Audit : 12 établissements scientifiques fédéraux (ESF)
Date : 2026-03-30 Ligne : 12 établissements scientifiques fédéraux. IRM, KBR, IRSNB, etc. Catégorie : Établissements scientifiques fédéraux Statut proposé : 🟠 Réformé : autonomisation sur le modèle allemand et néerlandais
Phase 1 : recherche approfondie
1A. De quoi s'agit-il exactement ?
Les établissements scientifiques fédéraux (ESF) sont dix (dans la pratique parfois appelés « douze » lorsqu'on y ajoute Belnet et l'administration centrale) institutions publiques qui relèvent du SPP Politique scientifique (BELSPO). Ils existent depuis plus de deux siècles et gèrent un patrimoine scientifique, artistique et historique exceptionnel.
Base juridique : arrêté royal du 20 avril 1965 fixant le statut organique des établissements scientifiques fédéraux, modifié à plusieurs reprises (en dernier lieu : AR du 8 mai 2024 sur le personnel scientifique).
Les 10 ESF, répartis en quatre domaines :
Art (3)
- MRAH Musées royaux d'Art et d'Histoire (Musée du Cinquantenaire, Porte de Hal, MIM)
- MRBAB Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Maîtres anciens, Moderne, Magritte, Fin-de-Siècle)
- IRPA Institut royal du Patrimoine artistique (conservation et restauration)
Nature (2)
- IRSNB Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (Muséum des Sciences naturelles, la plus grande galerie de dinosaures d'Europe)
- MRAC Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren, recherche sur l'Afrique centrale)
Espace (3)
- IASB Institut royal d'Aéronomie spatiale de Belgique (recherche atmosphérique)
- IRM Institut royal météorologique de Belgique (prévisions météorologiques, recherche climatique, série de mesures d'Uccle depuis 1890)
- ORB Observatoire royal de Belgique (sismologie, astronomie, mesures de la pesanteur)
Documentation (2)
- AGR Archives de l'État en Belgique (500 km d'archives)
- KBR Bibliothèque royale de Belgique (plus de 8 millions de documents, dépôt légal)
Niveau de pouvoir : fédéral, sous le SPP Politique scientifique (BELSPO) Responsable : le secrétaire d'État ou le ministre compétent pour la Politique scientifique (varie selon le gouvernement) Personnel total : plus de 2.500 collaborateurs (BELSPO et les ESF ensemble, rapport annuel 2024) Budget total : ±600 millions d'euros (toutes les activités de BELSPO ensemble, programmes de recherche compris)
1B. Que fait-il en pratique ?
Missions principales :
- Recherche scientifique dans leurs domaines respectifs
- Conservation et mise à disposition du patrimoine (48 millions de spécimens scientifiques, plus de 700.000 objets culturels, 3,5 millions de photos)
- Service au public : ±1,5 million de visiteurs par an
- Séries de données de long terme (l'IRM mesure les températures à Uccle depuis 1890, l'ORB surveille l'activité sismique en continu)
- Dépôt légal (la KBR collecte toutes les publications belges)
Chevauchements et morcellement :
- Chacun des 10 établissements est juridiquement une entité distincte, mais opérationnellement totalement dépendant de BELSPO pour le budget, les RH, l'ICT et la gestion des installations
- BELSPO centralise les services d'appui (RH, budget, ICT, service juridique) mais est critiqué comme goulot d'étranglement bureaucratique
- Pas de coordination claire avec des institutions comparables au niveau des Communautés et des Régions (p. ex. les musées et institutions patrimoniales flamands)
Indicateurs de performance :
- Ils sont peu mesurés. La Cour des comptes a constaté en 2023 que les processus RH sont déficients et que les systèmes d'évaluation sont insuffisants
- Pas d'évaluation systématique tous les 7 ans comme en Allemagne (modèle Leibniz)
Audit le plus récent : Cour des comptes, mai 2023. « Humanresourcesbeheer bij vier federale wetenschappelijke instellingen » (KBR, MRBAB, MRAC, ORB). Constats : règles de recrutement non respectées, primes de direction indûment versées, ancienneté pécuniaire imprécise, absence de directeur de la formation et de personne de contact pour l'intégrité.
1C. Comparaison internationale
Pays-Bas : autonomisation des musées nationaux (1993)
- En 1993, 16 musées nationaux et 5 services connexes ont été autonomisés par la Wet verzelfstandiging rijksmuseale diensten
- Les collections et les bâtiments sont restés propriété de l'État ; la gestion est passée à des fondations indépendantes
- L'État a conclu des contrats de gestion et a loué les bâtiments
- Résultat : les musées fonctionnent de manière plus efficiente et plus entreprenante. Le projet pilote 2017-2023 a montré que les musées gèrent excellemment leurs bâtiments (rénovations du Paleis het Loo, de Naturalis, du Rijksmuseum)
- Les institutions scientifiques comme le KNMI relèvent, comme agence, du ministère sectoriel concerné (Infrastructure et Gestion de l'eau), et non d'une coupole scientifique distincte
- La NWO (Dutch Research Council) gère ±1 milliard d'euros par an pour le financement de la recherche
Allemagne : la Leibniz-Gemeinschaft
- 96 institutions de recherche juridiquement, scientifiquement et économiquement autonomes
- Financement 50/50 par le Bund et les Länder (au total ±2,2 milliards d'euros, dont ±1,4 milliard d'euros de financement institutionnel)
- Chaque institution détermine elle-même son programme de recherche
- Garantie de qualité cruciale : tous les 7 ans, une évaluation externe par le Sénat Leibniz avec des panels composés au niveau international. Score insuffisant = perte du financement
- Triple assurance qualité : management interne de la qualité, conseils consultatifs par institution, évaluation externe
- Résultat : production scientifique élevée, reddition de comptes claire, lien fort avec les universités
Danemark : le modèle du ministère sectoriel
- Le Musée national, les Archives nationales, etc. relèvent directement du ministère de la Culture
- Forte autonomie dans le fonctionnement quotidien et les choix artistiques et scientifiques
- Les pouvoirs publics jouent un rôle de facilitateur, pas de contrôleur
- Modèle simple : pas de couche intermédiaire comme BELSPO
Suisse
- Les institutions fédérales (le domaine des EPF) sont légalement autonomisées, avec leur propre conseil d'administration
- Le Conseil des EPF comme organe de surveillance stratégique
- Contrats de prestations quadriennaux avec le parlement
1D. Problèmes et critiques
Problèmes structurels :
- Dépendance bureaucratique à l'égard de BELSPO : les établissements se sentent « prisonniers sous la férule de BELSPO » (question parlementaire Gijbels). L'autonomisation promise dans l'accord de gouvernement ne vient pas.
- Sous-financement chronique : depuis les économies linéaires de 30 % en 2014 (secrétaire d'État Sleurs), tous les ESF souffrent de déficits structurels. Le budget baisse de 1,8 % par an. Au total 10 % de moins d'ici 2029.
- Suppression de FED-tWIN : le programme qui soutenait la collaboration entre les ESF et les universités (100 mandats depuis 2019) a été supprimé, ce qui fait perdre 25 postdocs juniors et 12 postdocs seniors par an.
- Chaos RH : la Cour des comptes (2023) a constaté que les règles de recrutement ne sont pas suivies, que des contrats manquent dans les dossiers et que des primes de direction sont indûment payées.
- Problématique des bâtiments : des rénovations urgentes sont reportées depuis des années par manque de moyens.
Ce que disent les experts :
- KVAB, Académie royale flamande de Belgique (2015) : plaide pour le maintien et le développement, mais avec plus d'autonomie et une meilleure collaboration avec les Communautés. Contre un transfert aux Communautés.
- VLIR, Conseil interuniversitaire flamand (2024) : avertit que les économies minent la position concurrentielle internationale de la Belgique en matière de recherche. Impact total : 45 millions d'euros de moins en 2025.
- CSC : les ESF sont « invisibles mais indispensables ». Le personnel est structurellement sous-valorisé.
- CGSP : l'audit de la Cour des comptes confirme des problèmes signalés depuis des années.
- Michel Van Camp (directeur de l'IRSNB) : « Si les pouvoirs publics nous en demandent encore plus, les établissements scientifiques fédéraux auront vraiment un problème. »
Phase 2 : évaluation au regard des neuf principes
| # | Principe | Appréciation | Justification |
|---|---|---|---|
| 1 | Subsidiarité | ⚠️ | Le niveau fédéral est logique pour le patrimoine national et pour la météo et la sismologie, mais les musées pourraient en partie relever aussi du niveau des entités fédérées. Les institutions scientifiques à mandat international (IRM, IASB, ORB) doivent rester fédérales. |
| 2 | Transparence | ❌ | Le citoyen sait à peine que ces établissements existent, et encore moins qui décide de leur budget. BELSPO est une couche intermédiaire invisible. Pas de rapports de performance publics. |
| 3 | Responsabilité = financement | ❌ | BELSPO décide de l'affectation mais dépend du budget fédéral. Les ESF n'ont ni source de revenus propre ni droit de regard sur leur budget. Sous-financement chronique sans responsabilité. |
| 4 | Simplicité | ❌ | Trois couches : ministre → BELSPO → ESF. BELSPO centralise les RH, l'ICT et le budget mais est vécu comme un obstacle bureaucratique. Pas de lien direct entre le ministre et l'établissement. |
| 5 | Taille critique | ⚠️ | 10 établissements avec 2.500 collaborateurs, c'est en soi gérable. Mais certains établissements sont trop petits pour un management propre à part entière, et l'appui via BELSPO ne fonctionne pas de manière optimale. |
| 6 | Compétences concurrentes | ❌ | Aucune place pour l'innovation ou l'expérimentation régionale. Tout est fixé au niveau fédéral. Pas de lien avec les institutions des entités fédérées dans des domaines comparables. |
| 7 | Orientation résultats | ❌ | Pas d'évaluation systématique. La Cour des comptes constate une politique RH déficiente. Pas d'évaluation externe tous les 7 ans comme chez Leibniz. Pas de contrats de gestion. |
| 8 | Numérique d'abord | ⚠️ | Variable. La KBR dispose de collections numériques, mais le service n'est pas numérisé de manière systématique. Pas de principe once only. |
| 9 | Éprouvé à l'étranger | ❌ | Le modèle belge, avec BELSPO comme couche intermédiaire, est inhabituel au niveau international et donne de moins bons résultats que le modèle néerlandais (autonomisation), allemand (Leibniz 50/50 + évaluation) et danois (ministère sectoriel). |
Synthèse : 1× ✅, 3× ⚠️, 5× ❌. Les gains les plus importants se situent au niveau de : l'Orientation résultats (introduction d'une évaluation systématique), la Simplicité (suppression de la couche intermédiaire BELSPO) et la Responsabilité = financement (autonomisation avec budget propre).
Phase 3 : la proposition de HART
3A. Classification
🟠 Réformé Les 10 ESF sont autonomisés sur le modèle allemand et néerlandais. BELSPO est supprimé comme couche intermédiaire.
3B. Proposition concrète
Ce qui change :
BELSPO est supprimé comme niveau de pouvoir distinct. Les programmes de recherche passent à un Fonds de recherche belge renforcé (en parallèle à la proposition de HART pour un CPB belge). La coordination des ESF disparaît comme agence distincte.
Les 10 ESF sont juridiquement autonomisés comme institutions autonomes avec leur propre conseil d'administration, sur le modèle des musées nationaux néerlandais (1993) et de la Leibniz-Gemeinschaft allemande :
- Chaque établissement reçoit son propre conseil d'administration, avec des experts scientifiques et des administrateurs indépendants
- Les collections et les bâtiments restent propriété fédérale
- La gestion et le fonctionnement quotidien passent à l'établissement lui-même
- Contrat de gestion pluriannuel (4 ans) avec l'autorité fédérale
Attribution au bon niveau de pouvoir :
- Restent fédéraux : l'IRM, l'ORB, l'IASB (mandat international, géophysique, spatial), la KBR (dépôt légal national), les AGR (archives nationales), l'IRSNB (musée national + collections internationales)
- Partagés fédéral/entité fédérée : les MRBAB, les MRAH, le MRAC, l'IRPA. Financement 50/50 fédéral/entité fédérée sur le modèle Leibniz, avec l'entité fédérée où ils sont établis (l'entité fédérée bruxelloise)
Évaluation externe obligatoire tous les 7 ans par un panel composé au niveau international (modèle Leibniz). Score insuffisant = plan de restructuration dans les 2 ans.
Politique de recettes propres : les ESF peuvent générer des recettes propres (billetterie, location, merchandising, consultance) et les conserver. Pas de reversement au Trésor.
Modèle international : hybride entre Leibniz (Allemagne) et l'autonomisation des musées nationaux (Pays-Bas)
Gain d'efficience estimé :
- Suppression des frais de structure de BELSPO : économie sur l'administration centrale (±100 collaborateurs), estimation de 15 à 20 millions d'euros par an
- Recettes propres plus élevées grâce à une gestion plus entreprenante (le modèle néerlandais a montré 20 à 30 % de recettes propres en plus après l'autonomisation)
- Meilleure production scientifique grâce au pilotage par les résultats
Trajet de mise en œuvre :
- Années 1-2 : cadre légal pour l'autonomisation, nomination des conseils d'administration
- Années 2-3 : conclusion des contrats de gestion pluriannuels, redistribution des tâches de BELSPO
- Années 3-4 : autonomie opérationnelle complète
- Année 5 : lancement du premier cycle d'évaluation
Phase 4 : point du programme (texte prêt pour le site)
Partie A : le point du programme
Établissements scientifiques fédéraux (10 ESF) : réformés Les dix établissements scientifiques fédéraux. De l'IRM à la Bibliothèque royale. Sont autonomisés avec leur propre direction et leur propre budget. BELSPO disparaît comme couche intermédiaire bureaucratique. Chaque établissement est évalué en externe sur ses résultats tous les 7 ans.
Partie B : l'explication
Comment cela fonctionne aujourd'hui
La Belgique compte dix établissements scientifiques fédéraux (ESF) qui existent depuis plus de deux siècles : de l'Institut royal météorologique (IRM), qui mesure la météo à Uccle depuis 1890, à la Bibliothèque royale (KBR), qui conserve chaque publication belge. Ensemble, ils comptent plus de 2.500 collaborateurs et gèrent 48 millions de spécimens scientifiques, 500 kilomètres d'archives et 700.000 objets culturels. Ils attirent chaque année quelque 1,5 million de visiteurs.
Tous ces établissements relèvent de BELSPO, le Service public fédéral de programmation Politique scientifique. BELSPO centralise leurs RH, leur budget, leur ICT et leur appui juridique. Le budget total s'élève à quelque 600 millions d'euros (programmes de recherche compris).
Ce qui ne va pas
Le problème ne vient pas des établissements eux-mêmes. Leurs scientifiques font un excellent travail. Mais du système autour d'eux.
Premièrement, il y a l'asphyxie bureaucratique par BELSPO. Au Parlement, la députée Gijbels s'est plainte que les établissements « se sentent à nouveau prisonniers sous la férule de BELSPO ». Alors que l'accord de gouvernement promettait l'autonomisation. BELSPO centralise tout mais ne fournit pas l'appui dont les établissements ont besoin.
Deuxièmement, il y a le sous-financement chronique. En 2014, une économie linéaire de 30 % a été imposée aux ESF. Depuis, le budget baisse de 1,8 % par an. D'ici 2029, cela représente une baisse cumulée de 10 %. Michel Van Camp, directeur de l'IRSNB, a averti publiquement : « Si les pouvoirs publics nous en demandent encore plus, nous aurons vraiment un problème. » Le programme de collaboration FED-tWIN avec les universités, qui fonctionnait bien (100 mandats de recherche), a simplement été supprimé.
Troisièmement, il n'y a pas de contrôle de la qualité. La Cour des comptes a examiné quatre ESF en 2023 et a constaté que les règles de recrutement ne sont pas respectées, que des primes de direction sont indûment versées, que des directeurs de la formation manquent et qu'il n'y a pas de personne de contact pour l'intégrité. Il n'existe pas d'évaluations systématiques de la production scientifique.
La KVAB, le VLIR et les syndicats (CSC, CGSP) ont tous tiré la sonnette d'alarme : ce sont des établissements invisibles mais indispensables, qui sont systématiquement vidés de leur substance.
Comment cela fonctionne ailleurs
Aux Pays-Bas, les musées nationaux ont été autonomisés en 1993. Les collections et les bâtiments sont restés propriété de l'État, mais la gestion est passée à des fondations indépendantes dotées de leur propre direction. Le résultat après 30 ans : les musées fonctionnent de manière plus efficiente, plus entreprenante, et génèrent plus de recettes propres. Un projet pilote (2017-2023) a montré qu'ils gèrent même excellemment leurs bâtiments. Y compris de grandes rénovations du Rijksmuseum et de Naturalis. Les institutions scientifiques comme le KNMI relèvent directement du ministère sectoriel concerné, sans couche intermédiaire.
En Allemagne, la Leibniz-Gemeinschaft réunit 96 institutions de recherche juridiquement, scientifiquement et économiquement totalement autonomes. Elles sont financées 50/50 par l'autorité fédérale et les entités fédérées. Au total 2,2 milliards d'euros. La différence cruciale avec la Belgique : chaque institution est évaluée en externe au moins tous les 7 ans par un panel international. Celle qui obtient un score insuffisant perd son financement. Ce système triple (management interne de la qualité, conseils consultatifs, évaluation externe) donne une production scientifique élevée avec une vraie reddition de comptes.
Au Danemark, les musées et archives nationaux relèvent directement du ministère de la Culture. Pas de couche intermédiaire, mais une autonomie opérationnelle. Simple, transparent, efficace.
Ce que HART propose
Nous réformons les ESF en quatre étapes :
BELSPO disparaît comme couche intermédiaire. Les programmes de recherche passent à un fonds fédéral de recherche renforcé. Les 10 établissements obtiennent un lien direct avec le ministre compétent.
Chaque ESF est juridiquement autonomisé avec son propre conseil d'administration (scientifiques + experts indépendants), son propre budget et un contrat de gestion pluriannuel de 4 ans avec l'autorité fédérale. Les collections et les bâtiments restent propriété fédérale.
Les établissements à mandat scientifique international (IRM, ORB, IASB, KBR, AGR, IRSNB) restent entièrement fédéraux. Les musées et institutions patrimoniales de Bruxelles (MRBAB, MRAH, MRAC, IRPA) reçoivent un financement partagé 50/50 fédéral/entité fédérée, sur le modèle allemand Leibniz.
Évaluation externe obligatoire tous les 7 ans par un panel international. Celui qui obtient un score insuffisant reçoit un plan de restructuration. Pas d'évaluation = pas de financement. C'est le cœur du dispositif : l'autonomie en échange du résultat.
En outre, les établissements peuvent générer et conserver des recettes propres. De la vente de billets à la location et à la consultance. Aux Pays-Bas, cela a conduit à 20 à 30 % de moyens propres en plus.
Ce que cela rapporte
- Moins de bureaucratie : la suppression des frais de structure de BELSPO fait économiser, selon les estimations, 15 à 20 millions d'euros par an en administration
- Une meilleure science : l'évaluation systématique impose la qualité. Comme le prouvent les 96 institutions Leibniz
- Plus de recettes propres : une gestion plus entreprenante sur le modèle néerlandais
- Transparence : chaque citoyen peut voir quel établissement obtient quels résultats et ce que cela coûte
- Conservation du patrimoine : les collections et les séries de mesures de long terme (certaines de plus de 130 ans) sont protégées par un ancrage légal comme propriété fédérale
Phase 5 : sources
| Source | URL | Date | Utilisé pour |
|---|---|---|---|
| BELSPO. Musea en FWI's overzicht | https://www.belspo.be/belspo/fsi/index_nl.stm | 2024 | Liste des 10 ESF, catégorisation |
| BELSPO. Jaarverslag 2024 | https://www.belspo.be/belspo/organisation/report-2024/about_nl.stm | 2024 | Chiffres de personnel (2.500+), chiffres du patrimoine, structure organisationnelle |
| KU Leuven / FED-tWIN. Lijst 10 FWI's | https://set.kuleuven.be/onderzoek/fedtwin/de-10-federale-wetenschappelijke-instellingen-fwis | 2024 | Catégorisation par domaine |
| Rekenhof. HR-beheer bij vier FWI's | https://www.ccrek.be/sites/default/files/Docs/2023_19_HRWetenInstel.pdf | Mai 2023 | Constats sur le recrutement, les primes, l'intégrité |
| Veto. Minder geld voor de FWI's | https://www.veto.be/onderzoek/minder-geld-voor-de-federale-wetenschappelijke-instellingen/364333 | 2024 | Baisse budgétaire de 1,8 %/an, citation Van Camp, suppression de FED-tWIN |
| VLIR. Opinie besparingen wetenschapsbeleid | https://vlir.be/nieuws/opinie-federaal-wetenschapsbeleid/ | Déc. 2024 | Chiffres : 77 M€, 65 M€, 45 M€ d'impact, perte de 111 mandats |
| Frieda Gijbels. Parlementaire vraag | https://www.friedagijbels.be/nieuws/het-personeelsbeleid-in-de-federale-wetenschappelijke-instellingen-mondelinge-vraag-aan | 2023 | « Prisonniers sous la férule de BELSPO », problème de structure |
| KVAB. Standpunt FWI's | https://kvab.be/nl/standpunten/federale-wetenschappelijke-instellingen | Déc. 2015 | Plaidoyer pour le maintien + plus d'autonomie, contre le transfert aux Communautés |
| BELSPO. Organieke regelgeving FWI's | https://www.belspo.be/belspo/fsi/law_fsi_nl.stm | En continu | Base juridique : AR du 20 avril 1965 |
| KB 8 mei 2024. Wetenschappelijk personeel | https://etaamb.openjustice.be/nl/koninklijk-besluit-van-08-mei-2024_n2024004951.html | Mai 2024 | Adaptation récente des règles du personnel |
| VRT NWS. Besparingen ruimtevaart | https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/02/15/besparingen-wetenschapsbeleid-belgische-ruimtevaartindustrie-ong/ | Févr. 2025 | Contexte des économies dans le domaine de BELSPO |
| Leibniz-Gemeinschaft. Evaluatieprocedure | https://www.leibniz-gemeinschaft.de/en/about-us/evaluation/the-evaluation-procedure | En continu | Évaluation tous les 7 ans, panel international |
| Leibniz-Gemeinschaft. Over ons | https://www.leibniz-gemeinschaft.de/en/ | 2024 | 96 institutions, 2,2 Mds € de budget, financement 50/50 |
| Research in Germany. Leibniz Association | https://www.research-in-germany.org/en/research-landscape/research-institutions/leibniz-association.html | 2024 | Modèle d'organisation, financement, autonomie |
| Rathenau Instituut. Dutch knowledge infrastructure | https://www.rathenau.nl/en/science-figures/policy-and-structure/infrastructure-knowledge/dutch-knowledge-infrastructure | 2024 | Modèle néerlandais : KNMI sous le ministère sectoriel, NWO 1 Md € |
| Reinwardt Academie. Verzelfstandiging rijksmusea | https://www.reinwardt.ahk.nl/en/research-group-cultural-heritage/publications/publication/going-independent-why-and-how-state-museums-became-more-independent/ | 2024 | Modèle néerlandais 1993, résultats |
| BELSPO. Strategisch Plan 2022-2024 | https://www.belspo.be/belspo/organisation/about/doc/2022_2024_PlanStrat_nl.pdf | 2022 | Chiffre budgétaire de ±600 M€ |