Bureau du Plan renforcé → CPB belge : audit
Date : 2026-03-30 Ligne : Bureau du Plan renforcé → CPB belge Catégorie : Nouveau fédéral (proposition de HART) Statut : 🟠 Nouveau/réformé
Phase 1 : recherche approfondie
1A. Qu'est-ce que le Bureau fédéral du Plan exactement ?
Nom officiel : Federaal Planbureau (FPB) / Bureau fédéral du Plan Base juridique : loi du 21 décembre 1994 (portant des dispositions sociales), dans le prolongement de la loi du 23 décembre 1959 Créé : le 14 octobre 1959, sous le nom de « Bureau de programmation économique » Niveau de pouvoir : fédéral. Institution indépendante d'intérêt public (OIP) Personnel : ±100 collaborateurs (à titre de comparaison : le CPB néerlandais compte plus de 100 collaborateurs, avec deux fois plus de chercheurs) Budget : financé par une dotation fédérale + des recettes contractuelles limitées provenant de tiers. Les chiffres exacts ne sont pas détaillés publiquement dans les rapports annuels, mais sont estimés à ±15 à 20 millions d'euros par an sur la base d'institutions comparables. Tutelle : un Commissaire (actuellement Baudouin Regout, nommé en 2023) + une Commissaire adjointe (Saskia Weemaes). Relève du Premier ministre et du ministre de l'Économie, mais est de facto indépendant.
Historique :
- 1959 : créé sous le nom de Bureau de programmation économique. Développer un cadre de politique économique
- 1970 : rebaptisé Bureau du Plan (loi du 15 juillet 1970)
- Années 1980 : glissement de la planification formelle vers des perspectives à moyen terme
- 1994 : après la quatrième réforme de l'État, rebaptisé Bureau fédéral du Plan ; mission supplémentaire : les perspectives budgétaires
- 2014 : nouvelle mission légale, le chiffrage des programmes électoraux (loi du 22 juillet 2014)
- 2019 : premier chiffrage réalisé (élections fédérales)
- 2024 : deuxième chiffrage réalisé (élections du 9 juin 2024)
1B. Que fait-il en pratique ?
Le BFP travaille selon quatre axes :
- Perspectives : prévisions économiques à court et moyen terme (PIB, emploi, inflation), projections démographiques, scénarios énergétiques et de transport
- Évaluations : analyses d'impact des politiques, évaluations de durabilité, coût du vieillissement
- Recherche : protection sociale, politique de mobilité, coopération internationale
- Statistiques et modélisation : tableaux entrées-sorties, comptes environnementaux, indicateurs de bien-être
Structure organisationnelle :
- Direction générale (sous la conduite d'Igor Lebrun) : macroéconomie, finances publiques, marché du travail, protection sociale et démographie
- Direction sectorielle (sous la conduite de Bart Hertveldt) : analyse entrées-sorties, énergie et climat, compétitivité structurelle, développement durable, transport
- Service administratif : communication, budget, RH, ICT, traduction
Chiffrage des programmes électoraux (DC2024) :
- Chaque parti peut introduire maximum 30 propositions
- Le BFP calcule l'impact budgétaire et modélise les effets économiques
- Résultats publiés le 7 mai 2024, un mois avant les élections
- Le Vlaams Belang et le PTB ont contesté les résultats et la sélection des mesures chiffrées
Chevauchements avec d'autres institutions :
- Conseil supérieur des Finances : également actif en matière d'avis budgétaire et de soutenabilité de la dette
- Banque nationale de Belgique : établit ses propres prévisions économiques
- Cour des comptes : contrôle l'exécution du budget
- Cela crée un paysage morcelé de gendarmes budgétaires sans hiérarchie claire
Indicateurs de performance :
- Le BFP ne publie pas de KPI propres sur la précision de ses prévisions (il réalise bien une accuracy assessment interne)
- L'OCDE a évalué le BFP en 2023 et a salué son indépendance, tout en signalant des problèmes de capacité
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : Centraal Planbureau (CPB)
- Créé : en 1945 par le prix Nobel Jan Tinbergen ; base légale depuis 1947
- Personnel : plus de 100 collaborateurs, dont une majorité d'économistes et d'économètres
- Statut : agence publique indépendante au sein du ministère des Affaires économiques
- Budget : financé par les pouvoirs publics ; max. 20 % peuvent provenir de missions externes
- Mission principale : deux fois par an des perspectives macroéconomiques + le chiffrage des programmes électoraux (depuis 1986, le « Keuzes in Kaart »)
- Caractéristique clé : le gouvernement ne peut de facto pas utiliser ses propres modèles et interprétations. Le cadre du CPB est la norme. Cela impose une discipline budgétaire.
- Chiffrage 2023 : 11e édition publiée le 8 novembre 2023. ±75 % des électeurs jugent le chiffrage utile. Mais le PVV, le NSC et le BBB n'y ont pas participé, en raison du délai court et d'une « critique des modèles ».
Allemagne : Sachverständigenrat (Conseil des experts économiques)
- Créé : en 1963 ; 5 membres (« Fünf Wirtschaftsweisen »)
- Nomination : sur proposition du ministre de l'Économie, désignés par le président fédéral
- Missions : rapport annuel sur la politique économique ; le gouvernement doit réagir dans les 8 semaines
- Différence avec le CPB et le BFP : purement consultatif, ne réalise pas de chiffrage des programmes électoraux. Pas de modèle de prévision propre servant de norme pour le budget. L'Allemagne dispose en outre de la Gemeinschaftsdiagnose (analyse conjoncturelle commune à plusieurs instituts).
Danemark : De Økonomiske Råd (Conseils économiques, « Vismænd »)
- Créés : en 1962 ; 4 présidents (professeurs d'économie) + 25 membres du conseil
- Indépendance : totalement indépendants du gouvernement, des membres du conseil et des groupes d'intérêts
- Missions : gendarme budgétaire indépendant (IFI) + Bureau national de la productivité
- Rapport annuel : fournit un avis budgétaire + une appréciation des règles budgétaires
Suède : Finanspolitiska rådet (Fiscal Policy Council)
- Créé : en 2007 ; 6 membres + un secrétariat de 5 collaborateurs
- Statut : agence publique indépendante relevant du ministère des Finances
- Missions : évaluation de la politique budgétaire du gouvernement ; appréciation du respect des objectifs (surplus, plafond de dépenses, ancre de dette)
- Rapport : chaque année, « Swedish Fiscal Policy », avant le 15 mai
1D. Problèmes et critiques
1. Manque de capacité Le BFP compte ±100 collaborateurs. Comparable au CPB aux Pays-Bas, mais avec un paquet de missions plus large (énergie, transport, développement durable, démographie) qui vient s'ajouter aux missions économiques de base. L'OCDE a signalé en 2023 que le BFP avait besoin de personnel supplémentaire pour rendre possibles des chiffrages à part entière, sur le modèle néerlandais.
2. Aucun rôle contraignant Contrairement au CPB aux Pays-Bas, les perspectives du BFP ne sont pas la norme de facto de la politique budgétaire. Le gouvernement belge peut utiliser ses propres estimations, ce qui mine l'effet disciplinant.
3. Morcellement des gendarmes budgétaires La Belgique a deux IFI (BFP + Conseil supérieur des Finances), plus la Banque nationale et la Cour des comptes. Aucune institution n'a l'autorité dont dispose le CPB aux Pays-Bas. Les compétences se chevauchent, les mandats sont mal délimités.
4. Un chiffrage encore récent Le chiffrage des programmes électoraux n'a été ancré dans la loi qu'en 2014 et n'a été réalisé pour la première fois qu'en 2019. Aux Pays-Bas, il existe depuis 1986. Près de 40 ans d'expérience. La version belge est plus limitée (max. 30 mesures par parti, pas le programme complet) et a été contestée par certains partis.
5. Procédure de nomination Le Commissaire est nommé par le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l'Économie. C'est comparable au CPB, mais l'évaluation de l'OCDE a fait remarquer que l'indépendance pouvait être mieux ancrée formellement, avec des critères de sélection plus clairs et une protection contre la révocation.
6. Aucune évaluation des plafonds de dépenses ni des règles budgétaires Le BFP n'évalue pas systématiquement si les règles budgétaires belges sont respectées. Contrairement à la Suède (où le Fiscal Policy Council évalue explicitement le respect de l'objectif de surplus et du plafond de dépenses) et au Danemark.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Les prévisions économiques et l'analyse budgétaire relèvent à juste titre du fédéral. Mais les missions en matière d'énergie, de transport et de durabilité chevauchent des compétences régionales, sans coordination claire. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le BFP publie ses modèles et sa méthodologie, mais son propre budget et son effectif sont difficiles à trouver. L'OCDE recommande la publication d'un rapport d'activité annuel avec des états financiers. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Le BFP établit des prévisions qui sous-tendent le budget, mais le gouvernement n'est pas tenu de les suivre. Il existe un « fiscal gap » entre qui réalise l'analyse et qui pose les choix budgétaires. Sans lien contraignant. |
| 4 | Simplicité | ❌ | La Belgique a 2 IFI (BFP + Conseil supérieur des Finances), la Banque nationale établit ses propres prévisions, la Cour des comptes contrôle a posteriori. Quatre institutions, aucune répartition claire des tâches. Aux Pays-Bas, le CPB fait cela en grande partie seul. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | ±100 collaborateurs pour un paquet de missions énorme. L'OCDE estime que le BFP est en sous-effectif pour des chiffrages à part entière. Le CPB compte plus de chercheurs pour un paquet de missions plus restreint. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Sans objet dans la structure actuelle. Le BFP est purement fédéral. Les entités fédérées n'ont ni bureau du plan ni gendarme budgétaire propre. Il n'y a pas de place pour l'innovation régionale en matière de prévision économique. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Le BFP établit des prévisions mais n'évalue pas systématiquement si les règles budgétaires sont respectées. Pas de mécanisme de reddition de comptes ni de réponse obligatoire du gouvernement (contrairement à l'Allemagne, où le gouvernement doit réagir au Sachverständigenrat dans les 8 semaines). |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Les publications sont disponibles en ligne, le chiffrage a son propre site (dc2024.be). Mais les modèles et les données ne sont pas open source et ne sont pas librement réutilisables par des tiers. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ✅ | Le modèle du CPB (Pays-Bas) est l'exemple le plus salué au niveau international. L'OCDE a évalué le BFP et formulé des recommandations. Il existe un modèle clairement meilleur. |
Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (consolidation des gendarmes budgétaires), de la responsabilité = financement (rôle contraignant des prévisions) et de l'orientation résultats (évaluation des règles budgétaires + obligation de rendre des comptes).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Nouveau/réformé le Bureau fédéral du Plan est fondamentalement renforcé et transformé en un « CPB belge » sur le modèle néerlandais, avec des compétences élargies, plus de personnel et un rôle contraignant dans le processus budgétaire.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ?
Changement de nom et renforcement du mandat : le Bureau fédéral du Plan devient le « Bureau belge d'analyse des politiques économiques » (CPB belge). Le mandat est élargi :
- Toutes les prévisions économiques qui sous-tendent le budget deviennent la seule référence officielle (comme aux Pays-Bas)
- Chiffrage complet des programmes électoraux (pas max. 30 mesures, mais l'ensemble du programme)
- Évaluation annuelle du respect des règles budgétaires (plafonds de dépenses, ancre de dette)
- Évaluation ex post des politiques chiffrées précédemment
Consolidation des gendarmes budgétaires :
- Les missions d'avis budgétaire du Conseil supérieur des Finances sont intégrées
- Répartition claire des tâches avec la Cour des comptes (contrôle a posteriori) et la Banque nationale (politique monétaire)
- Un seul point de contact pour l'analyse budgétaire, au lieu de quatre institutions qui se chevauchent
Renforcement des capacités :
- Effectif porté de ±100 à ±150-170 collaborateurs (ce qui reste modeste au regard de l'ampleur du paquet de missions)
- Priorité au recrutement de jeunes économistes et de data scientists (recommandation de l'OCDE)
- Modèles open source et jeux de données publiquement disponibles
Créer une obligation de rendre des comptes :
- Le gouvernement doit réagir formellement au rapport annuel dans les 8 semaines (modèle allemand)
- Rapportage continu au Parlement sur le respect des règles budgétaires, dans le cadre de la reddition de comptes numérique permanente (modèle suédois pour l'évaluation des règles budgétaires)
- Le chiffrage des programmes électoraux devient la norme et est attendu (la participation n'est pas obligatoire, mais la non-participation est publiquement signalée)
Ancrer formellement l'indépendance :
- Nomination du Commissaire via l'Organe de nomination indépendant (proposition de HART)
- Mandat fixe de 6 ans, non renouvelable, avec protection contre la révocation
- Maximum 20 % de financement externe (modèle du CPB)
Vers quel niveau ? fédéral. Mais avec une coopération obligatoire avec les entités fédérées pour les analyses d'impact régionales.
Quel modèle international ? principalement le CPB néerlandais, complété par le modèle suédois (évaluation des règles budgétaires) et le modèle allemand (réponse obligatoire du gouvernement).
Gain d'efficience estimé :
- Économie par la consolidation des fonctions d'avis budgétaire qui se chevauchent : estimée à 5 à 10 millions d'euros par an
- Investissement supplémentaire en personnel : ±5 à 8 millions d'euros par an
- Net : neutre à légèrement positif en termes de coûts
- Gain indirect : une meilleure discipline budgétaire peut faire économiser des milliards (comparaison : le déficit budgétaire belge de 2024 était de 4,6 % du PIB. Chaque point de pourcentage d'amélioration = ±5 à 6 milliards d'euros)
Trajet de mise en œuvre :
- Année 1 : modification légale du mandat + procédure de nomination + consolidation des missions budgétaires du CSF
- Année 2 : élargissement de l'effectif + rénovation des modèles + raccordement à la reddition de comptes numérique permanente
- Année 3 : premier chiffrage complet sur le modèle du CPB lors des prochaines élections
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Bureau du Plan renforcé → CPB belge. Réformé
Le Bureau fédéral du Plan est transformé en un CPB belge à part entière, sur le modèle néerlandais : l'arbitre indépendant qui chiffre les promesses électorales, veille aux règles budgétaires et oblige le gouvernement à rendre des comptes.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Bureau fédéral du Plan (BFP) est une institution fédérale indépendante de ±100 collaborateurs qui établit des prévisions économiques, analyse l'impact des politiques et chiffre les programmes électoraux depuis 2019. Il a été créé en 1959 et a reçu, au fil des dernières décennies, de plus en plus de missions. Des perspectives énergétiques aux rapports de durabilité. Sans que l'effectif ait grandi en proportion. À côté de cela, trois autres institutions s'occupent d'avis budgétaire : le Conseil supérieur des Finances, la Banque nationale et la Cour des comptes. Quatre organisations, des mandats qui se chevauchent, aucune hiérarchie claire.
Ce qui ne va pas
Le problème fondamental, c'est que le BFP produit bien des analyses, mais que le gouvernement n'est pas tenu de les suivre. Aux Pays-Bas, les pouvoirs publics ne peuvent de facto pas contourner le CPB. Chaque discussion budgétaire part des chiffres du CPB. En Belgique, le gouvernement peut utiliser ses propres estimations, ce qui mène à l'optimisme budgétaire et à des économies reportées. Le déficit budgétaire de 4,6 % du PIB en 2024 en dit long.
Le chiffrage des programmes électoraux est un pas dans la bonne direction, mais il reste beaucoup trop limité. Les partis ne peuvent faire chiffrer que 30 mesures (aux Pays-Bas, c'est l'ensemble du programme qui est passé au crible). Et les partis qui ne participent pas. Comme le Vlaams Belang et le PTB en 2024. N'en subissent aucune conséquence. L'OCDE a conclu en 2023 que le BFP est en sous-effectif et que son personnel doit être renforcé pour rendre possibles des chiffrages à part entière.
Le morcellement des gendarmes budgétaires est typiquement belge. Quatre institutions (BFP, Conseil supérieur des Finances, Banque nationale, Cour des comptes) s'occupent d'analyse budgétaire, chacune avec son angle d'approche et son mandat. Aucune n'a l'autorité du CPB néerlandais. Le résultat : personne n'est vraiment responsable, et le monde politique peut choisir l'analyse qui l'arrange le mieux.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, le Centraal Planbureau (CPB) est depuis 1945 l'arbitre indépendant de la politique économique. Créé par le prix Nobel Jan Tinbergen, le CPB occupe une position unique : le gouvernement utilise les chiffres du CPB comme base du budget. S'en écarter est théoriquement possible, mais politiquement impensable. Depuis 1986, le CPB chiffre les programmes électoraux. Trois quarts des électeurs néerlandais jugent cela utile. Le CPB compte plus de 100 collaborateurs, est financé en grande partie par les pouvoirs publics (max. 20 % de recettes externes) et est membre de l'EU Independent Fiscal Institutions Network.
En Suède, le Fiscal Policy Council (créé en 2007) évalue chaque année si le gouvernement respecte ses propres règles budgétaires : l'objectif de surplus, le plafond de dépenses et la règle d'endettement. Le rapport est publié chaque année avant le 15 mai et impose un débat public.
En Allemagne, le gouvernement doit réagir formellement dans les 8 semaines au rapport annuel du Sachverständigenrat (Conseil des experts économiques). Cela crée une obligation de rendre des comptes. Le gouvernement ne peut pas se taire.
Ce que HART propose
HART veut transformer le Bureau fédéral du Plan en un Bureau belge d'analyse des politiques économiques à part entière. Un « CPB belge » qui combine trois fonctions :
Premièrement, il devient la référence officielle pour toutes les prévisions budgétaires. Comme aux Pays-Bas, le gouvernement ne peut plus utiliser ses propres estimations, plus optimistes. Les chiffres du CPB deviennent la norme sur laquelle le budget est construit.
Deuxièmement, le chiffrage des programmes électoraux est élargi. Plus 30 mesures, mais l'ensemble du programme. Les partis qui ne participent pas sont publiquement signalés. Après les élections suit une évaluation ex post : le gouvernement met-il bien en œuvre la politique qu'il avait promise ?
Troisièmement, le CPB belge fait rapport en continu au Parlement, dans le cadre de la reddition de comptes numérique permanente et sur le modèle suédois pour l'évaluation des règles budgétaires. Il rapporte si les règles budgétaires. Plafonds de dépenses, ancre de dette de 80 % du PIB. Sont respectées. Le gouvernement doit réagir formellement dans les 8 semaines, sur le modèle allemand.
Pour rendre cela possible, l'effectif est porté de ±100 à ±150-170 collaborateurs, avec une priorité aux jeunes économistes et aux data scientists. Les missions d'avis budgétaire du Conseil supérieur des Finances sont intégrées. Le Commissaire est nommé via l'Organe de nomination indépendant pour un mandat fixe de 6 ans, avec protection contre la révocation.
Ce que cela rapporte
L'investissement supplémentaire en personnel (±5 à 8 millions d'euros par an) est compensé par la consolidation des fonctions qui se chevauchent (économie estimée à 5 à 10 millions d'euros). Le vrai gain est indirect : une meilleure discipline budgétaire. Avec un déficit de 4,6 % du PIB en 2024, chaque point de pourcentage d'amélioration ou de détérioration du budget coûte au citoyen belge ±5 à 6 milliards d'euros par an. Un arbitre indépendant qui veille sur le budget, sur le modèle néerlandais, est la meilleure assurance contre l'optimisme budgétaire politique. Avec le CPB, les Pays-Bas disposent depuis près de 80 ans d'une institution qui oblige les pouvoirs publics à calculer honnêtement. Et cela fonctionne.
Phase 5 : sources
| # | Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Federaal Planbureau. Legal Basis | https://www.plan.be/en/about-us/legal-basis | 2026 | Base juridique, lois clés |
| 2 | Federaal Planbureau. Who We Are | https://www.plan.be/en/about-us/who-we-are | 2026 | Mission, statut, indépendance |
| 3 | Federaal Planbureau. Organisation | https://www.plan.be/en/about-us/organisation | 2026 | Structure organisationnelle, directions |
| 4 | Federaal Planbureau. History | https://www.plan.be/en/about-us/history | 2026 | Historique de 1959 à aujourd'hui |
| 5 | Federaal Planbureau. Wikipedia (NL) | https://nl.wikipedia.org/wiki/Federaal_Planbureau | 2026 | Aperçu, historique, missions |
| 6 | Federal Planning Bureau. Wikipedia (EN) | https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Planning_Bureau | 2026 | Contexte anglophone, direction |
| 7 | OESO Review of the Belgian Federal Planning Bureau | https://www.oecd.org/en/publications/oecd-review-of-the-belgian-federal-planning-bureau_60830e19-en.html | 2023 | Évaluation de l'OCDE, recommandations, appréciation des capacités |
| 8 | OESO Review. Executive Summary (OECD iLibrary) | https://www.oecd-ilibrary.org/governance/oecd-review-of-the-belgian-federal-planning-bureau_24bdee1a-en | 2023 | Synthèse des constats |
| 9 | CPB Netherlands. About | https://www.cpb.nl/en/about-cpb | 2026 | Structure, missions et indépendance du CPB |
| 10 | CPB Netherlands. What Do We Do | https://www.cpb.nl/en/what-do-we-do | 2026 | Missions principales du CPB |
| 11 | Bureau for Economic Policy Analysis. Wikipedia | https://en.wikipedia.org/wiki/Bureau_for_Economic_Policy_Analysis | 2026 | Historique du CPB, chiffrage, Tinbergen |
| 12 | CPB. Keuzes in Kaart / Doorrekening 2023 | https://www.cpb.nl/en/timeline-elections | 2023 | Chiffrage des programmes électoraux |
| 13 | VRT NWS. Doorrekening 2024 | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/05/07/federaal-planbureau-doorrekening-verkiezingsprogramma-overzicht/ | 2024-05-07 | Résultats du DC2024, réactions des partis |
| 14 | VRT NWS. Haalbaarheid verkiezingsplannen | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2024/05/06/doorrekening-verkiezingsprogramma-s-federaal-planbureau-kosten-i/ | 2024-05-06 | Détail du DC2024, critiques des partis |
| 15 | DC2024. Federaal Planbureau | https://www.plan.be/en/data/dc2024-doorrekening-chiffrage-2024 | 2024 | Chiffrage officiel de 2024 |
| 16 | VRT NWS. Nederland doorrekening vergelijking | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/10/27/verkiezing-nederland-wilders-timmermans-doorrekening-planbureau/ | 2025-10-27 | Comparaison des chiffrages NL et BE |
| 17 | German Council of Economic Experts | https://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/en/index.html | 2026 | Modèle allemand, réponse obligatoire du gouvernement |
| 18 | Danish Economic Councils (DØRS) | https://dors.dk/english | 2026 | Modèle danois, Vismænd, IFI |
| 19 | Swedish Fiscal Policy Council | https://www.fpr.se/english/fiscal-policy-council.html | 2026 | Modèle suédois, règles budgétaires |
| 20 | EU Independent Fiscal Institutions Network | https://www.euifis.eu/ | 2026 | Réseau européen des IFI, membres |
| 21 | EC. National Productivity Boards: Netherlands (CPB) | https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-governance-framework/what-economic-governance-framework/evolution-eu-economic-governance/national-productivity-boards/netherlands-centraal-planbureau-cpb-bureau-economic-policy-analysis_en | 2026 | Classification du CPB par la CE |
| 22 | EC. National Productivity Boards: Denmark | https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-and-fiscal-governance/national-productivity-boards/denmark-danish-economic-councils_en | 2026 | Classification des conseils danois par la CE |
| 23 | BOSA. Budgettaire toestand België 2024-2029 | https://bosa.belgium.be/nl/news/budgettaire-toestand-belgie-actualisatie-voor-2024-en-meerjarenraming-voor-2025-2029 | 2024 | Déficit budgétaire de 4,6 % du PIB |