SPP Intégration sociale : audit
Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé : intégration dans le SPF Sécurité sociale + numérisation fondamentale Ligne : SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Service public fédéral de programmation Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes (SPP IS)
Base juridique : créé le 12 décembre 2002 par arrêté royal, dans le cadre du plan Copernic (réforme de l'administration fédérale sous le gouvernement Verhofstadt I). Le SPP IS est un service public « de programmation ». Pas un SPF à part entière, mais un organe plus léger axé sur un programme de politique spécifique.
Niveau de pouvoir : fédéral
Ministre compétent : Anneleen Van Bossuyt (N-VA), ministre de l'Asile, de la Migration et de l'Intégration sociale (gouvernement De Wever, 2025-)
Présidente : Helena Bex (f.f., depuis mai 2024). Prédécesseurs : Julien Van Geertsom (2003-2017), Alexandre Lesiw (2017-2024).
Personnel : passé de 89 membres du personnel en 2003 à 201 en 2020. En tant que SPP, il ne disposait à l'origine pas de personnel propre mais d'un budget de personnel via le SPF de tutelle (le SPF Sécurité sociale). Depuis 2007, le SPP IS a acquis son indépendance en matière d'informatique, de budget et de politique du personnel.
Budget : le programme budgétaire total du SPP IS est estimé à ±2 milliards d'euros par an, dont la part du lion est reversée aux CPAS :
- ±1,5 milliard d'euros de remboursements des revenus d'intégration aux CPAS
- ±490 millions d'euros de remboursements pour les frais de personnes non inscrites (notamment les personnes en séjour illégal)
- ±35 millions d'euros par an de subsides de projets (participation, activation sociale)
- Frais de fonctionnement de l'organisation elle-même : limités (±201 ETP)
Le SPP IS est donc avant tout une courroie de transmission : il perçoit des moyens fédéraux et les reverse à 589 CPAS, avec une organisation propre relativement petite qui coordonne, contrôle et élabore la politique.
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Remboursement des revenus d'intégration L'État fédéral rembourse aux CPAS 55 % à 70 % du coût du revenu d'intégration (en fonction de la taille du CPAS). Le SPP IS gère ces flux financiers.
- Inspection et contrôle Le SPP IS inspecte les CPAS sur la correcte application de la législation relative à l'intégration sociale.
- Coordination de la politique de lutte contre la pauvreté Coordination de la politique fédérale de lutte contre la pauvreté à travers les différents niveaux de pouvoir.
- Statistiques et monitoring Gestion du Baromètre de l'intégration sociale (statistiques sur les bénéficiaires du revenu d'intégration).
- Numérisation Développement d'outils comme « OCMW Online » (lancé en juin 2025) et le projet DIGILAB pour l'inclusion numérique.
- Fonds européens Gestion des moyens européens pour les groupes vulnérables (AMIF, FEAD/FSE+).
Missions historiquement cédées :
- L'économie sociale et la politique des grandes villes ont été transférées aux Régions lors de la sixième réforme de l'État (2014). Le nom du SPP n'a pas été adapté, ce qui crée de la confusion.
Chevauchements et problèmes :
- Le SPP IS opère comme maillon intermédiaire entre le niveau fédéral et 589 CPAS locaux. Les CPAS sont les véritables exécutants ; le SPP coordonne et contrôle.
- Il y a chevauchement avec le SPF Sécurité sociale (qui gère la sécurité sociale au sens large) et avec la BCSS, la Banque Carrefour de la Sécurité sociale (qui gère les flux de données numériques).
- La Cour des comptes a critiqué à plusieurs reprises l'absence de contrôle des conditions d'octroi des subsides : l'autorité fédérale verse de l'argent aux CPAS sans vérifier systématiquement si toutes les conditions sont remplies.
Indicateurs de performance :
- Le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a doublé en 15 ans : de 80.579 (2007) à 164.054 (janvier 2024).
- Le coût total est passé de 1,4 milliard d'euros (2019) à 2 milliards d'euros (2023).
- 45 % des ayants droit ne demandent pas le revenu d'intégration. Le seuil est trop élevé.
- La charge de dossiers par assistant social est trop lourde pour un accompagnement de qualité.
Évolution récente. Accord de gouvernement Arizona 2025 : le gouvernement De Wever a décidé d'intégrer les SPP dans leur SPF de tutelle. Le SPP IS est donc intégré au SPF Sécurité sociale. Ce processus est en cours.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Participatiewet (depuis 2015) Les Pays-Bas ont entièrement décentralisé l'aide sociale vers les 342 communes. Chaque commune exécute la Participatiewet (loi sur la participation) : allocations d'aide sociale, réinsertion et ateliers protégés. Le ministère des Affaires sociales et de l'Emploi (SZW) fixe le cadre, la commune est financièrement responsable. Il n'existe pas de maillon intermédiaire comme le SPP IS. Les communes disposent d'un budget groupé (BUIG) et supportent elles-mêmes le risque financier. Cela stimule l'activation : plus il y a de gens au travail, plus il reste de budget. Les résultats sont mitigés : l'approche par l'activation fonctionne (Utrecht comme best practice), mais les plus petites communes se heurtent à des problèmes de capacité.
Allemagne. Le modèle des Jobcenter L'Allemagne sépare : les Jobcenter (fédéraux et communaux conjointement) traitent les demandeurs d'emploi (Bürgergeld, ex-Hartz IV), tandis que le Sozialamt (communal) s'occupe des inactifs (Grundsicherung). Le niveau fédéral (BMAS) fixe les normes, l'exécution est locale. Le système est plus efficient que le modèle belge parce que la responsabilité financière est clairement répartie et qu'il n'existe pas de couche intermédiaire.
Danemark. Le modèle communal 98 communes (kommuner) sont entièrement responsables de l'aide sociale. Le ministère des Affaires sociales finance et coordonne, les communes exécutent. Une Task Force on Integration identifie les best practices. Le système est radicalement plus simple que le belge : un seul niveau de pouvoir, un seul point de contact, une forte numérisation.
Suisse. Le modèle cantonal et communal La CSIAS (Conférence suisse des institutions d'action sociale) établit des normes, mais les 26 cantons et leurs communes déterminent eux-mêmes la politique et l'exécution. Il n'existe pas de couche fédérale intermédiaire. Les cantons ont chacun leur propre loi sur l'aide sociale.
Différence essentielle avec la Belgique : dans tous les pays de référence, la couche intermédiaire est absente. L'autorité fédérale ou centrale fixe le cadre et finance ; la commune, la kommune ou le canton exécute. Avec le SPP IS, la Belgique a un maillon supplémentaire qui apporte peu de valeur ajoutée par rapport à un financement direct via le SPF Sécurité sociale.
1D. Problèmes et critiques
Un niveau intermédiaire superflu Le SPP IS est une courroie de transmission qui reverse ±2 milliards d'euros par an aux CPAS. La question est de savoir quelle plus-value apportent 201 membres du personnel au-delà de ce que fait déjà le SPF Sécurité sociale.
Contrôle défaillant La Cour des comptes et les médias (HLN, 2025) ont constaté que l'autorité fédérale verse des subsides sans vérifier systématiquement si les conditions d'octroi sont remplies. Le SPP IS n'a pas la capacité d'un contrôle structurel de 589 CPAS.
Un nom dépassé Le SPP s'appelle toujours « Économie sociale et Politique des Grandes Villes » alors que ces compétences sont parties aux Régions dès 2014.
Pression croissante sur le revenu d'intégration Le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a doublé en 15 ans. La réforme des allocations de chômage (Arizona, 2026) risque de créer 90.000 bénéficiaires supplémentaires selon les estimations syndicales, ce qui met les CPAS sous pression.
Non-recours 45 % des ayants droit ne demandent pas le revenu d'intégration, en raison de procédures complexes et de la stigmatisation. La numérisation (OCMW Online) n'a été lancée qu'en juin 2025. Plus de 20 ans après la création du SPP.
Déséquilibre régional Bruxelles (3,8 % au revenu d'intégration) et la Wallonie (2,0 %) contribuent de manière disproportionnée aux coûts. La Flandre (0,6 %) cofinance via la solidarité fédérale sans influence directe sur la politique menée dans les autres régions.
Absence de mesure des résultats La Cour des comptes a critiqué le plan fédéral de lutte contre la pauvreté : pas d'objectifs clairs, pas d'activités, pas de budget. Le SPP IS n'a pas pu expliquer pourquoi le rapportage trimestriel n'était pas respecté.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le SPP IS opère au fédéral comme maillon intermédiaire, mais le service au public se fait localement (le CPAS). Dans tous les pays de référence, il n'y a pas de niveau intermédiaire. La politique qui fixe le cadre peut relever du SPF Sécurité sociale ; l'exécution doit être locale. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen ne connaît pas le SPP IS. Le nom induit en erreur (il contient encore « Économie sociale » et « Politique des Grandes Villes » alors que ces compétences sont parties). On ne sait pas clairement qui est responsable : le CPAS, le SPP ou le SPF ? |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | Fiscal gap classique : l'État fédéral (via le SPP IS) paie 55 à 70 % du revenu d'intégration, mais c'est le CPAS qui décide de l'octroi. Qui décide ne paie pas entièrement ; qui paie ne décide pas. Cela crée des incitants pervers. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Trois couches sont impliquées : le fédéral (le SPP IS) → le communal (le CPAS) → le citoyen. Le SPP IS est une couche supplémentaire qui n'existe dans aucun pays de référence. À cela s'ajoutent : la BCSS pour les données, le SPF Sécurité sociale pour le cadre général, et l'inspection du SPP lui-même. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | Le SPP IS lui-même (201 pers.) est trop petit pour contrôler efficacement 589 CPAS. En même temps, beaucoup de CPAS (surtout dans les petites communes) sont trop petits pour une gestion professionnelle des dossiers. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Il n'y a aucune place pour l'innovation régionale. Le cadre du revenu d'intégration est strictement fédéral ; les CPAS exécutent sans marge d'expérimentation. Les Pays-Bas autorisent explicitement les communes à expérimenter (modèle d'Utrecht). |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas de KPI structurels. La Cour des comptes a critiqué l'absence d'objectifs, d'activités et de budget dans le plan pauvreté. Les subsides sont versés sans vérification des conditions. Un non-recours de 45 % traduit une défaillance du système. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | OCMW Online n'a été lancé qu'en 2025. 23 ans après la création du SPP. 8.435 demandes en 4 mois, c'est un début, mais le système n'est pas encore once only et n'est pas relié aux autres bases de données publiques. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark et en Suisse, il n'existe pas de couche intermédiaire comme le SPP IS. Partout, le modèle est le même : cadre central + exécution locale, sans courroie de transmission. |
Synthèse : 0 × ✅, 3 × ⚠️, 6 × ❌. Le SPP IS obtient de faibles résultats sur presque tous les principes. Les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (éliminer la couche intermédiaire), de la responsabilité = financement (combler le fiscal gap) et de l'orientation résultats (instaurer des KPI et un contrôle).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Le SPP IS est supprimé en tant qu'entité distincte (intégration dans le SPF Sécurité sociale, ce qui a déjà été décidé par le gouvernement Arizona). Mais HART va plus loin : tout le système de financement du revenu d'intégration est réformé vers un modèle sans couche intermédiaire, avec une responsabilité communale directe et un contrôle numérique.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
Intégration du SPP IS dans le SPF Sécurité sociale Les 201 membres du personnel sont intégrés au SPF Sécurité sociale. Les missions de politique, d'inspection et de statistiques passent aux directions existantes. C'est déjà décidé par l'Arizona et HART le soutient.
Financement direct des CPAS via le SPF Sécurité sociale Plus de programme budgétaire distinct via un SPP. Les remboursements du revenu d'intégration (±1,5 milliard d'euros) passent directement par le SPF Sécurité sociale, avec un contrôle automatique via la Banque Carrefour de la Sécurité sociale (BCSS).
Un contrôle numérique à la place de l'inspection physique L'équipe d'inspection du SPP IS (trop petite pour 589 CPAS) est remplacée par un système de contrôle numérique : recoupement automatique des demandes de revenu d'intégration avec les données fiscales, les registres de propriété et les données de sécurité sociale via la BCSS. L'inspection physique n'a plus lieu que par sondage ou en cas de signal d'alerte.
Financement aux résultats Les CPAS sont récompensés sur la base de leurs résultats d'activation (sur le modèle néerlandais) : plus il y a de bénéficiaires du revenu d'intégration qui passent vers l'emploi ou la formation, plus le CPAS conserve de marge financière. Les KPI sont fixés par la loi et audités chaque année par la Cour des comptes.
Clause d'expérimentation Sur le modèle allemand et néerlandais : les entités fédérées et les communes peuvent expérimenter d'autres modèles d'activation (comparez avec Utrecht), à condition de rendre compte des résultats.
Nom et communication Le nom déroutant « SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté, Économie sociale et Politique des Grandes Villes » disparaît. Les missions relèvent d'une direction clairement identifiée « Intégration sociale » au sein du SPF Sécurité sociale.
Modèle de référence international : les Pays-Bas (Participatiewet) + le Danemark (modèle communal) : responsabilité communale directe avec cadre central et contrôle numérique.
Gain d'efficience estimé :
- Économie structurelle sur les frais de fonctionnement : ±10 à 15 millions d'euros par an (élimination des frais de structure du SPP comme organe distinct)
- Meilleur contrôle des ±2 milliards d'euros par an de subsides grâce à la vérification numérique automatique
- Baisse attendue du non-recours grâce à la simplification (plus de personnes atteintes = moins de pauvreté cachée)
Trajet de mise en œuvre :
- 2025-2026 : intégration du SPP IS dans le SPF Sécurité sociale (déjà entamée par l'Arizona)
- 2026-2027 : système de contrôle numérique opérationnel via la BCSS
- 2027-2028 : projets pilotes de financement aux résultats dans 10 CPAS
- 2028-2029 : déploiement du financement aux résultats + clause d'expérimentation
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
SPP Intégration sociale : réformé
Le SPP IS est supprimé comme service distinct et intégré au SPF Sécurité sociale. Le revenu d'intégration est contrôlé numériquement et les CPAS sont récompensés pour leurs résultats.
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le SPP Intégration sociale est un service public fédéral de 201 membres du personnel qui transfère chaque année quelque 2 milliards d'euros à 589 CPAS. Surtout pour le remboursement des revenus d'intégration. Le SPP est un maillon intermédiaire : l'État fédéral rembourse 55 à 70 pour cent de chaque revenu d'intégration, mais c'est le CPAS qui décide lui-même qui y a droit. Le SPP tient des statistiques, réalise des inspections limitées et coordonne la politique de lutte contre la pauvreté. Le nom contient toujours « Économie sociale » et « Politique des Grandes Villes », alors que ces compétences sont parties aux Régions dès 2014.
Ce qui ne va pas
Premièrement, le SPP IS est une courroie de transmission : 2 milliards d'euros y transitent avec seulement 201 personnes pour les gérer. Le contrôle est insuffisant. La Cour des comptes et les médias ont constaté que des subsides sont versés sans vérifier systématiquement si les conditions sont remplies. Deuxièmement, il y a un fiscal gap classique : qui décide (le CPAS) ne paie pas le montant complet, et qui paie (l'État fédéral) n'a aucune prise sur les décisions. Troisièmement, le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a doublé en 15 ans (de 80.000 à 164.000), alors que 45 pour cent des ayants droit ne demandent même pas le revenu d'intégration, en raison de procédures complexes. La charge de dossiers des assistants sociaux est trop lourde. La numérisation. La plateforme OCMW Online. N'a été lancée qu'en 2025, 23 ans après la création.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, 342 communes exécutent elles-mêmes l'aide sociale (la Participatiewet). Elles reçoivent de l'État un budget groupé et supportent le risque financier : plus elles remettent de gens au travail, plus il reste de budget. Il n'y a pas de couche intermédiaire comme le SPP IS. La commune d'Utrecht a démontré qu'une approche d'activation sur mesure fonctionne. Moins de bureaucratie, plus de contact personnel, de meilleures transitions vers l'emploi. Au Danemark, 98 communes sont entièrement responsables de l'aide sociale, avec une forte numérisation et un financement direct par le ministère. En Allemagne, les Jobcenter (fédéraux et communaux ensemble) organisent l'exécution, là aussi sans couche intermédiaire supplémentaire.
Ce que HART propose
Suppression du SPP IS comme organe distinct. Les 201 membres du personnel sont intégrés au SPF Sécurité sociale. C'est déjà décidé par le gouvernement Arizona et HART le soutient. Mais nous allons plus loin.
Contrôle numérique via la Banque Carrefour. Au lieu d'une petite équipe d'inspection qui ne peut pas contrôler les 589 CPAS, nous misons sur le recoupement automatique : les demandes de revenu d'intégration sont confrontées numériquement aux données fiscales, aux registres de propriété et aux données de sécurité sociale. L'inspection physique subsiste par sondage ou en cas de signal d'alarme.
Financement des CPAS aux résultats. Sur le modèle néerlandais : les CPAS qui font passer davantage de bénéficiaires du revenu d'intégration vers l'emploi ou la formation conservent plus de marge financière. Des KPI concrets. Taux de transition, durée moyenne au revenu d'intégration, degré d'activation. Sont fixés par la loi et audités chaque année par la Cour des comptes.
Clause d'expérimentation. Les communes et les entités fédérées peuvent expérimenter d'autres modèles d'activation, à condition de rendre compte des résultats. L'innovation par le bas, pas du one-size-fits-all imposé d'en haut.
Un seul point de contact clair. Le nom déroutant disparaît. Les missions relèvent d'une direction « Intégration sociale » au sein du SPF Sécurité sociale. Pour le citoyen, rien ne change : le CPAS reste le guichet. Mais en coulisses, le système devient plus efficient, plus transparent et plus orienté résultats.
Ce que cela rapporte
- ±10 à 15 millions d'euros par an d'économies sur les frais de structure, par l'élimination d'un organe distinct avec ses propres informatique, RH et management.
- Un meilleur contrôle de 2 milliards d'euros par an de subsides grâce à la vérification numérique au lieu d'une inspection physique insuffisante.
- Plus de personnes atteintes grâce à la simplification. Les 45 % qui ne demandent pas aujourd'hui le revenu d'intégration malgré leur droit seront mieux repérés via un couplage proactif des données.
- Des transitions plus rapides vers l'emploi grâce au financement aux résultats. Les CPAS sont récompensés pour l'activation, pas pour la gestion de dossiers.
- De l'innovation grâce à la clause d'expérimentation. Les communes comme laboratoires de ce qui fonctionne.
Phase 5 : sources
Synthèse
Le SPP Intégration sociale est un maillon intermédiaire qui transfère chaque année ±2 milliards d'euros aux CPAS avec un contrôle insuffisant, sans mesure des résultats et avec une structure dépassée. Dans aucun pays de référence (NL, DE, DK, CH) il n'existe de couche intermédiaire comparable. Le gouvernement Arizona a déjà décidé de l'intégrer au SPF Sécurité sociale. HART soutient cette décision mais va plus loin : contrôle numérique via la Banque Carrefour, financement des CPAS aux résultats et clause d'expérimentation pour l'innovation par le bas.