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Point 13 sur 30

Économie et entrepreneuriat

Principe de base : entreprendre, c'est prendre des risques, et cela demande du courage. L'État n'impose pas une montagne de conditions et ne fait pas obstacle. En même temps, l'État investit comme un actionnaire intelligent dans les secteurs stratégiques où le marché seul ne suffit pas.

Principe de base : entreprendre, c'est prendre des risques, et cela demande du courage. L'État n'impose pas une montagne de conditions et ne fait pas obstacle. En même temps, l'État investit comme un actionnaire intelligent dans les secteurs stratégiques où le marché seul ne suffit pas.

La Belgique est un paradoxe de l'innovation. Nous avons un leader mondial de la recherche sur les semi-conducteurs (IMEC, 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires), un secteur pharmaceutique qui fournit plus de 10 % de nos exportations totales, et un classement « Strong Innovator » au European Innovation Scoreboard. Mais créer une entreprise prend 1 à 3 semaines et coûte de 1.500 à 3.000 euros. Un permis d'urbanisme prend en moyenne 91 jours. Si vous avez de la chance. La période d'essai a été supprimée, ce qui fait hésiter les petites entreprises à engager. Et près de la moitié des Belges citent la peur de l'échec comme raison de ne pas entreprendre. HART veut un pays où entreprendre commence facilement, grandit vite et échoue honnêtement.


Les faits

Indicateur Belgique Contexte
Doing Business 2020 46e sur 190 (score 75,0) Pays-Bas : 42e. Danemark : 4e. Royaume-Uni : 8e
Heritage Economic Freedom 2025 34e sur 176 (score 69,0, « Moderately Free ») Pays-Bas : 10e. Danemark : 7e. Estonie : 8e
IMD Competitiveness 2025 24e sur 67 (score 74,57) En recul depuis la 18e place en 2024
European Innovation Scoreboard 2025 Strong Innovator (statut depuis l'édition EIS 2024 ; inchangé dans l'EIS 2025) N° 1 de l'UE en dépenses d'innovation par travailleur ; mais commercialisation à seulement 83 % de la moyenne UE
Créer une entreprise 5 procédures, 1-3 semaines, 1.500-3.000 € et plus Estonie : 1-3 jours, 415-815 €, entièrement numérique
Permis d'urbanisme (Flandre) 91 jours en moyenne (première instance) Danemark : 64 jours, 7 procédures
Période d'essai Supprimée depuis le 1er janvier 2014 La Belgique est pratiquement le seul pays de l'UE sans période d'essai
Peur de l'échec ± 49 % (GEM 2014-2015) Parmi les plus élevées des économies axées sur l'innovation ; moyenne UE : ± 41 %
Capital-risque (dans des entreprises belges) ± 650 M€ répartis sur 220 deals (2024, estimation) La part belge du VC européen est passée de 3,2 % à 7,8 % (2022-2024)
Chiffre d'affaires d'IMEC 1,034 Mds € (2024), 6.500+ collaborateurs Leader mondial de la R&D en semi-conducteurs. Partenaires : TSMC, Intel, Samsung, ASML
Exportations pharmaceutiques 4e exportateur pharmaceutique mondial >10 % des exportations belges totales ; excédent commercial >23 Mds €

Sources : World Bank Doing Business 2020; Heritage Foundation 2025; IMD 2025; European Innovation Scoreboard 2025; IMEC perskit 2024; PwC/BVA MoneyTree Belgium 2024; GEM 2014-2015; pharma.be; FOD Economie; VLAIO.


1. Créer une entreprise en 24 heures : entièrement numérique

Position : Créer une entreprise (SRL/BV) en Belgique prend 1 à 3 semaines et coûte 1.500 à 3.000 euros, voire plus. Le principal goulot d'étranglement est l'acte notarié obligatoire : 800 à 1.200 euros de frais de notaire, plus la publication au Moniteur belge (225-278 €), l'inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) (± 82,50 €) et l'activation de la TVA (± 60 €). En Estonie, le même processus prend 1 à 3 jours pour 415 à 815 euros. Entièrement numérique, sans notaire, par signature numérique. Au Royaume-Uni, c'est 24 heures pour environ 120 euros. Au Danemark, l'enregistrement coûte environ 90 euros via virk.dk.

La réforme du Code des sociétés et des associations (CSA) de 2019 a supprimé le capital social minimum de 18.550 euros pour la SRL et a ramené le nombre de formes de sociétés de 17 à 4 formes de base (SRL, SA, SC et société simple). Mais l'intervention notariale obligatoire est restée inchangée, et la numérisation de la constitution n'a pas suivi.

Ce que nous allons faire :

  • Supprimer l'acte notarié obligatoire pour les constitutions de SRL standard. La vérification d'identité, le contrôle anti-blanchiment et l'authentification des statuts se font par voie numérique. Via l'eID et itsme, exactement comme l'Estonie le fait via l'e-Residency. Le notaire reste disponible en option pour les structures complexes, mais n'est plus une obligation pour une SRL unipersonnelle standard.
  • Construire une seule plateforme numérique de constitution. De la vérification du nom à l'inscription à la BCE, l'activation de la TVA et la publication en un seul processus, en 24 heures maximum.
  • Réduire de moitié les frais de démarrage en supprimant les frais de publication au Moniteur belge (l'enregistrement numérique suffit) et en rendant l'inscription à la BCE gratuite pour les nouvelles entreprises.
  • Comparer et rendre compte. La Belgique suit chaque année sa position dans l'indice Business Ready de la Banque mondiale (première édition belge attendue en 2025-2026) et dans le Heritage Economic Freedom Index. Chaque domaine est comparé aux 5 meilleurs pays européens. Et les écarts sont motivés publiquement.

Éprouvé : Estonie. Constitution 100 % numérique d'une OÜ en 15 minutes à 1 jour ouvrable, 265 euros de taxe d'État, pas de notaire. Environ 135.000 e-résidents, environ 39.000 entreprises créées. Royaume-Uni. Companies House : enregistrement en ligne en 24 heures, 100 livres (montant relevé en février 2026), capital minimum de 1 livre. Danemark. Virk.dk : enregistrement numérique avec MitID, numéro CVR dans les 3 à 7 jours ouvrables (ApS), coût d'environ 90 euros. France. Guichet unique (INPI, depuis janvier 2023) : 56 formulaires et 6 réseaux fusionnés en un seul portail numérique, SAS/SARL en 5 à 15 jours ouvrables sans notaire.


2. Permis : plus rapides, plus numériques, plus transparents

Position : La Belgique connaît trois systèmes de permis totalement séparés. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Chacun avec ses propres règles, délais et plateformes numériques. En Flandre, un permis d'environnement (omgevingsvergunning) prend en moyenne 91 jours (communes : 89 jours, provinces : 137,5 jours). À Bruxelles, les entrepreneurs consacrent en moyenne neuf mois de plus aux procédures réglementaires qu'à Namur (rapport subnational UE de la Banque mondiale). La Wallonie n'a toujours pas intégré les permis d'urbanisme et d'environnement dans une procédure unique. Le Danemark atteint une moyenne de 64 jours avec 7 procédures.

Ce que nous allons faire :

  • Une seule plateforme numérique intégrée des permis pour toute la Belgique, avec toutes les demandes, réclamations, décisions et recours publics et consultables. L'Omgevingsloket flamand (guichet numérique des permis) en est la base. La Wallonie et Bruxelles s'y raccordent.
  • Des délais maximaux légaux par type de permis avec des sanctions financières (astreintes) en cas de dépassement par l'administration, sur le modèle néerlandais (Wet dwangsom, la loi sur l'astreinte). Qui ne décide pas à temps, paie.
  • Remplacer le refus tacite par une obligation active de décider. La Belgique applique aujourd'hui le principe selon lequel l'absence de décision équivaut à un refus. HART inverse la logique : l'administration doit décider dans le délai légal. Pas de décision = la commune paie une astreinte au demandeur, qui augmente par semaine de retard. Ce n'est pas une approbation tacite (lex silencio positivo, que les Pays-Bas ont exclue sous l'Omgevingswet, la loi néerlandaise sur l'environnement et l'aménagement, au 1er janvier 2024 en raison des risques pour l'environnement et la qualité), mais une sanction active contre la lenteur administrative.
  • Réformer les procédures de recours : uniquement des arguments de fond, pas de retards tactiques. Les réclamations répétées et non fondées d'une même partie sont sanctionnées juridiquement.
  • Investir dans la vérification automatique basée sur le BIM sur le modèle du CORENET X de Singapour (obligatoire pour tous les nouveaux projets à partir d'octobre 2026) : les modèles 3D sont automatiquement confrontés à la réglementation, ce qui réduit drastiquement le temps d'évaluation humaine.

Éprouvé : Danemark. Plateforme numérique Byg og Miljø : 64 jours de délai moyen, 7 procédures, 4e au niveau mondial dans Doing Business. Singapour. CORENET X : dépôt 3D BIM obligatoire avec contrôle réglementaire automatisé, le système numérique de permis le plus avancé au monde. Pays-Bas. Régime d'astreinte en cas de décision tardive (wet dwangsom), toujours en vigueur sous l'Omgevingswet (2024) ; lex silencio positivo explicitement exclu au 1er janvier 2024. Estonie. Ehitisregister : traitement des permis entièrement numérique, intégration du BIM en développement.


3. Accès au capital : oser investir davantage

Position : Les fonds belges de capital-risque ont investi 4,45 milliards d'euros en 2024 (PwC/BVA MoneyTree), dont environ 650 millions d'euros, selon les estimations, ont été dirigés vers des entreprises belges. La part de la Belgique dans le capital-risque (VC) européen est passée de 3,2 % à 7,8 % (2022-2024) et l'écosystème a produit 7 licornes en cumulé (depuis Collibra en 2019). C'est encourageant. Mais les Pays-Bas en comptent 32 en cumulé. Le tax shelter belge pour les start-ups (45 % de réduction d'impôt pour les micro-entreprises, 30 % pour les petites entreprises, max. 100.000 euros/an) est moins généreux et beaucoup moins connu que le système britannique SEIS/EIS, qui a mobilisé 34 milliards de livres vers plus de 59.000 entreprises depuis son introduction. 46,5 % des licornes britanniques ont reçu un financement EIS.

Ce que nous allons faire :

  • Étendre le tax shelter pour les start-ups au niveau britannique : 50 % de réduction d'impôt pour les investissements dans des start-ups jusqu'à 250.000 euros/an (aujourd'hui : 45 % jusqu'à 100.000 euros). Ajouter une garantie contre les pertes : si la start-up échoue, la perte nette (après réduction d'impôt) devient déductible du revenu imposable.
  • Lancer un programme Yozma belge via la SFPIM (Société fédérale de Participations et d'Investissement) : 200 millions d'euros d'argent public dans 10 fonds hybrides de capital-risque (40 % public, 60 % privé), avec le mécanisme de rachat israélien : les partenaires privés peuvent racheter la participation publique dans les 5 ans au prix coûtant. Le Yozma original d'Israël (1993, 100 millions de dollars) a fait passer le capital-risque de 58 millions de dollars (1991) à 3,3 milliards de dollars (2000) : un facteur d'environ 57.
  • Rationaliser les sociétés publiques d'investissement existantes. La Belgique en compte quatre : la SFPIM (fédérale, 14 milliards d'euros), PMV (société flamande d'investissement, 1 milliard d'euros et plus), Wallonie Entreprendre et finance&invest.brussels. Chacune opère comme actionnaire, avec une logique de retour sur investissement. Pas de guichet à subsides. HART veut une seule stratégie d'investissement commune pour la deep tech, avec un dealflow partagé et du co-investissement. Pas de nouvelles structures, mais une meilleure coordination.
  • Moderniser le cadre juridique du crowdfunding pour que les investisseurs particuliers puissent entrer plus facilement au capital des PME. Des plafonds plus élevés, moins de paperasserie, une meilleure protection des investisseurs via des fiches d'information standardisées.

Éprouvé : Israël. Yozma (1993) : 100 millions de dollars d'investissement public, 10 fonds hybrides, 9 sur 10 rachetés avec succès par des partenaires privés, le secteur du VC a été multiplié par environ 57 en 9 ans. Israël a lancé Yozma 2.0 en 2024 (155 millions de dollars visant 700 millions de dollars de capital institutionnel). Royaume-Uni. SEIS/EIS : 50 %/30 % de réduction d'impôt, exonération de l'impôt sur les plus-values (CGT), déduction des pertes. 34 milliards de livres mobilisés vers plus de 59.000 entreprises depuis l'introduction. France. Bpifrance : 60 milliards d'euros dans l'économie française en 2024, avec un effet de levier d'environ 5:1 sur le capital privé.


4. La faillite comme apprentissage : pas comme une honte

Position : Près de la moitié des Belges citent la peur de l'échec comme raison de ne pas entreprendre. L'un des scores les plus élevés parmi les économies axées sur l'innovation (GEM 2014-2015). La Belgique obtient un score élevé sur l'échelle d'évitement de l'incertitude de Hofstede (score UAI de 94. Top 10 mondial). Les entrepreneurs maintiennent en vie des entreprises défaillantes plus longtemps que nécessaire. Pas par optimisme, mais par peur des conséquences.

Pourtant, la réalité est meilleure que la perception. La Belgique se classait environ 8e-9e au niveau mondial pour le « resolving insolvency » (Doing Business 2020) : 87,3 cents par dollar récupérés en environ 0,9 an en moyenne. La réforme du Livre XX (mai 2018) a ouvert le droit de l'insolvabilité à tous les entrepreneurs. Pas seulement aux commerçants. Et a remplacé l'ancienne excusabilité par un véritable effacement des dettes résiduelles. La loi du 7 juin 2023 (en vigueur depuis septembre 2023) a rendu cet effacement quasi automatique à la clôture de la faillite, sans demande séparée.

Le problème n'est plus la loi. C'est la culture.

Ce que nous allons faire :

  • Communiquer activement sur les réformes légales de 2018 et 2023. Beaucoup d'entrepreneurs et leurs conseillers ignorent que la Belgique connaît désormais un effacement quasi automatique, comparable au système britannique (12 mois) et plus rapide que le système allemand (3 ans).
  • Créer un fonds de garantie « Fresh Start » : quiconque veut entreprendre à nouveau après une faillite honnête obtient la priorité pour les microcrédits et une procédure accélérée pour une nouvelle constitution. Pas de délais d'attente, pas de conditions supplémentaires.
  • Limiter dans le temps l'enregistrement de la faillite. La mention d'entrepreneur failli dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) doit être effacée automatiquement après 3 ans. Pour que le passé ne poursuive pas éternellement.
  • Renforcer la prévention. La réorganisation amiable confidentielle (introduite en 2023) est un instrument puissant, mais inconnu des PME. HART veut que chaque entrepreneur ayant 2 mois de retard envers l'ONSS ou la TVA reçoive automatiquement une invitation à un entretien de conseil gratuit et confidentiel. Pas comme un contrôle, mais comme un filet de sécurité.

Éprouvé : Royaume-Uni. Effacement automatique après 12 mois (Enterprise Act 2002). Irlande. Effacement ramené de 12 ans (avant 2011) à 3 ans (2013), puis à 1 an (2016, Bankruptcy Amendment Act 2015). Allemagne. Réforme de l'InsO (octobre 2020) : délai d'effacement ramené de 6 à 3 ans. États-Unis. Chapter 7 : fresh start complet en 4 à 6 mois après un means test. Belgique. Désormais comparable aux meilleurs, mais la perception a 10 ans de retard.


5. Secteurs stratégiques : investir là où la Belgique est leader mondial

Position : Le monde a changé. Les États-Unis (Inflation Reduction Act : environ 400 à 1.000 milliards de dollars de subventions à l'énergie propre), la Chine et l'UE (Net-Zero Industry Act, EU Chips Act : 43 milliards d'euros) investissent massivement dans les secteurs stratégiques. Le pur laissez-faire n'est plus une option. La Belgique doit investir là où elle a une véritable longueur d'avance.

Là où la Belgique est leader mondial :

  • Semi-conducteurs et nanoélectronique. IMEC à Louvain est le premier centre indépendant de R&D en semi-conducteurs au monde : 1,034 milliard d'euros de chiffre d'affaires (2024), 6.500+ collaborateurs, 600+ partenaires industriels (TSMC, Intel, Samsung, ASML). La ligne pilote NanoIC. Le navire amiral de l'Europe dans le cadre de l'EU Chips Act. Elle dispose d'un budget de 2,5 milliards d'euros (700 millions d'euros de l'UE, 700 millions d'euros du Gouvernement flamand, 1,1 milliard d'euros de partenaires privés). La nouvelle salle blanche de 2.000 m² a été inaugurée le 9 février 2026, et 4.000 m² supplémentaires sont en construction.
  • Pharma et biotech. La Belgique est le 4e exportateur pharmaceutique mondial et le 2e de l'UE. La pharma représente >10 % des exportations totales, 5,2 milliards d'euros d'investissements en R&D par an (environ 40 % de toute la R&D privée en Belgique) et 42.000 emplois directs. 29 des 30 plus grandes entreprises pharmaceutiques sont actives en Belgique. La Belgique compte l'un des nombres d'essais cliniques par habitant les plus élevés d'Europe. Entreprises clés : Janssen/J&J (Beerse, le plus grand campus de R&D hors États-Unis), UCB, Galapagos, Syensqo (scindée de Solvay en décembre 2023), GSK Biologicals (Wavre), Pfizer (Puurs).
  • Chimie verte et matériaux. Le port d'Anvers comme hub de la transition industrielle vers la neutralité climatique. Le plus grand cluster chimique intégré d'Europe.

Ce que nous allons faire :

  • Protéger et étendre l'écosystème IMEC. Le subside flamand (environ 108 millions d'euros/an, environ 15 % du chiffre d'affaires) est essentiel et doit être indexé pour résister à l'inflation. Chaque euro d'aide publique génère plusieurs fois son montant en fonds de recherche privés.
  • Des investissements stratégiques via la SFPIM en tant qu'actionnaire, avec une logique de retour sur investissement. Pas de chèques en blanc. Priorités : deep tech, biotech, semi-conducteurs, IA, chimie verte.
  • Attirer les essais cliniques en maintenant le régime fiscal de la propriété intellectuelle (déduction de 85 % sur les revenus de brevets, taux effectif d'environ 3,8 %) et en accélérant la réglementation des essais first-in-human.
  • Ancrer l'entrepreneuriat dans l'enseignement. Entreprendre s'apprend en faisant. Vlajo (Vlaamse Jonge Ondernemingen, les jeunes entreprises flamandes) touche déjà 100.000+ jeunes par an ; Les Jeunes Entreprises fait de même en Communauté française. HART veut l'entrepreneuriat comme cours obligatoire au troisième degré de l'enseignement secondaire. Pas une compétence transversale qui dépend de chaque école, mais un cours à part entière avec des projets de mini-entreprises.
  • Une campagne publique pour la culture entrepreneuriale. La peur de l'échec en Belgique est culturelle, pas juridique. HART lance une campagne annuelle « Durf Falen » (Osez échouer) avec de vraies histoires d'entrepreneurs qui ont recommencé après une faillite. Médias, écoles et associations d'entrepreneurs compris.

Éprouvé : IMEC lui-même. Le seul centre de R&D indépendant au monde où TSMC, Intel et Samsung travaillent ensemble sur la prochaine génération de puces. EU Chips Act. La ligne pilote NanoIC à Louvain comme navire amiral européen. IDA Ireland. Un budget modeste, mais 1.800 entreprises étrangères attirées avec 300.000+ emplois ; les entreprises IDA paient environ 70 à 75 % de tout l'impôt des sociétés irlandais. Finlande. L'entrepreneuriat comme compétence continue dans le programme national depuis plus de 30 ans.


6. Flexibilité du marché du travail pour les entrepreneurs

Position : La Belgique a supprimé la période d'essai le 1er janvier 2014 dans le cadre du statut unique. Depuis, la Belgique est pratiquement le seul pays de l'UE sans période d'essai pour les contrats de travail standard. Le délai de préavis pendant les 3 premiers mois n'est que d'1 semaine (de part et d'autre), ce qui est fonctionnellement comparable. Mais les entrepreneurs ne le vivent pas ainsi. L'Allemagne applique 6 mois d'essai, la France 2 à 4 mois, les Pays-Bas 1 à 2 mois, le Danemark 3 mois.

La coalition Arizona a déposé le 23 février 2026 une proposition de loi visant à réintroduire de facto une période d'essai de 6 mois (délai de préavis uniforme d'1 semaine pour les deux parties pendant les 6 premiers mois). Le Conseil d'État a émis des objections constitutionnelles. La proposition n'a pas encore été adoptée.

Ce que nous allons faire :

  • (Ré)introduire une période d'essai de 6 mois avec un délai de préavis d'1 semaine pour les deux parties. Ancrée dans la loi, pas par des détours. Cela abaisse le seuil pour engager du personnel à durée indéterminée, surtout pour les PME et les start-ups.
  • Maintenir structurellement le travail étudiant à 650 heures (rendu permanent par l'Arizona à partir du 1er janvier 2025) et relever encore le contingent d'heures à 700 heures avec une déclaration numérique simplifiée. La cotisation ONSS réduite (2,71 % travailleur, 5,42 % employeur) est maintenue.
  • Renforcer l'indépendant à titre complémentaire. La Belgique compte 341.591 indépendants à titre complémentaire (fin 2024, INASTI) : 26,3 % de tous les indépendants et la catégorie qui croît le plus vite. En dessous de 1.922 euros de revenu net imposable par an, aucune cotisation sociale n'est due. HART veut relever ce seuil à 3.000 euros et réduire la charge administrative : pas de déclaration ONSS séparée tant que le revenu de l'activité complémentaire reste sous le seuil.
  • Simplifier les procédures de licenciement : critères objectifs, procédure rapide, indemnité correcte. Pas de procès qui s'éternisent pendant des années. Les délais de préavis actuels pour les travailleurs ayant une longue ancienneté (jusqu'à environ 67 semaines après 25 ans de service, et jusqu'à 81 semaines et plus après environ 40 ans) rendent toute restructuration pratiquement irréalisable pour les PME.

Éprouvé : Allemagne. 6 mois de période d'essai (Probezeit), ancrée dans la loi, délai de préavis de 2 semaines. France. Période d'essai de 2 à 4 mois (renouvelable), résiliable unilatéralement sans motivation. Pays-Bas. Période d'essai (proeftijd) jusqu'à 2 mois, rupture sans motif ni indemnité. La coalition Arizona veut aller dans la même direction. HART soutient le principe mais veut un ancrage légal clair, pas un contournement via les délais de préavis.


Résumé : ce que HART va faire

Créer une entreprise en 24 heures. Le processus de constitution belge prend 1 à 3 semaines et coûte 1.500 à 3.000 euros, voire plus, alors que l'Estonie le fait en 1 à 3 jours pour 415 à 815 euros. Entièrement numérique, sans notaire. HART supprime l'acte notarié obligatoire pour les constitutions de SRL standard, construit une seule plateforme numérique de constitution et réduit de moitié les frais de démarrage. La Belgique suit chaque année sa position dans l'indice B-READY de la Banque mondiale et le Heritage Economic Freedom Index, et se compare par domaine au top 5 européen. Délai : 2 ans.

Accélérer les permis. Trois Régions, trois systèmes, 91 jours en moyenne en Flandre. Et beaucoup plus long en cas de recours. HART veut une seule plateforme numérique intégrée des permis, des délais maximaux légaux avec astreintes en cas de dépassement (sur le modèle néerlandais), et un investissement dans la vérification automatique basée sur le BIM sur le modèle du CORENET X de Singapour. Pas d'approbation tacite (les Pays-Bas l'ont explicitement exclue au 1er janvier 2024 sous l'Omgevingswet), mais bien des sanctions actives contre la lenteur administrative. Délai : 3 ans.

Oser investir davantage. Les fonds de VC belges ont investi 4,45 milliards d'euros en 2024, dont environ 650 millions d'euros, selon les estimations, ont été dirigés vers des entreprises belges. HART double le tax shelter pour les start-ups (de 45 % à 50 %, max. 250.000 euros/an) et lance un programme Yozma belge : 200 millions d'euros d'argent public dans 10 fonds hybrides de capital-risque, avec option de rachat pour les partenaires privés. Le Yozma original d'Israël a multiplié le VC par environ 57 en 9 ans. Les sociétés publiques d'investissement existantes (SFPIM, PMV, Wallonie Entreprendre, finance.brussels) reçoivent une seule stratégie d'investissement commune pour la deep tech. Délai : 2-3 ans.

La faillite comme apprentissage. Près de la moitié des Belges citent la peur de l'échec comme raison de ne pas entreprendre. Mais la législation est meilleure que la perception. Depuis septembre 2023, la Belgique connaît l'effacement quasi automatique des dettes en cas de faillite, comparable au Royaume-Uni (12 mois) et plus rapide que l'Allemagne (3 ans). HART communique activement sur ces réformes, crée un fonds de garantie Fresh Start pour les entrepreneurs qui repartent, limite l'enregistrement de la faillite à 3 ans, et renforce la réorganisation préventive confidentielle comme filet de sécurité. Délai : 1-2 ans.

Investir là où la Belgique est leader mondial. IMEC (1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 6.500+ collaborateurs, leader mondial de la R&D en semi-conducteurs), la ligne pilote NanoIC (2,5 milliards d'euros), et un secteur pharmaceutique 4e mondial à l'exportation. Ce sont des atouts qui méritent protection et expansion. HART indexe le subside à IMEC, investit via la SFPIM comme actionnaire dans la deep tech et la biotech, attire les essais cliniques via le régime fiscal de la propriété intellectuelle, ancre l'entrepreneuriat comme cours obligatoire dans l'enseignement secondaire, et lance une campagne annuelle « Durf Falen » (Osez échouer) pour briser la culture de la peur de l'échec. Délai : en continu.

Un marché du travail pour les entrepreneurs. La Belgique est pratiquement le seul pays de l'UE sans période d'essai. HART introduit une période d'essai de 6 mois (1 semaine de préavis, de part et d'autre), maintient structurellement le travail étudiant à 650+ heures, relève le seuil des cotisations sociales pour les indépendants à titre complémentaire à 3.000 euros (aujourd'hui : 1.922 euros), et simplifie les procédures de licenciement pour les PME. Les 341.591 indépendants à titre complémentaire sont le moteur de la Belgique entreprenante. Ils méritent moins d'administration, pas plus. Délai : 1-2 ans.


La Belgique a tous les atouts pour être un pays d'entrepreneurs : IMEC, un cluster pharmaceutique de rang mondial, des universités de premier plan et une position centrale en Europe. Mais qui veut entreprendre ici se heurte à un mur de procédures, de coûts et de peur. D'autres pays prouvent que l'on peut faire plus vite, moins cher et avec plus d'audace. HART choisit un État qui ne fait pas obstacle aux entrepreneurs mais qui investit là où cela compte. Comme un actionnaire intelligent, pas comme un portier bureaucratique.