Autres conseils consultatifs fédéraux : audit
Ligne : Autres conseils consultatifs. CFDD, CNC, etc. Catégorie : Concertation sociale & conseils consultatifs Date : 2026-03-30 Statut : 🟠 Réformé : réorganiser en profondeur
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Au niveau fédéral, la Belgique compte selon les estimations environ 250 organes consultatifs : conseils, comités, commissions et conseils supérieurs. Répartis sur tous les services publics fédéraux. Si l'on compte tous les niveaux de pouvoir (Régions, Communautés, local), on arrive à plus de 600 organes consultatifs (OCDE, Policy Coherence Scan of Belgium). Il n'existe pas de loi-cadre, pas de registre central et pas de règles uniformes pour la création, l'évaluation ou la suppression.
Les cinq grands conseils consultatifs fédéraux (CNT, CCE, Conseil supérieur des Finances, Conseil supérieur de l'Emploi, Conseil Supérieur de la Santé) ont déjà fait l'objet d'un audit distinct. Le présent audit porte sur les dizaines d'autres organes consultatifs fédéraux dispersés dans les SPF. Les principaux sont :
Au SPF Sécurité sociale :
- Conseil consultatif fédéral des Aînés (CCFA)
- Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées (CSNPH)
- Conseil supérieur des Volontaires (CSV)
- Collège national de médecine d'assurance sociale
- Commission administrative de règlement de la relation de travail
Au SPF Emploi :
- Conseil supérieur pour la Prévention et la Protection au travail
- Comité de concertation pour le personnel de cadre
- Commissions et sous-commissions paritaires (±170 unités)
- Comités provinciaux pour la promotion du travail
- Commission de codification du droit du travail
Au SPF Économie :
- Conseil de la Consommation
- Conseil national de la Coopération
- Conseil supérieur des Indépendants et des PME (CSIPME) : regroupe ±180 organisations professionnelles agréées
- Conseil supérieur des Professions économiques
- Conseil de la Propriété intellectuelle
Au SPF Santé publique :
- Comité consultatif de Bioéthique de Belgique (créé en 1993, accord de coopération fédéral + Communautés)
- Comité consultatif de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA)
Autres au niveau fédéral :
- Conseil fédéral du Développement durable (CFDD/FRDO) : 24 membres avec voix délibérative, créé en 1997
- Conseil de l'Égalité des Chances entre Hommes et Femmes
- Conseil fédéral de la Politique scientifique (CFPS)
- Commission interdépartementale pour le Développement durable (CIDD)
- Commission de la protection de la vie privée (intégrée dans l'APD)
- Des dizaines d'autres commissions, groupes de travail et comités
Base juridique : très diverse. Certains organes ont été créés par une loi (p. ex. le CFDD : loi du 5 mai 1997), d'autres par arrêté royal, par accord de coopération, ou même par simple arrêté ministériel. Il n'existe pas de loi-cadre générale comme aux Pays-Bas.
Budget et personnel : les chiffres totaux exacts ne sont pas disponibles publiquement. La plupart des conseils consultatifs n'ont pas de budget propre mais sont soutenus par le secrétariat du SPF compétent. Le CFDD dispose de son propre secrétariat, avec des collaborateurs scientifiques. Le CSIPME dispose de son propre service. Les frais de structure totaux. Secrétariats, salles de réunion, jetons de présence, publications. Sont estimés à des dizaines de millions d'euros par an, répartis sur tous les budgets des SPF, mais, faute de registre central, ne peuvent pas être quantifiés précisément.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales (en théorie) :
- Rendre des avis au gouvernement fédéral sur des thèmes politiques
- Offrir un forum de concertation entre les partenaires sociaux, la société civile organisée et les pouvoirs publics
- Apporter une expertise dont l'administration ne dispose pas elle-même
En pratique :
- Beaucoup de conseils consultatifs se réunissent rarement ou produisent peu d'avis par an
- Les avis sont souvent non contraignants et sont régulièrement ignorés par le gouvernement
- Le chevauchement entre conseils est structurel : le CFDD, la CIDD, le Bureau fédéral du Plan et le Conseil supérieur des Finances rendent tous des avis sur des aspects du développement durable
- Le CSIPME regroupe ±180 organisations mais partage des mandats avec le CNT et le CCE. Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois
- Il n'existe pas d'évaluation systématique de la production ou de l'impact de la plupart des organes consultatifs
- La Cour des comptes n'a publié aucun rapport spécifique sur l'efficacité de l'ensemble du système consultatif
Analyse des chevauchements : les commissions paritaires (±170) obéissent à une logique distincte (négociation des conventions collectives), mais certaines sont inactives depuis des décennies ou concernent des secteurs de moins de 100 travailleurs. Les comités provinciaux pour la promotion du travail sont devenus largement superflus du fait de la régionalisation de la politique du marché du travail.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. L'exemple radical En 1997, les Pays-Bas ont adopté la Kaderwet adviescolleges (loi-cadre sur les collèges consultatifs) et la « Woestijnwet » (loi du désert). Presque tous les collèges consultatifs existants ont été supprimés d'un seul coup. Seuls le SER et le WRR ont subsisté. Depuis lors :
- Au 31 décembre 2024 : 34 collèges consultatifs sous la loi-cadre (15 permanents, 3 temporaires, 6 ponctuels)
- Chaque création exige le contreseing du ministre de l'Intérieur
- Surveillance permanente de la prolifération via le rapport annuel Bedrijfsvoering Rijk
- Catégorisation claire : stratégique, technique-spécialisé, temporaire, ponctuel
À titre de comparaison : les Pays-Bas comptent 17,9 millions d'habitants et 34 collèges consultatifs. La Belgique compte 11,6 millions d'habitants et plus de 250 organes consultatifs fédéraux. Plus de 7 fois plus par habitant.
Allemagne. Une expertise ciblée L'Allemagne travaille avec un nombre limité de Sachverständigenräte (conseils d'experts) indépendants :
- Sachverständigenrat zur Begutachtung der gesamtwirtschaftlichen Entwicklung : 5 membres, nommés par le président
- Sachverständigenrat für Umweltfragen : 7 membres, tous professeurs d'université
- Accent sur une expertise scientifique indépendante, avec un effectif restreint et de haute qualité
- Complété par des commissions ad hoc pour des questions spécifiques
Suisse. Un cycle d'évaluation obligatoire
- 84 commissions extraparlementaires au niveau fédéral
- ±1.600 membres au total, nommés par le Conseil fédéral
- Évaluation obligatoire tous les 4 ans : la nécessité, les missions et la composition sont réexaminées
- Les commissions qui ne sont plus nécessaires sont supprimées
- Beaucoup plus transparent qu'en Belgique : registre central sur admin.ch
Danemark et Suède. Réduction et flexibilisation
- Le nombre de commissions consultatives permanentes a structurellement baissé au cours des dernières décennies
- La Suède remplace de plus en plus souvent les commissions permanentes par des commissions à une seule personne, dirigées par un enquêteur spécial (särskild utredare)
- Plus souple, moins cher et plus rapide que des organes permanents
1D. Problèmes et critiques
Une prolifération sans loi-cadre. Il n'existe aucun cadre légal qui règle la création, l'évaluation et la suppression des organes consultatifs. De nouveaux conseils sont créés, mais les anciens sont rarement supprimés. L'OCDE l'a explicitement pointé.
Pas de registre central. Personne ne sait exactement combien il existe d'organes consultatifs. Les estimations vont de 250 à plus de 600. C'est en soi déjà la preuve d'un manque de transparence.
Pas de clauses de caducité. La plupart des conseils consultatifs existent pour une durée indéterminée, sans obligation d'évaluation. En Suisse, chaque commission est réexaminée tous les 4 ans. En Belgique, cela ne se fait pas.
Chevauchements et double travail. Plusieurs conseils rendent des avis sur les mêmes thèmes (durabilité, emploi, économie, politique des PME). Des membres siègent dans plusieurs conseils à la fois, ce qui mine l'indépendance.
Pas de mesure d'impact. Il n'existe ni KPI ni évaluation systématique de la production et de l'impact des conseils consultatifs. Combien d'avis sont rendus ? Combien sont suivis ? Personne ne le mesure.
Un morcellement entre niveaux de pouvoir. À côté des ±250 organes fédéraux, il existe des dizaines de conseils consultatifs régionaux (après rationalisation, la Flandre compte encore 13 conseils consultatifs stratégiques et leurs organes subordonnés). La coordination entre les niveaux est minimale.
Des nominations politiques. Dans de nombreux conseils consultatifs, les membres sont nommés via les piliers politiques ou via les partenaires sociaux, de sorte que la composition reflète davantage les rapports de force existants que l'expertise.
La N-VA et d'autres partis ont mis à plusieurs reprises la prolifération des conseils consultatifs à l'agenda parlementaire, mais aucun assainissement fondamental n'a jamais été réalisé au niveau fédéral.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Beaucoup de conseils consultatifs rendent des avis sur des compétences partiellement ou entièrement régionalisées (p. ex. le marché du travail, le bien-être). Les comités provinciaux pour la promotion du travail sont, eux, complètement dépassés par la régionalisation. |
| 2 | Transparence | ❌ | Il n'existe pas de registre central. Personne ne sait combien il y a de conseils consultatifs, ce qu'ils coûtent, ni ce qu'ils produisent. Le citoyen ne peut pas voir qui décide et qui paie. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Les coûts sont répartis sur les budgets des SPF et ne sont pas visibles séparément. Il n'y a pas de fiscal accountability pour la fonction consultative dans son ensemble. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Plus de 250 organes, c'est d'une complexité absurde. Aucun jeune de 16 ans. Et aucun adulte. Ne peut expliquer ce système. C'est le contraire de la simplicité. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Certains conseils consultatifs ont une taille utile (le CSIPME, avec 180 organisations). Beaucoup de conseils plus petits sont trop petits pour travailler de manière professionnelle, mais assez grands pour générer des frais de structure. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Sans objet au sens classique, mais l'absence de loi-cadre fait que les organes consultatifs prolifèrent à tous les niveaux, sans coordination. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI, pas d'obligation d'évaluation, pas de clauses de caducité. La production et l'impact ne sont pas mesurés. Des conseils qui ne produisent rien continuent d'exister. |
| 8 | Numérique d'abord | ❌ | Il n'existe pas de plateforme numérique où tous les avis, la composition et les dates de réunion soient consultables de manière centralisée. Chaque organe publie séparément (ou pas). |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Les Pays-Bas (34 conseils, loi-cadre), la Suisse (84 commissions, évaluation tous les 4 ans) et la Suède (réduction et commissions à une seule personne) prouvent qu'une tout autre approche est possible. |
Synthèse : score de 0/9 pleinement satisfait, 4/9 partiellement, 5/9 en échec. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (rationalisation), de la transparence (registre central) et de l'orientation résultats (obligation d'évaluation et clauses de caducité).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé le système consultatif est fondamentalement assaini sur le modèle néerlandais et suisse.
3B. Proposition concrète
1. Une loi-cadre belge sur les organes consultatifs (sur le modèle néerlandais)
- Un seul cadre légal pour tous les organes consultatifs fédéraux
- Trois catégories : permanent-stratégique, temporaire (max. 4 ans), ponctuel
- Contreseing obligatoire du ministre compétent pour les Entreprises publiques et BOSA lors de la création
- Clause de caducité obligatoire : chaque organe est évalué tous les 4 ans sur sa nécessité, sa production et son impact (modèle suisse)
2. Un assainissement radical (« Woestijnwet à la belge »)
- Les ±250 organes consultatifs fédéraux existants sont supprimés, sauf s'ils démontrent dans les 12 mois qu'ils :
- Rendent au moins 3 avis par an
- Ne font pas double emploi avec un autre organe
- Ont un impact démontrable sur les politiques
- Objectif : passer de ±250 à maximum 40-50 organes consultatifs fédéraux
- Les 5 grands conseils (CNT, CCE, CSF, CSE, CSS) subsistent mais sont évalués
- Les ±170 commissions paritaires sont rationalisées : fusion des commissions inactives, suppression des commissions pour les secteurs de moins de 500 travailleurs
3. Un registre numérique central
- Tous les organes consultatifs, leur composition, leur fréquence de réunion, leurs avis et leurs coûts sont publiés sur une seule plateforme (p. ex. adviesraden.belgium.be)
- Open data : chaque citoyen peut chercher qui siège où, ce que cela coûte et ce que cela rapporte
- Rapport annuel au Parlement sur l'ensemble du système consultatif
4. Des viviers d'expertise plutôt que des conseils permanents
- Pour de nombreux thèmes (bioéthique, propriété intellectuelle, développement durable), un conseil permanent peut être remplacé par un vivier d'experts consultés ad hoc
- Sur le modèle suédois : des commissions à une seule personne ou de petites task forces pour des questions spécifiques
- Plus rapide, moins cher et plus indépendant que des structures permanentes
Économie estimée : selon une estimation prudente, 15 à 25 millions d'euros par an de frais de structure directs (secrétariats, jetons de présence, publications, infrastructure de réunion). Le gain indirect (décisions plus rapides, moins de chevauchements, plus de transparence) est difficile à quantifier, mais probablement bien plus important.
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : voter la loi-cadre + mettre en place le registre central + inventorier tous les organes existants
- Année 2 : tour d'évaluation. Chaque organe prouve son droit d'exister ou est supprimé
- Année 3 : système rationalisé opérationnel, avec 40-50 organes
- Année 4 et suivantes : cycle d'évaluation quadriennal sur le modèle suisse
Modifications légales requises : loi-cadre fédérale (loi nouvelle), abrogation de dizaines de lois et d'arrêtés royaux de création distincts, adaptation des budgets des SPF.
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Autres conseils consultatifs fédéraux (±250 organes) : réformé La Belgique compte plus de 250 conseils consultatifs, comités et commissions fédéraux. Personne ne sait exactement combien il y en a, ce qu'ils coûtent, ni ce qu'ils rapportent. HART assainit tout cela pour arriver à maximum 50 organes, avec une loi-cadre, une évaluation obligatoire et un registre public.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
À côté des cinq grands conseils consultatifs (CNT, CCE, Conseil supérieur des Finances, Conseil supérieur de l'Emploi, Conseil Supérieur de la Santé), la Belgique compte au niveau fédéral au moins 250 autres organes consultatifs. Ils sont dispersés dans tous les services publics fédéraux : le SPF Sécurité sociale en a au moins 5 (dont le Conseil consultatif fédéral des Aînés et le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées), le SPF Emploi en a au moins 6 (plus quelque 170 commissions paritaires), le SPF Économie en a au moins 9 (dont le Conseil supérieur des Indépendants et des PME, qui regroupe quelque 180 organisations professionnelles). Il y a en outre le Conseil fédéral du Développement durable (CFDD), le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique, le Conseil de la Propriété intellectuelle, et des dizaines d'autres. En comptant tous les niveaux de pouvoir, la Belgique arrive à plus de 600 organes consultatifs.
Il n'y a pas de registre central, pas de loi-cadre et pas de règles standard pour la création ou la suppression. Certains conseils ont été créés par une loi, d'autres par arrêté royal, d'autres encore par arrêté ministériel. Les coûts sont répartis sur les budgets des SPF et ne sont visibles séparément nulle part.
Ce qui ne va pas
Le plus gros problème est la prolifération. De nouveaux conseils consultatifs sont créés, mais les anciens sont rarement supprimés. Il n'y a pas de clauses de caducité. L'OCDE a explicitement pointé le manque de rationalisation du système consultatif belge.
Beaucoup de conseils se chevauchent : le CFDD, la Commission interdépartementale pour le Développement durable, le Bureau fédéral du Plan et le Conseil supérieur des Finances rendent tous des avis sur le développement durable, chacun depuis son propre angle. Les membres siègent souvent dans plusieurs conseils à la fois. Certaines commissions paritaires ne se sont plus réunies depuis des décennies. Certains comités provinciaux du travail sont devenus superflus du fait de la régionalisation de la politique du marché du travail.
Personne ne mesure la production. Combien d'avis sont rendus ? Combien sont suivis ? Quel est l'impact ? Il n'y a pas de KPI, pas d'évaluations, pas de reddition de comptes. Le citoyen ne peut pas chercher quels conseils consultatifs existent, et encore moins ce qu'ils coûtent ou ce qu'ils font.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas ont radicalement mis de l'ordre en 1997. Avec la « Woestijnwet » (loi du désert), presque tous les collèges consultatifs existants ont été supprimés d'un seul coup. En même temps entrait en vigueur la Kaderwet adviescolleges (loi-cadre sur les collèges consultatifs) : un seul cadre légal pour tous les organes consultatifs, avec une catégorisation obligatoire (permanent, temporaire, ponctuel) et une surveillance de la prolifération. Résultat : fin 2024, les Pays-Bas comptent encore 34 collèges consultatifs. Pour un pays de 17,9 millions d'habitants. La Belgique en a plus de 250 pour 11,6 millions d'habitants, plus de sept fois plus par tête d'habitant.
La Suisse s'y prend autrement, mais tout aussi efficacement. Le pays compte 84 commissions extraparlementaires, avec quelque 1.600 membres. La différence avec la Belgique : tous les 4 ans, toutes les commissions sont obligatoirement évaluées par le Conseil fédéral. Nécessité, missions et composition sont réexaminées. Ce qui n'est plus nécessaire disparaît. Et tout figure dans un registre central et public, sur admin.ch.
La Suède va encore plus loin : les commissions consultatives permanentes sont de plus en plus souvent remplacées par des commissions à une seule personne. Un enquêteur spécial (särskild utredare) qui reçoit une mission ciblée, écrit un rapport, et c'est terminé. Plus rapide, moins cher, plus indépendant.
Ce que HART propose
Étape 1 : une loi-cadre belge sur les organes consultatifs. Un seul cadre légal avec trois catégories : permanent-stratégique (pour les grands conseils), temporaire (maximum 4 ans) et ponctuel. Chaque création exige le contreseing du ministre de la Fonction publique.
Étape 2 : une Woestijnwet belge (loi du désert). Tous les ±250 organes consultatifs existants sont supprimés, sauf s'ils démontrent dans les 12 mois qu'ils rendent au moins 3 avis par an, ne font pas double emploi avec un autre organe et ont un impact démontrable sur les politiques. Objectif : maximum 40 à 50 organes consultatifs fédéraux.
Étape 3 : un registre numérique central. Adviesraden.belgium.be. Où chaque citoyen peut chercher quels conseils existent, qui y siège, ce que cela coûte, quels avis ont été rendus, et si ces avis ont été suivis. Open data, avec un rapport annuel au Parlement.
Étape 4 : des viviers d'expertise à la place de conseils permanents. Pour les thèmes spécialisés (bioéthique, propriété intellectuelle, développement durable), un vivier d'experts peut être consulté ad hoc au lieu d'une structure permanente. Sur le modèle suédois : de petites task forces qui écrivent un rapport, et c'est terminé.
Ce que cela rapporte
Premièrement, de l'argent : selon une estimation prudente, 15 à 25 millions d'euros par an de secrétariats, de jetons de présence, de publications et d'infrastructure de réunion qui se libèrent si le nombre d'organes est réduit de moitié.
Deuxièmement, de la transparence : un seul registre où le citoyen peut voir qui rend des avis, ce que cela coûte et quel en est l'effet. Cela n'existe pas aujourd'hui.
Troisièmement, de la rapidité : moins de conseils qui rendent des avis sur les mêmes sujets, cela veut dire des décisions plus rapides et moins de lourdeur.
Quatrièmement, de la qualité : un système évalué et rationalisé oblige les organes consultatifs à être pertinents. Qui n'apporte rien disparaît. Ce n'est pas une coupe budgétaire. C'est du respect pour la fonction consultative.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | OESO. Policy Coherence Scan of Belgium | https://www.oecd.org/en/publications/oecd-policy-coherence-scan-of-belgium_6a99d969-en.html | 2023 | Chiffre de 250+ organes consultatifs fédéraux, 600+ au total, critique de la prolifération |
| 2 | OESO. Enhancing policy coherence in Belgium | https://www.oecd.org/en/publications/oecd-policy-coherence-scan-of-belgium_6a99d969-en/full-report/enhancing-policy-coherence-in-belgium-strengths-gaps-and-possible-ways-ahead_b6cb00c8.html | 2023 | Analyse des chevauchements et du besoin de rationalisation |
| 3 | FRDO-CFDD. Website | https://frdo-cfdd.be/en/the-council/ | 2025 | Composition, missions et fonctionnement du CFDD |
| 4 | FOD Sociale Zekerheid. Adviesraden | https://socialsecurity.belgium.be/nl/sociaal-beleid-mee-vorm-geven/adviesraden | 2025 | Liste des conseils consultatifs au SPF Sécurité sociale |
| 5 | FOD Werkgelegenheid. Adviesorganen | https://werk.belgie.be/nl/over-de-fod/gerelateerde-organen/adviesorganen | 2025 | Liste des organes consultatifs au SPF Emploi |
| 6 | FOD Economie. Commissies en adviesorganen | https://economie.fgov.be/nl/themas/ondernemingen/een-onderneming-beheren-en/commissies-en-adviesorganen | 2025 | Liste des organes consultatifs au SPF Économie |
| 7 | HRZKMO. Website | https://www.hrzkmo.fgov.be/ | 2025 | Composition et missions du CSIPME |
| 8 | Belgisch Raadgevend Comité voor Bio-ethiek | https://www.health.belgium.be/nl/belgisch-raadgevend-comite-voor-bio-ethiek | 2025 | Création et structure |
| 9 | Eerste Kamer NL. Kaderwet adviescolleges | https://www.eerstekamer.nl/wetsvoorstel/24503_kaderwet_adviescolleges | 1997 | Réforme néerlandaise du système consultatif |
| 10 | Kennisbank Openbaar Bestuur NL. Adviescolleges | https://www.kennisopenbaarbestuur.nl/themas/o/organisatie-rijksoverheid/andere-organisatievormen/adviescolleges-en-commissies | 2024 | Nombre actuel (34) de collèges consultatifs aux Pays-Bas |
| 11 | Platform Overheid NL. Adviescolleges vroeger en nu | https://platformoverheid.nl/adviescolleges-en-commissies-vroeger-en-nu/ | 2024 | Historique de la Woestijnwet et de la Kaderwet |
| 12 | Zwitserse Bondsraad. Ausserparlamentarische Kommissionen | https://www.admin.ch/gov/de/start/dokumentation/ausserparlamentarische-kommissionen.html | 2024 | 84 commissions, évaluation quadriennale, 1.600 membres |
| 13 | Tandfonline. Institutionalized advisory systems Flanders | https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1016/j.polsoc.2013.07.004 | 2013 | Analyse académique des conseils consultatifs en Flandre et en Belgique |
| 14 | OESO. Regulatory Policy Outlook 2025 Belgium | https://www.oecd.org/en/publications/oecd-regulatory-policy-outlook-2025_56b60e39-en/full-report/belgium_e36cdb55.html | 2025 | Politique réglementaire et fonction consultative |
| 15 | SGI 2024. Belgium Key Challenges | https://www.sgi-network.org/2024/Belgium/Key_Challenges | 2024 | Défis de gouvernance en Belgique |
| 16 | KU Leuven. Copernicus reform paper | https://soc.kuleuven.be/io/pubpdf/io05060013egpa.pdf | 2005 | Contexte de la réforme administrative fédérale |
| 17 | NHRPH. Website | https://ph.belgium.be/nl/ | 2025 | Fonctionnement du Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées |
| 18 | Wikipedia. Sachverständigenrat (DE) | https://en.wikipedia.org/wiki/German_Council_of_Economic_Experts | . | Modèle allemand des conseils d'experts |