tutelle : un directeur général (depuis le 1er juillet 2025 : Jack Hamande, nommé par arrêté royal du 5 mai 2025). Relève du ministre de l'Intérieur.

Implantation : Bruxelles, rue Ducale 53, en face du cabinet du Premier ministre.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales (4 missions) :

  1. Résilience de la société analyse des risques (Belgian National Risk Assessment), campagnes de prévention, protection des infrastructures critiques, coordination de la cybersécurité
  2. Planification d'urgence et gestion de crise infrastructure de coordination 24/7, plans d'urgence nationaux (nucléaire, Seveso, inondations, terrorisme), appui aux planificateurs d'urgence locaux, système d'alerte BE-Alert
  3. Vigilance active point d'alerte national et international, analyse de la menace (en collaboration avec l'OCAM), sécurisation des grands événements et protection des VIP, ordre public
  4. Données des passagers (NTTC) Belgian Passenger Information Unit (BelPIU) pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, opérationnelle depuis janvier 2018

Structure opérationnelle en phase fédérale : Lors de l'activation de la phase fédérale, trois cellules sont mises en place :

5 disciplines en situation d'urgence :

  1. Opérations de secours
  2. Aide médicale, sanitaire et psychosociale
  3. Missions de police
  4. Appui logistique
  5. Information à la population

Chevauchements avec d'autres institutions :

BE-Alert :

Indicateurs de performance : le NCCN publie le Belgian National Risk Assessment (BNRA, cycle 2018-2023), mais des KPI systématiques sur son propre fonctionnement ne sont pas disponibles publiquement. Il n'existe pas d'évaluation périodique indépendante.

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. NCTV (Nationaal Coördinator Terrorismebestrijding en Veiligheid)

Allemagne. BBK (Bundesamt für Bevölkerungsschutz und Katastrophenhilfe)

Danemark. DEMA (Beredskabsstyrelsen / Danish Emergency Management Agency)

Suisse. BABS (Bundesamt für Bevölkerungsschutz / FOCP)

1D. Problèmes et critiques

1. Morcellement de la gestion de crise La Belgique n'a pas de système de gestion de crise univoque. Le NCCN coordonne, mais la capacité opérationnelle se trouve dans 34 zones de secours (pompiers), 176 zones de police locales, 10 gouverneurs de province et des structures de crise régionales. Lors du COVID-19, cela s'est révélé problématique : l'OCDE a jugé que « la gouvernance de la crise du COVID-19 a souffert, à un stade précoce, de la multitude d'acteurs impliqués. »

2. Pas de cadre légal (jusqu'il y a peu) Le NCCN a fonctionné pendant des décennies sur la base d'un arrêté royal de 1988. Aucun ancrage légal. Le Code de la planification d'urgence et de la gestion de crise (entamé en 2019, interrompu par le COVID) n'a été approuvé en première lecture qu'en 2024. Les attentats du 22 mars 2016 en ont montré les conséquences : la commission d'enquête parlementaire a formulé des recommandations pour un cadre légal qui ne sont exécutées (en partie) que 8 ans plus tard.

3. Culture du risque défaillante L'évaluation de l'OCDE (2023) constatait : « Bien que l'analyse nationale des risques ait reconnu le risque de pandémie, trop peu a été fait pour créer une conscience partagée du risque à travers les niveaux de pouvoir et les secteurs. » La préparation au risque se limitait au secteur de la santé.

4. Délimitation floue avec l'OCAM Le NCCN fait de la « vigilance active » et de l'analyse de la menace, mais c'est l'OCAM qui est formellement compétent pour l'analyse de la menace. En pratique, un chevauchement apparaît, en particulier pour les menaces hybrides (terrorisme + NRBC, cyber + physique).

5. Pas de contrôle indépendant Il n'existe pas d'évaluation externe systématique du fonctionnement du NCCN. La Cour des comptes n'a publié aucun audit spécifique. Le NCCN s'évalue lui-même. Un problème de gouvernance fondamental.

6. Taux de couverture de BE-Alert Malgré une affiliation de 95 % des communes, seuls ±12 % de la population belge sont inscrits (1,37 million sur ±11,5 millions). Le système est opt-in, pas opt-out. Aux Pays-Bas, NL-Alert est automatique (cell broadcast) et atteint plus de 90 % de la population.

7. Dérive des missions du NTTC Le NTTC (données des passagers) est un corps étranger dans le centre de crise. Il traite les données des voyageurs pour la lutte contre le terrorisme. Une mission qui, sur le plan conceptuel, relève plutôt de la police et de la justice. Le regroupement avec la coordination de crise s'est construit historiquement (après le 22 mars), mais il n'a rien d'évident sur le plan logique.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ La coordination de crise au niveau fédéral est logique pour les crises nationales. Mais le modèle de montée en puissance (commune → province → fédéral) est lourd et la couche provinciale intermédiaire apporte peu lors de grandes crises.
2 Transparence Pas de rapport annuel public, pas de KPI publics, pas de budget publié. Le citoyen ne peut pas voir comment le NCCN fonctionne ni ce qu'il coûte.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Le NCCN coordonne, mais les coûts opérationnels reposent sur les communes, les zones et les provinces. Il y a un fiscal gap : qui paie la planification d'urgence au niveau local n'est pas clair. Les communes se plaignent de moyens fédéraux insuffisants pour les obligations de planification d'urgence.
4 Simplicité Extrêmement complexe : NCCN + OCAM + VSSE + SGRS + CCB + Sécurité civile + 34 zones de secours + 176 zones de police + 10 gouverneurs + centres de crise régionaux. Aucun jeune de 16 ans ne comprend cela.
5 Taille critique ⚠️ Avec ±191 collaborateurs, le NCCN est relativement petit pour un pays au paysage de la menace aussi complexe. Le NCTV néerlandais (quelques centaines) et le BBK allemand (±700) sont substantiellement plus grands. En même temps, la Belgique est plus petite. Mais la complexité est comparable.
6 Compétences concurrentes La planification d'urgence est réglée au niveau fédéral, mais exécutée sur le plan opérationnel au niveau régional et local. Il n'y a pas de place pour l'innovation régionale : l'arrêté royal impose l'uniformité. En même temps, 3 structures de crise régionales opèrent à côté du système fédéral.
7 Orientation résultats Pas de KPI publics, pas d'évaluation indépendante, pas d'audit périodique de la Cour des comptes. La BNRA est une bonne analyse des risques, mais elle ne mesure pas le fonctionnement du NCCN lui-même. C'est l'OCDE qui a dû réaliser une évaluation externe. La Belgique ne l'a pas fait elle-même.
8 Numérique d'abord ⚠️ BE-Alert existe et fonctionne, mais il est en opt-in (12 % de couverture seulement). Pas de cell broadcast comme aux Pays-Bas. Le NCCN a lancé en 2024 un outil innovant pour la planification d'urgence, mais la numérisation de l'ensemble de la gestion de crise est en retard.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ Le NCCN regarde les bonnes pratiques internationales (réseau européen des centres de crise), mais il les met en œuvre lentement. Le Code de la planification d'urgence a mis 5 ans en route. Le cell broadcast (obligation européenne) n'est toujours pas implémenté.

Synthèse : score : 0 ✅ / 5 ⚠️ / 4 ❌

Gains les plus importants à réaliser sur :

  1. Simplicité rassembler l'architecture de crise morcelée
  2. Transparence reddition de comptes publique et KPI
  3. Orientation résultats évaluation indépendante et pilotage par la performance

Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé le NCCN subsiste comme centre fédéral de coordination de crise, mais il est fondamentalement réformé : mandat plus large, plus de transparence, cell broadcast, et découplage du NTTC.

3B. Proposition concrète

Ce qui change ?

  1. Regroupement : le NCCN est développé en une véritable Agence fédérale de gestion de crise (sur le modèle danois et allemand), qui combine les missions coordinatrices de l'actuel NCCN avec les missions stratégiques de la Sécurité civile. L'exécution opérationnelle reste aux zones de secours.

  2. NTTC découplé : le National Travel Targeting Center (données des passagers) est transféré au Parquet fédéral ou à la Police fédérale, où il a thématiquement sa place.

  3. Cell broadcast : BE-Alert est complété par un système obligatoire de cell broadcast (comme NL-Alert), ce qui permet d'atteindre plus de 90 % de la population au lieu de 12 %. Il s'agit du reste d'une obligation européenne (European Electronic Communications Code).

  4. Transparence : rapport annuel public obligatoire avec des KPI (temps de réponse, exercices, taux de couverture, évaluations). Audit indépendant de la Cour des comptes tous les deux ans.

  5. Simplification de la montée en puissance : la phase provinciale est supprimée. La montée en puissance passe directement du niveau local et zonal au niveau fédéral. Le gouverneur conserve un rôle de coordination, mais pas comme échelon distinct.

  6. Une seule analyse de la menace : délimitation claire avec l'OCAM : le NCCN coordonne la réponse aux menaces, l'OCAM les analyse. Pas de double « fonction de vigilance ».

Quel niveau : fédéral (avec une interface claire vers les entités fédérées via l'Organe de concertation intergouvernemental)

Modèle international : combinaison de :

Gain d'efficience estimé :

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

NCCN (Centre de crise national) : Réformé La Belgique a un centre de crise qui est ajusté après chaque crise, mais jamais fondamentalement réformé. HART en fait une véritable Agence fédérale de gestion de crise. Avec le cell broadcast pour tout le monde, une reddition de comptes publique, et la fin du morcellement.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le Centre de crise national (NCCN) est la permanence belge 24/7 pour les crises et les situations d'urgence. Il se trouve rue Ducale à Bruxelles, en face du cabinet du Premier ministre, et relève du SPF Intérieur. Avec environ 191 collaborateurs (2019), il coordonne la réponse fédérale en cas de catastrophes, de terrorisme, d'incidents nucléaires et de pandémies. Il gère aussi BE-Alert (le système d'alerte), l'analyse nationale des risques et, depuis 2018, le NTTC qui traite les données des passagers pour la lutte contre le terrorisme.

En cas de crise, la Belgique travaille avec un modèle de montée en puissance : le bourgmestre dirige au niveau communal, le gouverneur au niveau provincial, et le NCCN au niveau fédéral. À côté de cela, il y a 34 zones de secours (pompiers), 176 zones de police et des structures de crise régionales en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles.

Ce qui ne va pas

Le plus grand problème est le morcellement. L'OCDE a conclu en 2023, après évaluation de la gestion du COVID-19, que « la gouvernance de la crise a souffert, à un stade précoce, de la multitude d'acteurs impliqués. » C'est dit diplomatiquement. En pratique, cela signifie : trop de couches, trop de concertation, trop lent.

Concrètement :

Comment cela fonctionne ailleurs

Aux Pays-Bas, le NCTV (Nationaal Coördinator Terrorismebestrijding en Veiligheid) rassemble lutte contre le terrorisme, cybersécurité, sécurité nationale et gestion de crise dans une seule organisation. Pas d'entités distinctes pour l'analyse de la menace, la coordination de crise et la cybersécurité. Un seul coordinateur, un seul pilotage. Le résultat : une prise de décision plus rapide et moins de pertes de coordination.

Au Danemark, DEMA (Beredskabsstyrelsen) est une large agence de crise qui ne fait pas que coordonner : elle dispose aussi d'une capacité opérationnelle. En 2025, elle a reçu 89 millions d'euros de budget supplémentaire et a repris les garde-côtes, le système 112 et le service de lutte contre la pollution marine. Une seule agence, un mandat large, une responsabilité claire.

En Allemagne, le BBK (Bundesamt für Bevölkerungsschutz und Katastrophenhilfe) coordonne la réponse fédérale avec ±700 collaborateurs, tandis que les Länder restent responsables sur le plan opérationnel. Après la catastrophe des inondations de 2021, l'Allemagne a doublé le budget du BBK. La leçon : investissez avant la prochaine crise, pas après.

Ce que HART propose

  1. Réforme en Agence fédérale de gestion de crise. Le NCCN devient une véritable agence, avec un mandat plus large qui combine les missions coordinatrices et la capacité de planification stratégique de la Sécurité civile. Plus dissimulée au sein du SPF Intérieur, mais visible et interpellable.

  2. Introduire le cell broadcast. Compléter BE-Alert par un cell broadcast obligatoire, afin qu'en cas de situation d'urgence, tous les téléphones mobiles de la zone touchée reçoivent automatiquement une alerte. Il s'agit du reste d'une obligation européenne que la Belgique aurait déjà dû mettre en œuvre.

  3. Déménager le NTTC. Le National Travel Targeting Center (données des passagers) est transféré au Parquet fédéral ou à la Police fédérale. La lutte contre le terrorisme via les données des voyageurs relève de la justice, pas de la coordination de crise.

  4. Supprimer la phase provinciale. La montée en puissance passe directement du niveau local et zonal au niveau fédéral. Pas de couche provinciale de réunions supplémentaire qui coûte du temps quand chaque minute compte.

  5. Reddition de comptes publique. Rapport annuel obligatoire avec des KPI : temps de réponse, nombre d'exercices, taux de couverture du système d'alerte, évaluation des interventions. Audit indépendant de la Cour des comptes tous les deux ans.

  6. Une frontière claire avec l'OCAM. Le NCCN coordonne la réponse aux menaces. L'OCAM analyse les menaces. Fini la « fonction de vigilance » qui se chevauche.

Ce que cela rapporte


Phase 5 : sources

Source URL Utilisé pour
Crisiscentrum.be. Missies & Geschiedenis https://crisiscentrum.be/nl/wat-doet-het-nationaal-crisiscentrum/nationaal-crisiscentrum-missies-geschiedenis Historique, création, missions, structure
Wikipedia. Nationaal Crisiscentrum (België) https://nl.wikipedia.org/wiki/Nationaal_Crisiscentrum_(Belgi%C3%AB) Personnel (191), directeur général, implantation
OESO. Evaluation of Belgium's COVID-19 Responses (2023) https://www.oecd.org/en/publications/evaluation-of-belgium-s-covid-19-responses_990b14aa-en.html Critique de la gestion de crise, recommandations, morcellement
OESO. Persbericht december 2023 https://www.oecd.org/en/about/news/press-releases/2023/12/concerted-action-enabled-belgium-to-respond-to-the-covid-19-crisis.html Constats clés de l'évaluation COVID
EU Civil Protection. Belgium https://civil-protection-humanitarian-aid.ec.europa.eu/what/civil-protection/national-disaster-management-system/belgium_en 3 niveaux de planification d'urgence, 5 disciplines, modèle de montée en puissance
Crisiscentrum.be. Wetboek Noodplanning https://crisiscentrum.be/nl/newsroom/de-ministerraad-keurt-het-wetboek-noodplanning-en-crisisbeheer-eerste-lezing-goed Code de la planification d'urgence 2024, recommandations parlementaires
KB 26/04/2024. Nationaal Noodplan https://crisiscentrum.be/nl/documentation/wetgeving/26042024-koninklijk-besluit-tot-vaststelling-van-het-nationaal-noodplan Nouvel arrêté royal sur le plan d'urgence national
BE-Alert. Gemeenten https://www.be-alert.be/en/be-alert-municipalities 537/565 communes, taux de couverture
VRT NWS. BE-Alert dekking 2025 https://www.vrt.be/vrtnws/en/2025/09/17/all-of-flanders-and-brussels-covered-by-be-alert/ 1.369.659 inscriptions, 95 % des communes
Telenet/F24. BE-Alert contract https://f24.com/en/telenet-and-f24-continue-be-alert-public-warning-system-for-belgium/ Contrat jusqu'en 2028
Crisiscenter.be. NTTC https://crisiscenter.be/en/role-national-crisis-center/national-travel-targeting-center/nttc Structure du NTTC, BelPIU, missions
News.belgium. Jack Hamande DG https://news.belgium.be/nl/jack-hamande-nieuwe-directeur-generaal-van-het-nationaal-crisiscentrum-nccn Nomination du directeur général en juillet 2025
UCP Knowledge Network. NCCN https://civil-protection-knowledge-network.europa.eu/organisations/national-crisis-center-belgium-nccn Profil européen du NCCN
Wikipedia. NCTV (Nederland) https://en.wikipedia.org/wiki/National_Coordinator_for_Security_and_Counterterrorism Structure, mandat du NCTV
BBK. About us https://www.bbk.bund.de/EN/About-us/about-us_node.html ±700 collaborateurs, 5 implantations, missions du BBK
Wikipedia. Danish Emergency Management Agency https://en.wikipedia.org/wiki/Danish_Emergency_Management_Agency Structure de DEMA, budget de 608 M DKK supplémentaires en 2025
Wikipedia. FOCP Zwitserland https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Office_for_Civil_Protection Structure du BABS, 26 cantons, NEOC
FOD Binnenlandse Zaken. Strategisch Plan 2022-2024 https://ibz.be/sites/default/files/media/docs/strategisch_plan_fod_binnnelandse_zaken-ondertekend.pdf 5.648 collaborateurs du SPF Intérieur
Healthybelgium.be. COVID-19 crisisstructuren https://www.healthybelgium.be/en/key-data-in-healthcare/covid-19/organisation-en/consultative-bodies-and-crisis-units/operational-crisis-units Structures COFECO, Celeval, GEMS