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Autres conseils consultatifs fédéraux : audit

Ligne : Autres conseils consultatifs. CFDD, CNC, etc. Catégorie : Concertation sociale & conseils consultatifs Date : 2026-03-30 Statut : 🟠 Réformé : réorganiser en profondeur


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Au niveau fédéral, la Belgique compte selon les estimations environ 250 organes consultatifs : conseils, comités, commissions et conseils supérieurs. Répartis sur tous les services publics fédéraux. Si l'on compte tous les niveaux de pouvoir (Régions, Communautés, local), on arrive à plus de 600 organes consultatifs (OCDE, Policy Coherence Scan of Belgium). Il n'existe pas de loi-cadre, pas de registre central et pas de règles uniformes pour la création, l'évaluation ou la suppression.

Les cinq grands conseils consultatifs fédéraux (CNT, CCE, Conseil supérieur des Finances, Conseil supérieur de l'Emploi, Conseil Supérieur de la Santé) ont déjà fait l'objet d'un audit distinct. Le présent audit porte sur les dizaines d'autres organes consultatifs fédéraux dispersés dans les SPF. Les principaux sont :

Au SPF Sécurité sociale :

Au SPF Emploi :

Au SPF Économie :

Au SPF Santé publique :

Autres au niveau fédéral :

Base juridique : très diverse. Certains organes ont été créés par une loi (p. ex. le CFDD : loi du 5 mai 1997), d'autres par arrêté royal, par accord de coopération, ou même par simple arrêté ministériel. Il n'existe pas de loi-cadre générale comme aux Pays-Bas.

Budget et personnel : les chiffres totaux exacts ne sont pas disponibles publiquement. La plupart des conseils consultatifs n'ont pas de budget propre mais sont soutenus par le secrétariat du SPF compétent. Le CFDD dispose de son propre secrétariat, avec des collaborateurs scientifiques. Le CSIPME dispose de son propre service. Les frais de structure totaux. Secrétariats, salles de réunion, jetons de présence, publications. Sont estimés à des dizaines de millions d'euros par an, répartis sur tous les budgets des SPF, mais, faute de registre central, ne peuvent pas être quantifiés précisément.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales (en théorie) :

En pratique :

Analyse des chevauchements : les commissions paritaires (±170) obéissent à une logique distincte (négociation des conventions collectives), mais certaines sont inactives depuis des décennies ou concernent des secteurs de moins de 100 travailleurs. Les comités provinciaux pour la promotion du travail sont devenus largement superflus du fait de la régionalisation de la politique du marché du travail.

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas. L'exemple radical En 1997, les Pays-Bas ont adopté la Kaderwet adviescolleges (loi-cadre sur les collèges consultatifs) et la « Woestijnwet » (loi du désert). Presque tous les collèges consultatifs existants ont été supprimés d'un seul coup. Seuls le SER et le WRR ont subsisté. Depuis lors :

À titre de comparaison : les Pays-Bas comptent 17,9 millions d'habitants et 34 collèges consultatifs. La Belgique compte 11,6 millions d'habitants et plus de 250 organes consultatifs fédéraux. Plus de 7 fois plus par habitant.

Allemagne. Une expertise ciblée L'Allemagne travaille avec un nombre limité de Sachverständigenräte (conseils d'experts) indépendants :

Suisse. Un cycle d'évaluation obligatoire

Danemark et Suède. Réduction et flexibilisation

1D. Problèmes et critiques

  1. Une prolifération sans loi-cadre. Il n'existe aucun cadre légal qui règle la création, l'évaluation et la suppression des organes consultatifs. De nouveaux conseils sont créés, mais les anciens sont rarement supprimés. L'OCDE l'a explicitement pointé.

  2. Pas de registre central. Personne ne sait exactement combien il existe d'organes consultatifs. Les estimations vont de 250 à plus de 600. C'est en soi déjà la preuve d'un manque de transparence.

  3. Pas de clauses de caducité. La plupart des conseils consultatifs existent pour une durée indéterminée, sans obligation d'évaluation. En Suisse, chaque commission est réexaminée tous les 4 ans. En Belgique, cela ne se fait pas.

  4. Chevauchements et double travail. Plusieurs conseils rendent des avis sur les mêmes thèmes (durabilité, emploi, économie, politique des PME). Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois, ce qui mine l'indépendance.

  5. Pas de mesure d'impact. Il n'existe ni KPI ni évaluation systématique de la production et de l'impact des conseils consultatifs. Combien d'avis sont rendus ? Combien sont suivis ? Personne ne le mesure.

  6. Un morcellement entre niveaux de pouvoir. À côté des ±250 organes fédéraux, il existe des dizaines de conseils consultatifs régionaux (après rationalisation, la Flandre compte encore 13 conseils consultatifs stratégiques et leurs organes subordonnés). La coordination entre les niveaux est minimale.

  7. Des nominations politiques. Dans de nombreux conseils consultatifs, les membres sont nommés via les piliers politiques ou via les partenaires sociaux, de sorte que la composition reflète davantage les rapports de force existants que l'expertise.

  8. La N-VA et d'autres partis ont mis à plusieurs reprises la prolifération des conseils consultatifs à l'agenda parlementaire, mais aucun assainissement fondamental n'a jamais été réalisé au niveau fédéral.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité ⚠️ Beaucoup de conseils consultatifs rendent des avis sur des compétences partiellement ou entièrement régionalisées (p. ex. le marché du travail, le bien-être). Les comités provinciaux pour la promotion du travail sont, eux, complètement dépassés par la régionalisation.
2 Transparence Il n'existe pas de registre central. Personne ne sait combien il y a de conseils consultatifs, ce qu'ils coûtent, ni ce qu'ils produisent. Le citoyen ne peut pas voir qui décide et qui paie.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Les coûts sont répartis sur les budgets des SPF et ne sont pas visibles séparément. Il n'y a pas de fiscal accountability pour la fonction consultative dans son ensemble.
4 Simplicité Plus de 250 organes, c'est d'une complexité absurde. Aucun jeune de 16 ans. Et aucun adulte. Ne peut expliquer ce système. C'est le contraire de la simplicité.
5 Taille critique ⚠️ Certains conseils consultatifs ont une taille utile (le CSIPME, avec 180 organisations). Beaucoup de conseils plus petits sont trop petits pour travailler de manière professionnelle, mais assez grands pour générer des frais de structure.
6 Compétences concurrentes ⚠️ Sans objet au sens classique, mais l'absence de loi-cadre fait que les organes consultatifs prolifèrent à tous les niveaux, sans coordination.
7 Orientation résultats Pas de KPI, pas d'obligation d'évaluation, pas de clauses de caducité. La production et l'impact ne sont pas mesurés. Des conseils qui ne produisent rien continuent d'exister.
8 Numérique d'abord Il n'existe pas de plateforme numérique où tous les avis, la composition et les dates de réunion soient consultables de manière centralisée. Chaque organe publie séparément (ou pas).
9 Éprouvé à l'étranger Les Pays-Bas (34 conseils, loi-cadre), la Suisse (84 commissions, évaluation tous les 4 ans) et la Suède (réduction et commissions à une seule personne) prouvent qu'une tout autre approche est possible.

Synthèse : score de 0/9 pleinement satisfait, 4/9 partiellement, 5/9 en échec. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (rationalisation), de la transparence (registre central) et de l'orientation résultats (obligation d'évaluation et clauses de caducité).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé le système consultatif est fondamentalement assaini sur le modèle néerlandais et suisse.

3B. Proposition concrète

1. Une loi-cadre belge sur les organes consultatifs (sur le modèle néerlandais)

2. Un assainissement radical (« Woestijnwet à la belge »)

3. Un registre numérique central

4. Des viviers d'expertise plutôt que des conseils permanents

Économie estimée : selon une estimation prudente, 15 à 25 millions d'euros par an de frais de structure directs (secrétariats, jetons de présence, publications, infrastructure de réunion). Le gain indirect (décisions plus rapides, moins de chevauchements, plus de transparence) est difficile à quantifier, mais probablement bien plus important.

Trajet de mise en œuvre :

Modifications légales requises : loi-cadre fédérale (loi nouvelle), abrogation de dizaines de lois et d'arrêtés royaux de création distincts, adaptation des budgets des SPF.


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Autres conseils consultatifs fédéraux (±250 organes) : réformé La Belgique compte plus de 250 conseils consultatifs, comités et commissions fédéraux. Personne ne sait exactement combien il y en a, ce qu'ils coûtent, ni ce qu'ils rapportent. HART assainit tout cela pour arriver à maximum 50 organes, avec une loi-cadre, une évaluation obligatoire et un registre public.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

À côté des cinq grands conseils consultatifs (CNT, CCE, Conseil supérieur des Finances, Conseil supérieur de l'Emploi, Conseil Supérieur de la Santé), la Belgique compte au niveau fédéral au moins 250 autres organes consultatifs. Ils sont dispersés dans tous les services publics fédéraux : le SPF Sécurité sociale en a au moins 5 (dont le Conseil consultatif fédéral des Aînés et le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées), le SPF Emploi en a au moins 6 (plus quelque 170 commissions paritaires), le SPF Économie en a au moins 9 (dont le Conseil supérieur des Indépendants et des PME, qui regroupe quelque 180 organisations professionnelles). Il y a en outre le Conseil fédéral du Développement durable (CFDD), le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique, le Conseil de la Propriété intellectuelle, et des dizaines d'autres. En comptant tous les niveaux de pouvoir, la Belgique arrive à plus de 600 organes consultatifs.

Il n'y a pas de registre central, pas de loi-cadre et pas de règles standard pour la création ou la suppression. Certains conseils ont été créés par une loi, d'autres par arrêté royal, d'autres encore par arrêté ministériel. Les coûts sont répartis sur les budgets des SPF et ne sont visibles séparément nulle part.

Ce qui ne va pas

Le plus gros problème est la prolifération. De nouveaux conseils consultatifs sont créés, mais les anciens sont rarement supprimés. Il n'y a pas de clauses de caducité. L'OCDE a explicitement pointé le manque de rationalisation du système consultatif belge.

Beaucoup de conseils se chevauchent : le CFDD, la Commission interdépartementale pour le Développement durable, le Bureau fédéral du Plan et le Conseil supérieur des Finances rendent tous des avis sur le développement durable, chacun depuis son propre angle. Les membres siègent souvent dans plusieurs conseils à la fois. Certaines commissions paritaires ne se sont plus réunies depuis des décennies. Certains comités provinciaux du travail sont devenus superflus du fait de la régionalisation de la politique du marché du travail.

Personne ne mesure la production. Combien d'avis sont rendus ? Combien sont suivis ? Quel est l'impact ? Il n'y a pas de KPI, pas d'évaluations, pas de reddition de comptes. Le citoyen ne peut pas chercher quels conseils consultatifs existent, et encore moins ce qu'ils coûtent ou ce qu'ils font.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas ont radicalement mis de l'ordre en 1997. Avec la « Woestijnwet » (loi du désert), presque tous les collèges consultatifs existants ont été supprimés d'un seul coup. En même temps entrait en vigueur la Kaderwet adviescolleges (loi-cadre sur les collèges consultatifs) : un seul cadre légal pour tous les organes consultatifs, avec une catégorisation obligatoire (permanent, temporaire, ponctuel) et une surveillance de la prolifération. Résultat : fin 2024, les Pays-Bas comptent encore 34 collèges consultatifs. Pour un pays de 17,9 millions d'habitants. La Belgique en a plus de 250 pour 11,6 millions d'habitants, plus de sept fois plus par tête d'habitant.

La Suisse s'y prend autrement, mais tout aussi efficacement. Le pays compte 84 commissions extraparlementaires, avec quelque 1.600 membres. La différence avec la Belgique : tous les 4 ans, toutes les commissions sont obligatoirement évaluées par le Conseil fédéral. Nécessité, missions et composition sont réexaminées. Ce qui n'est plus nécessaire disparaît. Et tout figure dans un registre central et public, sur admin.ch.

La Suède va encore plus loin : les commissions consultatives permanentes sont de plus en plus souvent remplacées par des commissions à une seule personne. Un enquêteur spécial (särskild utredare) qui reçoit une mission ciblée, écrit un rapport, et c'est terminé. Plus rapide, moins cher, plus indépendant.

Ce que HART propose

Étape 1 : une loi-cadre belge sur les organes consultatifs. Un seul cadre légal avec trois catégories : permanent-stratégique (pour les grands conseils), temporaire (maximum 4 ans) et ponctuel. Chaque création exige le contreseing du ministre de la Fonction publique.

Étape 2 : une Woestijnwet belge (loi du désert). Tous les ±250 organes consultatifs existants sont supprimés, sauf s'ils démontrent dans les 12 mois qu'ils rendent au moins 3 avis par an, ne font pas double emploi avec un autre organe et ont un impact démontrable sur les politiques. Objectif : maximum 40 à 50 organes consultatifs fédéraux.

Étape 3 : un registre numérique central. Adviesraden.belgium.be. Où chaque citoyen peut chercher quels conseils existent, qui y siège, ce que cela coûte, quels avis ont été rendus, et si ces avis ont été suivis. Open data, avec un rapport annuel au Parlement.

Étape 4 : des viviers d'expertise à la place de conseils permanents. Pour les thèmes spécialisés (bioéthique, propriété intellectuelle, développement durable), un vivier d'experts peut être consulté ad hoc au lieu d'une structure permanente. Sur le modèle suédois : de petites task forces qui écrivent un rapport, et c'est terminé.

Ce que cela rapporte

Premièrement, de l'argent : selon une estimation prudente, 15 à 25 millions d'euros par an de secrétariats, de jetons de présence, de publications et d'infrastructure de réunion qui se libèrent si le nombre d'organes est réduit de moitié.

Deuxièmement, de la transparence : un seul registre où le citoyen peut voir qui rend des avis, ce que cela coûte et quel en est l'effet. Cela n'existe pas aujourd'hui.

Troisièmement, de la rapidité : moins de conseils qui rendent des avis sur les mêmes sujets, cela veut dire des décisions plus rapides et moins de lourdeur.

Quatrièmement, de la qualité : un système évalué et rationalisé oblige les organes consultatifs à être pertinents. Qui n'apporte rien disparaît. Ce n'est pas une coupe budgétaire. C'est du respect pour la fonction consultative.


Phase 5 : sources

# Source URL Date Utilisé pour
1 OESO. Policy Coherence Scan of Belgium https://www.oecd.org/en/publications/oecd-policy-coherence-scan-of-belgium_6a99d969-en.html 2023 Chiffre de 250+ organes consultatifs fédéraux, 600+ au total, critique de la prolifération
2 OESO. Enhancing policy coherence in Belgium https://www.oecd.org/en/publications/oecd-policy-coherence-scan-of-belgium_6a99d969-en/full-report/enhancing-policy-coherence-in-belgium-strengths-gaps-and-possible-ways-ahead_b6cb00c8.html 2023 Analyse des chevauchements et du besoin de rationalisation
3 FRDO-CFDD. Website https://frdo-cfdd.be/en/the-council/ 2025 Composition, missions et fonctionnement du CFDD
4 FOD Sociale Zekerheid. Adviesraden https://socialsecurity.belgium.be/nl/sociaal-beleid-mee-vorm-geven/adviesraden 2025 Liste des conseils consultatifs au SPF Sécurité sociale
5 FOD Werkgelegenheid. Adviesorganen https://werk.belgie.be/nl/over-de-fod/gerelateerde-organen/adviesorganen 2025 Liste des organes consultatifs au SPF Emploi
6 FOD Economie. Commissies en adviesorganen https://economie.fgov.be/nl/themas/ondernemingen/een-onderneming-beheren-en/commissies-en-adviesorganen 2025 Liste des organes consultatifs au SPF Économie
7 HRZKMO. Website https://www.hrzkmo.fgov.be/ 2025 Composition et missions du CSIPME
8 Belgisch Raadgevend Comité voor Bio-ethiek https://www.health.belgium.be/nl/belgisch-raadgevend-comite-voor-bio-ethiek 2025 Création et structure
9 Eerste Kamer NL. Kaderwet adviescolleges https://www.eerstekamer.nl/wetsvoorstel/24503_kaderwet_adviescolleges 1997 Réforme néerlandaise du système consultatif
10 Kennisbank Openbaar Bestuur NL. Adviescolleges https://www.kennisopenbaarbestuur.nl/themas/o/organisatie-rijksoverheid/andere-organisatievormen/adviescolleges-en-commissies 2024 Nombre actuel (34) de collèges consultatifs aux Pays-Bas
11 Platform Overheid NL. Adviescolleges vroeger en nu https://platformoverheid.nl/adviescolleges-en-commissies-vroeger-en-nu/ 2024 Historique de la Woestijnwet et de la Kaderwet
12 Zwitserse Bondsraad. Ausserparlamentarische Kommissionen https://www.admin.ch/gov/de/start/dokumentation/ausserparlamentarische-kommissionen.html 2024 84 commissions, évaluation quadriennale, 1.600 membres
13 Tandfonline. Institutionalized advisory systems Flanders https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1016/j.polsoc.2013.07.004 2013 Analyse académique des conseils consultatifs en Flandre et en Belgique
14 OESO. Regulatory Policy Outlook 2025 Belgium https://www.oecd.org/en/publications/oecd-regulatory-policy-outlook-2025_56b60e39-en/full-report/belgium_e36cdb55.html 2025 Politique réglementaire et fonction consultative
15 SGI 2024. Belgium Key Challenges https://www.sgi-network.org/2024/Belgium/Key_Challenges 2024 Défis de gouvernance en Belgique
16 KU Leuven. Copernicus reform paper https://soc.kuleuven.be/io/pubpdf/io05060013egpa.pdf 2005 Contexte de la réforme administrative fédérale
17 NHRPH. Website https://ph.belgium.be/nl/ 2025 Fonctionnement du Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées
18 Wikipedia. Sachverständigenrat (DE) https://en.wikipedia.org/wiki/German_Council_of_Economic_Experts . Modèle allemand des conseils d'experts