INASTI (Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants) : audit
Date : 2026-03-29 Statut : 🟠 Réformé : intégration dans un seul institut de sécurité sociale Catégorie : parastataux de la sécurité sociale
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Nom officiel : Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI) / Rijksinstituut voor de Sociale Verzekeringen der Zelfstandigen (RSVZ)
Base juridique : arrêté royal n° 38 du 27 juillet 1967 organisant le statut social des travailleurs indépendants, complété par l'AR n° 74 du 10 novembre 1967 et la loi du 21 décembre 1970. Arrêtés d'exécution : AR du 19 décembre 1967 (Règlement général).
Date de création : 1967, en exécution de l'organisation légale du statut social des travailleurs indépendants.
Niveau de pouvoir : fédéral. L'INASTI est une institution publique fédérale de sécurité sociale (IPSS), sous la tutelle du ministre compétent pour les Indépendants.
Personnel : ±800 collaborateurs (source : werkenvoor.be, 2025)
Implantation : Quai de Willebroeck 35, 1000 Bruxelles
Organe de gestion : le Comité général de gestion pour le statut social des travailleurs indépendants (CGG) est l'organe paritaire d'avis et de décision. L'INASTI assure le secrétariat du CGG.
Contrat d'administration : le 6e contrat d'administration court de 2022 à 2025.
Public : 1.299.825 indépendants en Belgique (31 décembre 2024), dont :
- 801.544 à titre principal
- 341.591 à titre complémentaire
- 156.690 actifs après l'âge de la pension
- Par région : 62,4 % en Flandre (810.508), 26,8 % en Wallonie (348.710), 9,7 % à Bruxelles (125.951)
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Gestion financière globale (GFG) : toutes les cotisations des indépendants sont centralisées à l'INASTI, puis réparties entre les différents secteurs du statut social (pensions, soins de santé, incapacité de travail, allocations familiales. Ces dernières transférées aux entités fédérées depuis 2019).
- Caisse nationale auxiliaire : l'INASTI gère sa propre caisse d'assurances sociales. La Caisse nationale auxiliaire. Pour les indépendants qui ne s'affilient pas à une caisse privée. Qui ne s'affilie pas dans le délai légal devient automatiquement membre de la Caisse nationale auxiliaire.
- Secrétariat du CGG : l'INASTI offre un appui administratif et juridique au Comité général de gestion.
- Service des dispenses de cotisations (DVR) : traite les demandes des indépendants qui, en raison de difficultés économiques, sollicitent une dispense de leurs cotisations sociales.
- Direction Concurrence loyale (ECL) : combat la fraude sociale chez les indépendants. Contrôles sur les affiliations fictives, les faux indépendants et les non-affiliations.
- Réglementation et avis : l'INASTI prépare la législation et rend des avis sur le statut social des travailleurs indépendants.
Chevauchements avec d'autres institutions :
- ONSS (Office national de sécurité sociale) : l'ONSS gère la gestion financière globale pour les salariés. L'INASTI fait exactement la même chose pour les indépendants. Deux systèmes parallèles avec des administrations, des plateformes informatiques et des flux de financement séparés.
- 11 caisses d'assurances sociales agréées (Acerta, Liantis, Xerius, Partena, Securex Integrity, Group S, Avixi, etc.) : des organismes privés qui effectuent la perception effective des cotisations et le traitement des dossiers. L'INASTI centralise ensuite les flux financiers.
- SFP (Service fédéral des Pensions) : paie les pensions des indépendants. L'INASTI les finance.
- INAMI : gère l'assurance maladie. Aussi pour les indépendants, financée via l'INASTI.
- BCSS (Banque Carrefour de la Sécurité sociale) : échange de données.
Taux de cotisation (2025) :
- Jusqu'à 73.447,52 € de revenu net : 20,50 %
- De 73.447,52 € à 108.238,40 € : 14,16 %
- Au-delà de 108.238,40 € : pas de cotisation (plafond)
- Cotisation minimale à titre principal : ±905,71 €/trimestre (sur le revenu minimum de 17.374,08 €)
Poids financier : le régime des indépendants représente une part bien plus réduite que le régime des salariés. Le régime des salariés traite ±93,6 milliards d'euros (ONSS, 2024). Le régime des indépendants n'en est qu'une fraction. Les cotisations de 1,3 million d'indépendants, avec des taux plus bas et un plafond.
Indicateurs de performance : l'INASTI travaille avec un contrat d'administration (2022-2025) qui contient des KPI, mais les résultats ne sont pas accessibles publiquement sous une forme détaillée.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas :
- Pas d'institut distinct pour les indépendants. La SVB (Sociale Verzekeringsbank) gère les assurances nationales (AOW, allocations familiales) pour tout le monde. Salariés et indépendants. L'UWV gère les assurances des travailleurs salariés.
- Les ZZP'ers (indépendants sans personnel) ne sont pas assurés obligatoirement contre l'incapacité de travail ou le chômage. Ils paient des primes nationales via l'impôt sur les revenus.
- Conséquence : pas de bureaucratie distincte pour les indépendants, mais aussi un trou dans la protection. Le gouvernement néerlandais se débat depuis des années avec l'instauration d'une assurance obligatoire contre l'incapacité de travail pour les ZZP'ers.
- Gain d'efficience : une seule SVB pour toutes les assurances nationales = moins de frais de structure, moins de doublons.
Allemagne :
- Les indépendants ne sont en principe pas assurés socialement de manière obligatoire (sauf certains groupes professionnels).
- Exception : la Künstlersozialkasse (KSK) pour les artistes et les publicistes. Les pouvoirs publics paient 50 % de leur assurance maladie, de leur pension et de leurs soins de longue durée (comme équivalent de la part employeur).
- La Rentenversicherung (pension) est obligatoire pour certaines catégories d'indépendants (enseignants, infirmiers, artisans).
- Pas d'institut central pour tous les indépendants c'est morcelé par groupe professionnel.
Suisse :
- Les indépendants sont assurés obligatoirement dans l'AVS (vieillesse/survivants), l'AI (invalidité) et les APG (perte de gain).
- Inscription auprès de la caisse de compensation cantonale (Ausgleichskasse) ou d'une association professionnelle.
- Taux de cotisation : ±10 % du revenu.
- Pas d'institut distinct. Les caisses de compensation existantes traitent les salariés et les indépendants.
- Efficace : un seul système, pas de bureaucratie parallèle.
Danemark :
- Pas de système distinct pour les indépendants. La sécurité sociale est gérée par les communes (aide sociale) et par Udbetaling Danmark (prestations).
- Les indépendants paient des impôts qui financent les prestations sociales. Pas de système de cotisation distinct.
- Très efficient et numérique : presque tout se fait automatiquement via le système fiscal.
Suède :
- Försäkringskassan gère les assurances sociales pour tout le monde. Salariés et indépendants.
- Un seul institut, aucune distinction dans le traitement administratif.
- Les indépendants paient des egenavgifter (cotisations propres) plus élevées que les salariés, mais tout passe par le même système.
Conclusion de la comparaison internationale : la Belgique est un des rares pays à disposer d'un institut entièrement distinct pour la sécurité sociale des indépendants. Aux Pays-Bas, en Suisse, au Danemark et en Suède, les indépendants sont intégrés dans le système général. Cela produit moins de frais de structure, moins de doublons de systèmes informatiques, et un paysage plus simple.
1D. Problèmes et critiques
Bureaucratie parallèle : l'INASTI (800 collaborateurs) existe à côté de l'ONSS (±2.500 collaborateurs) avec largement la même fonction. Percevoir les cotisations, gérer les flux financiers, et les répartir entre les organismes d'exécution. Deux plateformes informatiques séparées, deux systèmes comptables séparés, deux lignes de reporting séparées.
Une couche intermédiaire sans service direct : l'INASTI ne fournit aucun service direct au citoyen. Les cotisations sont perçues par 11 caisses d'assurances sociales privées. Les pensions sont payées par le SFP. L'assurance maladie passe par l'INAMI et les mutualités. L'INASTI est en substance une simple courroie de transmission financière dotée d'un rôle de régulation.
11 caisses privées + 1 caisse publique : le morcellement entre 11 caisses d'assurances sociales privées agréées (Acerta, Liantis, Xerius, Partena, Securex, etc.) plus la Caisse nationale auxiliaire entraîne des frais de marketing, des frais de gestion, et une concurrence qui n'apporte aucune plus-value à l'indépendant. Les caisses font largement la même chose : calculer, percevoir et reverser les cotisations à l'INASTI.
Retard de numérisation : le CGG a rendu en 2023 un avis sur la numérisation du statut social. L'ambition est une « banque de données et une plateforme de données centrales pour la sécurité sociale ». Mais la mise en œuvre est lente et les systèmes de l'INASTI et de l'ONSS restent séparés.
Transparence limitée : le contrat d'administration 2022-2025 contient des KPI, mais ceux-ci ne sont pas disponibles publiquement dans le détail. Le rapport annuel 2024 se concentre sur la législation et la jurisprudence. Pas sur les performances opérationnelles, la satisfaction des clients, ou l'efficience.
Pas de contrôle démocratique par le parlement : l'INASTI est piloté par le CGG (composé paritairement de représentants des organisations d'indépendants) et se trouve sous tutelle ministérielle. Le contrôle parlementaire est indirect et limité.
Coûts en hausse, vieillissement : avec 156.690 indépendants actifs après l'âge de la pension (hausse de 6,04 % en 2024) et une population vieillissante, les dépenses de pension et de soins de santé augmentent structurellement. Le système ne dispose pas de mécanismes suffisants pour garantir sa soutenabilité.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La perception des cotisations et le traitement des dossiers se font déjà de manière décentralisée via 11 caisses privées. L'INASTI s'y ajoute comme couche intermédiaire centralisatrice. La question est de savoir si cette couche est nécessaire. Ou si l'ONSS pourrait tout aussi bien assumer cette fonction. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen sait à peine ce que fait l'INASTI. L'interaction passe par la caisse d'assurances sociales, pas par l'INASTI. Les données financières sur le régime sont difficiles à trouver et ne sont pas présentées de manière standardisée. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | L'INASTI ne perçoit pas l'argent lui-même. Ce sont les caisses qui le font. L'INASTI le répartit. La chaîne cotisation → caisse → INASTI → SFP/INAMI est longue et les responsabilités sont diffuses. Qui est responsable en cas de déficit ? |
| 4 | Simplicité | ❌ | INASTI + ONSS + 11 caisses privées + Caisse nationale auxiliaire + SFP + INAMI + BCSS = une toile opaque. Un jeune de 16 ans (ou un entrepreneur de 40 ans) ne peut pas expliquer ce système. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 800 collaborateurs pour 1,3 million d'indépendants est en soi praticable. Mais l'ONSS gère un système comparable pour les salariés avec ±2.500 collaborateurs, pour un volume financier bien plus important (±93,6 Mds €). Une fusion produirait des avantages d'échelle. |
| 6 | Compétences concurrentes | ✅ | Sans objet. Il s'agit d'une matière fédérale qui doit rester fédérale (la sécurité sociale). |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Des KPI existent via le contrat d'administration, mais ils ne sont pas disponibles publiquement sous une forme détaillée. Il n'y a aucune reddition de comptes publique sur les délais de traitement, la satisfaction des clients, ou le coût par dossier. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Un projet de numérisation est en cours, mais les systèmes de l'INASTI et de l'ONSS restent séparés. Le principe once only n'est pas encore réalisé : les indépendants qui travaillent aussi comme salariés ont affaire à deux systèmes séparés. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Pratiquement aucun pays comparable n'a d'institut distinct pour la sécurité sociale des indépendants. Pays-Bas, Suisse, Suède, Danemark. Partout, les indépendants sont intégrés dans le système général. Le modèle belge est une exception au niveau international. |
Synthèse : 1× ✅, 4× ⚠️, 4× ❌. Principaux gains : simplicité (fusionner l'INASTI et l'ONSS), transparence (des KPI et un reporting financier publics), et éprouvé à l'étranger (rejoindre le modèle universel).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé l'INASTI est intégré dans l'ONSS pour former un seul institut belge de sécurité sociale. La réglementation spécifique aux indépendants (taux de cotisation, plafonds, droits sociaux) est maintenue, mais l'administration est fusionnée.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
- L'INASTI est supprimé comme institution distincte et intégré dans l'ONSS (ou dans une nouvelle institution combinée : « Sécurité sociale Belgique »).
- La gestion financière globale des salariés et celle des indépendants sont fusionnées. Un seul pot, avec une séparation interne par statut là où c'est nécessaire.
- Les 11 caisses d'assurances sociales privées subsistent comme percepteurs des cotisations et comme contact de première ligne, mais reversent à l'unique institution combinée.
- La Caisse nationale auxiliaire devient une composante de la nouvelle institution (comme la Caisse auxiliaire pour travailleurs salariés fonctionne déjà sous l'ONSS).
- Une seule plateforme numérique pour toute la sécurité sociale. Salariés et indépendants. Un seul login, un seul aperçu, un guichet unique.
Vers quel niveau : reste fédéral.
Modèle international : la Suède (Försäkringskassan. Une seule institution pour tout le monde), la Suisse (Ausgleichskassen. Les mêmes caisses pour les salariés et les indépendants), le Danemark (Udbetaling Danmark. Organisme central de paiement des prestations).
Gain d'efficience estimé :
- Économie de personnel par la mise en commun des frais de structure : estimation de 10-15 % des frais de structure combinés (informatique, RH, management, immobilier). Sur 800 collaborateurs de l'INASTI, cela représente ±80-120 ETP.
- Intégration des systèmes informatiques : investissement unique, économie structurelle sur les licences, la maintenance et le développement en double.
- Meilleure qualité des données grâce à une seule banque de données pour les salariés et les indépendants (pertinent pour les statuts mixtes).
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : cadre légal : adaptation de l'AR n° 38 et des lois organiques de l'ONSS et de l'INASTI. Loi de fusion.
- Années 2-3 : intégration informatique : migration des systèmes de l'INASTI vers la plateforme de l'ONSS ou vers une nouvelle plateforme commune.
- Années 3-4 : intégration organisationnelle : transfert du personnel, fusion du back-office.
- Années 4-5 : intégration opérationnelle complète. Un seul guichet, une seule plateforme.
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
INASTI (Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants) : réformé
L'INASTI est fusionné avec l'ONSS pour former un seul institut de sécurité sociale. Les indépendants et les salariés méritent la même administration professionnelle. Sans double bureaucratie.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
L'INASTI gère la sécurité sociale de 1,3 million d'indépendants en Belgique. Il a été créé en 1967 et compte ±800 collaborateurs à Bruxelles. Les indépendants paient leurs cotisations sociales (20,50 % de leur revenu net, avec un plafond) à l'une des 11 caisses d'assurances sociales privées agréées (Acerta, Liantis, Xerius, Partena, etc.) ou à la Caisse nationale auxiliaire de l'INASTI. Ces caisses reversent les cotisations à l'INASTI, qui centralise l'argent et le répartit entre le service des pensions (SFP), l'assurance maladie (INAMI) et les autres branches de la sécurité sociale.
Ce qui ne va pas
La Belgique est l'un des rares pays au monde à avoir un institut entièrement distinct pour la sécurité sociale des indépendants. À côté de l'INASTI (800 collaborateurs, pour les indépendants) existe l'ONSS (±2.500 collaborateurs, pour les salariés) : avec largement la même fonction : centraliser les cotisations et les répartir entre les mêmes organismes d'exécution (SFP, INAMI). Deux systèmes informatiques séparés, deux systèmes comptables séparés, deux structures de management. Celui qui est à la fois salarié et indépendant (un groupe qui grandit) a affaire à deux systèmes parallèles. Le citoyen ne sait même pas que l'INASTI existe. Toute l'interaction passe par la caisse d'assurances sociales ou par la mutualité. L'INASTI est en substance une simple courroie de transmission financière dotée d'un rôle de régulation, sans service direct au citoyen. Entre-temps, les indicateurs de performance du contrat d'administration ne sont pas disponibles publiquement et il n'y a aucune reddition de comptes transparente sur les coûts et les résultats.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Suède, Försäkringskassan gère les assurances sociales pour tout le monde. Salariés et indépendants. Dans un seul système. En Suisse, les indépendants s'inscrivent auprès des mêmes caisses de compensation cantonales que les salariés et paient ±10 % de leur revenu. Au Danemark, les prestations sociales pour tous sont financées via le système fiscal et payées par Udbetaling Danmark. Pas de système distinct, pas d'institut distinct. Aux Pays-Bas, il n'existe même pas du tout d'organe distinct pour les indépendants : la SVB gère les assurances nationales pour tout le monde, l'UWV uniquement les assurances des travailleurs salariés. Le résultat dans tous ces pays : moins de frais de structure, un meilleur échange de données, et un système plus simple.
Ce que HART propose
L'INASTI est intégré dans l'ONSS pour former un seul institut de sécurité sociale combiné. Les règles spécifiques aux indépendants (taux de cotisation plus bas, plafond, droits sociaux propres) sont intégralement maintenues. C'est l'administration qui fusionne, pas le statut. Les 11 caisses d'assurances sociales privées subsistent comme contact de première ligne et comme percepteurs des cotisations. La Caisse nationale auxiliaire devient une composante du nouvel institut, tout comme la Caisse auxiliaire pour travailleurs salariés fonctionne déjà sous l'ONSS. Une seule plateforme numérique donne à chaque citoyen. Salarié, indépendant, ou les deux. Un aperçu complet de sa sécurité sociale au même endroit. Le Comité général de gestion pour les indépendants (CGG) subsiste comme organe consultatif, mais fait rapport au conseil d'administration de l'institut combiné.
Ce que cela rapporte
La mise en commun des frais de structure (informatique, RH, management, immobilier) rapporte une économie estimée de 80-120 ETP et des économies annuelles structurelles sur les systèmes informatiques et les licences en double. Un meilleur service pour le groupe grandissant de citoyens à statut mixte (salarié + indépendant). Une seule banque de données améliore la qualité des données et rend enfin possible le principe once only. Et surtout : un système que le citoyen comprend. Un seul institut, une seule plateforme, un seul aperçu. Comme cela fonctionne déjà depuis des années en Suède, en Suisse et au Danemark.
Phase 5 : sources
Synthèse
L'INASTI est un cas unique au niveau international : un institut entièrement distinct pour la sécurité sociale des indépendants. Dans presque tous les pays comparables, les indépendants sont intégrés dans le système général de sécurité sociale. Avec 800 collaborateurs et aucun service direct au citoyen, l'INASTI fonctionne comme une couche financière intermédiaire. L'intégration avec l'ONSS rendrait le système plus simple, plus transparent, et moins cher. Sans que les règles spécifiques aux indépendants ne changent. Les modèles suédois, suisse et danois prouvent que c'est possible.