VRM (Vlaamse Regulator voor de Media) : audit
Date : 2026-03-30 Catégorie : Régulateurs flamands Statut proposé : 🟠 Réformé : fusion en un seul régulateur national des médias avec des divisions par entité fédérée
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Le Vlaamse Regulator voor de Media (VRM, régulateur flamand des médias) est l'autorité de contrôle indépendante des médias audiovisuels flamands. Il s'agit d'une agence autonomisée externe (EVA) dotée de la personnalité juridique publique, créée par décret du Gouvernement flamand du 16 décembre 2005 (Moniteur belge du 30 décembre 2005). Le VRM est opérationnel depuis février 2006.
Base juridique : l'article 218, § 1er du Mediadecreet flamand (décret flamand sur les médias) définit la mission : faire respecter la réglementation des médias au sein de la Communauté flamande, trancher les litiges et délivrer les agréments et licences médias.
Prédécesseurs : le VRM a remplacé trois organes antérieurs : le Vlaams Commissariaat voor de Media (VCM, commissariat flamand des médias), la Vlaamse Kijk- en Luisterraad (conseil flamand des téléspectateurs et auditeurs) et la Vlaamse Geschillenraad voor Radio en Televisie (conseil flamand des litiges en matière de radio et de télévision).
Niveau de pouvoir : Communauté flamande (compétence communautaire. Matière culturelle).
Personnel : l'administration compte 21 membres du personnel (récemment passée de 20), répartis entre une cellule juridico-économique (7), une cellule de recherche (6), un greffe (4), un service d'encadrement (3), un secrétariat (1) et un administrateur délégué.
Budget : le VRM est financé via le budget flamand (poste budgétaire Médias). Le montant exact de la dotation n'est pas disponible publiquement comme chiffre distinct, mais est intégré au budget Culture, Jeunesse, Sport et Médias. Sur la base de l'effectif et des frais de fonctionnement, le budget annuel est estimé à environ 2,5 à 3,5 millions d'euros.
Tutelle : un conseil d'administration présidé par un président, avec un administrateur délégué, des membres supplémentaires et un commissaire du Gouvernement. La composition actuelle est consultable sur le site officiel du VRM.
Deux chambres :
- Chambre générale (5 membres : 2 magistrats + 3 experts des médias) : décide en matière de publicité, de téléachat et de parrainage
- Chambre de l'impartialité et de la protection des mineurs (9 membres, extensible à 13) : décide en matière de protection des mineurs et d'impartialité
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Faire respecter le décret sur les médias (règles publicitaires, protection des mineurs, impartialité)
- Délivrer les agréments et licences médias
- Trancher les litiges relatifs à la réglementation des médias
- Contrôler le contrat de gestion de la VRT (rapport annuel au Gouvernement flamand)
- Suivre la concentration des médias en Flandre (rapport annuel)
- Depuis 2024 : contrôle des fournisseurs de services intermédiaires (Digital Services Act)
- Monitoring des créateurs de contenu (contrôle quotidien de ±2.300 créateurs de contenu flamands)
Activités 2023 :
- 56 décisions de la Chambre générale
- 2 décisions de la Chambre de l'impartialité
- 285 missions de monitoring auprès des radiodiffuseurs télé
- 371 moments d'enregistrement
- 20 décisions relatives à des créateurs de contenu (19 avertissements, 1 amende de 2.000 €)
- Monitoring de 1.750 profils Instagram, 1.498 profils TikTok, 614 chaînes YouTube, 570 streamers Twitch
Chevauchements avec d'autres institutions : C'est là le problème central. La Belgique compte quatre régulateurs des médias pour un pays de 11,5 millions d'habitants :
- VRM Communauté flamande
- CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) : Communauté française
- Medienrat Communauté germanophone
- IBPT fédéral (télécoms + certaines compétences médias dans Bruxelles bilingue)
S'y ajoute, depuis 2007, la CRC (Conférence des régulateurs des communications électroniques) comme mécanisme de coordination, créée par l'accord de coopération du 17 novembre 2006 entre l'État fédéral et les trois Communautés.
Indicateurs de performance : le VRM fait rapport via des rapports annuels et des plans d'entreprise, mais il n'existe pas de KPI durs, publiquement disponibles, à l'aune desquels les résultats seraient mesurés.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas. Commissariaat voor de Media (CvdM, commissariat des médias)
- Un seul régulateur national pour tout le pays (17,5 millions d'habitants)
- Organe administratif indépendant relevant du ministère de l'Enseignement, de la Culture et des Sciences (OCW)
- Dirigé par un collège de 3 commissaires
- Missions : contrôle de la Mediawet (loi néerlandaise sur les médias), contrôle de la loi sur le prix unique du livre, mediamonitor
- Personnel : ±50-60 ETP (estimation sur la base de données historiques : 51 ETP en 2017, en croissance depuis)
- Évalué en avril 2024 par le gouvernement néerlandais (rapport final d'évaluation)
- Un régulateur pour 17,5 millions de personnes, contre la Belgique avec quatre régulateurs pour 11,5 millions
Allemagne. Die Medienanstalten (14 Landesmedienanstalten)
- 14 régulateurs des entités fédérées (en raison de la structure fédérale, avec une souveraineté culturelle des Länder)
- Coordination via 4 commissions centrales : ZAK (licences), GVK (attribution des plateformes), KEK (concentration des médias), KJM (protection de la jeunesse)
- Financés par la redevance audiovisuelle (Rundfunkbeitrag)
- Organe de concertation central « die medienanstalten » à Berlin
- Parallèle pertinent : également morcelé, mais avec une structure de coordination plus forte qu'en Belgique
Danemark. Radio- og tv-nævnet
- Un seul régulateur national des médias, sous le ministère de la Culture
- Partie intégrante du Slots- og Kulturstyrelsen (Agence pour la culture et les palais)
- Délivre les licences, contrôle les radiodiffuseurs publics et commerciaux
- Actif à l'international au sein de l'ERGA et de l'EPRA
- Petit et efficient : partie d'une agence plus large, pas besoin d'un organe distinct
Suisse. BAKOM (Bundesamt für Kommunikation)
- Un seul régulateur fédéral pour toutes les communautés linguistiques
- Malgré 4 langues et 26 cantons : pas de régulateur distinct par région linguistique
- Instance de plainte indépendante (UBI) pour les plaintes portant sur le contenu
- Budget : ±12 millions de CHF (environ 12,5 millions d'euros) pour un ensemble complet (médias + télécoms)
- La preuve que le multilinguisme n'exige pas le morcellement
1D. Problèmes et critiques
1. Morcellement entre quatre régulateurs La Belgique a quatre régulateurs des médias pour 11,5 millions d'habitants. Les Pays-Bas font la même chose avec un seul régulateur pour 17,5 millions. La Suisse. Avec quatre langues et 26 cantons. N'en a également qu'un seul. La situation belge est, à l'échelle internationale, unique dans son inefficacité.
2. La mise en œuvre du DSA comme symptôme Lors de la mise en œuvre du Digital Services Act (2024), la Belgique a dû désigner quatre autorités compétentes (VRM, CSA, Medienrat, IBPT), avec l'IBPT comme Digital Services Coordinator. Un accord de coopération distinct (3 mai 2024) a été nécessaire pour organiser la coordination. D'autres pays de l'UE désignent simplement une seule autorité.
3. Mise en œuvre incohérente des directives européennes La mise en œuvre de la directive SMA diffère d'une communauté à l'autre. La Communauté française applique des obligations de promotion des œuvres européennes plus strictes (40 %) que la Flandre. Les fournisseurs à la demande établis en Belgique doivent chercher eux-mêmes laquelle des quatre législations belges sur les médias leur est applicable.
4. Capacité d'action limitée Avec 21 collaborateurs, le VRM dispose d'une capacité restreinte. Assurer le monitoring de ±2.300 créateurs de contenu, le contrôle de la VRT, le rapport sur la concentration des médias et les missions liées au DSA avec si peu de personnes est ambitieux. En 2023, il n'y a eu que 58 décisions sur l'ensemble de l'année.
5. Absence d'application ferme En 2023, le VRM a distribué 19 avertissements aux créateurs de contenu et une seule amende (2.000 €). L'application est majoritairement « douce ». Le pas vers les amendes administratives n'a été franchi que récemment.
6. Pas d'approche intégrée des médias convergents La distinction entre « médias audiovisuels » (compétence communautaire) et « communications électroniques » (compétence fédérale) est dépassée dans le monde numérique. Une vidéo YouTube est à la fois un contenu (communauté) et un service de communication électronique (fédéral). Cela crée des zones grises.
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Une régulation des médias au niveau communautaire est logique en raison du caractère lié à la langue des médias. Mais le morcellement en 4 régulateurs pour 11,5 millions de personnes ignore la question de l'échelle. La régulation des plateformes (DSA, SMA) appelle précisément une approche nationale ou européenne. |
| 2 | Transparence | ⚠️ | Le VRM publie des rapports annuels et ses décisions. Mais le budget n'est pas repérable comme chiffre distinct, et le citoyen ignore qu'il existe quatre régulateurs. Qui contrôle quoi reste opaque. |
| 3 | Responsabilité = financement | ⚠️ | Le VRM est financé par la Communauté flamande, qui est aussi compétente. C'est cohérent en interne. Mais le tableau d'ensemble (4 régulateurs + coordination CRC) crée des coûts dont personne n'assume la responsabilité globale. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Quatre régulateurs + un organe de coordination (CRC) + une mise en œuvre distincte des directives européennes = complexité maximale. Aucun autre pays de l'UE de cette taille ne procède ainsi. |
| 5 | Taille critique | ❌ | 21 collaborateurs, c'est trop peu pour un contrôle efficace de l'ensemble du paysage médiatique flamand, y compris les créateurs de contenu, le monitoring de la VRT, le DSA et la concentration des médias. Le CSA et le Medienrat sont encore plus petits. Aucun des quatre n'a l'échelle nécessaire pour un contrôle numérique professionnel. |
| 6 | Compétences concurrentes | ⚠️ | Il n'y a pas de place pour l'innovation régionale. Chaque régulateur met en œuvre les mêmes directives européennes, mais chaque fois un peu différemment. Cela conduit à l'incohérence, pas à l'innovation. |
| 7 | Orientation résultats | ⚠️ | Le VRM rend compte de ses activités (nombre de décisions, monitoring), mais il n'existe pas de KPI publics mesurant l'efficacité. 58 décisions par an pour l'ensemble du paysage médiatique flamand, c'est maigre. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Le VRM assure un monitoring numérique des créateurs de contenu, ce qui est positif. Mais l'organisation elle-même n'est pas « numérique d'abord ». Le modèle de contrôle reste largement fondé sur la régulation classique de la télévision et de la radio. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Aucun pays comparable ne fragmente à ce point la régulation des médias. Les Pays-Bas, le Danemark, la Suisse et l'Autriche ont chacun un seul régulateur national. Même l'Allemagne, avec ses 14 Landesmedienanstalten, dispose d'une coordination centrale plus forte. |
Synthèse : le VRM obtient ses plus mauvais résultats sur la Simplicité (❌), la Taille critique (❌) et l'Éprouvé à l'étranger (❌). Le morcellement entre quatre régulateurs est le fil rouge : c'est cher, inefficient, incohérent et indéfendable à l'échelle internationale.
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé le VRM est transformé en division flamande d'un nouvel organe national de contrôle des médias.
3B. Proposition concrète
Ce qui change ? Les quatre régulateurs belges des médias (VRM, CSA, Medienrat, compétences médias de l'IBPT) fusionnent en un seul Institut belge des Médias (BIM), sur le modèle du Commissariaat voor de Media néerlandais ou du BAKOM suisse.
Structure :
- Une seule entité nationale avec trois chambres linguistiques spécifiques (NL, FR, DE) pour l'appréciation du contenu des médias (impartialité, protection des mineurs, règles publicitaires, quotas de langue et de musique, obligations locales). Cette appréciation est sensible à la langue et reste proche de la communauté.
- Une seule chambre des plateformes pour l'application du DSA, le monitoring des systèmes de recommandation algorithmique et le rapport annuel sur la concentration des plateformes numériques (Google, YouTube, Meta, TikTok, Amazon Prime, Netflix). Cette chambre collabore structurellement avec l'Autorité de la Concurrence pour l'application du DMA.
- Une back-office commune : service juridique, IT, infrastructure de monitoring, représentation internationale.
- L'octroi des licences, la concentration des médias, le contrôle du DSA et la régulation des plateformes sont exercés de manière centrale. La réglementation européenne (DSA, DMA, SMA, EMFA) est mise en œuvre de manière centrale.
- La distinction contenu et distribution reste opérationnelle : les canaux de distribution n'adaptent pas eux-mêmes le contenu, mais ils déterminent qui voit quoi. Les chambres linguistiques traitent du contenu, la chambre des plateformes de la distribution.
- Protocole de coopération permanent avec l'Autorité de la Concurrence pour l'application du DSA et du DMA. L'Autorité de la Concurrence reste lead sur le DMA (conformément au cadre européen et à son rôle existant depuis mai 2024) ; le BIM est lead sur le DSA. Ensemble, ils publient chaque année un rapport intégré unique sur le pouvoir médiatique et la domination des plateformes.
- Le rapport sur la concentration des médias couvre désormais non seulement les médias classiques (radiodiffuseurs, journaux, câblo-opérateurs) mais aussi les plateformes numériques et leurs systèmes de recommandation algorithmique. Une analyse de la concentration qui ne tient pas compte de YouTube, Meta et TikTok donne une image erronée de qui contrôle aujourd'hui le flux d'information.
- La CRC devient superflue et disparaît.
Modèle international : la Suisse (BAKOM) : un seul organe fédéral pour plusieurs communautés linguistiques, avec une échelle suffisante pour le contrôle numérique.
Gain d'efficience estimé :
- Économie sur les frais de structure : 4 conseils d'administration → 1, 4 directions → 1, 4 services juridiques → 1 service partagé
- Économie estimée : 15 à 25 % des frais de fonctionnement combinés des quatre régulateurs
- Capacité d'action renforcée : regroupement de ±50-70 collaborateurs (VRM 21 + CSA ±25-30 + Medienrat ±5 + IBPT-médias ±10) en un seul organe professionnel
- Mise en œuvre univoque des directives européennes (SMA, DSA, EMFA)
Trajet de mise en œuvre :
- Accord de coopération entre l'État fédéral et les Communautés (2027)
- Création du BIM par loi spéciale (2028)
- Démarrage opérationnel dans le cadre de la 7e réforme de l'État (2029)
- Nécessite : une révision de l'article 127 de la Constitution (compétence communautaire en matière culturelle) ou une loi à majorité spéciale
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
VRM (Vlaamse Regulator voor de Media) : Réformé La Belgique a quatre régulateurs des médias pour 11,5 millions d'habitants. Les Pays-Bas font la même chose avec un seul pour 17,5 millions. Nous fusionnons les quatre en un seul Institut belge des Médias (BIM), avec des chambres linguistiques spécifiques pour le contenu et une seule chambre des plateformes centrale pour la distribution et les algorithmes. Plus de force de frappe, moins de frais de structure.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique a quatre régulateurs des médias distincts : le VRM pour la Flandre (21 collaborateurs), le CSA pour la Communauté française, le Medienrat pour la Communauté germanophone et l'IBPT pour les compétences fédérales en matière de médias à Bruxelles. Il existe en plus la CRC comme organe de coordination entre ces quatre-là. Le VRM a été créé en 2006 et contrôle le respect du décret sur les médias : règles publicitaires, protection des mineurs, impartialité des radiodiffuseurs, octroi des licences et suivi de la concentration des médias. Depuis 2024, le VRM est aussi compétent pour l'application du Digital Services Act (DSA).
Ce qui ne va pas
Le problème central est le morcellement. Quatre régulateurs mettent en œuvre les mêmes directives européennes. Mais chacun un peu différemment. Pour la directive SMA, la Communauté française applique des obligations de promotion des œuvres européennes plus strictes que la Flandre. Les fournisseurs à la demande en Belgique doivent démêler eux-mêmes laquelle des quatre législations médias leur est applicable. Pour le DSA, la Belgique a dû conclure un accord de coopération distinct (mai 2024) afin d'organiser qui fait quoi. Alors que d'autres pays désignent simplement une seule autorité.
Avec 21 collaborateurs, le VRM est trop petit pour les missions qu'il reçoit. En 2023, la Chambre générale a pris 56 décisions. Pour l'ensemble du paysage médiatique flamand, avec des millions de téléspectateurs, des milliers de créateurs de contenu et des dizaines de radiodiffuseurs. L'application est douce : chez les créateurs de contenu, 19 avertissements ont été donnés en 2023 et une seule amende de 2.000 €. Quatre petits régulateurs qui ont chacun trop peu de moyens pour mordre vraiment. Voilà la situation.
Comment cela fonctionne ailleurs
Les Pays-Bas ont un seul Commissariaat voor de Media (CvdM, commissariat des médias) pour 17,5 millions d'habitants, avec ±50-60 collaborateurs. Le CvdM contrôle la Mediawet, suit la concentration des médias et a été évalué en 2024 par le gouvernement néerlandais. Ce qui n'a jamais été fait publiquement pour le VRM. Un régulateur, une loi, un point de contact.
La Suisse est la meilleure preuve que le multilinguisme n'exige pas le morcellement. Avec quatre langues officielles et 26 cantons, la Suisse a un seul organe fédéral des médias : le BAKOM (Bundesamt für Kommunikation), avec un budget d'environ 12,5 millions d'euros. Le BAKOM régule à la fois les médias et les télécoms. Intégré, efficient, avec une échelle suffisante.
Le Danemark intègre son régulateur des médias (Radio- og tv-nævnet) dans une agence culturelle plus large. Pas d'organe séparé, pas de frais de structure séparés.
Même l'Allemagne, également morcelée avec ses 14 Landesmedienanstalten, a des structures de coordination plus fortes que la Belgique : quatre commissions centrales (ZAK, GVK, KEK, KJM) dotées de compétences contraignantes sous la marque « die medienanstalten ».
Ce que HART propose
Un seul Institut belge des Médias (BIM) qui fusionne le VRM, le CSA, le Medienrat et les compétences médias de l'IBPT. L'appréciation du contenu des médias (impartialité, protection des mineurs, règles publicitaires, quotas de langue et de musique, obligations locales) reste sensible à la langue et est traitée par trois chambres linguistiques spécifiques. Car le contenu médiatique EST lié à la langue. La régulation de la distribution de ce contenu (réseaux physiques et plateformes algorithmiques) et les règles européennes qui l'accompagnent (DSA, DMA, SMA, EMFA) sont organisées de manière centrale dans une chambre des plateformes distincte. Cette distinction reste opérationnelle parce que les canaux de distribution n'adaptent pas eux-mêmes le contenu, mais déterminent bien qui voit quoi. La back-office (service juridique, IT, monitoring, représentation internationale) et l'octroi des licences sont exercés de manière centrale. Un seul conseil d'administration, une seule direction, un seul visage belge au sein de l'ERGA et du nouveau Comité européen pour les services de médias.
Le BIM conclut un protocole de coopération permanent avec l'Autorité de la Concurrence pour l'application du DSA et du DMA. Ainsi, l'attention ne porte pas seulement sur la concentration médiatique classique (radiodiffuseurs, journaux, câble), mais aussi sur la domination des plateformes numériques (Google, YouTube, Meta, TikTok). Le rapport annuel sur la concentration des médias devient de ce fait une image intégrée de qui contrôle aujourd'hui le flux d'information.
Ce que cela rapporte
Une économie estimée de 15 à 25 % sur les frais de fonctionnement combinés, grâce à la fusion de quatre structures de support. Mais le vrai gain se situe dans la capacité d'action : une seule organisation de 50 à 70 collaborateurs peut exercer un contrôle numérique professionnel, au lieu de quatre régulateurs nains chacun trop petits pour s'attaquer réellement aux plateformes numériques. Une mise en œuvre univoque des règles européennes. Plus d'incohérences entre les communautés. Et pour le citoyen : un seul point de contact, une seule procédure de plainte, quelle que soit la langue.