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SAR WGG → Vlaamse Raad WVG : audit

Ligne : SAR WGG. Bien-être et santé (conseils consultatifs flamands) Date : 2026-03-30 Statut : 🟠 Réformé : plus léger, plus indépendant, plus axé sur les résultats


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

Le Strategische Adviesraad voor het Vlaamse Welzijns-, Gezondheids- en Gezinsbeleid (SAR WGG), le conseil consultatif stratégique pour la politique flamande du bien-être, de la santé et de la famille, a été de 2009 à fin 2018 l'organe consultatif légal de l'autorité flamande pour le bien-être, la santé publique et la famille. Le SAR WGG a été créé par le décret-cadre de 2003 (qui prévoyait un conseil consultatif stratégique par domaine politique) et est devenu opérationnel en 2009.

Le 31 décembre 2018, le SAR WGG a cessé d'exister. Son successeur est le Vlaamse Raad voor Welzijn, Volksgezondheid en Gezin (Vlaamse Raad WVG), le Conseil flamand du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille, créé par le décret du 29 juin 2018. Le Vlaamse Raad WVG n'est pas seulement un organe consultatif mais aussi un organe de concertation : il peut conclure des accords avec le Gouvernement flamand sur des aspects du domaine politique WVG.

Base juridique : décret du 29 juin 2018 portant création du Vlaamse Raad voor Welzijn, Volksgezondheid en Gezin + arrêté d'exécution du Gouvernement flamand.

Niveau de pouvoir : flamand (compétences communautaires et régionales en matière de bien-être, de santé et de famille).

Structure : le Vlaamse Raad WVG compte 4 chambres :

  1. Chambre intersectorielle 34 membres (employeurs, travailleurs, structures de soins, mutualités, caisses d'assurance soins, usagers, experts indépendants)
  2. Chambre sectorielle Protection sociale et Handicap ±23-28 membres
  3. Chambre sectorielle Santé ±23-28 membres
  4. Chambre sectorielle Famille et Aide à la jeunesse ±23-28 membres

Au total : plus de 100 membres (effectifs + suppléants) issus des organisations d'employeurs, des syndicats (CSC, FGTB, CGSLB), des communes (VVSG, association des villes et communes flamandes), des mutualités, des prestataires de soins, des conseils des aînés, des plateformes de patients et des organisations familiales. S'y ajoutent des experts indépendants, nommés par le Gouvernement flamand après appel public.

Secrétariat : petite équipe dirigée par le secrétaire Gunter Naets, hébergée auprès du SERV (rue de la Loi 34-36, Bruxelles). Le secrétariat compte, selon les estimations, 8 à 12 ETP (service d'études, administration, chargés de mission). Les frais de personnel et de fonctionnement sont supportés par le budget flamand, comme partie de la dotation aux conseils consultatifs stratégiques.

Budget : le budget de fonctionnement total de l'ensemble des conseils consultatifs stratégiques flamands s'élève à environ 12 millions d'euros par an. La part exacte du Vlaamse Raad WVG n'est pas détaillée publiquement, mais elle est estimée à 1 à 2 millions d'euros (secrétariat + frais de fonctionnement). Le Gouvernement flamand a décidé d'économiser 3 millions d'euros à partir de 2027 sur l'ensemble des conseils consultatifs. Un quart du budget de fonctionnement total.

1B. Que fait-il en pratique ?

Missions principales (décret) :

  1. Rendre des avis politiques stratégiques au Gouvernement flamand et au Parlement flamand
  2. Conclure des accords entre les parties prenantes et le Gouvernement flamand (nouveau par rapport au SAR WGG)
  3. Développer une vision sur la politique du bien-être, de la santé et de la famille
  4. Suivre les évolutions sociétales
  5. Examiner les projets de décret, d'arrêté et d'accord de coopération
  6. Analyser les politiques européennes en préparation
  7. Formuler des recommandations politiques et évaluer leur prise en compte

Production :

En pratique, le Vlaamse Raad WVG fonctionne comme un organe de concertation à composition large où la société civile organisée (prestataires de soins, mutualités, syndicats, employeurs, usagers) contribue à orienter la politique flamande du bien-être et de la santé. La demande d'avis émane le plus souvent du Gouvernement flamand (pour des projets de décret ou des budgets), mais le conseil peut aussi rendre des avis d'initiative.

Chevauchement : il existe un chevauchement fonctionnel avec :

Prise en compte : il n'existe aucune mesure systématique de la manière dont les avis se traduisent dans les politiques effectives. Le Gouvernement flamand doit certes motiver pourquoi il s'écarte d'un avis, mais cette obligation de motivation est faiblement institutionnalisée. Les débats parlementaires et les critiques de la société civile organisée montrent que les avis sont régulièrement ignorés ou repris de manière seulement sélective.

1C. Comparaison internationale

Pays-Bas : Raad voor Volksgezondheid & Samenleving (RVS)

Allemagne : Sachverständigenrat Gesundheit & Pflege (SVR)

Suède : Socialstyrelsen (National Board of Health and Welfare)

Danemark : Sundhedsstyrelsen + nouveaux Sundhedsråd

Suisse : GDK (Konferenz der kantonalen Gesundheitsdirektorinnen)

1D. Problèmes et critiques

  1. Déficit démocratique dans la composition : le Vlaamse Raad WVG est en substance un organe corporatiste. Il représente des intérêts organisés (mutualités, syndicats, employeurs, structures de soins), pas le citoyen en tant qu'individu. Il n'y siège aucun représentant élu, et les « experts indépendants » y sont minoritaires.

  2. La logique du consensus freine le renouveau : en raison de la composition large (plus de 100 membres issus d'intérêts opposés), les avis tendent vers le compromis du plus petit dénominateur commun. Les propositions réellement novatrices tombent dans le processus de concertation.

  3. Prise en compte peu claire : il n'existe aucun mécanisme formel qui oblige le Gouvernement flamand à motiver ce qu'il fait des avis. La chaîne de prise en compte (avis → décision politique → évaluation) est faible.

  4. Coût contre impact : avec plus de 100 membres, un secrétariat et ±30-40 avis par an, les frais de structure sont considérables. La question est de savoir si ces avis améliorent réellement la politique, ou s'ils donnent surtout à la société civile organisée l'occasion de participer au débat.

  5. Le Gouvernement flamand taille lui-même : le Gouvernement flamand (2024-2029, dirigé par la N-VA) économise 3 millions d'euros sur l'ensemble des conseils consultatifs à partir de 2027. Un quart du budget de fonctionnement. Le ministre-président Diependaele (N-VA) : « Soyez grands et employez beaucoup de gens, ou rendez des avis dont on fait vraiment quelque chose. » L'opposition (Groen, Mieke Schauvliege) : « Ce n'est pas un exercice d'efficience, c'est une attaque contre la participation et la démocratie. » La société civile organisée (Beweging.net) : « Une société civile critique est vue davantage comme un obstacle que comme un partenaire. »

  6. Double casquette : de nombreux membres siègent à la fois au Vlaamse Raad WVG et au SERV, au VLOR ou dans des organes fédéraux. Cela conduit à des chevauchements et à une endogamie consultative.


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité Le Vlaamse Raad WVG rend des avis sur des compétences flamandes (bien-être, santé, famille). C'est le bon niveau.
2 Transparence ⚠️ Les avis sont publics, mais le processus qui les précède (qui vote quoi, quels intérêts pèsent) est peu transparent pour le citoyen. Le Flamand moyen ignore que cet organe existe.
3 Responsabilité = financement ⚠️ Le Conseil rend des avis mais ne décide pas. Les pouvoirs publics paient le secrétariat mais ne sont pas obligés de suivre les avis. Il n'y a aucun lien entre le coût des avis et le résultat politique.
4 Simplicité 4 chambres, plus de 100 membres, chevauchement avec le SERV et d'autres conseils. Un jeune de 16 ans n'y comprend rien. La différence entre « conseil consultatif » et « organe de concertation » est floue même pour les initiés.
5 Taille critique ⚠️ Avec plus de 100 membres, l'organe est assez grand pour la représentativité, mais trop grand pour la capacité d'action. Les chambres se chevauchent parfois entre elles.
6 Compétences concurrentes Sans objet. Il s'agit d'un organe consultatif, pas d'un organe législatif. Il conseille uniquement l'autorité flamande.
7 Orientation résultats Il n'y a pas de KPI, pas de test formel de prise en compte, pas d'évaluation de l'impact des avis sur les politiques. On compte le nombre d'avis, pas leur effet.
8 Numérique d'abord ⚠️ Les avis sont en ligne, mais il n'existe pas de plateforme numérique de participation pour les citoyens ou les professionnels qui ne font pas partie de la société civile organisée.
9 Éprouvé à l'étranger Les modèles néerlandais (RVS) et allemand (SVR) sont démontrablement plus efficaces : plus petits, plus indépendants, plus scientifiques, avec une meilleure prise en compte. Le modèle corporatiste belge est une exception européenne.

Synthèse : les gains les plus importants se situent au niveau de la simplicité (4), de l'orientation résultats (7) et du principe éprouvé à l'étranger (9). Le modèle actuel est trop grand, trop opaque, et produit des avis dont l'impact n'est pas mesuré.


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé la fonction consultative pour la politique du bien-être et de la santé a de la valeur, mais le modèle actuel est trop lourd, trop corporatiste et trop peu axé sur les résultats. HART propose un modèle fondamentalement différent.

3B. Proposition concrète

Ce qui change : Le Vlaamse Raad WVG est remplacé par un Conseil flamand de la Santé et du Bien-être (VGWR) sur le modèle néerlando-allemand :

  1. Composition : au maximum 9 à 11 experts indépendants (économistes de la santé, médecins, chercheurs en sciences du bien-être, juristes, experts du vécu). Pas de représentants d'intérêts. Leur place est dans la concertation sociale (le SERV), pas dans un conseil consultatif.

  2. Nomination : par le Parlement flamand sur proposition d'une commission de sélection indépendante, pour un terme de 4 ans, deux termes au maximum. Pas de nominations politiques.

  3. Méthode de travail : au maximum 6 à 8 avis approfondis par an (la qualité avant la quantité). Chaque avis scientifiquement étayé, avec des recommandations politiques concrètes et une estimation des coûts.

  4. Obligation de suivi : le Gouvernement flamand doit donner une réponse motivée à chaque avis dans les 3 mois. Le Parlement flamand débat chaque année du suivi des avis.

  5. Concertation séparée : la fonction de concertation (conclure des accords avec la société civile organisée) est détachée de la fonction consultative et logée au SERV, où elle a sa place.

  6. Secrétariat : équipe compacte de ±8 à 10 chercheurs, ancrée auprès du Bureau flamand du Plan ou du SERV.

  7. Plateforme numérique citoyenne : les citoyens et les professionnels peuvent fournir en ligne des apports pour les thèmes d'avis. Non pas en remplacement de l'expertise, mais en complément.

Économie estimée : 0,5 à 1 million d'euros par an grâce à la suppression de plus de 100 mandats non rémunérés mais logistiquement coûteux, au regroupement de la fonction de concertation au SERV et à la réduction du secrétariat. Plus important encore est le gain de qualité : moins d'avis, mais de meilleurs avis, avec un impact mesurable.

Modèle international : mélange du RVS néerlandais (petit, indépendant, scientifique) et du SVR allemand (ancré dans la loi, Gutachten annuel avec écho médiatique).

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

Vlaamse Raad WVG (conseil consultatif bien-être et santé) : Réformé D'un organe de concertation lourd de plus de 100 membres à un conseil consultatif indépendant et efficace de 9 à 11 experts de haut niveau. Sur le modèle néerlandais et allemand.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

Le Vlaamse Raad voor Welzijn, Volksgezondheid en Gezin (Vlaamse Raad WVG) est l'organe consultatif et de concertation de l'autorité flamande pour tout ce qui touche au bien-être, à la santé et à la famille. Le conseil compte plus de 100 membres, répartis en 4 chambres, et rend chaque année de 25 à 40 avis. Le secrétariat (±10 collaborateurs) est financé par l'autorité flamande. Son prédécesseur, le SAR WGG, a rendu plus de 200 avis entre 2009 et 2018.

Ce qui ne va pas

Trois problèmes fondamentaux. Premièrement : le conseil est un organe corporatiste. Ses membres représentent les mutualités, les syndicats, les employeurs et les prestataires de soins. Des intérêts organisés, pas le citoyen. Cela mène à des avis de compromis qui freinent le renouveau. Deuxièmement : la prise en compte est faible. Il n'y a pas de KPI, pas de retour formel, et pas d'évaluation de l'impact des avis. Le Gouvernement flamand peut écarter les avis sans conséquence. Troisièmement : l'échelle est disproportionnée. Avec 4 chambres et plus de 100 membres, les frais de structure sont difficiles à justifier pour 30 à 40 avis par an. Le Gouvernement flamand lui-même économise à partir de 2027 un quart du budget de fonctionnement de l'ensemble des conseils consultatifs (3 millions d'euros) : une reconnaissance implicite que le système est trop cher pour ce qu'il rapporte.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas ont le Raad voor Volksgezondheid & Samenleving (RVS) : 10 experts indépendants, ±25 collaborateurs, 4 à 6 avis approfondis par an. Chaque avis reçoit une position formelle du gouvernement et est discuté au parlement. Aucune représentation d'intérêts dans le conseil lui-même. La concertation sociale passe par le SER. Résultat : moins d'avis, mais de meilleurs avis, avec une influence politique démontrable. L'Allemagne a le Sachverständigenrat Gesundheit & Pflege (SVR) : 7 scientifiques, chaque année un Gutachten étendu largement débattu au Bundestag et dans les médias. Les deux modèles prouvent qu'un petit organe d'experts indépendant est plus efficace qu'un organe de concertation corporatiste à composition large.

Ce que HART propose

Remplacer le Vlaamse Raad WVG par un Conseil flamand de la Santé et du Bien-être de 11 experts indépendants au maximum. Nomination par le Parlement flamand sur proposition d'une commission de sélection indépendante. Pas de nominations politiques ni issues de la société civile organisée. Le conseil rend au maximum 6 à 8 avis approfondis et scientifiquement étayés par an. Le Gouvernement flamand doit répondre de manière motivée à chaque avis dans les 3 mois. Le Parlement flamand débat chaque année du suivi. La fonction de concertation (conclure des accords avec la société civile organisée) est transférée au SERV, où elle a sa place. S'y ajoute une plateforme numérique citoyenne où chaque Flamand peut fournir des apports pour les thèmes d'avis.

Ce que cela rapporte

De meilleurs avis, grâce à une expertise indépendante au lieu de compromis d'intérêts. Une influence politique démontrable, grâce à l'obligation de suivi et au débat parlementaire. Une économie de 0,5 à 1 million d'euros par an sur les frais de structure. Et pour le citoyen : enfin la possibilité de voir qui conseille, ce qu'il advient de cet avis, et de fournir lui-même des apports.


Phase 5 : sources

Source URL Date Utilisé pour
Vlaamse Raad WVG. Wat doen we? https://www.vlaamseraadwvg.be/vlarwvg/pagina/wat-doen-we 2024 Missions et fonctions
Vlaamse Raad WVG. Samenstelling https://www.vlaamseraadwvg.be/vlarwvg/pagina/samenstelling 2024 Membres et chambres
Decreet oprichting Vlaamse Raad WVG https://codex.vlaanderen.be/PrintDocument.ashx?datum=&geannoteerd=false&id=1029601&print=false 29/06/2018 Base juridique
SAR WGG. 9 jaar beleidsadvisering https://www.serv.be/sites/default/files/documenten/SAR_20190424.pdf 2019 Historique et production du SAR WGG
Jaarverslag 2023 Vlaamse Raad WVG https://www.vlaamseraadwvg.be/jaarverslag/vlarwvg-2023/ 2024 Nombre d'avis 2023
Jaarverslag 2022 Vlaamse Raad WVG https://www.vlaamseraadwvg.be/jaarverslag/vlarwvg-2022/ 2023 Nombre d'avis 2022
Visie.net. Vlaamse regering snoeit in budget adviesraden https://visie.net/artikel/vlaamse-regering-snoeit-in-budget-adviesraden 2025 Économies de 3 M€, citations de Diependaele
Beweging.net. Opinie besparingen adviesraden https://www.beweging.net/opinie-vlaamse-regering-bespaart-op-strategische-adviesraden-een-ideologische-keuze/ 2025 Critique de la société civile organisée
SERV. Advies hervorming strategische adviesraden https://www.serv.be/serv/publicatie/advies-hervorming-strategische-adviesraden 2025 Position du SERV sur la réforme
RVS Nederland. Over de RVS https://www.raadrvs.nl/over-de-rvs 2024 Structure du modèle néerlandais
SVR Gesundheit & Pflege. Über uns https://www.svr-gesundheit.de/ueber-uns/ 2024 Structure du modèle allemand
BMG. Neuberufung SVR 2023 https://www.bundesgesundheitsministerium.de/presse/pressemitteilungen/neuberufung-svr-2023 2023 Composition du SVR
Socialstyrelsen Zweden. About us https://www.socialstyrelsen.se/en/about-us/ 2024 Modèle suédois
Kaderdecreet strategische adviesraden https://codex.vlaanderen.be/portals/codex/documenten/1011529.html 2003 Cadre légal des conseils consultatifs flamands
Vlaams Parlement. Decreet hervorming adviesraden (608/2025-2026) https://docs.vlaamsparlement.be/files/pfile?id=2257074 2025-2026 Réforme en cours