Gouvernement flamand : 9 ministres
Audit HART réforme de l'État
Date : 2026-03-30 Statut : 🟠 Réformé Ligne : Entité fédérée flamande. Gouvernement
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Gouvernement flamand est le pouvoir exécutif de la Communauté flamande et de la Région flamande. Deux entités qui ont fusionné leurs institutions en 1980 en un seul Parlement flamand et un seul Gouvernement flamand. C'est unique en Belgique : seule la Flandre a réuni ses institutions régionales et communautaires.
Base juridique :
- Loi spéciale de réformes institutionnelles (LSRI) du 8 août 1980, en particulier l'article 63 §1
- Décret spécial du 7 juillet 2006 relatif aux institutions flamandes
- Constitution belge, articles 121 à 126
Composition (légale) :
- Maximum 11 ministres, ministre-président compris
- Au moins un membre doit être domicilié en Région de Bruxelles-Capitale
- Règle de genre : maximum deux tiers de membres du même sexe
Composition actuelle. Gouvernement Diependaele I (depuis le 30 septembre 2024) : Coalition N-VA (31 sièges) + Vooruit (18 sièges) + CD&V (16 sièges) = 65/124 sièges
| Ministre | Parti | Compétences |
|---|---|---|
| Matthias Diependaele (MP) | N-VA | Économie, Innovation, Industrie, Politique extérieure, Numérisation, Gestion facilitaire |
| Melissa Depraetere (vice-MP) | Vooruit | Logement, Énergie, Climat, Tourisme, Jeunesse |
| Hilde Crevits (vice-MP) | CD&V | Administration intérieure, Politique urbaine et rurale, Vivre ensemble, Intégration, Parcours d'intégration civique, Affaires administratives, Économie sociale, Pêche |
| Ben Weyts (vice-MP) | N-VA | Budget, Finances, Périphérie flamande, Patrimoine immobilier, Bien-être animal |
| Zuhal Demir | N-VA | Enseignement, Emploi, Justice, Application des normes |
| Caroline Gennez | Vooruit | Bien-être, Lutte contre la pauvreté, Culture, Égalité des chances |
| Jo Brouns | CD&V | Omgeving (environnement et aménagement du territoire), Agriculture |
| Annick De Ridder | N-VA | Mobilité, Travaux publics, Ports, Sport |
| Cieltje Van Achter | N-VA | Bruxelles, Médias |
Total : 9 ministres (sous le maximum légal de 11). Fait notable : 6 des 9 ministres sont des femmes.
Budget :
- Budget flamand 2026 : ±60,9 milliards d'euros de recettes (corrigé SEC)
- Déficit budgétaire : de 3,1 milliards d'euros (2025) à 1,7 milliard d'euros (2026)
- Opération d'économies de 1,5 milliard d'euros en 2026
Effectif de l'autorité flamande :
- Fin 2024 : 27.972 membres du personnel (25.660 ETP)
- Baisse de 1.519 par rapport à 2023
- 59 % de femmes
- Plus grand domaine politique : Emploi, Économie, Sciences, Innovation, Agriculture et Économie sociale (>6.000 ETP)
Cabinets :
- 289 membres du personnel pour l'ensemble des cabinets (maximum légal : 303)
- En moyenne 32,1 par ministre
- Ministre-président et vice-ministres-présidents : max. 14 membres du personnel de soutien par cabinet
- Autres ministres : max. 9 membres du personnel de soutien par cabinet
- Coût total des cabinets : pas disponible publiquement comme chiffre distinct, mais estimé à 15 à 20 M€/an
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Exécution des décrets flamands (compétences régionales et communautaires)
- Établissement et exécution du budget
- Gestion des centimes additionnels à l'impôt des personnes physiques et des impôts régionaux
- Adoption d'arrêtés réglementaires (arrêtés du Gouvernement flamand)
- Représentation dans les enceintes fédérales et européennes
Chevauchements et complexité :
- La fusion de la région et de la communauté fait que le Gouvernement flamand combine des compétences qui, en Wallonie et à Bruxelles, sont exercées par plusieurs gouvernements
- C'est en principe plus efficient, mais cela crée une complexité interne : un même ministre peut être responsable de matières régionales et communautaires
- Exemple : la ministre Crevits combine l'administration intérieure (région) avec l'intégration (communauté) et l'économie sociale
- La répartition des compétences avec le niveau fédéral mène régulièrement à des conflits, en particulier pour les soins de santé, le marché du travail et l'énergie
Culture des cabinets : Le système belge (et donc aussi flamand) de cabinets ministériels est unique en Europe. Les collaborateurs de cabinet forment de fait une structure de décision parallèle à côté de la fonction publique. La relation cabinet-administration est un point de blocage connu :
- Les cabinets reprennent à l'administration le travail de préparation des politiques
- Cela mène à la démotivation des fonctionnaires et à la perte de mémoire institutionnelle
- Le pantouflage entre cabinet et administration (détachement) crée des conflits d'intérêts
Indicateurs de performance : La Cour des comptes a attribué aux informations de performance jointes au budget flamand 2025 une « note médiocre ». Le Gouvernement flamand a revu à la baisse son ambition d'au moins un indicateur de performance par domaine politique, mais s'est engagé à compléter les jeux d'indicateurs lors de la confection du budget 2026. À partir de 2026, une « Journée de la reddition de comptes » est instaurée.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Pas de cabinets ministériels Les Pays-Bas ne connaissent pas de système de cabinets au sens belge. Les ministres n'ont que quelques conseillers politiques (1 à 2 par ministre) et des porte-parole. Toute la préparation des politiques est assurée par la fonction publique permanente (les départements). Ce modèle est moins cher, plus professionnel et évite la problématique du pantouflage. Les Pays-Bas comptent ±17 ministres au niveau national, mais pas de gouvernements d'entités fédérées. Les provinces (12) sont administrées par les Gedeputeerde Staten (4 à 7 députés provinciaux par province, sans cabinets).
Allemagne. Des Länder avec de petits cabinets, sans culture des cabinets Les 16 entités fédérées allemandes (Länder) ont chacune leur propre Landesregierung :
- Rhénanie-du-Nord-Westphalie (18 millions d'habitants, comparable à la Belgique) : 12 ministres + un ministre-président, pas de système de cabinets à la belge
- Bavière (13 millions d'habitants) : un ministre-président + 17 ministres et secrétaires d'État
- Les ministres des Länder allemands travaillent avec un petit secrétariat personnel (Ministerbüro, 5 à 10 personnes), mais la préparation des politiques est assurée par la Ministerialverwaltung (la fonction publique départementale)
- Pas de structure de cabinet parallèle. C'est l'appareil administratif qui est la machine à produire les politiques
Danemark. Simplification radicale en 2007 Le Danemark a supprimé en 2007 ses 14 provinces (amter) et les a remplacées par 5 régions aux compétences limitées (principalement les soins de santé). Les communes ont été fusionnées, de 271 à 98. Le gouvernement central compte ±23 ministres. L'administration régionale est efficiente, avec des conseils régionaux de 41 membres élus au suffrage direct. Mais pas de gouvernements propres avec des ministres.
Suède. Deux couches de pouvoir, pas de ministres régionaux La Suède compte 21 län (provinces) avec :
- Des County Administrative Boards (länsstyrelser) : des gouverneurs désignés par l'État central, qui exécutent la politique nationale
- Des Regioner (régions) : des conseils élus au suffrage direct qui gèrent les soins de santé et les transports en commun Pas de cabinets ministériels au niveau régional. La séparation entre le pouvoir exécutif national et la démocratie régionale est claire.
1D. Problèmes et critiques
Le système des cabinets comme administration de l'ombre : les 289 collaborateurs de cabinet forment des mini-administrations qui éclipsent le travail de 28.000 fonctionnaires. Selon la revue Samenleving & Politiek (2023), cela mène à « la démotivation et à la perte du sens des responsabilités » dans la fonction publique permanente.
Absence de mesure des résultats : année après année, la Cour des comptes juge insuffisantes les informations de performance jointes au budget. Le Gouvernement flamand reporte sans cesse les améliorations.
Morcellement des compétences avec le niveau fédéral : le Gouvernement flamand partage des compétences cruciales (soins de santé, marché du travail, énergie, climat) avec le niveau fédéral, ce qui entraîne des structures de concertation, des accords de coopération et des conflits de compétence.
Autonomie fiscale limitée : malgré un budget flamand de plus de 60 milliards d'euros, une grande partie arrive par des dotations issues de la loi spéciale de financement. Le fiscal gap (l'écart entre qui décide des dépenses et qui perçoit l'impôt) est considérable.
Déficit démocratique dans la représentation bruxelloise : au moins un ministre doit venir de Bruxelles, mais la Communauté flamande n'a pas de compétences régionales propres à Bruxelles. Uniquement des compétences communautaires, via la VGC.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | La fusion région/communauté est positive (moins de couches), mais la répartition des compétences avec le niveau fédéral est floue. Les compétences partagées (santé, énergie) créent des chevauchements. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Les cabinets fonctionnent comme des boîtes noires. Les CV des conseillers ne sont pas publiés par défaut. Les décisions du Gouvernement flamand sont publiées en ligne, mais le processus de préparation des politiques est opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Fiscal gap considérable, dû à la dépendance aux dotations fédérales via la loi spéciale de financement. Celui qui décide des dépenses ne perçoit pas entièrement les recettes. |
| 4 | Simplicité | ✅ | La fusion région/communauté est une particularité belge qui réduit la complexité. 9 ministres (sous le maximum de 11) est relativement compact. |
| 5 | Taille critique | ✅ | Avec 6,7 millions d'habitants et un budget de plus de 60 milliards d'euros, la Flandre est, comme entité fédérée, comparable au Danemark ou à un grand Land allemand. Taille suffisante. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | La Belgique connaît des compétences exclusives (contrairement au modèle allemand de législation concurrente). Cela crée de la rigidité et des conflits de compétence. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | La Cour des comptes attribue aux informations de performance une « note médiocre ». Les KPI sont incomplets, la culture de l'évaluation est à peine en construction. La Journée de la reddition de comptes promise ne démarre qu'en 2026. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Les décisions sont publiées sous forme numérique. La numérisation est une priorité politique (le ministre-président en est chargé), mais la fonction publique et les cabinets travaillent encore largement de manière traditionnelle. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ⚠️ | La fusion région/communauté est unique et fonctionne. Mais le système des cabinets va à l'encontre de ce qui fonctionne manifestement mieux aux Pays-Bas, en Allemagne et en Scandinavie. |
Synthèse : le gain le plus important se situe au niveau du principe 7 (orientation résultats) avec l'introduction de vrais KPI et d'un cycle d'évaluation, du principe 6 (compétences concurrentes) avec le passage au modèle allemand pour éliminer les conflits de compétence, et du principe 2 (transparence) avec la réforme du système des cabinets.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Le Gouvernement flamand subsiste comme gouvernement d'entité fédérée, mais le système des cabinets est démantelé, la mesure des performances devient obligatoire et la répartition des compétences est recalibrée via les compétences concurrentes.
3B. Proposition concrète
1. Réduire les cabinets sur le modèle allemand/néerlandais
- Maximum 5 à 7 conseillers politiques par ministre (au lieu de 32 en moyenne)
- La préparation des politiques retourne à la fonction publique permanente
- Interdiction de détacher des fonctionnaires vers les cabinets
- Obligation de transparence : CV, registres d'activités et rémunération de tous les conseillers rendus publics
- Économie estimée : ±10 à 12 M€/an + un énorme gain d'efficience dans la fonction publique
2. Mesure obligatoire des performances (modèle suédois)
- Chaque ministre définit des KPI SMART par domaine politique à son entrée en fonction
- La Journée de la reddition de comptes annoncée évolue vers une reddition de comptes numérique permanente : un vrai contrôle parlementaire, pas seulement un moment de présentation
- Évaluation indépendante par la Cour des comptes, pas par sa propre administration
- Publication d'un « bilan de l'État » sur le modèle suédois et néerlandais (CPB)
3. Compétences concurrentes (modèle allemand)
- Les entités fédérées (dont la Flandre) peuvent légiférer dans tous les domaines que l'autorité fédérale n'a pas explicitement réglés
- Cela élimine les conflits de compétence et stimule l'innovation régionale
- Nécessite une adaptation de la loi spéciale
4. Une autonomie fiscale plus large
- Le Gouvernement flamand doit générer davantage de recettes propres (moins dépendre des dotations fédérales)
- Objectif : un fiscal gap inférieur à 30 % (aujourd'hui estimé à ±50 %)
- Modèle : les cantons suisses ou les Länder allemands
Modèle international : combinaison du modèle allemand de la Landesregierung (petit staff politique, fonction publique forte, compétences concurrentes) et du modèle suédois de mesure des performances.
Trajet de mise en œuvre :
- Réforme des cabinets : possible par décret flamand, en une législature
- Mesure des performances : possible via l'accord de gouvernement, à démarrer immédiatement
- Compétences concurrentes : nécessite une modification de la loi spéciale, donc une majorité spéciale fédérale. Plus long terme
- Autonomie fiscale : idem, liée à la révision de la loi de financement
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Gouvernement flamand (9 ministres) : réformé Les ministres restent, mais l'administration de l'ombre de 289 collaborateurs de cabinet est démantelée. Le travail de politique publique retourne à l'administration, chaque ministre est jugé sur des résultats mesurables.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
Le Gouvernement flamand compte 9 ministres, responsables ensemble d'un budget de plus de 60 milliards d'euros et de près de 28.000 fonctionnaires. C'est en soi compact. La Flandre est la seule entité fédérée à combiner compétences régionales et communautaires dans un seul gouvernement, ce qui lui épargne une couche de pouvoir par rapport à la Wallonie et à Bruxelles. Le problème ne tient pas au nombre de ministres, mais à leur manière de travailler.
Chaque ministre a un cabinet : une équipe politique personnelle de 32 collaborateurs en moyenne, 289 au total. Ces cabinets ne font pas que du conseil politique. Ils reprennent aussi le travail de préparation des politiques aux 28.000 fonctionnaires recrutés pour cela. Le résultat est une structure de décision parallèle qui mine la véritable fonction publique.
Ce qui ne va pas
Trois problèmes fondamentaux :
Premièrement, le système des cabinets. La Belgique et la Flandre sont pratiquement les seules en Europe à travailler avec de grands cabinets ministériels. Aux Pays-Bas, un ministre a 1 à 2 conseillers politiques. En Allemagne, un Ministerbüro de 5 à 10 personnes. En Flandre : 32 par ministre. Ces cabinets créent de la démotivation chez les fonctionnaires (« à quoi bon préparer une politique si le cabinet la reprend de toute façon ? »), des conflits d'intérêts par le détachement, et un manque de mémoire institutionnelle. À chaque nouveau gouvernement, le personnel de cabinet repart de zéro.
Deuxièmement, l'absence de mesure des résultats. Année après année, la Cour des comptes attribue une note médiocre aux informations de performance jointes au budget flamand. Il y a trop peu de KPI, trop peu d'évaluations, et aucune conséquence lorsqu'une politique ne fonctionne pas. La « Journée de la reddition de comptes » promise ne démarre qu'en 2026. Et il n'est pas encore clair qu'elle sera plus qu'un moment de présentation.
Troisièmement, le morcellement des compétences. Le Gouvernement flamand partage des compétences cruciales avec le niveau fédéral. Soins de santé, marché du travail, énergie, climat. La Belgique connaît des compétences exclusives : soit fédérales, soit fédérées, avec une zone grise entre les deux. Chaque zone grise signifie de la concertation, des accords de coopération et des années de retard. La Cour constitutionnelle traite chaque année des dizaines de conflits de compétence.
Comment cela fonctionne ailleurs
En Allemagne, les gouvernements des entités fédérées travaillent sans cabinets au sens belge. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie. 18 millions d'habitants, plus que toute la Belgique. Elle a 12 ministres qui travaillent avec un petit secrétariat politique (Ministerbüro) et une fonction publique professionnelle qui fait le travail de politique publique. Pas de 289 collaborateurs de cabinet, pas d'administration de l'ombre. Et cela fonctionne : les Länder allemands obtiennent systématiquement de meilleurs scores dans les indices de qualité de la gouvernance.
Plus important encore : l'Allemagne connaît les compétences concurrentes (konkurrierende Gesetzgebung). Les entités fédérées peuvent légiférer dans tous les domaines que l'autorité fédérale n'a pas explicitement réglés. Cela évite les conflits de compétence et stimule l'innovation. Si un Land développe une bonne politique de l'emploi, les autres peuvent la reprendre.
En Suède, chaque institution publique est évaluée chaque année sur des résultats mesurables. Le Statskontoret (une agence indépendante) évalue l'efficience de l'administration. Les ministres ne sont pas jugés sur leurs intentions, mais sur des chiffres.
Ce que HART propose
Réduire de moitié et réformer les cabinets. Maximum 5 à 7 conseillers politiques par ministre, sur le modèle allemand et néerlandais. Toute la préparation des politiques retourne à la fonction publique permanente. Obligation de transparence : noms, CV, rémunération et activités de tous les conseillers rendus publics. Interdiction de détacher des fonctionnaires vers les cabinets.
Mesure obligatoire des performances. Chaque ministre définit à son entrée en fonction des KPI mesurables par domaine politique. Évaluation annuelle par la Cour des comptes, pas par sa propre administration. La Journée de la reddition de comptes annoncée évolue vers une reddition de comptes numérique permanente, une vraie mise en balance parlementaire : si les objectifs ne sont pas atteints, le ministre doit expliquer en continu pourquoi et ce qui change.
Introduire les compétences concurrentes. Sur le modèle allemand : l'entité fédérée flamande peut légiférer dans tous les domaines que l'autorité fédérale n'a pas explicitement réglés. Cela élimine les conflits de compétence, accélère la prise de décision et donne à la Flandre (et à toutes les entités fédérées) de l'espace pour innover.
Élargir l'autonomie fiscale. Le Gouvernement flamand doit générer davantage de recettes propres. Qui décide des dépenses doit aussi percevoir l'impôt. Objectif : ramener le fiscal gap de ±50 % à moins de 30 %.
Ce que cela rapporte
- Une économie directe de ±10 à 12 M€/an grâce à des cabinets plus petits. Mais le vrai gain réside dans le gain d'efficience d'une fonction publique qui peut à nouveau faire elle-même la politique
- De meilleurs résultats politiques grâce à une vraie mesure des performances et à l'évaluation
- Moins de conflits de compétence et une prise de décision plus rapide grâce aux compétences concurrentes
- Plus de contrôle démocratique : le citoyen peut voir qui décide, qui paie et ce que cela rapporte
- Une autorité flamande qui fonctionne comme en Allemagne ou aux Pays-Bas. Professionnelle, transparente, orientée résultats
Phase 5 : sources
| Source | URL | Utilisé pour |
|---|---|---|
| Wikipedia. Vlaamse Regering | https://nl.wikipedia.org/wiki/Vlaamse_Regering | Composition, base juridique, historique |
| Vlaanderen.be. Government of Flanders | https://www.vlaanderen.be/en/government-of-flanders | Composition du gouvernement Diependaele |
| Vlaams Parlement. Kabinetten Vlaamse ministers (2024-2025) | https://www.vlaamsparlement.be/nl/parlementaire-documenten/parlementaire-initiatieven/1874143 | Taille des cabinets, effectifs |
| Codex Vlaanderen. Bijzondere Wet Hervorming Instellingen | https://codex.vlaanderen.be/Portals/Codex/documenten/1004736.html | Base juridique, art. 63, max. 11 ministres |
| Codex Vlaanderen. Kabinettenbesluit | https://codex.vlaanderen.be/Portals/Codex/documenten/1018221.html | Réglementation des cabinets, max. de membres du personnel |
| Vlaanderen Intern. Personeelsaantal | https://overheid.vlaanderen.be/bedrijfsinformatie/personeelsaantal | 27.972 membres du personnel fin 2024 |
| Statistiek Vlaanderen. Personeel Vlaamse overheid | https://www.vlaanderen.be/en/statistics-flanders/public-finances/staff-of-flemish-public-administration | Chiffres ETP, répartition par genre |
| Rekenhof. Vlaamse begroting 2025 | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2024_61_BegrotingVG_2025.pdf | Note médiocre des informations de performance |
| Vlaams Parlement. Begroting 2026 | https://www.vlaamsparlement.be/nl/parlementair-werk/dossiers/dossiers/begroting-2026 | Budget 60,9 Mds €, déficit, économies |
| Samenleving & Politiek. Waarom we kabinetten niet moeten afschaffen (2023) | https://www.sampol.be/2023/11/waarom-we-kabinetten-niet-moeten-afschaffen | Analyse du système des cabinets, avantages et inconvénients, comparaison internationale |
| VRT NWS. Kabinetsmedewerkers (2020) | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2020/10/14/hebben-we-echt-838-kabinetsmedewerkers-nodig-of-kan-het-ook-zoa/ | Comparaison Belgique-Pays-Bas des cabinets |
| Land.NRW. Landeskabinett | https://www.land.nrw/landeskabinett | NRW 12 ministres, structure de la Landesregierung |
| Wikipedia. Third Söder cabinet | https://en.wikipedia.org/wiki/Third_S%C3%B6der_cabinet | Bavière : structure du gouvernement de l'entité fédérée |
| Wikipedia. State government (Germany) | https://en.wikipedia.org/wiki/State_government_(Germany) | Länder allemands : structure, variations, compétences concurrentes |
| Council of Europe. Denmark structural reform | https://rm.coe.int/local-and-regional-democracy-in-denmark-recommendation-julia-costa-por/168071ab7f | Réforme structurelle danoise de 2007 |
| Government.se. County Administrative Boards | https://www.government.se/government-agencies/county-administrative-boards-lansstyrelserna/ | Administration régionale suédoise |
| Vlaamse begroting 2026 publicatie | https://publicaties.vlaanderen.be/view-file/77922 | Chiffres budgétaires 2026 |