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VSSE (Sûreté de l'État) : audit

Date : 2026-03-29 Catégorie : Sécurité et renseignement Statut proposé : 🟠 Réformé


Phase 1 : recherche approfondie

1A. De quoi s'agit-il exactement ?

La Sûreté de l'État (VSSE. Veiligheid van de Staat / Sûreté de l'État) est le seul service civil de renseignement et de sécurité de la Belgique. C'est le deuxième plus ancien service de renseignement au monde (après celui du Vatican), créé en 1830 lors de l'indépendance belge.

Base juridique :

Niveau de pouvoir : fédéral. La VSSE est un département du SPF Justice, mais elle opère avec une autonomie opérationnelle considérable. Pour la stratégie, le service relève des directives du Conseil national de Sécurité (CNS).

Budget :

Personnel :

Direction :

Siège : North Gate, boulevard du Roi Albert II 6, Bruxelles Bureaux régionaux : Anvers, Mons, Liège, Charleroi, Hasselt, Bruges, Gand

1B. Que fait-il en pratique ?

Quatre missions principales :

  1. Travail de renseignement : collecter, analyser et traiter des renseignements sur les menaces pour la sécurité intérieure et extérieure (terrorisme, extrémisme, espionnage, prolifération, ingérence, criminalité organisée, sectes nuisibles)
  2. Enquêtes de sécurité : filtrer les personnes qui obtiennent l'accès à des informations classifiées
  3. Autorité nationale de Sécurité (ANS) : intégrée dans la VSSE depuis le 1er janvier 2024 (auparavant au SPF Affaires étrangères)
  4. Divers : autorisations d'armes pour les non-résidents, avis aux pouvoirs publics

Méthodes particulières de recueil de données (MRD) : La VSSE peut. Après approbation par une commission de trois magistrats. Intercepter le trafic téléphonique et internet, placer des caméras et des micros, pénétrer dans des habitations et pirater des systèmes informatiques. En 2023, une hausse significative a été constatée dans le recours aux méthodes spécifiques (en particulier les données de localisation des communications électroniques) et aux méthodes exceptionnelles (piratage informatique et interception).

Chevauchements avec d'autres services :

Coopération internationale :

Analyse de la menace récente (Intelligence Report 2025) :

1C. Comparaison internationale

Pays Service Personnel Budget Population Pour 100.000 habitants
Belgique VSSE ±1.000 (2024) ±80-100 M€ (estimation) 11,6 millions ±8,6
Pays-Bas AIVD ±2.000+ (2024) ±400+ M€ (estimation) 17,8 millions ±11,2
Allemagne BfV ±4.414 (2022) 469 M€ (2022) 84,4 millions ±5,2
Danemark PET ±900 (estimation) ±100+ M€ (estimation) 5,9 millions ±15,3
Suisse NDB/FIS ±438 (2023) 75,6 M CHF (±78 M€, 2017) 8,8 millions ±5,0

Différences structurelles importantes :

Pays-Bas (AIVD) : combine la sécurité intérieure et le renseignement extérieur dans un seul service. Aucune séparation institutionnelle. Relève du ministère de l'Intérieur. Contrôle via la CTIVD (trois membres indépendants avec un accès complet à tous les systèmes et documents). Nettement plus grand et mieux financé qu'en Belgique, avec davantage de capacité technique.

Allemagne (BfV) : modèle fédéral avec 16 Landesämter für Verfassungsschutz (services des Länder) à côté du BfV fédéral. Compétences concurrentes : les Länder ont leurs propres services de renseignement. Organe de contrôle parlementaire (PKGr) + commission G10 pour le contrôle de l'interception des communications. Un appareil beaucoup plus grand, mais aussi plus morcelé.

Danemark (PET) : intégré à la police danoise. Des agents sont présents dans chaque district de police. Relève du ministre de la Justice. Intelligence Oversight Board indépendant pour le traitement des données. Centre for Terror Analysis (CTA) comme centre de fusion de quatre services publics. Modèle efficient grâce à l'intégration avec la police.

Suisse (NDB/FIS) : fusion depuis 2010 des services de renseignement intérieur et extérieur. Relativement petit. Travaille en étroite collaboration avec les polices cantonales. Nouvelle loi sur le renseignement (2017) après référendum. Pays multilingue, comparable à la Belgique en termes de complexité.

Qu'est-ce qui fonctionne manifestement mieux ?

1D. Problèmes et critiques

  1. Sous-financement historique : jusqu'en 2016, la VSSE a été chroniquement sous-financée. Ce n'est qu'après les attentats de Bruxelles que de sérieuses augmentations budgétaires sont arrivées. Trop tard.

  2. Partage d'informations VSSE-SGRS : malgré les améliorations après 2016, des tensions subsistent. La commission d'enquête parlementaire qui a suivi les attentats du 22 mars 2016 a constaté des manquements systémiques dans le partage d'informations et l'allocation des capacités.

  3. Double structure civile/militaire : la Belgique a deux services de renseignement distincts (la VSSE et le SGRS) avec des compétences qui se chevauchent en matière de lutte contre le terrorisme, d'espionnage et de menace cyber. Cela génère des coûts de coordination et de l'inefficience.

  4. Le contrôle est en retard sur les compétences : la Cour constitutionnelle a jugé le 12 octobre 2023 (arrêt 131/2023) que l'absence de contrôle indépendant préalable sur les demandes des services de renseignement constitue une violation des droits des citoyens. Depuis lors, la VSSE ne peut plus effectuer de consultations ad hoc de la banque de données PNR.

  5. Le recours aux MRD augmente fortement : en 2023, hausse significative des méthodes tant spécifiques qu'exceptionnelles. Le Comité R en assure le suivi, mais il dispose lui-même d'une capacité limitée pour un contrôle a posteriori de 1.500 à 2.000 opérations techniques par an.

  6. Une croissance rapide comporte des risques : passer de 583 à 1.000 collaborateurs en trois ans est ambitieux. La VSSE forme ses nouveaux collaborateurs en interne, mais une croissance aussi rapide peut entraîner une perte de qualité, un changement de culture et des problèmes d'intégrité.

  7. Limites légales classiques : la loi organique date de 1998. Bien qu'adaptée (loi MRD de 2010), le cadre n'a pas été conçu pour l'environnement de menace actuel (cyberattaques, désinformation fondée sur l'IA, guerre hybride).


Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes

# Principe Appréciation Justification
1 Subsidiarité Un service civil de renseignement a sa place au niveau fédéral. Le terrorisme, l'espionnage et l'ingérence étrangère ne sont par définition pas des matières locales ou régionales. Positionnement correct.
2 Transparence ⚠️ La VSSE publie depuis 2019 des Intelligence Reports annuels, ce qui est une amélioration. Mais le budget n'est pas ventilé publiquement, l'ampleur réelle du recours aux méthodes est floue, et le contrôle parlementaire passe par le Comité R, qui siège à huis clos. Le citoyen ne peut pas voir qui décide de quelles opérations.
3 Responsabilité = financement ⚠️ La VSSE relève du SPF Justice, mais la stratégie est déterminée par le Conseil national de Sécurité (Premier ministre + ministres). Le financement provient du budget fédéral, mais il n'existe aucun lien clair entre les performances et les moyens. Pas de KPI publics.
4 Simplicité La Belgique a deux services de renseignement (la VSSE + le SGRS), un organe distinct d'analyse de la menace (l'OCAM), un Conseil national de Sécurité, un Comité R pour le contrôle, une commission MRD composée de magistrats, et depuis 2024 l'ANS en plus. Le citoyen moyen ne peut pas expliquer cela. À comparer aux Pays-Bas : un service civil (AIVD), un service militaire (MIVD), un organe de contrôle (CTIVD).
5 Taille critique ⚠️ Avec ±1.000 collaborateurs, la VSSE est nettement plus petite que des services comparables (AIVD : plus de 2.000). La croissance vers 1.000 était nécessaire, mais le service reste relativement petit au vu du niveau de menace (capitale de l'UE et de l'OTAN). Le SGRS (±2.000 personnes) est plus grand mais travaille en grande partie en milieu militaire. Ensemble, ils atteindraient la masse critique.
6 Compétences concurrentes ⚠️ Pas vraiment applicable. La sécurité est par définition une compétence fédérale. Mais l'absence de compétences concurrentes entre la VSSE et le SGRS conduit paradoxalement à du chevauchement plutôt qu'à de l'innovation. Le modèle allemand, avec des services Verfassungsschutz au niveau des Länder, n'est pas souhaitable ici.
7 Orientation résultats Il n'y a pas de KPI publics, pas d'audits de performance indépendants, et les Intelligence Reports ne donnent aucun résultat mesurable. Le Comité R contrôle la légalité, pas l'efficacité. Le citoyen ne sait pas si la VSSE travaille bien. Seulement quand cela tourne mal (voir 2016).
8 Numérique d'abord ⚠️ La VSSE investit lourdement dans l'ICT (7,5 M€ par an en plus) et dans les capacités numériques, mais elle accuse encore un retard technologique par rapport à des services comparables. L'infrastructure belge du renseignement est historiquement défavorisée. La loi MRD de 2010 n'a donné que tardivement des compétences techniques que d'autres services avaient déjà depuis des décennies.
9 Éprouvé à l'étranger ⚠️ La VSSE coopère bien au niveau international (93 services homologues, Club de Berne), mais sa propre structure organisationnelle s'écarte des best practices. Le modèle néerlandais (civil + militaire sous une coordination stricte) et le modèle danois (intégration avec la police) donnent manifestement de meilleurs résultats.

Synthèse : les plus grands gains sont à réaliser sur la simplicité (regroupement et rationalisation du paysage), l'orientation résultats (KPI publics et audits de performance) et la transparence (une meilleure reddition de comptes démocratique).


Phase 3 : la proposition de HART

3A. Classification

🟠 Réformé La VSSE est organisée de manière fondamentalement différente : renforcée, modernisée et mieux coordonnée avec le SGRS, avec un contrôle indépendant plus fort.

3B. Proposition concrète

Qu'est-ce qui change ?

  1. Modèle de fusion VSSE-SGRS à terme (horizon 2035) : sur le modèle néerlandais : un service civil de renseignement (la VSSE, renforcée) et un service militaire (le SGRS), avec une plateforme commune ancrée dans la loi pour les fonctions partagées (services de traduction, OSINT, renseignement sur les réseaux sociaux, ICT, administration). À plus long terme, évaluer si une fusion complète. Comme le modèle de l'AIVD aux Pays-Bas. Est souhaitable.

  2. Contrôle indépendant renforcé : le Comité R est développé vers le modèle néerlandais de la CTIVD : contrôle préalable des méthodes les plus intrusives (et pas seulement a posteriori), avec un accès complet à tous les systèmes. La commission MRD composée de magistrats est intégrée dans un organe de contrôle permanent et renforcé.

  3. Normes de performance publiques : la VSSE fait chaque année rapport sur des indicateurs mesurables (sans livrer de détails opérationnels) : temps de réponse aux signalements de menace, pourcentage de personnes filtrées pour les habilitations de sécurité, scores de coopération avec les services partenaires, satisfaction des donneurs d'ordre.

  4. Modernisation légale : remplacement de la loi de 1998 par une loi moderne sur le renseignement et la sécurité qui tienne compte de la menace cyber, de la désinformation pilotée par l'IA, de la guerre hybride et de la surveillance numérique. Sur le modèle suisse (loi sur le renseignement de 2017, adoptée par référendum).

  5. Niveau : fédéral (inchangé. Niveau correct pour cette compétence).

Gain d'efficience estimé :

Modèle de référence international : les Pays-Bas (AIVD + MIVD sous coordination, contrôle fort de la CTIVD) + la Suisse (base légale moderne après référendum)

Trajet de mise en œuvre :


Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)

Partie A : le point du programme

VSSE (Sûreté de l'État) : Réformé

Le service civil de renseignement de la Belgique est renforcé et modernisé : une nouvelle loi, un contrôle plus strict, et une plateforme commune avec le service de renseignement militaire pour mettre fin aux doublons et être plus forts ensemble.

Partie B : l'explication

Comment cela fonctionne aujourd'hui

La Sûreté de l'État (VSSE) est le seul service civil de renseignement de la Belgique, créé en 1830. Le service nous protège contre le terrorisme, l'espionnage, l'extrémisme et l'ingérence étrangère. Avec ±1.000 collaborateurs (un doublement depuis 2021) et un budget estimé à 80-100 millions d'euros, la VSSE relève du SPF Justice. À côté d'elle existent un service de renseignement militaire distinct (le SGRS, ±2.000 personnes), un organe distinct d'analyse de la menace (l'OCAM) et un comité de contrôle parlementaire (le Comité R).

Ce qui ne va pas

Le paysage belge du renseignement est trop morcelé pour un petit pays. Deux services de renseignement (la VSSE et le SGRS) travaillent sur les mêmes menaces. Terrorisme, espionnage, cyberattaques. Mais avec des systèmes distincts, du personnel distinct et des budgets distincts. Après les attentats du 22 mars 2016, la commission d'enquête parlementaire a constaté que l'information n'était pas partagée, que les capacités étaient mal affectées et que les services travaillaient les uns à côté des autres.

La base légale date de 1998 et n'a pas été conçue pour la réalité actuelle : campagnes de désinformation pilotées par l'IA, guerre hybride menée par la Russie, cyberattaques contre des infrastructures critiques. Le contrôle est essentiellement a posteriori : la Cour constitutionnelle a jugé en 2023 que l'absence de contrôle préalable viole les droits des citoyens. Et il n'existe pas d'indicateurs de performance publics : le citoyen ne sait pas si le service fonctionne bien.

Comment cela fonctionne ailleurs

Les Pays-Bas disposent avec l'AIVD (plus de 2.000 collaborateurs, budget de plus de 400 millions d'euros) d'un service civil de renseignement puissant qui combine à la fois la sécurité intérieure et le renseignement extérieur. Son pendant militaire, le MIVD, travaille étroitement avec lui et partage des installations. Le contrôle passe par la CTIVD : trois membres indépendants disposant d'un accès complet et sans entrave à tous les documents et systèmes. Reconnue au niveau international comme l'un des modèles de contrôle les plus solides. La Suisse a modernisé en 2017 sa loi sur le renseignement après un référendum populaire et a fusionné ses services de renseignement civil et extérieur en un seul Nachrichtendienst des Bundes (NDB).

Ce que HART propose

  1. Une nouvelle loi sur le renseignement et la sécurité qui remplace la loi de 1998. Adaptée à la menace cyber, à la désinformation par l'IA et à la guerre hybride. Sur le modèle suisse, avec un traitement parlementaire transparent.

  2. Une plateforme commune VSSE-SGRS pour les fonctions partagées : ICT, services de traduction, renseignement sur les réseaux sociaux, administration. Les services conservent leur expertise propre (civile vs. militaire) mais cessent de faire du travail en double.

  3. Un contrôle indépendant renforcé sur le modèle néerlandais de la CTIVD : contrôle préalable des méthodes les plus intrusives, accès complet aux systèmes, contrôle permanent. Pas seulement vérifier après coup que c'était légal, mais garantir au préalable que c'est proportionné.

  4. Des normes de performance publiques pour que le citoyen puisse voir si le service est efficace. Sans livrer de secrets opérationnels. Rapport annuel au parlement avec des indicateurs mesurables.

Ce que cela rapporte

Un service de renseignement plus fort et plus efficient, qui protège mieux contre les menaces d'aujourd'hui. Économie estimée de 10 à 15 millions d'euros par an grâce à une infrastructure partagée avec le SGRS. Une meilleure protection des droits des citoyens grâce à un contrôle préalable indépendant. Et, pour la première fois, de la transparence sur la question de savoir si notre argent public est engagé efficacement pour notre sécurité.


Phase 5 : sources

# Source URL Date Utilisé pour
1 VSSE. Het wettelijk kader https://vsse.be/nl/het-wettelijk-kader 2026 Base juridique, compétences, méthodes MRD
2 Wikipedia NL. Dienst voor de Veiligheid van de Staat https://nl.wikipedia.org/wiki/Dienst_voor_de_Veiligheid_van_de_Staat 2026 Histoire, structure, personnel, budget, bureaux
3 Wikipedia EN. State Security Service (Belgium) https://en.wikipedia.org/wiki/State_Security_Service_(Belgium) 2026 Budget (50 M€), personnel (600), controverses, information au FBI en 2022
4 News.belgium. Hervorming Nationale Veiligheidsoverheid https://news.belgium.be/nl/hervorming-van-de-nationale-veiligheidsoverheid 2024 Intégration de l'ANS dans la VSSE au 1/1/2024
5 Proximus/Pickx. Staatsveiligheid 75% meer personeel https://www.proximus.be/pickx/nl/2147356/staatsveiligheid-krijgt-er-75-procent-meer-personeel-bij 2021 Plan de croissance 358 → 1.000, 7,5 M€ ICT, 135 nouveaux collaborateurs par an
6 VSSE. Intelligence Report 2025 (PDF) https://vsse.be/sites/default/files/2026-01/IR25-NL.pdf 2026-01 Analyse de la menace : djihadisme, Russie, menace cyber
7 Comité I. Activiteitenrapport 2023 (PDF) https://www.comiteri.be/images/pdf/activiteitenverslagen/AV_RA_2023_NL.pdf 2024 Plaintes, recours aux MRD, constats de contrôle
8 Comité I. Toezichtsonderzoek VSSE-ADIV samenwerking https://www.comiteri.be/images/pdf/toezichtsonderzoeken/Eindrapport_NL_Notitienummer_2022_294.pdf 2023 Coopération VSSE-SGRS, chevauchement, recommandations
9 Koen Geens. Historisch hoog budget Staatsveiligheid https://www.koengeens.be/news/2018/05/19/regering-geeft-staatsveiligheid-historisch-hoog-budget 2018 Budget 2018 : 63 M€
10 Van Quickenborne & Dedonder. Samenwerking inlichtingendiensten https://www.ellissecurity.be/nl/blog-bericht/46/van-quickenborne-en-dedonder-versterken-samenwerking-inlichtingendiensten 2022 Nouvel accord de coopération VSSE-SGRS, NSIP
11 Wikipedia EN. General Intelligence and Security Service (AIVD) https://en.wikipedia.org/wiki/General_Intelligence_and_Security_Service 2026 Comparaison néerlandaise : personnel, budget, structure
12 AIVD. Hoeveel mensen werken er bij de AIVD? https://www.aivd.nl/onderwerpen/werken-bij-de-aivd/vraag-en-antwoord/hoeveel-mensen-werken-er-bij-de-aivd 2025 AIVD : plus de 2.000 collaborateurs
13 Wikipedia EN. Federal Office for the Protection of the Constitution (BfV) https://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Office_for_the_Protection_of_the_Constitution 2026 Allemagne : 4.414 collaborateurs, 469 M€ de budget
14 PET.dk. Organization https://pet.dk/en/about-pet/organization 2026 Structure danoise, intégration avec la police, centre de fusion CTA
15 Wikipedia EN. Swiss intelligence agencies https://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_intelligence_agencies 2026 NDB/FIS : ±438 collaborateurs, 75,6 M CHF, modèle de fusion de 2010
16 VBS.admin.ch. Federal Intelligence Service https://www.vbs.admin.ch/en/intelligence-service 2026 Loi suisse sur le renseignement de 2017, référendum
17 FOD Justitie. Veiligheid van de Staat https://justitie.belgium.be/nl/overheidsdienst_justitie/organisatie/onafhankelijke_diensten_en_commissies/veiligheid_van_de_staat 2026 Position officielle au sein du SPF Justice

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